Documents pour «journalisme»

La 7ème cible

De Claude Pinoteau

1h47min26

Bastien Grimaldi, écrivain réputé, est agressé un soir dans la rue. Apparemment, l'agression est gratuite. Mais les coups de téléphone répétés, les lettres anonymes s'accumulent. Grimaldi mène sa propre enquête pour comprendre qui est à l'origine de ces menaces.

A serious game Den allvarsamma leken

De Pernilla August

1h51min23

Dans la Suède du début du XXème siècle, Arvid Stjärnblom, un jeune journaliste, et Lydia Stille, fille d’un artiste peintre, tombent éperdument amoureux. Mais leur idéal d’une passion pure et inconditionnelle se heurte à la réalité de l’époque ; désargentés et effrayés par l’avenir, ils épousent finalement, l’un comme l’autre, un parti plus fortuné.  Des années plus tard, alors que chacun a fondé un foyer, ils se retrouvent. Déchirés entre famille et passion, ils devront dès lors assumer leur choix et en payer le prix…

Un nuage entre les dents

De Marco Pico

Reporter de choc dans un journal à sensation, Malisard fait équipe avec le photographe Prévot. A force de traîner leurs guêtres en quête d'événements sanglants, ils ont acquis le surnom de «cow-boys». Un jour, les deux petits garçons couleur café au lait de Prévot disparaissent à la sortie de l'école. Croyant à un enlèvement, Malisard et Prévot déclarent très officiellement leur absence à la presse et entreprennent des recherches...

Fixeur

De Adrian Sitaru

1h35min35

Radu, un jeune et ambitieux journaliste veut se faire un nom dans la presse internationale. Quand deux prostituées mineures sont rapatriées de France, il est engagé comme fixeur dans l’équipe d’une chaîne de télévision française dirigée par un journaliste reconnu. Mais durant le voyage, les intentions, les ambitions et les limites de chacun vont se révéler.

Plantu L'éditorial en caricature

De Julien Plantureux

51min40

Ce documentaire est un portrait de Plantu, caricaturiste pour les journaux Le Monde et l'Express. Le film montre la création du dessin de Plantu, qu'il soit au quotidien au Monde, ou à l'hebdomadaire L'Express. Grâce à l'intervention de nombreux collaborateurs de ces deux journaux (Edwy Plenel, André Fontaine, Michel Labro...), on entre dans les coulisses du métier de reporter-dessinateur. Le travail de Plantu ne s'arrête pas à la réalisation de dessins: celui-ci va à la rencontre de dessinateurs étrangers, réalise des interviews politiques (Yasser Arafat et Shimon Peres), présente des expositions de ses dessins et donne des conférences. Le film aborde différentes questions, particulièrement la notion de censure ou d'autocensure (point de désaccord entre Plantu et ses rédacteurs en chef). Plantu compare également l'exercice de son métier avec celui des dessinateurs en Iran, au Sri Lanka, à Madagascar et à Singapour. Différentes personnalités interviennent dans ce film: Régis Debray s'interroge sur le conformiste du dessin de Plantu, Jean-Pierre Chevènement revient sur les dessins durant la guerre du Golfe et les compare avec ceux de la Corse, Guy Bedos et François Rollin ironisent sur l'emphase des hommes politiques qualifiant Plantu de "meilleur éditorialiste de la presse" :  la succession d'éloges des députés de toutes tendances filmés à l'Assemblée Nationale prête en effet à sourire. Ce film permet de découvrir le travail de Plantu et dévoile un aspect inconnu de son oeuvre : la sculpture.

L'Attrape-rêves

De Claudia Llosa

1h32min36

À Nunavut, dans le Grand Nord canadien, Nana Kunning consulte un guérisseur pour l'un de ses fils. Cette rencontre va bouleverser le cours de son existence.

Vingt ans plus tard, son fils aîné part sur les traces de sa mère, accompagné d'une journaliste française. Nana est devenue guérisseuse aux confins du Cercle polaire...

