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Gestes de création au bord de la fiction

1h14min59

Cette table ronde animée par David Vasse, enseignant-chercheur à l'université Caen-Normandie a été filmée dans le cadre du colloque Aux frontière de la fiction : théories, pratiques et création organisé par l'équipe du LASLAR à la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l'Université de Caen Normandie.

Avec Alain Bergala, critique, essayiste et cinéaste; Marina Déak, cinéaste ; Avi Mograbi, cinéaste (entretien vidéo enregistré) ; Diego Trelles Paz, écrivain.
 Le
colloque venait couronner trois années de séminaires consacrés à
l'exploration de deux notions "Fiction" et "Non fiction", les tensions
et porosités qu'elles engendrent dans la production des œuvres
cinématographiques et littéraires, nous interrogeant aussi sur ce que
ces notions recouvrent, leur degré de pertinence pour comprendre la
nature et le mode de fonctionnement de nos représentations ainsi que
notre rapport au réel, dans le cadre d’une production culturelle qui
tient de moins en moins compte des frontières génériques et qui nous
habitue de plus en plus à des pratiques médiatiques où se fondent
réalité et fiction, monde virtuel et monde réel.

Conférence Isabelle QUEVAL, professeure des universités, GRHAPES, INS HEA, UPL

1h48min38

De la perfectibilité des Lumières à l'Homme augmenté, corps entraînés, corps appareillés 



Accès aux sous-titres bientôt disponible

Le réchauffement climatique et les juges, une revolution judiciaire mondiale ?

19min51

Cette communication a été prononcée dans le cadre du colloque international  "Agir en justice au nom des générations futures"
qui s'est tenu à Caen les 17 et 18 novembre 2017. Le concept même de
Justice se comprend désormais en considération de la protection
juridique des générations futures : justice environnementale, justice
climatique (inscrite dans l’Accord de Paris), protections des biens
communs sont autant de nouvelles facettes du concept de justice,
spécifiques à notre temps. Nous vivons incontestablement une époque de
métamorphoses du droit et des droits. C’est dans ce contexte que
s’inscrit le colloque international « Agir en justice au nom des
générations futures ».
Christian Huglo a consacré sa carrière d’avocat et d’enseignant à faire
pénétrer le droit de l’environnement dans tous les secteurs de la vie
publique et de l’économie, tant au niveau national qu’international.
Après un passage à la Commission européenne des Droits de l’Homme de
Strasbourg, Christian Huglo crée le 1er janvier 1969 le cabinet
d’avocats qui porte son nom, rapidement spécialisé dans les affaires de
droit public et de droit de l’environnement, avant de s’associer en 1978
avec Corinne Lepage et fonder Huglo-Lepage Avocats. Christian Huglo est
spécialisé dans les procédures contentieuses, notamment dans les
affaires internationales de pollution et d’environnement et d’expertise
juridique : affaire de l’Amoco Cadiz et procès de Chicago (1978-1992),
affaires de l’Erika, du Levoli Sun et du Prestige, affaires
internationales de pollution de la Méditerranée, du Rhin, de la Baie de
Seine, de la Moselle…
Résumé de la communication
Le contentieux
climatique est spécifique et vient combler un vide juridique laissé par
l’approche traditionnelle du droit international. Ce dernier ne parvient pas à
instituer la protection juridique du climat mondial. Nous sommes entrés dans
une nouvelle ère : celle de l’Anthropocène. Il faut transformer l’office
du juge pour dire le droit sur des enjeux globaux et transgénérationnels. Christian
Huglo propose un véritable tour d’horizon du contentieux climatique.

Certaines
décisions visent à refuser des activités en prévention, en anticipation de la
délivrance d’études d’impacts environnementales. Le second type de contentieux
vise à mettre en cause la responsabilité des États avec deux variantes :
l’annulation de décisions et la possibilité pour le juge de se substituer à l’État
par l’intermédiaire de recours en carence. Le dernier contentieux quant à lui
concerne la responsabilité des entreprises. Le recours d’un agriculteur
péruvien à l’encontre d’une entreprise allemande en est une intéressante
illustration. À ce contentieux s’ajoute celui des réfugiés climatiques.

