Savoirs

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La mémoire des morts. Les cimetières d'Amérique latine : des espaces-mémoires reflets du monde des vivants

50min38

Cette conférence a été donnée dans le cadre de la première
Semaine de la mémoire, organisée en partenariat avec la fête de la
Science, qui s'est déroulée en Basse−Normandie du 15 au 20 septembre
2014.


 Camille Varnier est doctorante en géographie (ESO-Caen, UMR 6590, Université de Caen).

Les
cimetières sont des objets spatiaux qui matérialisent la mémoire des
morts. Ces espaces particuliers, riches de marquages sociaux et
culturels, représentent des empreintes matérielles de la mémoire
individuelle et collective qui existent dans tous les pays. En Amérique
latine, l’étude des cimetières reflète en grande partie le monde des
vivants : les rapports à la mort et au temps, les inégalités sociales
très importantes, la grande diversité des rites et des croyances
religieuses. Loin de se limiter à l’appréhension des cimetières comme
miroir des sociétés, cette communication vise à mettre en lumière des
mécanismes et processus inhérents aux sociétés étudiées : jeux de
pouvoir, logiques de domination, ségrégation, exclusion, etc. Pour cela,
l’accent est mis sur les groupes indigènes qui restent aujourd’hui
largement marginalisés et exclus. Par le biais des mobilités, on étudie
les changements entre les rapports à la mort dans des espaces ruraux et
dans les villes. En effet, en plus des identités culturelles, les modes
d’appropriation de l’espace du cimetière varient en fonction des espaces
géographiques dans lesquels les individus et les groupes sociaux
s’inscrivent. L’analyse des cimetières montre comment la mémoire des
morts est socialement sélective.

03A : Vidéo, entre télévision et internet (CN14-15)

Hervé LE CROSNIER

56min22

Cours commun de culture numérique 2014-2015 - Hervé Le Crosnier

M1-DNR2i,
Licence Professionnelle ATP, M1-EMT, M1-ESPE, M2-MDS, M2-Green
Amphi
S3-049, Bâtiment Sciences S3, Campus Côte de Nacre

Le vendredi,
de 14h à 16h

Ces cours
sont ouverts aux auditeurs libres

Ces cours
sont filmés par le CEMU (Centre d’Enseignement Multimédia Universitaire)
Objectifs :

Alors que
les ordinateurs et les réseaux font dorénavant partie du quotidien dans nos
pays développés
(et s'étendent rapidement sur toute la planète, avec plus de 2 milliards de personnes
connectées et un parc de téléphones mobile en très forte croissance), il s'agit
avec cet enseignement de « culture numérique » de balayer le spectre des
usages, des pratiques, des enjeux, des modèles économiques et des rapports de
force mondiaux qui se tissent.


Les
ordinateurs ont depuis longtemps quitté le domaine du calcul (computer) pour
effectuer des traitements symboliques (mémoire, recherche documentaire,
reformatage) permettre l'accès réparti à des informations et des services
(médias, commerce électronique) et connecter des individus (réseaux sociaux,
communication). Ce nouveau paysage technique, en évolution permanente, rencontre
une ré-organisation du monde, dans lequel la mondialisation des échanges
commerciauxet financiers et l'émergence de nouveaux acteurs sur la scène
géopolitique, se mêle à une crise écologique et sociale majeure. Voie de sortie
pour les uns, renforcement de la domination pour d'autres, restructuration des
industries et changements des désirs des individus qui les utilisent, les technologies
de l'information accompagnent cette marche du monde, et parfois la précèdent.

Les usagers
de ces techniques, profitant de leur malléabilité (on peut expérimenter et
revenir en arrière facilement) participent également à la définition de formes
d'usages, de nouvelles

sociabilités
et de nouvelles pratiques culturelles. Nous quittons un monde dans lequel
quelques uns s'adressaient au grand nombre, pour une situation plus fluide,
dans laquelle cohabitent des formes unidirectionnelles et des co-constructions
d'information et de connaissance. L'image de Wikipédia, une encyclopédie écrite
par ses utilisateurs ou la multiplication des pratiques collaboratives outillées
(covoiturage, coachsurfing, curation...) d'une part et les volontés politiques
et économiques de centralisation et de contrôle (société de surveillance
devenue évidement avec les révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden,
concentration économique des entreprises majeures, les GAFAT) de l'autre
forment une toile de fond contrastée pour cet enseignement de culture
numérique.


