Documents pour «Religion»

Sur le divan des guérisseurs : Présentation du CCOMS et des Conseils locaux de santé mentale

Renaud EVRARD

31min10

Description : La notion de « santé mentale » accompagne une démocratisation d'un champ qui était autrefois réservé aux cliniciens et à leurs patients. A cette extension répond une multiplication des offres de soins, soulignée par les conflits actuels entre les différentes écoles de psychothérapie et les tentatives de réglementation basées sur des principes à la fois scientifiques et légaux. Mais, pour soigner leurs souffrances psychiques, les populations n'ont pas attendu que se développent des offres normées : depuis des siècles, elles consultent des praticiens dans le champ du religieux et de ses marges (guérisseurs, désenvoûteurs, exorcistes, etc.) pour des préoccupations relatives autant à l'âme qu'au corps. Ces dispositifs alternatifs n'ont pas disparu dans le méme temps où s'étoffait l'offre médico-psychologique conventionnelle, et on assiste aujourd'hui, en France comme ailleurs, à ce qui a pris le nom de « pluralisme thérapeutique » et qui a surtout été étudié dans le cadre des soins somatiques. Sans toujours se l'avouer, propageant une culture du secret, des « patients » transitent entre ces différents dispositifs. Et des cliniciens, comme certains chercheurs en anthropologie et en sociologie, en sont venus à s'interroger sur ces itinéraires de soins pour comprendre à quelles fonctions ils répondent.

Sur le divan des guérisseurs : Le voyage chamanique en tant que outil thérapeutique dans les pratiques néo-chamaniques en France

Renaud EVRARD

21min39

La notion de « santé mentale » accompagne une démocratisation d'un champ qui était autrefois réservé aux cliniciens et à leurs patients. A cette extension répond une multiplication des offres de soins, soulignée par les conflits actuels entre les différentes écoles de psychothérapie et les tentatives de réglementation basées sur des principes à la fois scientifiques et légaux. Mais, pour soigner leurs souffrances psychiques, les populations n'ont pas attendu que se développent des offres normées : depuis des siècles, elles consultent des praticiens dans le champ du religieux et de ses marges (guérisseurs, désenvoûteurs, exorcistes, etc.) pour des préoccupations relatives autant à l'âme qu'au corps. Ces dispositifs alternatifs n'ont pas disparu dans le méme temps où s'étoffait l'offre médico-psychologique conventionnelle, et on assiste aujourd'hui, en France comme ailleurs, à ce qui a pris le nom de « pluralisme thérapeutique » et qui a surtout été étudié dans le cadre des soins somatiques. Sans toujours se l'avouer, propageant une culture du secret, des « patients » transitent entre ces différents dispositifs. Et des cliniciens, comme certains chercheurs en anthropologie et en sociologie, en sont venus à s'interroger sur ces itinéraires de soins pour comprendre à quelles fonctions ils répondent.

Sur le divan des guérisseurs : Avocat du diable et nouveau thérapeute, ou comment le prêtre-exorciste élabore sa légitimité

Renaud EVRARD

31min39

Description : La notion de « santé mentale » accompagne une démocratisation d'un champ qui était autrefois réservé aux cliniciens et à leurs patients. A cette extension répond une multiplication des offres de soins, soulignée par les conflits actuels entre les différentes écoles de psychothérapie et les tentatives de réglementation basées sur des principes à la fois scientifiques et légaux. Mais, pour soigner leurs souffrances psychiques, les populations n'ont pas attendu que se développent des offres normées : depuis des siècles, elles consultent des praticiens dans le champ du religieux et de ses marges (guérisseurs, désenvoûteurs, exorcistes, etc.) pour des préoccupations relatives autant à l'âme qu'au corps. Ces dispositifs alternatifs n'ont pas disparu dans le méme temps où s'étoffait l'offre médico-psychologique conventionnelle, et on assiste aujourd'hui, en France comme ailleurs, à ce qui a pris le nom de « pluralisme thérapeutique » et qui a surtout été étudié dans le cadre des soins somatiques. Sans toujours se l'avouer, propageant une culture du secret, des « patients » transitent entre ces différents dispositifs. Et des cliniciens, comme certains chercheurs en anthropologie et en sociologie, en sont venus à s'interroger sur ces itinéraires de soins pour comprendre à quelles fonctions ils répondent.