Aucun tribunal
ne s’est déclaré incompétent pour juger du contentieux climatique. Il s’opère
une véritable révolution judiciaire mondiale notamment par un processus
d’écartement des règles de procédure. Cela bouleverse les concepts de causalité
et conduit tant à l’adaptation du droit classique (droit de l’homme à la
santé), si ce n’est à transcender le droit constitutionnel (duty of care aux Etats-Unis).

Pour la reconnaissance des droits et des devoirs de l’Humanité

20min37

Cette communication a été prononcée dans le cadre du colloque international Agir en justice au nom des générations futures
qui s'est tenu à Caen les 17 et 18 novembre 2017. Le concept même de
Justice se comprend désormais en considération de la protection
juridique des générations futures : justice environnementale, justice
climatique (inscrite dans l’Accord de Paris), protections des biens
communs sont autant de nouvelles facettes du concept de justice,
spécifiques à notre temps. Nous vivons incontestablement une époque de
métamorphoses du droit et des droits. C’est dans ce contexte que
s’inscrit le colloque international « Agir en justice au nom des
générations futures ».
Corinne Lepage est une avocate et une femme politique française engagée dans la protection de l'environnement. Avocate depuis 1975, elle défend les sinistrés des marées noires issues des naufrages de l'Amoco Cadiz en 1978 et de l'Erika en 1999. Elle est maître de conférences et professeur à l'Institut d'études politiques de Paris (à la chaire de développement durable) ainsi qu'aux universités Paris II, Paris-XII et de Saint-Quentin-en-Yvelines. Ministre de l'Environnement de 1995 à 1997, ancienne membre de Génération écologie, fondatrice et présidente du parti écologiste Cap21 depuis 1996, cofondatrice et ancienne vice-présidente du Mouvement démocrate jusqu'en mars 2010, elle est députée au Parlement européen de 2009 à 2014. En 2012, elle fonde l’association Essaim et l’année suivante, la coopérative politique du Rassemblement citoyen. En 2014, elle devient présidente du parti Le Rassemblement citoyen - Cap21 (LRC - Cap21). Elle est présidente d'honneur du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) après en avoir été présidente fondatrice, association d'étude des effets produits par les techniques génétiques sur le vivant.
La Déclaration Universelle des
Droits de l’Humanité a été impulsée par le Président F. Hollande à l’occasion
de la COP 21. Nous avons dépassé l’échelle individuelle, il est désormais
nécessaire de défendre les droits et intérêts de l’Humanité et d’entamer une
nouvelle étape d’évolution des droits humains depuis la DUDH de 1948.

Il est désormais nécessaire de
raisonner en termes de droits collectifs. L’humanité se définit à la fois de
manière verticale et horizontale : elle intègre les générations passées,
présentes et futures et se compose d’un continuum
qui s’étend depuis les États et se décline jusqu’à l’échelle individuelle.
Certains citoyens d’ailleurs agissent déjà au nom des l’humanité. Ce texte est
actuellement et notamment porté par les entreprises, les universités, les
collectivités territoriales, les barreaux et certains États. La Déclaration
Universelle des Droits de l’Humanité prend en compte les rapports de l’homme à
la nature mais aussi du progrès technologique.

Ce texte comporte 12 points en
Préambule, 4 principes, 6 droits et 6 devoirs. Un principe de dignité de
l’humanité impliquant la satisfaction des besoins fondamentaux ainsi que la
protection des droits intangibles. Ce texte n’a de sens que parce que
l’humanité se considère comme responsable à l’égard d’elle-même des
générations futures et de l’ensemble des autres espèces, impliquant divers principes tels
que le principe d’équité intergénérationnelle…

Un jour viendra où un tribunal pénal international de
l’environnement et de la santé pourrait voir le jour dans la continuité de ce
texte à valeur déclaratoire.