Il s'agit
donc, au delà de la présentation et de l'analyse des services représentatifs
(moteurs de recherche,
Wikipédia, Facebook, YouTube, Twitter, iTunes, Amazon,...) et de la fixation de
points de repère sur le fonctionnement du réseau (nommage, métadonnées, modèles
économiques, commerce électronique) d'essayer de décrypter les enjeux, de poser
des questions qui portent sur l'avenir du réseau lui-même, mais également sur
l'avenir des sociétés en réseau, de ce qu'on appelle les « sociétés de la
connaissance ».


Cet
enseignement s'adresse à la fois à des étudiants venant des disciplines
techniques du fonctionnement
du réseau (webmestres, chefs de projets de services internet) et à des
étudiants futurs usagers professionnels (documentalistes, managers du sport,
éditeurs, gestionnaires du risque). Nous espérons que les deux approches
trouveront des informations, des analyses et des concepts qui leur seront
utiles.

Une île-frontière de l'Europe : Lampedusa / Annalisa Lendaro

Annalisa LENDARO

27min50

Une île-frontière de l'Europe : Lampedusa / Annalisa Lendaro. In
"Penser les frontières européennes au XXIe siècle",
journée d'études organisée dans le cadre des "Amphis de
l'Europe" par le laboratoire France Méridionale et Espagne
(FRAMESPA,
UTM), l'Université Toulouse-Capitole et l'Institut d'études
politiques, sous la responsabilité scientifique de Bertrand
Vayssière. Toulouse, Université Toulouse II-Le Mirail, 21 mars
2014.
Thématique 2 : Les frontières externes de l'UE : un ferment d'identité ? Séance 2 : Franchir les frontières.
Dans cette communication, Annalisa Lendaro ouvre une réflexion sur ce que sont les frontières européennes aujourd'hui, les différents visages de la frontière, dont elle fait apparaître les paradoxes à partir d'un cas spécifique, Lampedusa, une île-frontière italienne, un territoire insulaire frontalier, au Sud de l'Europe. Par sa situation géopolitique, Lampedusa, dont les activités sont essentiellement la pêche et le tourisme, est devenue à partir des années 2000 un territoire stratégique pour la mise en oeuvre des politiques migratoires de l'Union Européenne, notamment le contrôle de ses frontières extérieures. 

Penser les frontières européennes au XXIe siècle : présentation / Bertrand Vayssière

