Cinéma

Au-delà des montagnes

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Au-delà des montagnes de Jia Zhang-Ke

Avec le majestueux «Au-delà des montagnes», le grand réalisateur chinois poursuit son analyse de la mutation de son pays par le biais d’une histoire d’amour sur plusieurs périodes et continents.

Déjà récompensé du prix du scénario, sur la Croisette en 2013, pour son précédent long métrage, A Touch of Sin, Jia Zhang-Ke livre à 45 ans son film le plus ambitieux. Son cinéma témoigne, depuis près de deux décennies, d’une attention portée aux parcours individuels et familiaux au cœur d’une Chine gigantesque et mouvante, lancée dans une mutation ultrarapide. Avec, pour principale obsession, la part d’oubli que suscite une telle conversion au « progrès » et à l’argent.

Observateur attentif de ce frénétique passage de l’état de géant communiste endormi à celui de superpuissance, le cinéaste originaire de Chine intérieure – il est né à Fenyang, dans la province du Shanxi – ne cesse d’en garder trace au fil des images qu’il tourne, parfois sans but précis.

Au-delà des montagnes Shan he gu ren

De Jia Zhang-Ke

2h06min02

Chine, fin 1999. Tao, une jeune fille de Fenyang est courtisée par ses deux amis d’enfance, Zang et Lianzi.
Zang, propriétaire d'une station-service, se destine à un avenir prometteur tandis que Liang travaille dans une mine de charbon. Le coeur entre les deux hommes, Tao va devoir faire un choix qui scellera le reste de sa vie et de celle de son futur fils, Dollar.
Sur un quart de siècle, entre une Chine en profonde mutation et l’Australie comme promesse d’une vie meilleure, les espoirs, les amours et les désillusions de ces personnages face à leur destin.