Baguenaude au Musée de l'Homme : de l'ethnographie à l'ethnomédecine

Alain EPELBOIN

46min03

Alain Epelboin (AlEp), médecin anthropologue, vidéaste, chercheur au CNRS, affecté dans un laboratoire du Musée de l'Homme du Museum national d'histoire naturelle est filmé par Jean Marc Taieb, infirmier psychiatrique, vidéaste (cf vidéo in Canal U /SMM).
Dans un premier temps, le spectateur suit AlEp dans sa baguenaude, une visite partielle et partiale du parcours permanent du Musée de l'Homme où il présente et explicite essentiellement ses apports à la muséologie : tunique talismanique de devin-guérisseur, objets magiques et amulettes collectés à la décharge à ordures de Dakar-Pikine depuis les années 1983, dispositifs divinatoires en usage chez les Pygmées aka de République centrafricaine et un "car rapide", un transport en commun sénégalais, objet emblématique de la mondialisation.
Dans un deuxième temps, la caméra retrouve AlEp dans la réserve de la collection de recherche d'ethnobiologie, sise au 3 ème étage du Musée de l'Homme. La causerie se poursuit, illustrée par de nombreuses vidéos et photos enregistrées sur le terrain, de l'ethnographie à domicile à l'ethnomédecine en milieu hospitalier parisien.
1 Baguenaude dans le parcours permanent du Musée de l'Homme

- place de la femme au Musé de l'Homme

- exhibitions de nudité et accusation de pédophilie au Musée
de l'Homme

- des objets insolites : l'esthétique du cerveau du crocodile
du Nil

- le costume et les accessoires d'un guérisseur mandingue de
Guedjaway au Sénégal

- divination aka par une sagaie, une hache et un batonnet de
Tabernanthe iboga

- divination aka par la scrutation de copal ou d'une ampoule
électrique

- bercement d'un bébé, animation d'une danse et divination aka
par le hochet

- muséologie de l'exotique par le proche : l'aiguille
préhistorique en os et la machine à
coudre

- l'ethnocentrisme au travers des figurations des hommes et
des femmes de la préhistoire

- permanence de l'érotisme de la préhistoire à nos jours

- illusionnisme et extraction du mal de la préhistoire à nos
jours

- le car rapide sénégalais, un chef d'oeuvre d'art populaire et
un résumé de l'histoire des rapports entre la France et le Sénégal

- les amulettes de la collection ALEP, récoltées à la décharge
à ordures de Dakar-Pikine

2 Causerie dans la réserve des collections d'ethnobiologie du
Musée de l'Homme

- emprise psychologique et illusionnisme : la bouteille
magique des commerçants hausa

- divination par les cauris au Sénégal oriental

- anthropologie des déchets corporels et mise en scène du
corps de l'ethnologue

- enquête auprès d'un guérisseur malien et mise en scène des
maux de dos de l'ethnologue

- interprétation et traitements des rêves de ténia et d'étrons

- les moments indiqués pour se laver, pour faire des
sacrifices

- interprétation et traitements des tremblements du corps, de
formes élémentaires de l'événement

- initiation aux mondes
non visibles au Sénégal oriental et en Afrique centrale

- ethnomédecine à domicile en région parisienne : les djinns
de Hamidou

- ethnomédecine et usages
des sadakh/aumônes/sacrifices thérapeutiques

- ethnomédecine à l'hôpital Bichat : à propos d'un toxicomane
suicidaire

- ethnomédecine à l'hôpital Bichat : à propos d'une jeune
femme déprimée et suicidaire atteinte du VIH
Réalisateurs : J.M. Taieb & A. Epelboin
Auteurs : A. Epelboin & J.M. Taieb
Caméra-son au MDH : J.M. Taieb
Caméra-son sur le terrain : A. Epelboin
Pour en savoir plus
les docs téléchargeables