Bertrand VAYSSIÈRE

08min36

Penser les frontières européennes au XXIe siècle : présentation / Bertrand Vayssière. Journée d'études organisée dans le cadre des "Amphis de l'Europe" par le laboratoire France Méridionale et Espagne (FRAMESPA,UTM), l'Université Toulouse-Capitole et l'Institut d'études politiques, sous la responsabilité scientifique de Bertrand Vayssière. Toulouse, Université Toulouse II-Le Mirail, 21 mars 2014.
(...) « La notion de "frontières" est ambiguë et
ambivalente, et donc propice à la recherche pluridisciplinaire
qu’encourage le collectif des Amphis de l’Europe. Une première
conception renvoie à la topographie : la frontière désigne alors la
ligne comme marque de la contiguïté ; une seconde relève de la
souveraineté d’un État et transforme (ou pas) l’espace des flux en un
territoire cohérent et contrôlé ; le troisième, le plus vaste,
correspond à un ensemble de modules de différenciation à partir de
critères culturels. Toutefois, une frontière n’est pas qu’une donnée
rationnelle ; elle est aussi le produit d’un imaginaire qui façonne les
représentations et donne forme à des pratiques au quotidien. Les
frontières de l’Union européenne constituent ainsi un objet d’étude
doublement intéressant : internes, elles représentent une réalité que
l’on cherche à surpasser ; externes, elles correspondent à ce qui
pourrait donner forme au rêve d’une Europe intégrée et consciente
d’elle-même et de son environnement.
Faire un séminaire consacré aux frontières et à l’Europe est une
nouvelle façon de mettre en acte l’approche pluridisciplinaire des
problèmes liés à l’intégration communautaire, tout en s’appuyant sur des
cas où la frontière apparaît comme un réalité (obstacle ou non) de
l’Europe au quotidien et dans ses représentations : ainsi en est-il la
frontière avec la Turquie traitée par un spécialiste de l’histoire
médiévale (Benoît Joudiou) et par un historien moderniste (Géraud
Poumarède) pour montrer la naissance et la permanence de représentations
et d’habitus qui se sont figés dans le temps. Les juristes (Sylvaine
Peruzzetto, Laure Clément-Wilz, Céline Castets-Renard et Bruno
Steinmann) se sont pour leur part consacrés à la mise en place de ces
lois et de ces normes qui servent à tous pour définir un espace, de manière positive (l’élargissement est aussi une affaire de
droit) et négative (contrôle des flux aux frontières). Le
franchissement des frontières est un thème qui peut être traité suivant
différents angles : celui des motivations économiques (par exemple,
l’immigration portugaise avant l’intégration du pays, traitée par
l’historien Victor Pereira) ou celui de la transgression des normes
(l’île-frontière de Lampedusa étudiée par la sociologue Annalisa
Lendaro). Enfin, la collaboration transfrontalière a pu être abordée par
des géographes (Thibault Courcelle et Philippe Dugot), notamment du
point de vue des politiques d’aménagement (François Taulelle et Thomas
Perrin) ou de collaboration entre États face à des phénomènes
transfrontaliers aussi néfastes que les pollutions (Julien Weisbein).
Ayant abordé l’Europe à travers l’histoire sociale et politique, ainsi
que la géographie, le droit et la science politique, ce séminaire plaide
pour un usage raisonné de ces disciplines et de leurs ressources
théoriques et méthodologiques. Il s’est efforcé de présenter les limites
et les exigences en termes de sources, ainsi que les apports
rétrospectifs et prospectifs, pour une meilleure compréhension des
hiérarchies et des fractures internes propres aux frontières, de leur
dynamique et de leur interaction avec les identités des acteurs sociaux.
Il est évident, au vu de toutes ces interventions, que la dialectique
entre effacement et renforcement des frontières, internes ou externes,
est très présente, et concerne tous les domaines de recherche. » (L'Europe en ses amphis, Bertrand Vayssière, 7 octobre 2014).

Qui êtes-vous Guy Gilles ? Conférence de Gaël Lépingle

1h21min28

Né en 1938, Guy Gilles est l'auteur d'un cinéma secret, discret. Il réalise son premier long métrage en 1962 : L'Amour à la mer, fiction autobiographique qui ne trouvera pas de distributeur. La fuite du temps, la rêverie adolescente, une douce mélancolie onirique sont des thèmes et des motifs qui figurent dans des titres comme Clair de terre, Absences répétées, Le Jardin qui bascule.

Bâle et ses collections d’art

Axel Christoph Gampp

1h24min46

Le journaliste Samuel Herzog discute avec le critique et professeur Axel Christoph Gamp et le commissaire d’exposition Martin Schwander de l'histoire de Bâle en tant que ville artistique. Pour une ville de taille moyenne, Bâle a la particularité d'avoir vu naitre tous les types de collections : trésor de la cathédrale, cabinets de curiosité, grandes collections princières.
Les intervenants analysent comment la bourgeoisie bâloise, collectionneuse de longue date, continue aujourd'hui la tradition. Ils décrivent les maillons qui ont transformé Bâle, ville bourgeoise traditionnelle dont les goûts les plus avancés au XIXe siècle sont centrés autour de la figure de leur fils prodigue Böklin, en une des villes les plus dynamiques de l'art contemporain, et dont la Foire est le rendez-vous mondial le plus attendu de l'année.
Ce débat a été organisé grâce à l'aide du centre culturel suisse à Paris. 







