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Croissance des pygmées Baka / Mission 2010

Laurent MAGET

07min43

Fernando Victor Ramirez Rozzi_Directeur de Recherche Laboratoire Dynamique de l'évolution humaine UPR 2147-CNRS Alain Froment_Directeur de Recherche Laboratoire Patrimoines locaux et gouvernance - (PaLoc) UMR  208 IRD Développement scientifique détaillé : À l'exeption de deux travaux basés sur l’étude des individus de la naissance à 5 ans, la chronologie de la croissance des Pygmées n'a jamais été documentée. Il est possible de suivre la croissance de l’individu, mais si l'on ne connaît pas son âge exact, on ne sait pas comment évolue chaque étape, c’est à dire l’enfance, l’adolescence, la maturité. Il est clair que des données chronologiques sont obligatoires pour n'importe quelle compréhension de modèle de croissance. À la différence des travaux précédents, nous disposons de la date de naissance des individus étudiés. Des sœurs européennes établies au Bosquet (Cameroun) enregistrent les naissances des pygmées Baka voisins. La collecte des dates de naissance de cette population a commencé très tôt après la fondation de la mission, dans les années 70 donc. Malheureusement, les cahiers dont on dispose ne commencent qu’à la fin 87, car les registres précédents ne nous sont pas parvenus.... Ces registres depuis 1987 nous ont été rendus disponibles, nous permettant de donner un âge précis à chaque enfant. Notre hypothèse est que la croissance chez les pygmées Baka présente des aspects particuliers qui la différencient de celle des groupes voisins et qui expliquent la taille adulte réduite de cette population. Tous les travaux précédents sur les Pygmées se sont concentrés seulement sur un aspect de la croissance méconnaissant l'évidence d'autres disciplines. Or il est indispensable d’intégrer les données anthropologiques à celles de la génétique et de l’endocrinologie pour comprendre la croissance. Dès le début, il fut décidé de développer un projet multidisciplinaire qui incorporerait des aspects médicaux, des aspects biologiques de type biochimique / endocrinologique, des aspects génétiques, et des aspects biométriques, c‘est à dire une approche sur la croissance qui mène à la fois l’établissement de mesures de poids, de taille et de proportion corporelle et d’autre part des mesures d’éruption dentaire et, bien sûr, de combiner le calendrier chronologique fournis par les âges exacts avec les données endocrinologiques, les poids, les tailles, les proportions des enfants et leur âge dentaire. Nos résultats permettront de décrire la croissance chez les pygmées Baka en décrivant la quantité de changement par unité de temps et toute la variation au cours de l’ontogénèse. Ils rendront aussi possible de connaître la durée de la croissance et de préciser les âges auxquels chaque étape de la croissance a lieu. Les résultats endocrinologiques et génétiques montreront les mécanismes responsables de la croissance au niveau moléculaire à chaque étape en précisant l’âge des changements hormonaux. Les rapports entre changements hormonaux et modifications somatiques seront établis. Les standards de croissance ainsi obtenus seront comparés à ceux des populations bantoues voisines des Baka, et à ceux déjà connus des populations européennes. Le suivi de cette population ainsi que de groupes bantous habitant la même région géographique et en ayant une économie de subsistance proche de celle des Baka a commencé en 2007 et se poursuivra pendant 8 ans. Nous sommes donc vraiment dans un projet d’anthropologie biologique, sachant que la vocation première de L’anthropologie biologique est de décrire la diversité dans l’espèce humaine, qu’elle soit sur le plan morphologique ou génétique et, après l’avoir décrite, après l’avoir étudiée, l’expliquer. Donc l’expliquer en terme de sélection naturelle ou en terme de processus sociaux. Communiqué de presse CNRS : Le développement des Pygmées révèle l'importance de la plasticité de la croissance dans l'évolution humaine image-son-montage-réalisation : Laurent Maget

El crecimiento en los pigmeos Baka

Laurent MAGET

09min33

Nuestra investigación sobre el crecimiento en los pigmeos Baka de Camerún comprende numerosas disciplinas del nuevo campo que representa la antropología biológica: la genética, la epigenética, la endocrinología y la antropología. Por la primera vez, el estudio del crecimiento en los pigmeos se efectua de forma global integrando el crecimiento corporal y el desarrollo dentario a datos genéticos e información de los factores homonales del crecimiento. Detalle que no es para menos, la edad cronológica es conocida en los individuos estudiados, lo que permite calibrar los resultados para luego ser comparados con los de otras poblaciones. Fernando Victor Ramirez Rozzi Director de Investigation UPR 2147 / CNRS Alain Froment Director de Investigation UMR 208 / IRD Cineasta / Laurent Maget

Parc national du Mbam et Djerem - Mbakaou - Cameroun

Laurent MAGET

07min31

Site du parc national du Mbam et Djérem : Créé en janvier 2000 au centre du Cameroun, il s'étend dans l'Adamaoua, dans une zone comprenant à la fois la forêt pluviale équatoriale (au sud et à l'est) et des zones de savanes de type soudano-guinéen. Le parc couvre 4 200 km2, dont la moitié est constituée de forêt tropicale de plaine, l'autre moitié de savane arborée et de savane boisée. Entre les deux, on observe une large ceinture d'écotone, c'est-à-dire de chevauchement des deux zones contigües. Ce chevauchement apporte au parc national du Mbam et Djerem une très grande diversité d'habitats et donc une grande biodiversité. ---------------------- RAPPORT D'ÉTAPE Équipe : Laurent Maget : Image réalisation montage Joseph Fumtin : son images additionnelles PetitJean (Jean-Grégoire Kayoum ) : Photographe, Chauffeur Lundi 30 août. Levé à 6h, départ tardif de Yaoundé (12h), le véhicule de la FEDEC n’ayant pas été prévu, ni le chauffeur (Gérard) qui a dû se préparer au pied levé. Bac de Betchenga à 14h, nous touchons l’autre rive à...16h 30, puis Ntui à 17h. Arrivée à Yoko 20h. Contact avec David Nzouango (WCS) qui nous rejoint. Ils viennent d’effectuer une “opération coup de poing” conduite par les éco-gardes. Images de nuit du “butin” et de la fouille du camion interpellé. Mardi 31 août. Levés à 5h pour tenter une saisie à 40 km de Yoko, nous rentrons bredouilles à 10h. Images du Mont Fouy. Retour au camp puis itv “express” du Sous-Préfet pressé qui nous accorde “ Une question, Une minute” avant son départ. Soit. Je lui pose une question, puis claironne "coupez !" au bout d'une minute. Il a l'air surpris... Nous partons filmer une formation d’écogardes à l’Atelier de Formation sur le MIST , Yoko. Itv de Hob MBAGA et Cyrille NYEMGA. Départ pour Tibati / Doumé / Semgbe. Mercredi 1 septembre. Briefing de présentation du Parc par Bernard Fosso (WCS). Tournage au rûcher communautaire de Boningting. itv de Joseph ADAMOU, Albert TIDZOUM, Salama BOUBA, apiculteurs. Départ pour le Centre de formation de Myere, proche du Djérem. Simulation d’un départ d’une patrouille d’écogardes. Itv des écogardes : Thierry AMBASS, Boukar SALIOU, Paul-Alain NDJOK, Mohamadou HAMADJODA, André DJOULDE, Jean-Paul NVOUTOUM, Mohamadou ABDOUL KARIMOU, Edgar AMBASSA. Images du barrage et la retenue d’eau de Mbakaou. Jeudi 2 septembre. Levés à 5h. Départ pour le rûcher communautaire de Boningting filmer la récolte du miel. Épique. Puis images du rûcher pilote (PAA/PNMD), itv in situ de David NZOUANGO. Images du rûcher GIC apiculteurs de Mbakaou. Départ pour le Centre de formation de Myere/embarquement sur le Djérem (13 personnes dans le Hors Bord). T ournage au passage à Bétail de Malao. Tournage sur la parcelle permanente de recheche (coopération inter-universitaire). Tournage d’une pêche à l’épervier dans le Djérem avec Aboubakar BABAGNA. Retour à la base. Itv de Benard FOSSO (Directeur PAA/PNMD). Itv de Martin ASSANA, Chef du village de Mbakaou. Séquence musicale dans un quartier de Mbakaou (harpe, chant, percussions) LM-Tibati, le 6 septembre 2010