2016 Epelboin A. Amulettes et objets magiques du Musée de l’Homme, collectés dans les ordures du Sénégal : collection ALEP (Alain Epelboin) 1983-2016. Catalogue multimédia interactif 124 p.
Collection ALEP : amulettes et objets magiques collectés dans les ordures (Mbebess Joal, Mbour, Sénégal, Afrique, Europe) 1983-2014

PORTRAIT D’ALAIN EPELBOIN, MÉDECIN ANTHROPOLOGUE AU CNRS-MNHN (2002).

2002 Esti & Epelboin A. Portrait d’Alain Epelboin, médecin anthropologue au CNRS-MNHN (2002). 13 mn 45 Prod Esti, Epelboin A., SMM CNRS-MNHN Paris


Vidéos cités dans le film et téléchargeables sur Canal U / SMM







DIVINATION PAR LA SAGAIE IN CHRONIQUE AKA DE RCA 1992

1993 (2004) Epelboin A., Bahuchet S., Vargas R. & Co. réalisateurs, « chasse et divination » in Chronique aka 1987-1992 : vie quotidienne et guérissage chez les Pygmées aka de République centrafricaine. Vidéodisque interactif de 63 minutes réalisé dans le cadre de l'exposition L'homme et la Santé Cité des Sciences et de l'Industrie, La Villette, inaugurée en avril 1993. Coproduction LACITO, CSI, CNRS AV



DIVINATION PAR L’AMPOULE ÉLECTRIQUE IN CHRONIQUE AKA DE RCA 1988

2016 Epelboin Alain Chronique aka, janvier 1988, Bagandou, Akungu : retour à Akungu. 31 mn 47. Prod. SMM CNRS-MNHN Paris



EXTRACTION D’UNE PIERRE MALÉFIQUE IN CHRONIQUE AKA DE RCA 1989

2016 Epelboin A. Chronique aka novembre 1989, Ngopama, Lobaye, RCA : diagnostic et extraction d’une pierre maléfique. 10 mn 14. Prod SMM CNRS-MNHN Paris
LE MASSACRE DES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS À TIAROY EN 1944 IN UN CAR RAPIDE AU MUSÉE DE L’HOMME DE PARIS 2015

2015 Epelboin A. & Touré Ndiabou Sega. Un car rapide au Musée de l’homme de Paris : un chef-d’oeuvre d’art populaire, un art parlant. 42 mn 42. Prod. Alain Epelboin, SMM-CNRS Paris
DIVINATION PAR LES CAURIS PAR YANGO DIALLO AU SÉNÉGAL ORIENTAL 2000

2013 Epelboin A. Yango Diallo et le sida : divination par les cauris. Ibel, Sénégal oriental, 2001. 3 mn 36. Prod. SMM CNRS-MNHN Paris



MIME DE TOILETTE ANALE AU SÉNÉGAL 1986

1989 Epelboin A. Le bâtonnet et l’eau : techniques quotidiennes d’entretien du corps à Dakar-Pikine (Sénégal 1986). 10 mn. Prod APSONAT, LACITO CNRS et CNRS AV



SOINS DES MAUX DE DOS DE L’ETHNOLOGUE À BAMAKO 1995

1995 Epelboin A. Soins des maux de dos de l’ethnologue par un devin-guérisseur bambara à Bamako 1995 : géomancie, divination par les comptes de traits dessinés dans le sable 19 mn 15. Production SMM CNRS-MNHN Paris



ABLUTION AVEC L’EAU DU CANARI DES GÉNIES AU SÉNÉGAL 1998

1998 Epelboin A. & BOCLET D. Du rite au soin : toilette et guérissage à Joal (Sénégal, décembre 1997) 29 mn. Prod. URA 882, LACITO, CNRS AV



