Cinéma

Le bon français mal parlé

De Carlos Franklin

12min00

Trois textes écrits par des stagiaires en français langue étrangère conforment un triptyque qui, en manière de méthode d’auto apprentissage, montrent trois expériences d’habiter en France étant un non français et un non francophone.

Un Kosovar nous explique ses interprétations des enseignes à Lourdes en même temps qu’on lui apprend à comment s’exprimer ses idées ; un Malien raconte une soirée africaine en France où sa femme, française d’origine, joue les tambours et danse les rythmes africains ; finalement une Ghanéenne chante ses mésaventures le jour de son arrivé dans le pays.

Ces trois expériences parlent de la confusion, l’incompréhension, la traduction et la correction, non seulement grammaticale ou phonétique mais culturelle et humaine.

Vide pour l'amour

De Vimukthi Jayasundera

27min56

Au Sri Lanka, de nos jours, la guerre civile est suspendue à la suite d'un accord de cessez-le-feu. Dans cette situation de non guerre et de non paix, un sentiment d'insécurité pèse lourdement sur la vie quotidienne. Un jeune soldat aime une jeune villageoise. Parallèlement, en France, deux jeunes gens se déchirent.   Chacun dans sa vie monotone espère que quelque chose va arriver...

Visités

De Clément Cogitore

17min14

Dans un accident, elle perd la vue. De retour parmi les siens, la cécité, l'isolement et une perception étrange des corps qui l'entourent. La décision brutale d'y mettre fin. Dans la paix du petit matin, naissent les termes d'une nouvelle cohabitation...

L'agnosie visuelle

De Guillaume Meigneux

20min07

Premier épisode d'une série de courts objets cinématographiques à la recherche d'une définition du cinéma par défaut. André S. Labarthe nous guide ici sur les traces d'un cinéma qui n'existe pas. Loin des sentiers battus sur les films maudits, c'est l'inachèvement comme principe de création qui est ici mis en avant.

Prototype

De Yves Ackermann

02min07

Amplification d'une idée; Prototype est un film de deux minutes montrant un homme en train de se faire tirer dessus. La rafale désarticule son corps, ses mains se figent, il chancelle, fin du film. Aucune motivation, aucun contexte, aucune suite ne viennent expliquer cette action, qui n'est pas sans rappeler les crash tests, puisqu'il s'agit d'une simple simulation. Le propos du film se concentre sur l'action, la fusillade, la mort. Une image archétypale qui déclenche des associations. L'exécution de l'action génère une représentation exemplaire,un prototype.

Yeux

De Roland Edzard

11min15

Un poulailler industriel. Un arbre. Une maison. Deux femmes se frôlent, s'épient, se scrutent. Lentement elles se confondent. Les deux visages semblent mouvants. Les traits de l'un apparaissent sur celui de l'autre. Physiquement s'opère un transfert par transformation morphologique du visage de l'une en l'autre. De cette perte d'identité débute un soupçon, un secret, violence, chiennerie, menace de mort.

Plus tard

De Eric Oriot

10min50

Coincé dans un processus qu'il ne maîtrise pas, un personnage n'en finit pas d'avancer vers un point qui recule à l'infini, une destination à jamais hors d'atteinte. Répétitions, mises en abîme, réinterrogations des mêmes images, le film s'inscrit dans une spirale, il se construit par cercles concentriques emboîtés, répétés et pourtant toujours emportés dans l'abîme. Jusqu'à l'angoisse.   

Cinema and visual pleasure

De Annie MacDonnel

08min33

Ce film est une expérience formelle. Son contenu (ou intrigue) est une structure à part entière et son axe est vertical. L'évènement du film évolue à l'intérieur de lui-même, au lieu d'évoluer à travers le temps ou en direction de son dénouement.   Les deux éléments principaux sont la durée et le rythme.

La plage blanche

De Gilles Gleizes

13min31

Une femme de lettres rencontre un homme qui ressemble étrangement au personnage du livre qu'elle a commencé à écrire...

Un château en mer

De Barbel Pfander

12min13

Un grand-père commente les photos qu’il a prises avant et pendant la guerre en Allemagne, en France et en Russie.

Naufrage

Clorinde Durand

06min04

« Naufrage » inventorie des hantises : la narration se fige sur l’instant arrêté. « Naufrage » raconte pourtant quelque chose. De quoi s’agit-il ? On ne sait pas... peut-être d’un accident, peut-être d’une dépression, d’une explosion ? Cette scène pourrait être l’acmé d’un scénario catastrophe : le moment d’une émotion purement physique, vue au ralenti.

Faire le mur

Bertille Bak

17min08

Barlin, cité minière du Nord. Les habitants vont être chassés de leur ville, qui va être rénovée et où ils n’auront pas les moyens de se reloger. Mêlant indissociablement réalité et fiction, vrais et faux éléments d’architecture (maisons encore debout ou déjà détruites ; maison roulante, mur construit en pleine rue), vrais et faux évènements (réunion de locataires ; course d’auto-tamponneuses), le film de Bertille Bak s’ancre dans une histoire sociale douloureuse tout en proposant une fiction poétique et décalée.