Chronique des Pygmées baka : Gustave Slam

Laurent MAGET

02min19

Depuis 2010, l'alcool manufacturé en sachets de 5 cl arrive par palettes entières dans les villages de bord de piste, jusque dans les campements de débardage en forêt. Gustave, jeune Baka chanteur et slameur de Moangue le Bosquet mélangeait le "King Arthur" (5 cl à 43°) à 15 cts d'Euro le sachet (100 F CFA) avec du tramadol venu du Nigéria, un opioïde antalgique fort aux effets secondaires importants, notamment addictifs. Gustave en est mort en novembre 2016.

Chronique des Pygmées baka : Musiciens / Groupe Tibola 2012

Laurent MAGET

01min34

Cette année 2012 est un tournant pour  Tibola, le groupe de musiciens baka de Moangue le Bosquet. Ils élargissent leur répertoire, composent des paroles en français, réunissent des jeunes danseuses et danseurs très "branchés". Ils s'apprêtent à partir faire un grand tour du Cameroun, pour découvrir leur pays. Chanteurs / Musiciens Dankassa Pierre / /Kopka Sylvain/ Yenjo Laurent Danseurs.ses Nguoum Gisèle/   / Ayembe Claire / Limé Brigitte / Mondenga Biken Marc

Chronique des Pygmées baka : Pygmées Baka, le grand Virage

Laurent MAGET

38min58

De Lomié à Messok, un long ruban de piste s’étend sur plus de 60 km. Grumiers, voitures héroïques, motos... C’est une route. Tout au long, de multiples villages s’ancrent en bordure. L’habitat ici ne sépare pas vraiment la communauté pygmée de la communauté non-pygmée. Ils échangent beaucoup de biens, et même de temps en temps quelques gènes. Partout en fait, la route constitue l’avenir. C’est au bord de la route que circulent les gens. Si l’on a un gibier à vendre, c’est au bord de la route que l’on va se mettre pour attendre qu’une voiture vienne l’acheter. Si on veut envoyer ses enfants à l’école, si on veut aller au dispensaire...Il faut être sur la route. Pourtant, les Pygmées visibles en bord de route ne représentent qu’une fraction de ce qui se passe en réalité. Il y a des portes derrière les maisons, qui s’ouvrent sur la forêt. 5 jours par semaine ils sont en forêt ou dans leurs champs qui sont à l’écart. Dès les années 50, parmi les missionnaires présents dans l’est-Cameroun, le père Ignace Dhellemmes avait porté une attention particulière aux Bakas. À partir de la léproserie de Kouamb à Abong-Mbang où il était affecté, il décide de mettre sur pied un projet pour la promotion de l’agriculture, l’éducation, la santé auprès des populations Baka. Au début des années 70, deux sœurs le rejoignent et fondent un village entièrement Baka à 40 km de Lomié où elles regroupent plusieurs familles. Ce fut le début du village Moangue-le-Bosquet. Des regroupements identiques voient le jour à Nochouam et à Nomedjo entre 25 et 30 km de Lomié. Cette communauté mît sur pied une structure de développement dénommée AAPPEC (activités pour l’auto-promotion des population de l’Est-Cameroun) donnant une place importante à la langue et à la culture Baka. De nos jours AAPPEC compte une soixantaine de centres d’éducation de base où plus de 3000 enfants Baka et Bantous viennent apprendre à lire et à écrire. Pour le volet justice et paix, on leur parle des droits et devoirs du citoyen camerounais à part entière, en les incitant à faire établir des documents officiels, tels que les actes de naissances et les cartes d’identité nationale. Si les exploitations forestières ont commencé de coloniser l’espace depuis plus de cinquante ans, une autre perspective s’annonce, inquiétante : après de longues études d’impact, une mine est en construction avant le démarrage de son exploitation en 2014. Il s’agit d’exploiter le cobalt, le nickel et le manganèse en « tenant dûment compte des risques économiques, sociaux et environnementaux du projet et avec un engagement fort pour le développement durable des communautés touchées. Toutes les activités seront confinées dans les limites autorisées de la mine, où GeoCam a seule le droit de développer jusqu'à 1250 hectares de terres dans les limites des 1645 ha permis. » Même si on consdère que les études d’impact comme la politique de compensation des populations concernées procèdent d’une authentique bonne volonté, cette mine nécessitera la présence de centaines d’ouvriers (plus de 1000) dont la plupart viendront d'ailleurs. Il faudra les nourrir et la demande en « viande de brousse », qui se fait déjà rare, risque de faire disparaître cette ressource naturelle. Venant de loin et sans leur famille, les ouvriers voudront « trouver l’amour », et nous connaissons bien les processus qui aboutissent aux maladies dramatiques qui en résultent. Du micro (recherches sur la croissance) au macro (conjoncture passée, actuelle et à venir), notre film pose davantage de questions qu’il n’en résout. Le Bosquet nous offre une synthèse de la situation des Pygmées en général. Confrontés aux chocs d’une civilisation à laquelle rien ne les à préparé, leur savoir ancestral se dilue. Les scientifiques de nombreuses disciplines s’efforcent d’enregistrer cette connaissance avant qu’elle ne disparaisse. Si Alain Froment comme Fernand connaissent parfaitement leur terrain, plusieurs témoins peuvent nous raconter l’évolution de cette communauté depuis les années 60 (Sœur Albéric, Robert Brisson...). Mais Kalo, Baka de 58 ans, a tout vécu, tout connu et possède la qualité du conteur. Il est l’un de nos personnages essentiels au récit. Des chercheurs à nos hôtes nous balayons un ensemble de problématiques considérables. "Pygmées Baka, le grand virage" se pose à la croisée de mouvements bien distincts et complémentaires. La science en marche et le destin d’une population très réduite de chasseurs cueilleurs que la modernité emporte dans une spirale qui les broient.CAMÉRA SON: Steeve Calvo MONTAGE RÉALISATION : Laurent Maget PRODUCTION :CNRS Images / IRD audiovisuel /  L. Maget, Laboratoire dynamique de l'évolution humaine UPR2147 CNRS Prix du film d'Exploration au Festival International du Film  maritime,  d'Exploration et d'Environnement de Toulon 2013

