Documents pour «musicologie»

Abraham Moles et la musique concrète

50min03

M. Daniel Teruggi


INA-GRM

Géographie du Kitsch

24min12

Mme Mar Fuentes-Lanning

 

directora d’El Gabinete Mexico

Nouvelles visions de l’espace ; Encantadas de Olga Neuwirth

29min30

M. Markus Noisternig


chercheur à l’IRCAM/CNRS/UPMC

Sprachblind : Celan et Kurtag à l'écoute du 'Pallaksch' hölderlinien

Beate PERREY

1h42min56

Analyse du poème de Celan et de l'oeuvre de Kurtag s'y référant.

Repères et culture en scénario d’écoute : Voilements de Jean-Claude Risset

39min07

A propos de sa pièce Voilements, pour
saxophone ténor et sons fixés sur
support, Jean-Claude Risset évoque,
comme dans plusieurs de ses autres
œuvres mixtes, un « scénario quasi
scénique » dans lequel la confrontation
de l’instrument soliste et de l’électronique
produit une « théâtralité musicale »
constituant par là-même des « points de repère » facilitant peut-être « l’accès
de l’auditeur ». Ces notions ne sont pas sans nous rappeler les principes
fondateurs de la tonalité à partir du
XVIIe siècle, permettant justement une certaine prévisibilité (déjouée ou
non) de la part de l’auditeur, instaurant
une culture commune de l’écoute, et
donnant justement accès bien souvent
à un scénario imaginaire allant de pair
avec la constitution des grandes formes
classiques. Même si la plupart des
œuvres du XXe siècle ne semblent plus
concernées par ce mode d’écriture, il n’en demeure pas moins que l’auditeur
occidental reste imprégné malgré tout
de cette culture tonale lui permettant
– voire lui imposant (consciemment
ou inconsciemment) – l’élaboration de son propre scénario imaginaire. Cette position sera conforme à l’un des
principes de notre vision de l’analyse
musicale : la tonalité n’a pas de sens en soi, seul devrait être pris en
considération le sentiment de la tonalité.
Nous développerons cette problématique,
a priori paradoxale, dans l’approche de
cette pièce de Jean-Claude Risset.






De nationalité franco-italienne, Pascal
Pistone est né en 1970. En 1991, il fonde l’Orchestre de Chambre Arte Viva, spécialisé dans le répertoire
contemporain (près de 40 créations) à la tête duquel il se produit durant une
dizaine d’années en France et à l’étranger.
Pianiste, il enregistre également plusieurs
disques d’improvisation et donne de
nombreux récitals d’accompagnement de
films muets. Il est également le réalisateur
de deux longs-métrages. Docteur en
Musicologie, professeur agrégé, auteur de
divers écrits sur les œuvres du XXe siècle,
il est actuellement maître de Conférences à l’Université de Bordeaux-Montaigne,
dont il dirige la filière Musique depuis
2006. Il enseigne également l’analyse et
l’improvisation au PESMD de Bordeaux-
Aquitaine. Ses compositions pour piano, pour orchestre, ses spectacles de
théâtre musical, ses opéras, ainsi que
ses chansons ou sa comédie musicale,
reflètent son grand intérêt pour les
correspondances entre la musique et les
autres arts.

L'oeuvre mixte de John Chowning et Jean-Claude Risset : des similitudes dissemblables

40min24

Par Vincent Tiffon



Parce qu’elles sont issues de deux
musiciens de la même génération,
pionniers de la computer music à la
double carrière de scientifiques et de
compositeurs, les œuvres musicales de John Chowning et Jean-Claude Risset sont souvent associées, voire
assimilées, notamment en raison de
l’identité du projet spectral (ambiguïté harmonie/timbre).
Il existe pourtant des
différences fondamentales entre l’unique
œuvre mixte de Chowning – Voices
(2004-2011) – et la plupart des œuvres
mixtes de Risset. En s’appuyant sur les
œuvres qui mettent en scène la voix
(réelle, synthétique, ou enregistrée), on
tentera de comprendre qu’au delà du
traditionnel clivage entre temps-réel et
temps différé, les choix technologiques
opérés par les deux compositeurs sont
symptomatiques de deux manières de penser le geste d’écriture à travers
la notion d’interactivité, typique de l’hypersphère numérique : qui est le
garant de l’interaction entre les deux
univers (instrumental et électronique) ? ;
qu’entend-on musicalement par
l’interactivité instrument/voix –
électronique ? Qu’est-ce que ces
conceptions parfois antagonistes nous
disent médiologiquement parlant ? Ce
faisant, on s’interrogera sur la pertinence
qu’il y aurait ou non à généraliser ce
clivage à l’ensemble des compositeurs
contemporains de la computer music.








Vincent Tiffon est professeur de
musicologie à l’université de Lille,
chercheur au CEAC (Centre d’Etude des
Arts Contemporains), co-fondateur et co-
responsable de l’équipe EDESAC (http://
edesac.recherche.univ-lille3.fr/). Il est
par ailleurs chercheur associé au sein de
l’équipe APM (Ircam – CNRS – UPMC) à
Paris. Spécialiste de l’histoire, l’analyse
des processus de création et l’esthétique
des musiques électroacoustiques et
mixtes, il développe parallèlement des
travaux sur la médiologie musicale (étude
des interactions entre les innovations
techniques et les inventions musicales).