DIVINATION PAR CONTRACTURE DU BRAS AU SÉNÉGAL ORIENTAL 1990

1991 Epelboin A. De la pierre au bras (Tikankali, village nyokholonké des collines du Bandemba, Sénégal oriental février 1990.) 22mn, Coprod. LACITO, MNHN, CNRS AV



SORTIE DE MASQUES AGRAIRES CHEZ LES PEULS BANDE DU SÉNÉGAL ORIENTAL 1980

2018 Epelboin A. & Epelboin S. Sortie de masques ganguran agraires Ibel, Sénégal Oriental. 1983. Super 8, 2 mn 27. Prod. SMM CNRS-MNHN Paris



SORTIE DE MASQUE LORS D’UNE SOIRÉE DE DANSE IN CHRONIQUE AKA JANVIER 1988

2016 Epelboin Alain Chronique aka, janvier 1988, Bagandou, Akungu : retour à Akungu. 31 mn 47. Prod. SMM CNRS-MNHN Paris



EXTRACTION DU MAL D'UNE FEMME ENCEINTE IN CHRONIQUE AKA 1989

2017 Epelboin A. Chronique aka, 12 décembre 1989, Motonga, RCA : petit déjeuner et extraction du mal d'une femme enceinte. 4 mn. Prod SMM CNRS-MNHN Paris


SIFFLET BEKA, YODEL ET POLYPHONIE IN CHRONIQUE AKA 2006

2007 A. Epelboin Chronique aka, 13 juin 2006, Békélé, Lobaye, RCA : sifflet beka, yodel et polyphonie par Ginza et Cie. 3 mn 51 Prod. A. Epelboin SMM, CNRS-MNHN Paris

La question nucléaire, à l'origine d'une nouvelle pensée : le catastrophisme

17min53

Cette communication a été prononcée dans le cadre du colloque international  "Agir en justice au nom des générations futures" qui s'est tenu à Caen les 17 et 18 novembre 2017. Le concept même de Justice se comprend désormais en considération de la
protection juridique des générations futures : justice environnementale,
justice climatique (inscrite dans l’Accord de Paris), protections des
biens communs sont autant de nouvelles facettes du concept de justice,
spécifiques à notre temps. Nous vivons incontestablement une époque de
métamorphoses du droit et des droits. C’est dans ce contexte que
s’inscrit le colloque international « Agir en justice au nom des
générations futures ».
Frédérick Lemarchand est maitre de conférences en sociologie à l’Université
de Caen, habilité à diriger des recherches et codirecteur du Pôle Risques
de la Maison de la recherche en sciences humaines de Caen. Il a dirigé le
Laboratoire d’Analyse sociologique et anthropologique des risques et membre du comité de rédaction des revues Vertigo et Ecologie et
politique.  Attaché à la compréhension des mutations profondes de
l’époque contemporaine, il a mené une réflexion depuis vingt ans
conjointement sur le mouvement paysan écologiste en France et sur les
dynamiques des vulnérabilités techniques et environnementales.