Chronique des Pygmées baka : la rumeur du sida

Laurent MAGET

02min18

Campement de Meybot, est du Cameroun, à 50 km au sud de Lomié Medou Gaston, alias "En Poudre", est un grand tibola (chanteur). Le tibola est aussi un "blues baka", chants de peine, de nostalgie, de tristesse. Medou Gaston : - Avec ce morceau sur le sida tu sais, il y a quelqu'un, il avait la maladie du sida. Donc voilà pourquoi la moquerie vient sur lui.  Paroles du chant : "Toi n'apporte pas le corps de ton sida ! ta maladie là ! Va là bas !" Donc lui il rentre avec la honte, et il dit "Quoi ? mais mes frères, je suis avec la maladie du sida ? Qui m'a vu avec ça ? Ce n'est pas parce que vous le dites que j'ai la maladie du sida " ACTEUR : Medou Gaston CAMÉRA SON MONTAGE RÉALISATION : Laurent Maget Production : L. Maget, Laboratoire dynamique de l'évolution humaine UPR2147 CNRS

A ria e a fábrica

Laurent MAGET

23min00

À beira do oceano estende-se a maior ria de Portugal : a ria de Aveiro, frágil reserva de uma biodiversidade excepcional. Bem próximo, o Complexo Químico de Estarreja desenvolveu-se durante sessenta anos, no seio de uma regiāo densamente povoada, na qual as práticas tradicionais da agricultura e da pesca assumem ainda um papel de relevo. Quais foram as consequências da actividade industrial neste ambiente e nas populaçōes vizinhas ? Como evoluiram as relaçōes entre o complexo químico e a sociedade ?Que futuro para este precioso ecosistema em tempo de transformaçōes climáticas e de crise económica ? Foi com o objectivo de responder a tais questões que o CNRS instituiu, em colaboração com a Universidade de Aveiro, o Observatório Homems-Meio Ambiente Internacional « Estarreja ». O escopo é o estudo dos múltiplos impactos da actividade industrial na relaçāo homem-meio ambiente no decurso das últimas decénias, para melhor compreender as evoluçōes actuais e, porque nāo, « segurar na māo o futuro ». ------------------------------------------- Um filme escrito e realizado por Laurent Maget Imagens e montagem Steeve Calvo Imagens Zangão Miguel Angelo / Skyphoto Imagens adicionais Laurent Maget Som Miguel Cabral Assistente de realização e Tradução Inès de Almeida Cartografia Fanchon Maget Computação Gráfica Jean-Luc Legoupil Música composta e interpretada por Chris Hayward Mixagem de Som Simon Dubois Calibração imagens Jean-Philippe Lejeune Conselheiros científicos Anne-Marie Guihard-Costa Diretriz do OHMI Estarreja, CNRS Eduardo Anselmo Ferreira da Silva Vice-diretor do OHMI Estarreja, Universidade de Aveiro Manuela Inácio Membro do Conselho de Direção do IHMI Estarreja Universidade de Aveiro Uma produção Laboratório Dinâmico da evolução Humana - CNRS Observatório Homens-Meios Internacional Estarreja Dispositivo de Investigação Interdisciplinar sobre as Interações Homens-Meios Instituto nacional Ecologia Ambiente do CNRS Universidade de Aveiro CNRS Images Direção de produção Jean-Jacques Guérard Sophie Duvergès Nataline Feireira Juliana Smith Administradores Nathalie Cazaubon Aroul-Marie Mars Agradecimentos Robert Chernorkian Diretor assistente científico do ambiente de Ecologia de Instituto do CNRS (CENTRO de NACIONAL PARA PESQUISA CIENTÍFICA) CNRS Images : Catherine Balladur Didier Boclet Nathalie Lambert Christine Chapon Jean-Marc Faday Miguel Oliveira e Silva Ecologista - Associação "Cegonha" Diogo Almeida Santos Engenheiro, Associação PACOPAR José Marques da Silva Ex-trabalhador do complexo industrial Maria dos Anjos Mulhere agricultora António Jorge Feio Bacelar Veterinário José Alberto Pires Agricultor Raul Manuel Guiomar Nunes Bastos Pescador Marco Paulo da Costa Silva Proprietário pescador Paula Silva Responsável do ambiente da Câmara municipal de Estarreja Norberto Monteiro Responsável do Bioria Carla Alexandra Figueiredo Patinha Técnico superior - Universidade de Aveiro Prof. Doutor Manuel António Assunção, Presidente da Universidade de Aveiro a seguir em: http://www.ohm-estarreja.cnrs.fr/ © CNRS Images 2015

La lagune et l'usine

Laurent MAGET

23min00

Le long de l’océan s’étire la plus grande lagune du Portugal : la ria d’Aveiro, réservoir fragile d’une biodiversité exceptionnelle. Tout près, le Complexe Chimique d’Estarreja s’est développé depuis plus de soixante ans, au sein d’une région densément peuplée, où les métiers traditionnels de l’agriculture et de la pêche tiennent encore un rôle important. Quelles ont été les conséquences de l’activité industrielle sur cet environnement et sur les populations avoisinantes ? Comment les relations entre le complexe chimique et la société ont-elles évolué ? Quel avenir pour cet écosystème précieux à l’heure des changements climatiques et de la crise économique ? C’est pour répondre à ces questions que le CNRS a créé, en collaboration avec l’Université d’Aveiro, l’Observatoire Hommes-Milieux International « Estarreja ». Il a pour objectif d'étudier les impacts multiples de l'activité industrielle sur la relation homme-milieu au cours des dernières décennies, afin de mieux comprendre les évolutions actuelles. ________________ Un film écrit et réalisé par Laurent Maget Images et montage Steeve Calvo Images Drone Miguel Angelo / Skyphoto Images additionnelles Laurent Maget Prise de son Miguel Cabral Assistante de réalisation & traduction Inês de Almeida Cartographie Fanchon Maget Infographie Jean-Luc Legoupil Musique composée et interprétée par Chris Hayward Mixage Son Simon Dubois Etalonnage Jean-Philippe Lejeune --- Conseillers scientifiques : Anne-Marie Guihard-Costa Directrice de l'OHMI Estarreja, CNRS Eduardo Anselmo Ferreira da Silva Directeur adjoint de l'OHMI Estarreja Université d'Aveiro Manuela Inácio Membre du Conseil de Direction de l’ OHMI Estarreja Université d'Aveiro Une production Laboratoire Dynamique de l’évolution Humaine Observatoire Hommes-Milieux International Estarreja Dispositif de Recherche Interdisciplinaire sur les Interactions Hommes-Milieux Institut Ecologie Environnement du CNRS Université d’Aveiro CNRS Images Direction de production Jean-Jacques Guérard Sophie Duvergès Nataline Feireira Juliana Smith Gestionnaires Nathalie Cazaubon Aroul-Marie Mars Remerciements : Robert Chenorkian Directeur Adjoint Scientifique de l’Institut Ecologie Environnement du CNRS CNRS Images : Catherine Balladur Didier Boclet Jean-Marc Faday Nathalie Lambert Christine Chapon Miguel Oliveira e Silva Ecologiste - Association "Cegonha" Diogo Almeida Santos Ingénieur, Association PACOPAR José Marques da Silva Ancien ouvrier du complexe industriel Maria dos Anjos Agricultrice António Jorge Feio Bacela Vétérinaire José Alberto Pires Agriculteur Raul Manuel Guiomar Nunes Bastos Pêcheur Marco Paulo da Costa Silva Patron Pêcheur Paula Silva Responsable de l’environnement à la Mairie d’Estarreja. Norberto Monteiro Responsable de la Bioria Carla Alexandra Figueiredo Patinha Technicienne supérieure – Université d’Aveiro Prof. Doutor Manuel António Assunção, Président de l'Université d'Aveiro à suivre sur > http://www.ohm-estarreja.cnrs.fr/ © CNRS Images 2015 –

