Documents pour «Imaginaire»

Expériences et imaginaires de la fin du monde au xxe siècle

Giordana Charuty

1h00min27

Giordana Charuty, EPHE
Au début des années 1960, l’anthropologue italien Ernesto De Martino entreprend une vaste enquête comparative sur les ressources culturelles offertes par plusieurs imaginaires de la fin du monde ou de la fin de l’Histoire : celui du christianisme primitif, celui des mobilisations millénaristes du Tiers Monde, celui du mouvement communiste international, celui de la modernité artistique et littéraire. Une définition de la culture comme ce qui préserve de la folie – entendue comme perte du rapport à soi et au monde – est au cœur de cette entreprise, qui fait suite à dix ans d’enquêtes ethnographiques dans l’Italie du Sud pour comprendre la rémanence de savoirs culturels, disqualifiés sous le nom de magie, destinés à prendre en charge des crises de l’existence individuelle. Mais la mélancolie de l’Occident aux prises avec des mondes finissants et une « transcendance vide », dont témoigne la littérature moderne, peut aussi accueillir des expériences existentielles qui renouvellent le vénérable genre littéraire désigné par le terme « apocalypse », pour relancer le temps en acclimatant de nombreux thèmes que l’on retrouve, aujourd’hui, au cœur de nos cultures populaires contemporaines.

Bertha et le poilu

De Fred Glon

07min28

Septembre 1917. Alors que les bombardements s'intensifient sur le front, un soldat français, dernier survivant de son unité, est frappé par de mystérieux rayons lumineux qui le métamorphosent en animal. C'est dans cet état qu'il devra affronter un ennemi resté jusque-là invisible.

Le jour a vaincu la nuit

De Jean-Gabriel Périot

28min33

Huit portraits. Huit rêves. Huit évasions. Les détenus de la maison d’arrêt d’Orléans ont et font des rêves. Le réalisateur Jean-Gabriel Périot leur a demandé de les raconter face à la caméra.     

Bling

De Kyung Ho Lee

1h18min23

Sam n'a qu'un rêve : se marier avec Sue, son amour d'enfance. Pour y arriver, il va devoir affronter le maléfique Oscar et sauver la ville.

Avec l'aide de ses fidèles amis à demi super héros, il relève le défi. 

Nouveaux regards sur les mammouths

Claudine COHEN

31min08

Entretien avec avec Claudine Cohen Pourquoi les mammouths ont-ils une place privilégiée dans l'histoire de la science ? Et que pouvons-nous comprendre de leur extinction ?

La danse des mots

De Jean-Marc Rohart

05min28

La cueillette des champignons est une activité qui ne manque pas de piquant.

On s'y amuse beaucoup, mais on peut aussi y faire un bilan de sa vie, de ses rapports avec sa famille, ses amis, et trouver l'occasion de tirer un trait sur le passé.

The Ringer

De Chris Shepherd

16min56

Un homme rencontre son père pour la première fois.
On pourrait s’imaginer qu’ils vont rattraper le temps perdu et que le fils va tout apprendre sur son passé. Mais il n’est pas au bout de ses surprises… 

Franchir les gorges

1h13min20

Cette conférence a été donnée dans le cadre du séminaire annuel Organisation et réorganisation des espaces culturels: politiques et représentations.
Claude REICHLER est professeur émérite de Littérature et de culture
françaises à l’Université de Lausanne. Il a notamment beaucoup travaillé
sur les récits de voyage dans les Alpes : il en a dirigé une anthologie
(Le Voyage dans les Alpes, Georg, 2002), co-édité les Écrits sur les Alpes de Ruskin (PUPS, 2013) et publié La Découverte des Alpes et la question du paysage (Georg,
2002). Il s’est récemment intéressé aux illustrations qui accompagnent
ces récits, recensées dans la base de données Viaticalpes (http://www.unil.ch/viaticalpes) et analysées dans son dernier livre, Les Alpes et leurs imagiers. Voyage et histoire du regard (Presses polytechniques et universitaires romandes, 2013).
Échelle spatiale et échelle du temps dans le voyage
"Je voudrais mettre à l’horizon de ma réflexion la question du passage en analysant la documentation que nous offre un itinéraire historique du voyage en Suisse. Il s’agit d’un itinéraire qui va de Bâle à Bienne en remontant le cours d’une rivière, passant à plusieurs reprises à travers des gorges encaissées. La géographie y est porteuse d’une forte charge symbolique qui associe le corps du voyageur, l’espace et la temporalité dans une expérience multiscalaire. Les textes et les images que je commenterai sont situés dans ce « siècle du voyage » qu’est la période allant de 1760 à 1830 environ."
Claude Reichler

I take good things from wherever I can find them... Abundantly and shamelessly.