Sur le divan des guérisseurs : Ouverture

Renaud EVRARD

09min15

La notion de « santé mentale » accompagne une démocratisation d'un champ qui était autrefois réservé aux cliniciens et à leurs patients. A cette extension répond une multiplication des offres de soins, soulignée par les conflits actuels entre les différentes écoles de psychothérapie et les tentatives de réglementation basées sur des principes à la fois scientifiques et légaux. Mais, pour soigner leurs souffrances psychiques, les populations n'ont pas attendu que se développent des offres normées : depuis des siècles, elles consultent des praticiens dans le champ du religieux et de ses marges (guérisseurs, désenvoûteurs, exorcistes, etc.) pour des préoccupations relatives autant à l'âme qu'au corps. Ces dispositifs alternatifs n'ont pas disparu dans le méme temps où s'étoffait l'offre médico-psychologique conventionnelle, et on assiste aujourd'hui, en France comme ailleurs, à ce qui a pris le nom de « pluralisme thérapeutique » et qui a surtout été étudié dans le cadre des soins somatiques. Sans toujours se l'avouer, propageant une culture du secret, des « patients » transitent entre ces différents dispositifs. Et des cliniciens, comme certains chercheurs en anthropologie et en sociologie, en sont venus à s'interroger sur ces itinéraires de soins pour comprendre à quelles fonctions ils répondent.

Sainte Manoubia soufisme et spiritualité féminine

Ahmed Rahal

12min51

Rituel féminin au sanctuaire de Saida Manoubia, dans la banlieue Nord de Tunis. Les adeptes viennent tous les dimanches participer à la cérémonie de transe animée par des officiantes femmes. Ces rituels sont exclusivement réservés aux femmes qui viennent également consulter et présenter des offrandes à la sainte.

Les rondes de saint Antoine. Culte, affliction et possession à Puliyampatti (Inde du Sud)