Los pigmeos Baka, el gran cambion

Laurent MAGET

39min00

Los pigmeos Baka, el gran cambion / una película de Laurent Maget 1 Autor / Director: Laurent Maget Transcripción: Fernando Victor Ramírez Rozzi ------------------------- Pierre Kalo
 / Narrador Guía Yo nací aquí en la jungla. Vivía en un campamento con mis padres, no muy lejos de la pista. Cazabamos, recogiamos la comida ... y a veces intercambiamos alimentos con los bantúes. Una vez que fuimos a buscar comida al pueblo llegamos a Messok y un bantú me dijo que habia una monja que andaba buscando a los Baka y que podía ser bueno para mi, ya que habia ido un poco la escuela en Abong Mbang. Tal vez es bueno que vaya a verla. Así que fui a ver a la hermana. Y cuando llegué ella me pregunto - ¿Quién es usted? - Soy un joven Baka, le respondi. Seguimos hablando y ella me dijo - Pero Kalo, ¿no sería bueno que los Baka de aquí se agrupen, ya que siempre están amenazados por los bantúes? - Ah, le dije “Estoy de acuerdo. Podemos intentarlo. Puede ser que funcione!'' Vinimos a hacer un paseo y vimos una zona donde no vivía nadie. Fuimos a todos los campamentos para preguntar a los Baka si querían venir a vivir aquí con nosotros. Así llegamos, en 1972, aquí a Le Bosquet. Los pigmeos Baka, el gran cambion / una película de Laurent Maget 2 Misión de las hermanas Espiritanas Aquí está la mina de oro que encontré en Le Bosquet Fernando Ramírez Rozzi - Antropólogo Biólogo - Director de Investigación en el CNRS Estos son los registros de nacimientos en el Bosquet desde la década del ‘80 hasta la actualidad. Es una verdadera mina de información porque por primera vez tenemos la fecha exacta del nacimiento de unos 800 niños Baka de aquí del Bosquet entre 1987 y 2012. Esto significa que por primera vez en la historia podemos conocer a un Baka niño o adolescente y saber su edad exacta. Hay mucho trabajo anterior a estos cuadernos. Fue hecho por el padre Ignace Dhellemmes quien confecciono tarjetas que muestran la relación entre los diversos grupos Baka. Indico los padres y los hijos en cada tarjeta de familia ... y luego puso las familias en relación entre ellas. De hecho, este fue un verdadero trabajo demográfico, un trabajo enorme. Es así que la obra del Padre Dhellemmes y la de otros misioneros de hace unos años como la del Padre Robert Brisson son fundamentales y nos permiten estar hoy aquí. Como el objetivo de nuestro trabajo es conocer el crecimiento en los Baka, es necesario tener edades precisas. Alain Froment - Doctor en Medicina, Antropólogo - Director de Investigación del IRD Prospectamos durante años en Camerún para realizar nuestras encuestas y descubrí la existencia de los cuadernos cuando llegué al Bosquet. Comprendí de inmediato que se trataba de algo extraordinario que debía ser utilizado para establecer el crecimiento de los niños, especialmente los niños de los Pigmeos, ya que nunca antes había existido algo así. Aquí, gracias a un trabajo continuo durante años, Los pigmeos Baka, el gran cambion / una película de Laurent Maget 3 hemos sido capaces de responder a la pregunta. Somos un equipo de antropólogos. Este es un término bastante general que abarca todo lo humano. Acerca de la diversidad cultural, nuestro equipo comprende etnólogos y etnomusicólogos o sea personas que estudian las culturas de los pueblos del mundo; y también están los biólogos, nosotros somos antropólogos biólogos. Nosotros estudiamos la evolución de la especie humana. Y es por eso que un lugar como este que está un tanto al margen ‘del mundo’, es decir un medio selvático muy exigente habitado por pueblos cuyas características físicas son bastantes particulares, o sea una configuración como la que se puede ver aquí, nos permite ilustrar los interrogantes sobre la diversidad humana y la adaptación al medio ambiente. La recolección de datos en la antropología es a menudo un poco fastidiosa, especialmente las medidas antropométricas, lo que llamamos la biometría. Necesitamos hacerla para nuestros estudios sobre el crecimiento, tomando de 10 a 20 medidas tanto en adultos como en niños, medidas que constituyen un tesoro de datos cuya utilización es compleja. Fernando Ramírez Rozzi Se asume que el crecimiento es similar en todas las poblaciones actuales de los seres humanos. Se debe recordar que el crecimiento es un cambio en las dimensiones hasta que se alcanza el tamaño adulto. Si el tamaño difiere entre poblaciones significa que los procesos responsables de este tamaño también son distintos. La diferencia en el tamaño y la diferencia en el crecimiento revelan la rica diversidad biológica en el hombre. En el caso de los pigmeos, se supone que el tamaño pequeño es una adaptación a su entorno, a la selva. Pero lo que nos interesa es saber cómo se adquiere ese tamaño adulto. Gracias à seis años de recopilación de datos podemos al fin trazar una curva de crecimiento para los Baka. Y su utilidad inmediata – lo que vimos muy claramente este año – es una prueba de que todos los datos que estamos recogiendo son aplicables. Alain Froment CoCoCo ! Hola! ¿Cómo estás? Hola pequeño! Ven a verme ...
 Bueno, aquí tenemos un caso patológico parcialmente explicado por un parasitismo crónico, en particular un hígado y un bazo hinchados, de gran tamaño. También hay un parasitismo en relación a la malaria y a gusanos intestinales que provocan un problema en la absorción, lo que se come no se convierte en crecimiento. Fernando Ramírez Rozzi No puedo ver nada allí ... Voy para allá ...
 Sí , aquí estamos. Pobre Jeannette, que es de color rojo ... Nosotros la medimos en 2007, 2008 y 2009 y se puede ver que desde 2008 hasta 2009 se retrasó y se desvió de la curva normal de crecimiento para las mujeres Baka ... y en 2012 , aquí, está muy por debajo de las cifras que corresponden a su edad. Vemos, pues, que su altura es más o menos equivalente a la de los niños de entre cuatro y cinco años y medio y no a la altura de un niño de nueve años y medio. Es decir que tiene un retraso de crecimiento considerable; su madre nos dijo que ella había estado enferma justo después de su nacimiento y que no había podido amamantarla. Alain Froment Dile a la madre, y esto es importante, que la cuestión del dinero no debe ser una traba para que la lleve al dispensario médico. Nosotros nos haremos cargo de eso; es parte de nuestra responsabilidad cuando vemos casos patológicos de intervenir para corregir en lo que se pueda. Está claro que aquí estamos más allá de la investigación pura y se vuelve un caso médico. Es importante que los niños sean controlados regularmente. Fernando Ramírez Rozzi Cuando vine por primera vez al Bosquet fui a la cabaña donde se reúnen el jefe y los notables y me presenté. Les expliqué cuál era el objetivo de mi investigación y que iba a venir a menudo, al menos una vez al año. Les propuse de traer con migo a un dentista de tanto en tanto para que cure a los Baka de forma gratuita. Es por ello que he traído a un dentista aquí por primera vez hace dos años y aquí estoy por segunda vez con un dentista en el Bosquet, es una forma de agradecerles por su ayuda. Alain Froment De hecho, el equipo está formado por investigadores de diferentes institutos: del IRD, del CNRS, del Museo de Historia Natural ... cada uno con su propio origen, perspectiva y formación; hemos tratado de definir el concepto de ecología humana. Esto interesa a los etnólogos ya que es sobre todo la respuesta cultural la que sirve de mediación con el medio ambiente, para la adaptación inmediata. Pero a largo plazo hay una adaptación genética. La ecología humana combina estos dos enfoques bio y cultural para construir una entidad. Fernando Ramírez Rozzi Mboto Kalo Mboto Fernando Ramírez Rozzi "Dongue , tondo" ... los otros los recogí el año pasado : "peke , koko , cana , bokoko" - Ya tengo todos estos. Kalo Pierre Sí, es eso. Es bueno para hacer la salsa. Sí, se lo corta en pequeños trozos, como el cocó. Se lo ponemos al pescado. Es muy bueno, como las espinacas. Kweko también, viene de los arboles parasoles; es comida para los monos. Pero cuando el alimento falta, se puede comer; lo que los monos comen el hombre también lo puede comer. Alain Froment El Bosquet se ha convertido en una plataforma de investigación y como nuestro equipo es multidisciplinar, nuestros estudiantes del museo tiene un área de investigación que pueden utilizar; esto les permitirá explorar diferentes direcciones Agnès Sjöstrand, Doctorante en Antropología Biológica ya sea en el campo de la medicina, la epidemiología, o en el campo cultural y musicológico, en el lenguaje y también en la exploración de los gustos. Hay pueblos de cazadores-recolectores que tienen una larga historia de dieta específica que no es la de los agricultores; una de las hipótesis a examinar es si el gusto - la percepción de los productos alimenticios, se percibe de diferente manera según la historia evolutiva de la dieta. Alain Froment Los pigmeos tradicionalmente vivían en la selva. Eran móviles, semi-nómades y vivían relativamente lejos de los caminos, mientras que los agricultores optaron por instalar sus aldeas a la vera de los caminos. Debido al efecto de atracción de los caminos, los pigmeos se instalaron también al borde de los mismos y a partir de ese momento su número aumento. El hábitat se fue estructurando y desarrollando. Moangue - Le Bosquet, interesante para nosotros por la gran población que tiene es también interesante en cuanto a su evolución cultural. Estamos ya en una ciudad! Hay una escuela, un hospital, tiendas ... Para nosotros, es ya el tipo de vida del futuro que está comenzando aquí. Djeny Adjoh Fieh - Propietaria de una tienda en Le Bosquet Estamos en el bar de Djeny.