Le Festival de l'histoire de l'art, un événement gratuit et ouvert à tous les amoureux et curieux d'art et d'histoire, a été créé en 2011 par le Ministère de la culture et de la communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Événement qui a lieu tous les ans à la fin du mois de mai, ces trois journées permettent de profiter librement de conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau. Le Festival explore chaque année un thème et invite un pays dont les méthodes en histoire de l'art sont comparées à celles de la France. En 2014, le thème était "Collectionner" tandis que la Suisse était pays invité.

Afin de laisser une trace de ce partage de savoir, l'INHA, coordinateur scientifique de l'événement, en association avec l'EHESS, a décidé de capter quelques-unes des 300 conférences et événements que le Festival propose.






Pour plus d'informations: festivaldelhistoiredelart.com




        

Harald Szeemann et Jean-Christophe Ammann

Bice Curiger

51min23

Entretien entre Bice Curiger et Tobia Bezzola sur la vie, le travail, les collaborations et les différences des conceptions professionnelles de Harald Szeemann et de Jean-Christophe Amman, deux des curateurs suisses les plus innovatifs et influents de l’après guerre. 







Le Festival de l'histoire de l'art, un événement gratuit et ouvert à tous les amoureux et curieux d'art et d'histoire, a été créé en 2011 par le Ministère de la culture et de la communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Événement qui a lieu tous les ans à la fin du mois de mai, ces trois journées permettent de profiter librement de conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau. Le Festival explore chaque année un thème et invite un pays dont les méthodes en histoire de l'art sont comparées à celles de la France. En 2014, le thème était "Collectionner" tandis que la Suisse était pays invité.

Afin de laisser une trace de ce partage de savoir, l'INHA, coordinateur scientifique de l'événement, en association avec l'EHESS, a décidé de capter quelques-unes des 300 conférences et événements que le Festival propose.






Pour plus d'informations: festivaldelhistoiredelart.com




        

The color of the Ovahimba

Francesco d'ERRICO

52min00

The earliest evidence of pigment use goes back to at least 300,000 years ago. Archeologists interpret these pieces of ochre as the earliest evidence of the existence of symbolic systems or the leftovers of utilitarian activities. This film documents a scientific expedition organized to visit the Ovahimba, an ethnic group in northern Namibia that still extensively uses red mineral pigments. The researchers document in detail the processes of pigment extraction, preparation and use by Ovahimba women, and the significance of these practices. Laboratory analyses confirm that the use of red pigment by the Ovahimba fulfils both utilitarian and symbolic functions. Special Jury Prize of the XVth International Film Festival of Archeology of Bordeaux-Icronos

Étourneaux, performance sonore de Denis Savary (deuxième partie)

Jean Boucault

13min53

L'artiste suisse Denis Savary a conçu une performance sonore, Étourneaux, en référence à l’hommage à Kurt Schwitters de Jean Tinguely, Le Méta-Merzbau, construction située au 3ème niveau du Cyclop, lieu de création contemporaine à Milly-la-Forêt. Étourneaux est une pièce intimement liée à la propagation de l’Ursonate, poésie sonore de K. Schwitters, en quatre mouvements, gutturale et syncopée. Ici, Denis Savary, avec le concours de deux imitateurs d’oiseaux, Jean Boucault & Johnny Rasse, s’approprient la rythmique de l’Ursonate pour la restituer par des sifflements d’étourneaux.




On y trouve plusieurs niveaux de références : originalement, l’Ursonate est elle-même un hommage aux poèmes phonétiques abstraits de Raoul Hausmann, artiste dadaïste ; l’étourneau, quant à lui, est connu pour être un des plus grands imitateurs de cris d’oiseaux et de bruits. Rappelons-nous cette presque légende au moment de la création de l’Ursonate : Schwitters séjournait sur une île norvégienne où il s’entraînait à la diction saccadée pour interpréter son œuvre. La poésie aurait été reprise par les étourneaux, se la transmettant même, de génération en génération.

Cette performance, récente acquisition du CNAP, a été réactivée pendant le Festival de l'histoire de l'art, dont le pays invité était la Suisse en 2014.









Le Festival de l'histoire de l'art, un événement gratuit et ouvert à tous les amoureux et curieux d'art et d'histoire, a été créé en 2011 par le Ministère de la culture et de la communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Événement qui a lieu tous les ans à la fin du mois de mai, ces trois journées permettent de profiter librement de conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau. Le Festival explore chaque année un thème et invite un pays dont les méthodes en histoire de l'art sont comparées à celles de la France. En 2014, le thème était "Collectionner" tandis que la Suisse était pays invité.