Brigitte et Christian SEBASTIA

31min12

Les rondes de saint Antoine. Culte, affliction et possession à Puliyampatti (Inde du Sud) auteurs/réalisateurs : Brigitte et Christian Sébastia Lorsque les patients et leur famille arrivent à Puliyampatti, c’est souvent après un long parcours thérapeutique infructueux auprès des services de biomédecine, des sorciers, des prêtres devins. Les échecs thérapeutiques auxquels s’ajoutent les avis des devins, l’incompréhension des symptômes, le sentiment d’impuissance et le dépouillement financier sont autant de facteurs qui justifient le choix d’un séjour dans ce village dont le saint patron de son église est réputé pour annihiler les effets des maléfices et des esprits possédants. Comme dans de nombreuses sociétés singularisées par des cultes de possession et une forte croyance en la sorcellerie, les Tamouls considèrent que certaines maladies violentes, incurables, incompréhensibles peuvent être infligées par des divinités au tempérament ambivalent ou par des esprits malveillants manipulés par la sorcellerie ou agissant en réaction à des actes transgressifs. C’est notamment le cas des troubles mentaux et psychogènes singularisés par des comportements en inadéquation avec les règles de la vie sociale et familiale. Confrontée à l’émergence de tels troubles, la famille se doit de tout mettre en œuvre pour découvrir rapidement l’origine du mal de manière à rétablir l’ordre social et familial perturbé et à protéger la parentèle. Si l’absence d’amélioration des symptômes après les nombreuses tentatives thérapeutiques corrobore l’origine surnaturelle des troubles, une telle présomption demande à être confirmée de manière à conforter le bon choix du séjour au sanctuaire et à espérer une possible guérison. Cette confirmation est rendue possible par l’orchestration quotidienne de rituels d’exorcisme usant de sévices corporels et d’injonctions dont l’objectif est de conditionner le patient jusqu’à ce qu’il manifeste les signes de possession. Selon la nature des troubles, des patients finissent par répondre au désir de leurs proches en adoptant les gestuelles de possession calquées sur les prouesses des possédés qui les entourent. Dans tous les cas, il s’agit de personnes blessées et traumatisées par un environnement familial et/ou social violent et assujettissant. Et cette première expérience de la possession marque le commencement d’une longue série de manifestations de possession qui tendent à devenir de plus en plus fréquentes et violentes. Même si ces personnes se plaignent des douleurs engendrées par leurs gesticulations et les meurtrissures qu’elles s’infligent, elles considèrent que leurs possessions les soulagent. Le bienfait ainsi ressenti favorise leur adhésion à l’étiologie sorcière prédite par leurs proches.  Doctorat d’Anthropologie de l’EHESS Les rondes de saint Antoine Cette recherche concerne l’étude d’un sanctuaire catholique fréquenté par des personnes affectées de troubles psychiques interprétés comme résultant d’un acte maléfique ou d’une intervention surnaturelle. Les thèmes abordés sont:  - L’indigénisation des pratiques religieuses : Cette étude, déjà au cœur des deux précédents travaux, est complétée par l’observation des pratiques et des rites spécifiques à cet endroit. La singularité des pratiques religieuses est due à la figure du saint qui siège dans ce sanctuaire. Saint Antoine détient la fonction de ‘divinité de famille et de caste’, de ‘divinité de village’ et aussi celles de thaumaturge et d’exorciste.  - Pluralisme médical et psychiatrie : La médecine occidentale et le système asilaire ont été implantés en Inde par le biais de la colonisation. Leur recevabilité auprès des populations a été très mitigée du fait de craintes engendrées par des pratiques très différentes de celles utilisées par les médecines indiennes savantes et populaires. Malgré ce, le recours en première instance à la psychiatrie apparaît dans plus de la moitié des trajets thérapeutiques des patients rencontrés à Puliyampatti, la thérapie populaire ou religieuse n’étant choisie que par la suite. Quant aux médecines indiennes savantes, elles sont peu sollicitées pour soigner les troubles psychiques, alors même qu’elles possèdent une thérapeutique et une nosographie très élaborée en la matière. - Les récits de vie et la genèse des troubles Les récits de vie collectés auprès des patients à Puliyampatti éclairent sur les conceptions des troubles psychiques. Ils font généralement référence au contexte social et aux évènements au sein desquels les troubles sont apparus. Cela invite à s’intéresser aux obstacles auxquelles les individus, notamment les femmes, se sont confrontés durant leur vie sociale : difficulté à respecter les alliances préférentielles qui entraîne des ruptures familiales, violences conjugales physiques et morales, pressions pour obtenir une meilleure dot, une descendance mâle, etc.  - Rituels d’exorcisme et possession L’observation des rapports entre les patients et leur famille durant les rituels d’exorcisme montre que les premiers signes de possession par des entités malveillantes ne sont pas spontanés mais induits par la pression et les sévices exercés sur les patients. Les patients répondent à cette incitation selon leur pathologie, les personnes déprimées, ayant vécu de nombreux traumatismes, étant plus disposées. Pour ces patients, les manifestations de possession deviennent un exutoire pour évacuer des tensions trop oppressantes, une protection pour échapper à la vie sociale génératrice des troubles, une mise en scène pour attirer les regards, un pouvoir pour inciter la crainte et le respect de l’entourage. Ainsi, définir les intérêts de la possession permet de reconnaître la singularité de la thérapie religieuse par rapport aux systèmes de soin disponibles en Inde.  Pour en savoir plus, consultez : Les rondes de saint Antoine. Culte, affliction et possession en Inde du Sud. Paris, Aux Lieux d’être, ‘Sous prétexte de médecines’. http://amades.revues.org/396

Qui suis-je après ton exil en moi

De Marc Ruchmann

15min01

Elle et Lui. L'attraction de deux êtres contre le reste du monde.