 Aquí es donde bailan y se entretienen; el baile comienza a las seis de la tarde y la gente baila hasta la medianoche! Esta es mi tienda. Tengo Castel y jugo, cigarrillos, hay cubos Maggi, jabón, dulces 'chichi' para las niñas, chocolate en polvo, aceite, huevos, alcohol King Arthur ... Cuando llegué sólo había un comerciante llamado Moussa. No había nadie. Cuando llegué era la segunda persona. Así que progresé muy rápido. Cuando vine a Le Bosquet la gente se burlaba de mí diciend : '¿Vas a vivir con los pigmeos ? Con los Baka? ¿Cómo vas a vivir allí? Con esas personas que huelen mal! ¿Cómo te vas a manejar con ellos?' Les dije que venia para ganarme la vida, que de todas formas el dinero no huele! Eso es lo que les dije. Se burlaban de mí al principio. Pero al ver cómo había progresado después de dos años me dijeron 'Oh! Así que el dinero de los Baka no está sucio! Como has cambiado! Nosotros también iremos a instalarnos al Bosquet! ' Un montón de gente ha venido ahora. Ya hay cinco comerciantes aquí. Cuando un hombre Baka tiene quizás quinientos francos y debe comprar arroz, en lugar de gastar trescientos francos va a gastar solo cien francos en arroz así podrá comprar alcohol, un poco de Rey Arturo por cuatrocientos francos. Así hará. A él le gusta el vino más que la comida. Son gente sin ambición. Cuando un Baka tiene dinero lo va a gastar inmediatamente, no piensa en el mañana. Kalo Pierre Yo no puedo hacer nada por mis hijos. Ni siquiera puedo hacer nada con mi hijo ya que lo tentaran a beber el Nofia, que es malo, que mata y que quema el interior del cuerpo. Es una lástima! Lo está destruyendo todo! Fernando Ramírez Rozzi Las cosas están cambiando muy rápido. Desafortunadamente, los cambios no son siempre en el mejor sentido. Por ejemplo, el alcohol está llegando en masa y esto es un fenómeno nuevo, de los últimos tres años. Alain Froment El alcoholismo no es un vicio como tal, sino un síntoma. Es un síntoma de la infelicidad de una población que está viendo que las cosas van demasiado rápido a su alrededor; por lo tanto se refugian en el alcohol, es un escape. Esta situación se ha ya observado en muchas minorías oprimidas; es una situación de transición. Geneviève Lomié - Comerciante en Lomié Hay algo no va en los pigmeos. ¿Por qué no cambian? Analice los pigmeos a fondo para ver por qué no se convierten como nosotros. Tome una muestra de sangre y envíela a los grandes laboratorios para ver lo que son. A ver si realmente son hombres normales o si tienen sangre diferente, como la de un animal u otra cosa. Bertrand Magbwa Silas - Mecánico electricista – Instructor. Industria de la construcción Los pigmeos son considerados como las personas que deben ser rechazadas. Es necesario que el hombre Bantu entienda que los Baka tienen un lugar en la sociedad. Kalo Pierre Necesitamos realmente ahora un sistema que haga comprender que el mundo Baka debe ser respetado. Alain Froment Se debe comprender que la situación no es algo fijo. Las culturas cambian, pero aquí estamos en el momento en que la sociedad tradicional experimenta el impacto de los cambios teniendo en su entorno proyectos de desarrollo que comenzaron con la explotación de la selva trayendo obreros, bares, prostitución, .... Hay ahora un proyecto enorme ... Kalo Pierre Es muy grande! Comprende toda la selva de Kongo a Messok, en Messea ... Geovic va a funcionar en todas las zonas alrededor de Lomié, incluso más allá del río Dja! Alain Froment Desde el punto de vista ecológico es un proyecto que tiene efectos negativos sobre la fauna, sobre la selva en general; pero desde el punto de vista social, es también una oportunidad ya que produce dinero, puestos de trabajo, trae con él el desarrollo, la apertura de la zona y en un país como Camerún el interés es encontrar nuevos recursos sin destruir en la medida de lo posible el capital natural. Esta es la situación que se desarrollará aquí en los próximos años. Bertrand Magbwa Silas Durante la fase de prospección, Geovic utilizo cerca de 250 personas y se vio un cambio neto en la biodiversidad, los ecosistemas, la caza ... Bueno ! Kalo Pierre Todo desaparece. Estando aquí, en este pequeño asentamiento llamado Mbala, si realizo una pequeña ronda de caza no encontraré nada, porque no hay nada. Hay tanta gente aquí en el Bosquet! Hay que ir muy lejos para encontrar algo ... Esta vida moderna destruye todo. Bertrand Magbwa Silas Geovic tenía un programa de acción que se lo presentó a la gente. Dijeron que habría al menos 2.500 puestos de trabajo directos y cerca de 2.000 indirectos. En la compañía hay australianos, sudafricanos, cameruneses, congoleños, centroafricanos ... Familia Oke Minzo – Habitantes del pueblo Kongo Sí, hay un buzón. Laurent Maget y ... para qué sirve? Familia Oke Minzo Es para que las comunidades sugieran a Geovic qué tipo de desarrollo quieren. Los pigmeos Baka, el gran cambion / una película de Laurent Maget 12 Bueno, nosotros sugerimos un montón de cosas pero no hay resultados. Hace más de un año que está esta información aquí ... Ya no tiene importancia! Hace poco, el coordinador nos dijo que estaban tratando de conseguir 400 mil millones de francos entre los inversores, como China. Bertrand Magbwa Silas Hay algo que no va en la financiación. ¿Por qué? Me acuerdo que cuando MacDonald Internacional tomó la presidencia de la empresa dijeron: 'Geovic no tiene problemas de dinero, el gran problema es la gestión’. Entonces cuando ahora Geovic dice que no tiene dinero, que está buscando financiación, pensamos que se están contradiciendo a ellos mismos ... Sigue siendo un verdadero misterio. Alain Froment Cuando los pigmeos llevaban una vida nómade era difícil identificarlos y llevar un registro civil; no tenían documento de identidad y no se sentían parte de la sociedad. Pero cuando comenzó el proceso de asentamiento el problema se hizo palpable, se hicieron visibles. Se convirtieron en ciudadanos y comenzaron a pagar impuestos, a seguir estudios. Lo que ahora estamos esperando es que haya médicos, abogados y arquitectos de la comunidad pigmea así como los hay de cualquier otra comunidad de Camerún. Jean -Marie Kama Nkeube - Director de Saint Kisito Tuvimos 88 alumnos al inicio del año escolar y, por desgracia, terminamos el año con 38. Usted ve, un poco más de la mitad se ha ido. Uno tiene la impresión que los niños se interesan cada vez menos por la escuela y por eso se van. Yo mismo estaba escandalizado a principios de año cuando llegué aquí. Gran cantidad de comerciantes llegó, comerciantes que atraen a los niños Baka en dirección equivocada. Usted ve, los niños Baka tienen una gran inclinación por la música. Y cuando hay música durante el día cuando hay clases, es serio te lo aseguro! es difícil para el profesor enseñar, porque todos los niños se sienten atraídos por lo que oyen. Usted ve, es una escuela ... Y si no se hace nada para que sea atractiva, francamente, va a desaparecer. Así que mi plan es en primer lugar que la escuela sea atractiva para que los niños se interesen y se sienten cómodos en la escuela. Laurent Yenjo - Cantante y compositor del grupo Tibola ' Saber leer, contar y escribir pero también tener conocimientos y un buen trabajo para defender sus derechos. Es con la formación y el desarrollo de sus habilidades, capacidades y talentos que un niño tendrá la oportunidad de tener un trabajo conveniente. Esa es la educación’. Laurent Maget ¿Y bien? ¿Qué dice la canción? Pierre Dangassa - Autor / Compositor / Cantante Esto significa que "¡Oh hermanos míos, al comienzo hemos sufrido, hemos tenido mucha infelicidad y sufrimiento. Nuestros hermanos los Nzimés nos han maltratado. Hemos recorrido mucho pero no hemos llegado a ninguna parte. Siempre correr y correr y correr ...' Alain Froment Los pigmeos en general y los Baka en particular no están en peligro de desaparición, en absoluto. Todo lo contrario. Hay un vigor demográfico notable. Hay niños por todas partes y el dispensario médico redujo la tasa de mortalidad que fue muy elevada durante mucho tiempo. Los cuadernos del Padre Dhellemmes muestran que hace 30 años la esperanza de vida era de 24 años, es decir la mitad de la esperanza de vida de los ciudadanos cameruneses en ese momento. Esta mejoría en el aspecto médico se traduce también en el plano demográfico. De hecho, es una población numerosa. Pero a lo que se refiere la forma tradicional de vida, ella desaparecerá; es típico de cualquier tipo de cultura. Ninguna cultura es fija. La cuestión es simplemente adaptarse y tomar la dirección apropiada en el momento de los cambios. Auteur - Réalisateur Laurent Maget

