Documents pour «Satire»

Le Tartuffe

De Gérard Depardieu

2h20min55

L'adaptation à l'écran de la pièce de Molière, dirigée et interpretée par Gérard Depardieu, un Tartuffe séducteur, maléfique et pervers.

Tout va bien

De Jean-Luc Godard

1h35min35

C'est l'histoire de la crise d'un couple dans une société en crise, la France en 1972. Lui est un cinéaste déçu qui s'est mis au chômage après 1968. Elle est correspondante en France d'une chaîne de radio américaine. Godard profite de cette histoire d'amour pour remettre en question la société.

Le Challat de Tunis

De Kaouther Ben Hania

1h33min06

Tunis, avant la révolution. En ville une rumeur court, un homme à moto, armé d'un rasoir, balafrerait les fesses des femmes qui ont la malchance de croiser sa route. On l'appelle le Challat, "le balafreur". Fait divers local ? Manipulation politique ? D'un quartier à l'autre, on en plaisante ou on s'en inquiète, on y croit ou pas, car tout le monde en parle... sauf que personne ne l'a jamais vu. Dix ans plus tard, sur fond de post-révolution, les langues se délient. Une jeune réalisatrice décide d'enquêter pour élucider le mystère du Challat de Tunis. Ses armes : humour, dérision, obstination.

Le rire féroce de Tomi Ungerer

Thérèse Willer

57min48

Le dessin satirique est une tradition bien ancrée dans les régions rhénanes. Tomi Ungerer, strasbourgeois d’origine, montre dans son œuvre un humour féroce et cynique. Ses premiers recueils satiriques (New York, fin des années 1950) visent la société américaine, le monde des affaires, les relations amoureuses. L’humour est aussi l’arme essentielle de ses posters politiques contre la guerre du Vietnam et la ségrégation raciale.

Teach me love How to make love like an englishman

De Tom Vaughan

1h39min20

Richard Haig est un professeur très respecté de Cambridge, où il enseigne la poésie romantique du 18ème siècle. Mais Richard est aussi un vrai séducteur qui multiplie les (jeunes) conquêtes.
Alors, quand Kate, une de ses étudiantes, lui dit qu'elle est enceinte, ils partent s'installer en Californie pour élever leur enfant.
Quelques années plus tard, la soeur de Kate, Olivia, débarque dans leur vie de manière inopinée...

Un jour de chance La chispa de la vida

De Álex de la Iglesia

1h34min38

Ancien publicitaire à succès désormais sans emploi, Roberto ne supporte plus d'être au chômage.

Désespéré, il veut faire une surprise à sa femme en l'invitant dans l'hôtel qui fut le théâtre de leur lune de miel.

Mais l'établissement a laissé place à un musée, sur le point d'être inauguré et présenté à de nombreux journalistes.

Au cours de sa visite, Roberto fait une grave chute... En quelques minutes il devient l'attraction numéro 1 des médias présents et comprend que cet accident pourrait finalement lui être très profitable...

"Sylvie de Nerval et les genres lyriques : l’idylle, l’élégie, la satire" et "Autour des Chansons et légendes du Valois de Nerval" (par Jean-Nicolas Illouz)

Jean-Nicolas ILLOUZ

2h06min16

Conférence n°1 : Sylvie de Nerval et les genres lyriques :
l’idylle, l’élégie, la satire.
À partir des catégories de Schiller, distinguant la « poésie naïve » et la « poésie sentimentale », nous montrerons comment le récit de Sylvie, en faisant jouer l’opposition de l’idéal et de la réalité, relève d’une poétique hybride, associant les trois genres lyriques fondamentaux que sont, selon Schiller, l’idylle (représentée par Sylvie), l’élégie (représentée par Adrienne), et la satire (portée par la voix narrative).


Conférence n°2 : Autour des Chansons et légendes du Valois de Nerval.
Entre 1842, où il paraît sous le titre « Les Vieilles Ballades françaises » dans la Sylphide, et 1854 où il est inclus dans Les Filles du feu, le texte des Chansons et légendes du Valois, sans changer véritablement de contenu, a changé insensiblement de nature, – passant d’un plaidoyer romantique pour l’invention d’une littérature populaire et nationale, – à un texte chargé d’échos subjectifs de plus en plus intérieurs, qui dévoile aussi la poétique latente du récit de Sylvie avec lequel il forme un diptyque, où la « poésie naïve » du Valois répond à la « poésie sentimentale », savante et réflexive, de la nouvelle.


Jean-Nicolas Illouz - Professeur à l’université Paris VIII