Seconde table-ronde : place et représentations du religieux et de la laïcité dans les médias

Dominique GREINER

1h13min24

Animatrice : Sophie Gherardi, journaliste et ancienne directrice de publication du site d’information fait-religieux.com Intervenants : Ghaleb Bencheikh, théologien, philosophe, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, animateur de l’émission Islam sur France 2 Dominique Greiner, assomptionniste, rédacteur en chef de La Croix, enseignant de théologie morale à l’Institut catholique de Lille Haïm Korsia, grand rabbin de France Tareq Oubrou, imam, recteur de la Grande Mosquée de Bordeaux Jean-Philippe Schreiber, professeur à l’Université libre de Bruxelles, philosophe spécialiste de la laïcité, fondateur du site « Observatoire des Religions et de la Laïcité » (site d’information et d’analyse sur l’actualité des religions.  

Première table-ronde : Pratiques et déontologie journalistiques à l’épreuve des faits religieux

Jean-François MAYER

1h38min27

Ouverture par Sophie Gherardi, journaliste et ancienne directrice de publication du site d’information fait-religieux.com Animateur : Jean-François Mayer, historien des religions, directeur de l’Institut Religioscope. Intervenants Jean-Louis Bianco, Président de l’Observatoire de la laïcité Cyril Lemieux, directeur d’études à l’EHESS, spécialiste de la sociologie des médias et de l’espace public Eric Vinson, enseignant et journaliste spécialisé sur le fait religieux et laïque (Ecole de Journalisme – Sciences Po ; Institut Catholique de Paris), Président de l’association « Enquête » Valentine Zuber, directrice d’étude à l’EPHE et titulaire de la chaire de « Religions et relations internationales »

Forum Nîmois - Charles GIDE - SERVAN SCHREIBER - 28 avril 2016

1h26min53

L’activité de notre association Charles Gide reprend, pour son cycle de conférences "le forum Nîmois Charle GIDE" Jean MATOUK président de l'assosiation et professeur des universités recoit, le 28 avril 2016, à la maison du protestantisme à Nîmes Jean
Louis Servan Schreiber.
Pour que nul ne s’étonne que je te tutoie, je révèle en
exergue de ta conférence que nous nous connaissons depuis 70 ans sauf erreur et
notre entrée à St Louis de Gonzague. C’est un bail ! C’est rare que des
amitiés durent aussi longtemps

J’ai eu du mal à te convaincre de venir ! Ta vie a été
tellement remplie !  Tu as été, en premier
lieu, un journaliste et un « patron de presse » plein de dynamisme et
de réussite. Il faut dire que tu as baigné dans ce milieu des ta naissance.
C’est en effet, en 1908 que ton père Emile Schreiber et ton oncle Robert,
créèrent le mensuel Les Echos, qui a servi d’abord d’outil de promotion à la
vente de leur matériels divers. En 1913 
il devient hebdomadaire sous le titre«  Les Echos de l’exportation ».C’est
en 1937 qu’il devient un quotidien généraliste de l’économie et des affaires. Suspendu
évidemment pendant la guerre, il reparait en 1945, ses fondateurs ayant modifié
leur nom pour des raisons évidentes, en y ajoutant Servan. Tu y entreras en
1960. Il sera vendu à la famille Beytout en 1963, laquelle le revendra au
groupe Financial Times en 1988.

Mais entretemps ton frère Jean Jacques a, en 1954, créé
L’Express qui reste le grand hebdomadaire que l’on connait aujourd’hui, avec sa
devise si objective : Dire la
vérité, telle que nous la voyons

Après un stage dans la presse américaine, tu y entres en
1964, et  y parfait ta formation, puis
en, 1967, renouant avec la tradition économique familiale, tu crées
l’Expansion, avec Jean Boissonnat comme directeur de la rédaction. Création
précédé d’une étude très précise du futur lectorat, menée par la SEMA. Cette
prudence méthodologique explique sans doute ton premier très grand succès. J’ai
eu l’honneur d’y écrire. Il devient Groupexpansion, en absorbant L’Entreprise,
la Vie financière et La Tribune. Il fera ensuite, par le hasard des mouvements
capitalistique, après un passage chez Vivendi, retour dans le groupe
Express-Expansion. Tu en es resté président jusqu’en 1999.