Baka Pygmies, the Turning point

Laurent MAGET

38min56

Baka Pygmies, the Turning-point a film by Laurent Maget Transcription   Pierre Kalo 
Storyteller / Guide
 I was born here in the forest. I lived in a camp with my parents, not far from the track. We hunted, gathered food ... and sometimes exchanged food with the Bantus. When we went to get food in the village, we arrived at Messok and the Bantus said there's a nun here who needs the Baka people and it might be good for you, as you went to the school in Abong Mbang a little. It might be a good thing to go and see her. So off I go to see the sister. And when I get there she asks - Who are you?
 - I'm a young Baka. 
 So while we're talking she says - But Kalo, wouldn't it be good to group the Baka here, because they're a bit threatened by the Bantus.
 - Ah, I said 'Yes I agree. We can try. It might work!''
 We came for a walk and saw a whole wood there, where nobody lived. We went to all the camps to ask the Baka if they wanted to come with us and live here. So we arrived in 1972, here, at Le Bosquet. Here's the gold mine that I found at Le Bosquet Fernando Ramirez Rozzi – Anthropologist, Biologist – CNRS Director of Research These are the records of births at the Bosquet from the 1980s to today. It is a true mine of information because for the first time we have the precise dates of birth of about 800 Baka children born here at Le Bosquet from 1987 to 2012. This means that for the first time in history we can meet a Baka child or adolescent and know his precise age. Work was done before these notebooks. It was done by Father Ignace Dhellemmes who made cards showing the relation between the various Baka groups. He noted the parents and children on each family card ... and then showed the families in relation to each other. In fact this was real demographic work, a considerable job. So the work of Father Dhellemmes and that of the other missionaries of the time like Father Robert Brisson is fundamental and enables us to be here today. As the aim of our work is to know the growth of the Baka groups, we need precise ages.   Alain Froment – Doctor of Medicine, Anthropologist - IRD Director of Research We prospected for years in Cameroon for our surveys and I discovered the existence of the notebooks when I came to the Bosquet. I understood immediately that it was something extraordinary to be able to use figures for the growth of the children, and especially 'Pygmy' children because these did not exist before. Here, thanks to continuous work for years, we were able to answer the question We are a team of anthropologists. This is a fairly general term that covers human diversity. There's cultural diversity and we have ethnologists and ethnomusicologists in the team—only people who study the cultures of the peoples of the world—and then we have biologists. So we are biologist-anthropologists. We examine the evolution of the human species. And that is why a field like this one that is somewhat at the margin of humanity, that is to say a forest environment setting constraints and peoples with fairly special physical characteristics, and a configuration as can be seen here, enables us to illustrate questions of human diversity and adaptation to the environment. Data gathering in anthropology is often a bit tedious—especially anthropometric measurements, what we call biometry. We need this for our studies of growth, whether for both adults and children and we take 10 to 20 measurements that form a treasure of figures that is complicated to use. Fernando Ramirez Rozzi It is agreed that growth is similar in all modern populations of humans. It must be remembered that growth is a change in dimensions until the adult size is attained. If the size differs between populations, this means that the processes responsible for this size are also different. This difference in size and difference in growth reveal very rich and substantial human biological diversity. In the case of the Pygmies, we assume that small size is an adaptation to their environment, to the forest. But what interests us is how adult size becomes established.
 Six years of data gathering means that we can now sketch a growth curve for the Baka. And its immediate usefulness—seen very clearly this year—is proof that all the data that we are collecting are applicable. Alain Froment CoCoCo !! Hello! How are you? Hello little one! Come and see me ...
Well that is a pathological case partially explained by chronic parasitism—especially a large liver, a large spleen and also parasitism consisting of both malaria and intestinal worms, and certainly an uptake problem. What she eats is not converted into growth.   Fernando Ramirez Rozzi I can't see anything there... I'm going over there...
Yes, here we are. Poor Jeannette, it's in red... We measured her in 2007, 2008 and 2009 and you can see that from 2008 to 2009 she lagged and broke with the normal growth curve for Baka women ... and in 2012, here, she is well below the figures for her age. So we see that her height is roughly equivalent to that of children between four and five and a half, and not at all the height of a child of nine and a half. That is to say she has a considerable delay in growth and her mother told us that she had been ill right after her birth and couldn't breastfeed her.   Alain Froment So tell the mother, and this is important, that it is not a question of money so she mustn't hesitate to go to the dispensary. We'll look after that—it's part of our job anyway to do a little correcting when we see pathological cases. It is clear here that we are beyond research. This a medical aspect and that child must be monitored regularly. Fernando Ramirez Rozzi When I came to Le Bosquet for the first time I went towards the meeting hut and introduced myself. I explained the aim of my research here and so I would come often—at least once a year—and I then offered to bring a dentist from time to time who would treat the Baka free of charge. This is why I brought a dentist here for the first time two years ago and here I am for the second time with a dentist at Le Bosquet to thank them for their help.   Alain Froment In fact the team consists of researchers from a number of different institutes: IRD, CNRS, the Natural History Museum… each with his own origin, culture and training and we have worked on building a concept—human ecology. This interests ethnologists as it is above all the cultural response that serves in mediation with the environment, for immediate adaptation. In the longer term there is a genetic adaptation and so human ecology combines these two bio-cultural approaches to make an entity.   Fernando Ramirez Rozzi Mboto Kalo Mboto Fernando Ramirez Rozzi "Dongue, tondo" ... I collected the others last year: "peke, koko, cana, bokoko" —I already have all these. Kalo Yes, that's it. It's good for making sauce. Yes, you cut it up like that in small bits, like coconut. You put it with fish. It's very good, like spinach.
 Kwekoalso comes from umbrella trees—it's food for monkeys. But when you're short of food, you can eat it. Because monkeys eat what man eats. Alain Froment Le Bosquet has become a research platform and insofar as our team is multidisciplinary, our students from the Museum have an area for research that we can allow them to use, and this will enable them to explore different directions—Agnès Sjöstrand, Doctoral student in Biological Anthropology at the Museum of Natural History— either in the medical field, in epidemiology, or in the cultural and musicological field, in language and also in the exploration of tastes as here there are hunter-gatherer peoples who have a long specific diet history that is not that of farmers, and one of the hypotheses to examine is whether taste—the perception of foodstuffs—differs in the evolutionary history of diet.   Alain Froment The pygmies traditionally lived in the forest. They were mobile, semi-nomadic and relatively far from the tracks while farmers had chosen to develop their villages along the tracks. Then because of the attraction of the tracks, the pygmies finally arrived along the road too and their numbers increased. So their habitat finally became structured and developed. Moangue-Le Bosquet, which interests us because of the large population, is also interesting as regards cultural evolution. We're in a town! There's a school, a hospital, shops... So tomorrow's way of life is already starting here.   Djény Adjoh Fieh – Owner of a bar at Le Bosquet We're in Djény's bar. 