Afin de laisser une trace de ce partage de savoir, certains événements ont pu être filmés.




Pour plus d'informations: festivaldelhistoiredelart.com




        

Qui êtes-vous Kinji Fukasaku ? Conférence de Jean-François Rauger

1h17min45

Une carrière prolifique construite sous le règne de la politique des
genres des grands studios japonais. Kinji Fukasaku s'est d'abord affirmé
comme le spécialiste du film de gangsters (yakusas) à la japonaise, dès
le début des années 1960 avec des titres comme Gangsters en plein jour.
La décennie suivante, il réalise des œuvres qui constitueront une
véritable relecture critique (la série des Combats sans code d'honneur,
Le Cimetière de la morale) où seront brocardées les mythologies
traditionnelles. Sa mise en scène, souvent spectaculaire, est au service
de la peinture d'un univers chaotique, dénué de règles, métaphore du
capitalisme moderne. Fukasaku s'est, par ailleurs, illustré dans le
cinéma dit « de sabre » et la science-fiction.

Étourneaux, performance sonore de Denis Savary (première partie)

Jean Boucault

32min23

L'artiste suisse Denis Savary a conçu une performance sonore, Étourneaux, en référence à l’hommage à Kurt Schwitters de Jean Tinguely, Le Méta-Merzbau, construction située au 3ème niveau du Cyclop, lieu de création contemporaine à Milly-la-Forêt. Étourneaux est une pièce intimement liée à la propagation de l’Ursonate, poésie sonore de K. Schwitters, en quatre mouvements, gutturale et syncopée. Ici, Denis Savary, avec le concours de deux imitateurs d’oiseaux, Jean Boucault & Johnny Rasse, s’approprient la rythmique de l’Ursonate pour la restituer par des sifflements d’étourneaux.
On y trouve plusieurs niveaux de références : originalement, l’Ursonate est elle-même un hommage aux poèmes phonétiques abstraits de Raoul Hausmann, artiste dadaïste ; l’étourneau, quant à lui, est connu pour être un des plus grands imitateurs de cris d’oiseaux et de bruits. Rappelons-nous cette presque légende au moment de la création de l’Ursonate : Schwitters séjournait sur une île norvégienne où il s’entraînait à la diction saccadée pour interpréter son œuvre. La poésie aurait été reprise par les étourneaux, se la transmettant même, de génération en génération.
Cette performance, récente acquisition du CNAP, a été réactivée pendant le Festival de l'histoire de l'art, dont le pays invité était la Suisse en 2014.







Le Festival de l'histoire de l'art, un événement gratuit et ouvert à tous les amoureux et curieux d'art et d'histoire, a été créé en 2011 par le Ministère de la culture et de la communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Événement qui a lieu tous les ans à la fin du mois de mai, ces trois journées permettent de profiter librement de conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau. Le Festival explore chaque année un thème et invite un pays dont les méthodes en histoire de l'art sont comparées à celles de la France. En 2014, le thème était "Collectionner" tandis que la Suisse était pays invité.

Afin de laisser une trace de ce partage de savoir, certains événements ont pu être filmés.




Pour plus d'informations: festivaldelhistoiredelart.com




        

Pour en finir avec la croisade : la Turquie et l'Europe / Géraud Poumarède

Géraud POUMARÈDE

23min27

Pour en finir avec la croisade : la Turquie et l'Europe / Géraud Poumarède. In "Penser les frontières européennes au XXIe siècle",
journée d'études organisée dans le cadre des "Amphis de l'Europe" par
le laboratoire France Méridionale et Espagne (FRAMESPA, UTM), l'Université Toulouse-Capitole et l'Institut d'études
politiques, sous la responsabilité scientifique de Bertrand Vayssière.
Toulouse, Université Toulouse II-Le Mirail, 21 mars 2014.
Thématique 2 : Les frontières externes de l'UE : un ferment d'identité ? Séance 1 : Où s'arrête l'Europe ?
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