Résumé de la communication
L’avènement de la bombe atomique a poussé l’anthropologie (philosophique ou sociologique) à devoir penser à nouveaux frais la question de l’humanité, de sa finitude et peut-être même de sa fin prochaine. L’audacieux philosophe Gunther Anders, qui ouvra la voie aux théories catastrophistes ultérieures (Jonas, Dupuy), avait compris l’enjeu de la transformation de la condition humaine dès lors que celle-ci serait placée « à l’ombre de la menace » (permanente, de destruction). Ainsi, s’il l’on pouvait affirmer après la découverte des camps d’extermination que « l’humanité était devenue tuable » selon ses propres termes, elle était aussi devenue, et presque concomitamment « mortelle » à l’aube du 6 août 1945. Depuis lors, de nombreuses formes alors impensables et encore difficilement représentables (effondrement de la biodiversité et perspective d’une sixième grande extinction des espèces, changement climatique, posthumain…) viennent constituer l’éventail élargi des modalités de l’autodestruction de l’humanité. Face à cette nouvelle figure du destin, une pensée catastrophiste s’avère nécessaire pour penser ce que nous faisons, qui produirait de l’avenir une image suffisamment repoussante pour qu’elle nous pousse à agir, et surtout à sortir définitivement du modèle de gestion des risques et des logiques de précaution. La question nucléaire est plus problématique que jamais, alors que le caractère fictionnel de la notion « d’arme de paix » nous apparaît au grand jour. Comme tous les objets techniques, la bombe est faite pour servir. La mort récente du « héro » russe Stanislav Petrov qui, dans la nuit du 25 au 26 septembre 1983, évita dit-on la troisième guerre mondiale en refusant se croire le signal d'alarme des satellites de surveillance qui lui annoncent l'attaque de cinq ou six missiles américains contre l'URSS, doit nous rappeler que la menace est plus présente que jamais.

L'enfant, entre précarité sociale et précarité scolaire

1h02min24

Pierre PÉRIER, Professeur des Universités, Université Rennes 2, chercheur au CREAD EA3875, Centre de recherche sur l’éducation, les apprentissages et la didactique
L’enfant entre précarité sociale et précarité scolaire. Il montrera comment les conditions de vie et ressources (avoirs, pouvoirs, savoirs) des familles populaires les plus précaires affectent les dispositions et chances scolaires des enfants (rapport au temps, travail à la maison, gestion des diffi cultés, lien entre parents et école, rapport à l’avenir...) Il s’appuiera sur une enquête sur un quartier populaire inscrit dans un PRE, avec ATD comme acteur du lien école-familles.

Pauvreté, précarités : l'enfant dans sa famille

55min20

Cette conférence a été donnée dans le cadre de la 9ème journée d'étude
organisée par le CIRNEF, intitulée "L'enfant et les interventions
socio-éducatives : transformations de la précarité".
Geneviève Bergonnier-Dupuy est professeure des universités à Paris X Nanterre (Centre de recherche éducation et
formation, EA 1589, Equipe éducation familiale et interventions sociales
auprès des familles).
Geneviève Bergonnier-Dupuy présente les contextes de précarités au sein des familles auprès desquelles elle mène ses recherches mais aussi dans le secteur de protection de l’enfance. Quel vécu de l’enfant, quelle actualité de la recherche et quelles questions vives ?

L’Aventure dans l’Odyssée d’Homère (par François Dingremont)

François DINGREMONT

1h49min29

Pour comprendre de qui, voire de quoi, l'Odyssée est l'aventure, je proposerai d'éclairer les bornes narratives des pérégrinations d'Ulysse: Lieu et situation de départ; point extrême du parcours; dynamique, raison et étapes du retour. Cet éclairage nous permettra de questionner le mythe d'Ulysse le voyageur.

François Dingremont

Radicalités violentes, perspectives comparatistes

Farhad KHOSROKHAVAR

2h00min17

La table ronde du séminaire de la Plateforme Violence et sortie de la violence a réuni trois spécialistes des radicalisations et du djihadisme : Farhad Khosrokhavar (FMSH), Jérôme Ferret (MSH-Toulouse) et Dominique Thomas (EHESS). Ils font l'état des lieux de la recherche sur les radicalisations presque trois ans après l'attentat de Charlie Hebdo et apportent des éclairages depuis leurs terrains respectifs, en France, au Pays basque, au Royaume-Uni et au Moyen-Orient. Cette perspective comparatiste s'inscrit également dans le cadre de leurs travaux au sein du Panel international sur la sortie de la violence.
Farhad Khosrokhavar
Farhad Khosrokhavar est directeur d'études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et directeur de l’Observatoire des radicalisations à la FMSH. Il était directeur du Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques (CADIS, EHESS-CNRS) de mai 2015 à août 2016. Ses recherches portent sur la sociologie de l'Iran contemporain, sur les problèmes sociaux et anthropologiques de l'islam en France mais également sur la philosophie des sciences sociales. Auteur de nombreux ouvrages sur le djihadisme, la radicalisation en prison et les révolutions arabes, dont Prisons en France. Violence, radicalisation, déshumanisation... Quand surveillants et détenus parlent, Editions Robert Laffont, 2016 et Le jihadisme. Le comprendre pour mieux le combattre (avec D. Bénichou et P. Migaux), Plon, 2015.