Dans un univers en perpétuel conflit, malgré leurs différences fondamentales, ils s'aiment, envers et contre tous.

Première séance

De Jonathan Borgel

10min47

Ivan a rendez-vous chez un psychanalyste pour une première séance.

Suspicions Exposed

De Declan Dale

1h37min53

Alors qu'un détective enquête sur la mort soudaine de son partenaire, il découvrira d'inquiétantes preuves de corruption policière et mettra à jour un dangereux secret impliquant une jeune femme pourtant sans histoire.

‘Aīd al-Siyaha — Siwa Oasis, Egypt (Vincent Battesti, October 2015)

Vincent BATTESTI

22min20

Chaque année à la première pleine lune d’octobre se tient ce que l’on appelle ‘aīd al-siyaḥa dans l’oasis de Siwa, dans le désert Libyque égyptien. L’origine de ces trois ou quatre jours de festivités propres à cette oasis berbérophone est obscure. Et le nom actuel (‘aīd al-siyaḥa) n’y aide pas (en arabe et peut littéralement être compris comme « fête du tourisme »). Le récit local le plus courant dit que cela commémore une réconciliation entre les deux factions (« Orientaux » et « Occidentaux ») de l’oasis.  Ce que l’on peut en dire aujourd’hui, c’est qu’elle est au moins l’occasion de réunir les habitants de Siwa et les différentes confréries soufies: pendant trois jours sont partagés des repas communs (et préparés en commun) et des cérémonies nocturnes qui sont des ḥaḍra (حضرة), constitué de dhikr (ذِكْر). Ce sont ces cérémonies qui sont ici dans le film, images et sons enregistrés les 25, 26 et 27 octobre 2015. Cette fête, habituellement annuelle, n’avait pas été organisée depuis cinq années, parce que les confréries soufi sont vieillissantes et par précaution sécuritaires suite à la révolution de janvier 2011.  Cette vidéo a été montée dans la perspective d’un contre-don: à la demande d’habitants de Siwa, ce film a été monté et leur a été distribué. Every year at the first full moon of October stands what is called ‘aīd al-siyaḥa in Siwa oasis, deep in the Egyptian Western desert. The origin of these three or four-day festival — specific to this  Berber oasis — is obscure. And the current name (‘aīd al-siyaḥa) is not helpful (in Arabic; and it can literally be understood as "Tourism Day"… which is not). The most common local story says it commemorates a reconciliation between the two factions ("Easterners" and "Westerners") of the oasis. What we can say today is that it is, at least, an opportunity to bring  together the people of Siwa and also the various Sufi brotherhoods: during three days are shared meals (and prepared jointly) and nightly ceremonies which are ḥaḍra (حضرة) consisting of dhikr (ذكر). These ceremonies are the topic of this film, images and sounds were recorded on 25, 26 and 27 October 2015. This annual festival had not been held for five years, because the Sufi brotherhoods are aging and because of safe precaution following the January 2011 revolution. This video has been edited in the perspective of a back gift: this film was edited and distributed to the inhabitants of Siwa at their request.

El Club

De Pablo Larrain

1h33min11

Dans une ville côtière du Chili, des prêtres marginalisés par l’Eglise vivent ensemble dans une maison.
L’arrivée d’un nouveau pensionnaire va perturber le semblant d’équilibre qui y règne.

Voiler la face

De Ibtissem Guerda

17min00

Amine, jeune musulman rigoriste, est très amoureux de sa femme, Enora, jeune convertie. Lorsqu'elle reçoit une amie qui porte elle aussi le voile intégral, Amine quitte systématiquement l'appartement et ne voit pas le visage de l'invitée. Jusqu'au jour où les remarques de ses amis éveillent la jalousie. Le doute s'insinue dans l'esprit d'Amine : qui se cache sous la burqa ?