Mais toi-même, entre temps, en tant que patron de presse, tu
auras déjà vogué vers de nouveaux rivages, au sens propre, puisque tu auras
créé au Maroc, le premier  hebdomadaire
économique du pays : «  La vie économique ». Tu la revendras
trois ans plus tard – certains bonnes langues à ton égard  disent que la clarté et la franchise des
analyses du journal ne plaisaient pas trop à Hassan II-, et va racheter alors,
en 1997, Psychologie. Ce magazine avait été créé en 1970, et tu allais en faire
un nouveau succès d’édition sous le titre 
Psychologies magazine, dont le tirage, de 70.000 à l’achat est passé,  disent les gazettes, à 350.000 exemplaires et
dans la gestion duquel on voit nettement la patte experte de ton épouse Perla.
Le groupe Lagardère y prend 49% en 2004, ce qui te permet de décliner le
magazine en Italie, Espagne, Belgique, Grande Bretagne, Russie, Chine. Bref un
troisième succès de presse !

Peu d’hommes, Jean Louis, peuvent se targuer d’avoir ainsi
réussi d’eux-mêmes trois succès de ce type. Certes, comme je le disais au
début, tu es né avec une plume dans la bouche, et quelques moyens financiers.
Mais ces succès ne sont pas ceux d’un fils à papa ! Ils sont ton œuvre. Tu
as eu, chaque fois, l’intuition d’un « besoin » nouveau en termes
culturels. Tu étais, comme on dit, parfaitement dans l’air du temps en 1967,
époque d’émergence de ceux qu’on appelait les cadres, qui se souciaient de
mieux comprendre le développement économiques, quand tu as créé l’Expansion
qui, sans l’astreinte de la lecture quotidienne, permettait à ces cadres de se
tenir informés

De même que tu as humé intelligemment l’air culturel du Maroc
en 1994, alors qu’apparaissait aussi , dans ce pays en émergence, le souci de
comprendre l’économie. De même, en cette fin du vingtième siècle, tu avais
senti la vogue nouvelle de la psychologie, la psychanalyse, et ce besoin subtil
de se « connaitre soi-même, le « gnoti séauton » de Socrate, d’aller
au-delà de la confrontation directe avec autrui, en cherchant comment cet
autrui construit lui-même sa pensée. J’ose dire aussi que tu as bénéficié de ce
début de développement d’un narcissisme assez généralisé, dont Facebook et les
selfies sont les expressions les plus courantes. Mais je puis témoigner, pour
avoir très longtemps lu ce magazine, que même ceux qui, depuis toujours,
avaient les plus grandes réserves sur la masse d’étudiants qui se ruaient sur
la « psycho-socio », trouvaient un grand intérêt théorique à ce
magazine.

Enfin, en 2010, avec Perla vous repreniez le magazine
« Nouvelles clés » de Marc de Smedt, que vous rebaptisiez « Clés »,
qui, à l’origine était dit «  de développement spirituel et
spiritualité » destiné principalement aux créatifs culturels. Je n’ai
aucunement la prétention d’être un créatif culturel. Je serais déjà heureux si
j’avais pu créer un concept en sciences économiques. Mais je dois dire que la
lecture de « Clés » tous les mois est toujours un grand moment, et
aussi une source abondante de personnes à connaître et, si possible, à inviter
au Forum, et d’idées pour mes propres productions intellectuelles. Si le tirage
n’a pas été ce que tu espérais, je dis que c’est encore, qualitativement, une très
grande réussite indiscutable de vous deux.

Durant ces trois aventures, tu avais, par ailleurs écris
quatorze livres. Trois d’entre eux ont trait à la gestion du temps :
« L’Art du temps » en 1983, puis « Le nouvel art du temps »
en 2000, puis « Trop vite » en 2010. Le temps qui passe trop vite
quand on agit et qui est si long quand on s’ennuie, est ton thème préféré. J’avais
été très impressionné par le premier, m’avouant cependant vite incapable de
respecter la discipline que tu y préconisais. En 1977, ton « A mie
vie », m’avait laissé rêveur. J’avais 40 ans comme toi, et les quatre-vingt
ans que tu visais implicitement me paraissaient bien loin. En même temps à l’époque,
c’était plutôt un horizon long, donc plein d’espoir. On mourrait autour de nous
plus jeune en moyenne. Eh, bien Jean Louis, nous y sommes ou presque ! En
2014, « Pourquoi les riches ont gagné » m’a beaucoup plus car c’est
une analyse sans concessions d’un milieu que tu as toujours tangenté, mais sans
t’y perdre.