Jérôme Ferret
Jérôme Ferret est maître de Conférences HDR en sociologie à l'Université de Toulouse Capitole, chercheur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Cadis, EHESS-CNRS) et co-directeur de la Maison des Sciences de l'Homme et de la Société de Toulouse (MSHS T, CNRS). Il étudie la violence politique, le terrorisme, la dynamique de confrontation entre les jeunes et la police dans les zones urbaines en France et en Espagne.

Farhad Kosrokhavar et Jérôme Ferret dirigent l'Observatoire des radicalisations de la Plateforme Violence et sortie de la violence. Ils sont également membres de l'ANR SoV et du Panel international sur la sortie de la violence.

Dominique Thomas
Dominique Thomas est titulaire d’un DEA de l’INALCO (Paris, 1995) en Études Arabes et d’un DEA en Sciences Politiques de l’IEP (Paris, 2001). Il fut ensuite enseignant et coordinateur en charge de programmes pédagogiques auprès du Consulat Général de France de Jérusalem, au sein du Centre Culturel Français de Gaza (1995-1998). Il est actuellement chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris, associé aux programmes du centre de recherche de l’EHESS (Institut d’études de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman - ISMM). Il a aussi réalisé plusieurs dossiers d’analyse sur la mouvance djihadiste radicale pour des consultances privées pour de nombreux Think tank européens et institutions publiques françaises. Après avoir longtemps travaillé sur les groupes jihadistes de la péninsule arabe et sur le champ jihadiste de Londres, ses thèmes de recherche restent aujourd’hui concentrés autour de l’islam politique radical, en particulier son évolution depuis les révoltes arabes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur ces questions, dont le dernier ouvrage, Générations djihadistes, Al-Qaïda, Etat islamique histoire d’une lutte fratricide, est paru en octobre 2016. Il a également contribué à de nombreux articles dans la presse francophone et arabophone.

Entretien avec Michel Volle

12min41

Interview de Michel Volle, dans le cadre du colloque " Les métamorphoses des relations Etat/Entreprise " sur le thème : " Peut-on faire l'économie de l'incertitude ? "


"L’Entreprise contre l’Etat ?" de Pierre Musso



Dans le cadre de sa résidence à l’Institut en tant que membre associé, Pierre MUSSO
a mené un premier cycle d’un séminaire pluriannuel d’un groupe de
réflexion qui s’est réuni à plusieurs reprises à Nantes et à Paris
autour des métamorphoses relations de l’Etat et de l’Entreprise.

Cette publication qui sortira le 21 septembre prochain aux éditions Manucius est issu d’un séminaire et d’un colloque public qui s’est déroulé les 7 et 8 décembre 2016.

Résumé de l’ouvrage:

Les relations de l’Etat et de l’Entreprise se métamorphosent.
Considérer sur le long terme et d’un point de vue anthropologique, comme
une institution, l’Entreprise semble imposer sa vision et sa
normativité managériale à l’Etat.Elle domine l’économie et l’innovation
technologique et étend son emprise dans les domaines culturel et
politique.