30min19

Amruta Patil talks about her work


Voix
originale et cosmopolite de la création artistique contemporaine,
Amruta Patil nous invite à réfléchir aux mutations littéraires
d’aujourd’hui. Sa venue à l'ESPE de l'Université de Caen Basse-Normandie, organisée par l'équipe de recherche ERIBIA fut également l’occasion de nous interroger sur le corpus littéraire utilisé en classe d’anglais.
Amruta Patil est l’auteure de deux romans graphiques, Kari (2008) et Adi Parva (2012).
Les échanges ont eu lieu en anglais et en français.

Sing under

De Jung Hee Biann Seo

10min53

Récit moderne de l’extinction inéluctable de l’humain ou mythe millénaire d’un déluge biblique,
Le corps déshumanisé d’une fille est placé dans son animalité brute et organique.
Le liquide noir, indice d’une contamination d’origine inconnue, émane de son corps, au travers duquel un malaise se distord dans une vision poétique.

I Want To Be a Soldier

De Christian Molina

1h25min07

C'est l'histoire d'Alex, un enfant de huit ans qui semble cultiver une fascination morbide pour des images peignant la violence. Il commence à développer un problème de communication avec ses parents et d'autres enfants à l'école et se renferme petit à petit sur lui-même, inventant deux amis imaginaires...

Débat sur la mise en scène documentaire (Penser le cinéma documentaire, leçon 4, 2/2)

François Niney

48min48

Un débat organisé à partir de l'ouvrage de François Niney : "Le documentaire et ses faux-semblants" qui interroge la nature des images à la télévision et au cinéma.
A quoi reconnaît-on un documentaire ? Qu'est-ce qui distingue, à l'écran, le monde réel d'un monde fictionnel ? Entre ceux qui croient aveuglément à l'objectivité des prises de vue (actualités ou archives) et ceux qui leur dénient toute vérité, n'y voyant que "mise en scène", le chemin est étroit et parfois sinueux (du fait que s'y croisent réel et imaginaire) mais c'est celui que ce livre cherche à tracer. Aucune prise de vue ne saurait à elle seule prouver un quelconque événement, mais elle montre bien quelque chose du monde à un certain moment (c'est toute la magie du cinématographe). Il convient donc de l'interroger sur son sens, sur ce qu'elle a capté, voulu montrer, sur les circonstances qui la commandent et qu'elle relatent plus ou moins, et comment elle se donne à croire au spectateur (on ne croit pas de la même façon à ce que raconte "La mort aux trousses" ou "Le chagrin et la pitié" ; le « comme si » de la fiction qu’on accepte diffère du « comme ça » du documentaire qu’on peut mettre en doute). Il s'agit donc de clarifier la distinction (et parfois le mélange, amusant ou douteux) entre documentaire et fiction, en s'appuyant sur des exemples, pour élargir la palette des traits discriminants (ou communs).
Ce n'est pas seulement la nature — supposément réelle ou imaginaire en soi — de ce qui est filmé qui va déterminer le caractère documentaire ou fictionnel du film, c'est tout autant la relation du filmeur au filmé, le patage des points de vue à travers l’objectif, la tournure de la mise en scène et du montage, la façon qu'a le film de s'adresser au spectateur, de l'entraîner à voir à l'écran notre monde commun ou un monde ajouté ("inventé"), de se faire comprendre comme une énonciation sérieuse (documentaire) ou feinte (fictive)... Sans compter qu'il y a bien des usages documentaires de la fiction (commenté par le réalisateur ou le chef décorateur, à la façon de certains bonus de DVD, un film devient ipso facto un document sur son propre tournage), tout comme il y a certaines fictions qui feignent de n'en être pas et, pour des raisons propagandistes ou commerciales, voudraient bien nous faire croire que "ça s'est vraiment passé comme ça" !