This is where they dance and entertain. It's lit from 6 o'clock and people dance until midnight! This is my shop here. There's Castel and juice, cigarettes, there are Maggi cubes, soap, 'chichi' sweets for little girls, powdered chocolate, oil, eggs, King Arthur cake mix ... When I arrived there was only one shopkeeper, called Moussa. There was nobody. And when I arrived I was the second person. So I changed very quickly because when I came to Le Bosquet people made fun of me, saying 'You're going to live with the pygmies? You live with the Baka? How are you going to manage there? Those people smell! How are you going to manage with them?' I said no I'm going to earn a living. Money doesn't smell! That's what I said, like that! So they mocked me at the beginning. But as they saw how I had changed after two years they said 'Oh! So Baka money has become clean and you have changed! We're going to set up in Le Bosquet too!' A lot of people have come now. There are already five shopkeepers here. When a Baka man has perhaps five hundred francs, if he wants to buy rice, instead of buying three hundred francs' worth he'll buy a hundred francs worth and might buy alcohol and a packet of King Arthur for four hundred francs. That's the way it goes. He likes wine more than food. But they have no ambition nonetheless. When a man has money he'll spend it immediately and not think about tomorrow. Kalo I can't do anything in front of the children. I can't even do anything with my son because they encourage him to drink Nofia, which is bad, which kills and which burns the inside of your body. It's a great pity! It's destroying him!   Fernando Ramirez Rozzi Things are changing very fast. Unfortunately the changes are not always for the better. For example, alcohol is arriving strongly and this is a new phenomenon in the last three years.   Alain Froment Alcoholism is not a vice as such but a symptom. It is a symptom of the unhappiness of a population that is seeing things going too fast around it and alcohol is therefore a refuge and an escape. This situation is observed in many oppressed minorities and it is a transition. Geneviève Lomié – Shopkeeper in Lomié Something is not right among the pygmies. Why don't they change? Analyse your pygmies thoroughly to see why they don't become like us. Take a blood sample and send it to the big laboratories and see what they are. See if they really are normal men or if they have different blood, like an animal perhaps or something else.   Bertrand Magbwa Silas– Electrical mechanic – Building industry trainer The pygmies are considered as people to be rejected. The Bantus must understand that the Bakas still have a position in society. Kalo We now truly need a system to make it understood that the Baka world should really be respected. Alain Froment It must be understood that the situation is not permanent. The cultures themselves change but we are at a moment when traditional society is experiencing the shock of change. And when , around this, there are development projects that started with timber, bringing workers, bars, prostitution etc... There is an enormous project today ...   Kalo It's very big! It covers the whole forest from Kongo to Messok, to Messea ... Geovic is going to work everywhere around Lomié, even beyond the river Dja! Alain Froment So from the ecological point of view it's a project that will have negative effects on the fauna and on forests in general but which from the social point of view is also an opportunity as it brings money, jobs, development, the opening up of the area and in a country like Cameroon the issue is finally that of finding new resources. While preserving natural capital as much as possible. And this is the situation that will develop in the next few years. Bertrand Magbwa Silas During the prospection phase, Geovic used nearly 250 persons and a direct change in biodiversity, ecosystems and hunting was felt ... Well! Kalo Everything is falling apart. When we are here in this small settlement called Mbala, if I want to go for a walk I can't see anything because there's nothing. There are so many people here at Le Bosquet! You have to go further to find something... This modern life destroys everything. Bertrand Magbwa Silas Geovic had a summary plan that it showed to the people. They said that there would be at least 2500 direct jobs and nearly 2000 indirect ones. And there are Australians, South Africans, Cameroonians, Congolese, Central Africans… Oke Minzo family Yes, there's a letter box. Laurent Maget and… what's it for? Oke Minzo family It's for suggestions from the communities concerning the development that Geovic is to bring us. OK, we suggest a lot of things but there are no results. There's information more than a year old ... This has no significance! Recently, the coordinator told us that they were trying to get 400 thousand million francs from funders like China. Bertrand Magbwa Silas There's something wrong in this funding business. Why? Because I remember that when MacDonald International took the chairmanship of the company they said:
 'Geovic does not have a problem of money, but the worst problem is the management'. Somehow, when Geovic say that they don't have money, that they are looking for funding, we think that it means that they are contradicting themselves ...It's still a real mystery. Alain Froment As long as the nomadic way of life prevailed, it was finally difficult to identify pygmies as regards civil status in particular. They had no identity cards, they didn't really feel like citizens, but when the settling process began the problem arose and so they became visible. They became citizens and started to pay tax, to be educated and what we are now waiting for is doctors, lawyers and architects from the pygmy community, as from any community in Cameroon. Jean-Marie Kama Nkeube – Headmaster in Saint Kisito We had 88 pupils at the beginning of the school year and, unfortunately, finished the year with 38. You see, a little more than half left. It seems that the children are less and less interested in school and that's why they leave every day. I was scandalised myself at the beginning of the year when I came here. A mass of traders arrived and I would say that they attracted the Baka children in the wrong direction. You see, Baka children like music. And when there is music during the day when we have classes, it's serious I assure you! It is difficult for the teacher to teach because all the children are attracted by what they hear. You see, it's a school ... And if nothing is done to make it attractive, frankly it is going to disappear. So my plan is first of all to make it attractive so that children become interested and feel comfortable at school.   Laurent Yenjo – Singer and composer of the group Tibola 'Know how to read, count and write and also have knowledge and work well to defend your rights. Training and developing his skills, capacity and talents means that a child will have the chance of having a job that suits him. That is what education is.' Laurent Maget Well? What does this song say? Pierre Dangassa – Author / Composer / Singer So it means 'Oh my brothers, first we have suffered, we have had much unhappiness and suffering. Our brothers the Nzimés have mistreated us. We have run but have got nowhere. We always run and run and run ...'   Alain Froment Pygmies in general and the Baka here are not at all threatened with disappearance. Quite the opposite. There is remarkable demographic vigour. We see little children everywhere and the dispensary has reduced a death rate that was very high for a long time. Father Dhellemmes' notebooks show that 30 years ago life expectancy was 24 years, that is to say half of the life expectancy to Cameroonian citizens at the time. So this improvement in medicine also results in an improvement in demography. So the population is larger in fact. But the traditional way of life is going to disappear and this is typical of any culture. None are fixed. The issue is simply that of adapting and taking the right turning-point.     Author / Director: Laurent Maget Laboratoire Dynamique de l’évolution humaine – CNRS – 2012 Prix de l'Exploration au Festival du Film d'Aventure et d'Exploration de Toulon 2013