Il est publié dans AAA/TAC (Acoustic
Arts & Artifacts/Technology, Aesthetics,
Communication), Analyse musicale, Les Cahiers du Cirem, Les Cahiers de Médiologie, CMR (Contemporary
Music Review), DEMéter, Filigrane,
LIEN, Medium, MEI (Médiation et
communication), Musurgia, NUNC, La
Revue de Musicologie, SMC2011, ainsi
que dans plusieurs ouvrages collectifs.


http://ceac.recherche.univ-lille3.fr/index.
php?page=vincent-tiffon

Pour faire le portrait d'un oiseau

Pierre-Albert CASTANET

59min03

« Pour faire le portrait d’un oiseau » : en mettant en exergue le titre d’un poème de Jacques Prévert, le musicologue Pierre Albert Castanet désire montrer que les compositeurs de la période impressionniste ont été inspirés, non seulement par le contexte aquatique bien connu des commentateurs, mais également par les figurations léguées par la gent ornithologique. Émaillant des pages musicales chantées (signées par Claude Debussy, Maurice Ravel…) ou des partitions strictement instrumentales (provenant de la plume d’Igor Stravinsky, Charles Koechlin…), le filigrane légendaire et poétique de l’oiseau a coloré et dynamisé bon nombre d’oeuvres que le grand public doit encore découvrir. À la fin de la conférence, l’ensemble vocal Discipulus, dirigé par Mathias Charton, donnera une aubade sur le thème générique du « Chant des oiseaux ».

RUP : La recherche-action en art : du non-savoir à l’inter_vention

Marie-Pierre LASSUS

52min47

par Marie-Pierre Lassus, Maître de conférence HDR en musicologie, Université Charles-de-Gaulle Lille 3 Avec la recherche-action en art apparaît une autre mission de la recherche, entre science et démocratie, qu’il s’agira de questionner à partir du non-savoir, en assumant l’incertitude et l’inconfort induits par ce type de recherche où le savoir n’est jamais donné d’avance mais se pense en chemin et en situation. A partir de trois expériences singulières de recherche-action en art dans des lieux de privation de liberté mêlant des personnes de la société civile (étudiants, professeurs ou professionnels) à des personnes placées sous main de justice et/ou des personnes internées en HP, nous questionnerons la relation « recherche-art » en soulignant l’invention et la créativité requises en situation ainsi que la possibilié d’inter_venir (ou venir-entre) pour connaître et créer du commun entre les gens. Nous mettrons ainsi en avant le caractère politique (au sens arendtienne d’une pluralité d’individus singuliers) et délibératif des dispositifs artistiques mis en place dans ces expériences (orchestre participatif, détenus, commissaires d’exposition) pour transformer la réalité de l’environnement en milieu de vie, propice aux échanges et aux dialogues. Grâce au travail musical (tant individuel que collectif), ou à l’écriture poétique et/ou plastique, rencontrer l’autre devient possible à travers les langages généras par ces pratiques artistiques indissociables d’un travail sur soi et sur autrui (le care), de caractère éthique autant que politique.

La plasticité des phénomènes de hauteur dans la musique électronique

Curtis ROADS

43min04

La hauteur est un phénomène intriguant. Les mots nous
manquent pour décrire l’impact émotionnel de la beauté des mélodies, des
progressions harmoniques, des basses continues, des grappes de
hauteurs, ou encore des nuages de glissandi. Ce fort pouvoir esthétique
explique en partie que la hauteur est un sujet sensible et
culturellement chargé, au coeur de nombreuses recherches musicales, en
dépit de toute vision universaliste. On observe ainsi que les phénomènes
de hauteur sont étudiés par tout type de professionnels de la musique.
Or, la conjoncture musicale actuelle invite à considérer une nouvelle piste de recherche visant à reconsidérer l’esthétique de la hauteur.
Deux développements la motivent. D’abord, la précision et la
programmabilité de la synthèse numérique lèvent toutes les barrières
imposées par les instruments acoustiques et les performances humaines,
ce qui a pour effet de libérer les recherches théoriques de toutes
spéculations liées à la pratique et à l’interprétation pure. Ensuite,
l’esthétique musicale et la technologie sont désormais ouvertes à
l’ensemble de l’univers sonore, déplaçant l’écosystème des « tons
alignés en gamme » dans un contexte sonore et compositionnel bien plus
vaste.

Une approche réaliste de l'hétérophonie

Nicolas ROYER-ARTUSO

1h25min35

Nicolas Royer-Artuso (Université de Marmara)
Linguiste, Musicien et Chercheur en Sciences Cognitives. Chargé de cours dans le département de traduction française de l'Université de Marmara. Professeur de musique à l'EFMİ.
présentera une conférence portant sur "Une approche réaliste de l'hétérophonie" 
Lundi 2 avril 2012 à 18h à l'IFEA 
 


Il sera question dans cette conférence des diverses manières d'interpréter le phénomène hétérophonique. Bien que le concept d'hétérophonie soit employé pour l'analyse d'un grand nombre de genres musicaux, le phénomène est malheureusement, de l'avis de beaucoup, un phénomène aux frontières mal déterminées. 

En "traduisant" les définitions données généralement,  et de ce fait, en réinterprétant le débat  comme un débat se situant au niveau des théories cognitives implicites propres aux chercheurs concernés, il sera question de voir en quoi les définitions mentionnées ne rendent compte que d'une partie, et peut-être même de la plus superficielle, du phénomène. La musique ottomane servira de laboratoire pour fournir les exemples nécessaires à la démonstration.

Le Musicien et son clavier

J. CHAILLEY

32min18

La pratique d’un instrument de musique est à la fois un art et une
science. Comme art, elle obéit à l’intelligence et à la sensibilité
mais, comme science, elle est soumise à de nombreuses sujétions. L’une
des plus tyranniques est celle de la mécanique de l’instrument. Nous
voudrions vous montrer comment le clavier, en changeant périodiquement
de forme et de toucher, a entraîné constamment des transformations dans
la technique et dans le style de la musique qui lui était destinée.