Ton dernier livre est « C’est la vie ». Pourquoi
avais-tu choisi comme thème de ce soir « Eloge de l’ignorance », et
quel est le rapport avec ce livre. Est-ce une réminiscence de la deuxième béatitude
de Mathieu : « Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des cieux
est à eux ».  Le savoir est-il un
tel puits sans fond qu’il rend malheureux ? Vaste débat depuis 2000 ans,
vaste sujet. A toi Jean Louis, old chap !

Le Dernier Amant romantique

De Just Jaeckin

1h39min05

Un journaliste organise à Paris, pour un magazine new-yorkais, le concours du "dernier amant romantique".

Le climat : quel traitement par les médias ?

04min47

Isabelle Veyrat-Masson distingue quatre fonctions des
médias français dans l’espace public. Cette distinction s’appuie sur
les travaux de Guillaume Sainteny de 1994, sur les médias français et
l’écologisme.

Tout d’abord, les médias ont une fonction d’agenda :
ils sélectionnent les thèmes qu’ils considèrent comme méritant
l’attention du public et traitent surtout les grands évènements
climatiques, en particulier les catastrophes (tempêtes, inondations,
incendies...). Ces questions du quotidien choisies par les médias sont
ainsi des questions qui ont rapport avec l’environnement. Elles font
émerger la première écologie politique. Autre aspect important lié
à cette fonction d’agenda : la question climatique passe dans les
années 1970 des journaux spécialisés à la grande presse. Ainsi les
médias se dotent de journalistes spécialisés et des tribunes
d’experts sont publiées.

La deuxième fonction est celle de l’amorçage :
c’est-à-dire que les médias proposent un cadrage, une prise de
position. Des propos engagés et militants qui vont dans le sens de la
dénonciation du réchauffement climatique voient le jour. Cela pose un
problème aux journalistes qui veulent rester objectifs et éviter le
cadrage. Ils doivent donc choisir entre ces deux attitudes : engagement
ou objectivité. Les effets de cet amorçage sont que les faits divers
climatiques sont présentés comme des conséquences du réchauffement
climatique alors que certains scientifiques se refusent de faire ce lien
de causalité directe.

La troisième fonction est celle de la légitimation et le l’institutionnalisation des questions liées à l’environnement et au climat.
Elle se fait principalement par l’image (télévision) car elle a un
effet de représentativité important. Il y a également une
augmentation des rubriques dans les journaux qui légitimise ces
questions.
Enfin, la quatrième fonction est celle de
la mobilisation : elle concerne la capacité des médias à mobiliser
les citoyens sur certaines questions liées au climat. L’apparition des
nouvelles technologies de communication a permis de développer
considérablement ce phénomène. Cette mobilisation se fait aussi via
des documentaires marquants (ex : Al Gore, Yann Arthus Bertrand).
Certains journalistes utilisent aussi leur notoriété afin de mobiliser
le plus grand nombre. Enfin, internet et les réseaux sociaux sont des
vecteurs importants permettant la mobilisation citoyenne.

L'Affaire Jessica Fuller The Face of an Angel

De Michael Winterbottom

1h37min32

Thomas, un cinéaste en mal d'inspiration, se rend en Italie dans l’espoir de réaliser un reportage sur un fait divers qui défraye la chronique : l’assassinat d’Elizabeth Pryce, une jeune étudiante.

C'est sa colocataire, Jessica Fuller qui est suspectée du meurtre. Pris dans la frénésie médiatique qui entoure cette affaire, Thomas est assisté de Simone Fort, une journaliste qui a tiré un livre de ses investigations sur le jugement controversé de la jeune étudiante...