«L’Entreprise pense, l’Etat dé-pense », pourrait-on résumer.
En France, l’Etat semble sacralisé, même s’il tend à s’affaiblir, et la
grande Entreprise est plutôt l’objet de critiques ou de passions
contrastées  alors qu’elle tend à se renforcer à l’échelle mondiale.
L’Etat et l’Entreprise sont producteurs de cultures, de signes, de
rites, de symboles, de concepts et de représentations sociales. D’un
côté, l’Etat a des missions étendues et incarne « l’intérêt général »,
le service public, la nation ou la justice, de l’autre l’Entreprise
défend l’efficacité, le profit et la production de biens et services.
Mais l’entreprise est-elle même une institution ou une organisation, ou
tout simplement l’exercice d’une liberté, celle d’entreprendre ?

C’est à ces problématiques que et ouvrage élaboré dans le cadre des
séminaires de l’Institut d’études avancées de Nantes, par un collectif
de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d’entreprises
privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, tente de répondre.

Ouvrage conçu sous la direction de Pierre Musso avec la
participation de Marc Chopplet, Pascal Daloz, Corine Eyraud, Pascal
Feillard, Jacques Fournier, Jean-Christophe Gracia, Samuel Jubé,
Thibault Le Texier, Romain Laufer, Pierre Musso, Jean Peyrelevade,
Baptiste Rappin, Claude Riveline, Jean-Philippe Robé, Alain Supiot,
Arnaud Teyssier et Michel Volle.

Entretien avec Romain Laufer

15min34

Interview de Romain Laufer, dans le cadre du colloque " Les métamorphoses des relations Etat/Entreprise " sur le thème : " Peut-on faire l'économie de l'incertitude ? "


"L’Entreprise contre l’Etat ?" de Pierre Musso



Dans le cadre de sa résidence à l’Institut en tant que membre associé, Pierre MUSSO
a mené un premier cycle d’un séminaire pluriannuel d’un groupe de
réflexion qui s’est réuni à plusieurs reprises à Nantes et à Paris
autour des métamorphoses relations de l’Etat et de l’Entreprise.

Cette publication qui sortira le 21 septembre prochain aux éditions Manucius est issu d’un séminaire et d’un colloque public qui s’est déroulé les 7 et 8 décembre 2016.

Résumé de l’ouvrage:

Les relations de l’Etat et de l’Entreprise se métamorphosent.
Considérer sur le long terme et d’un point de vue anthropologique, comme
une institution, l’Entreprise semble imposer sa vision et sa
normativité managériale à l’Etat.Elle domine l’économie et l’innovation
technologique et étend son emprise dans les domaines culturel et
politique.

«L’Entreprise pense, l’Etat dé-pense », pourrait-on résumer.
En France, l’Etat semble sacralisé, même s’il tend à s’affaiblir, et la
grande Entreprise est plutôt l’objet de critiques ou de passions
contrastées  alors qu’elle tend à se renforcer à l’échelle mondiale.
L’Etat et l’Entreprise sont producteurs de cultures, de signes, de
rites, de symboles, de concepts et de représentations sociales. D’un
côté, l’Etat a des missions étendues et incarne « l’intérêt général »,
le service public, la nation ou la justice, de l’autre l’Entreprise
défend l’efficacité, le profit et la production de biens et services.
Mais l’entreprise est-elle même une institution ou une organisation, ou
tout simplement l’exercice d’une liberté, celle d’entreprendre ?

C’est à ces problématiques que et ouvrage élaboré dans le cadre des
séminaires de l’Institut d’études avancées de Nantes, par un collectif
de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d’entreprises
privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, tente de répondre.

Ouvrage conçu sous la direction de Pierre Musso avec la
participation de Marc Chopplet, Pascal Daloz, Corine Eyraud, Pascal
Feillard, Jacques Fournier, Jean-Christophe Gracia, Samuel Jubé,
Thibault Le Texier, Romain Laufer, Pierre Musso, Jean Peyrelevade,
Baptiste Rappin, Claude Riveline, Jean-Philippe Robé, Alain Supiot,
Arnaud Teyssier et Michel Volle.
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