ART, CULTURE, HÔPITAL

Laurent MAGET

23min24

Sous la forme de témoignages, ce film « Art, Culture, Hôpital » concerne la présentation de la politique « culture santé » développée conjointement par le Ministère de la Culture et le Secrétariat d’Etat à la Santé, politique centrale et non accessoire. Deux messages conjuguent le récit : - En quoi la culture est-elle un outil pour l’hôpital ? - Quel intérêt pour le milieu artistique de se tourner vers l’hôpital ? Bien que le document expose succinctement les dispositifs d’état et donne quelques chiffres, l’essentiel de l’information repose sur le témoignage d’interlocuteurs précisément déterminés. Courtes (+/- 1 mn), les interviews de responsables culturels et hospitaliers irriguent la narration. Le malade n’intervient pas dans le récit pour éviter tout glissement dans le registre compassionnel. Il s’agit par ailleurs de trouver un équilibre entre les disciplines artistiques, les pathologies et les territoires. Les Intervenants Directeur d’hôpital et chorégraphe, Plasticienne ou responsable d’une Agence Régionale d’Hospitalisation, Homme de Théâtre et Responsable Culturelle Hospitalier, Conseiller DRAC et éducatrice de jeunes enfants en pédiatrie… Mathilde Monnier : Chorégraphe Centre National Chorégraphique de Montpellier / Association les Murs d’Aurèle Dr. Chalvons Demersay :Chef du Service de Pédiatrie Marie-Thérèse Pastor : Educatrice de jeunes enfants Château de Champs-sur-Marne Hôpital de Lagny Jacques Kraemer : Metteur en Scène Théâtre de Chartres Hôpital de Chartres Victor Flusser : Directeur du CFMI Centre de Formation des Musiciens Intervenants Hôpitaux de Colmar Marièle Boyer-Schaeffer : Directrice de l’Agence Régionale Hospitalière de Picardie 17 jumelages en Picardie depuis 1998 Lone Hestehave :Peintre-Sculpteur Musée Picasso Institut Mutualiste Montsouris Fondation 93 / Ministère de la Culture en  co-production avec les moyens techniques du Laboratoire Glaxo Wellcome France Musique Originale Chris Hayward Auteur-Réalisateur Laurent Maget - 2001