Documents pour «baka»

Croissance des Pygmées Baka / Mission 2011

07min27

Fernando Victor Ramirez Rozzi fait le point avec Laurent Maget, Cinéaste,  sur la mission 2011, cinquième année de ses recherches avec les pygmées Baka du sud-est Cameroun : image / son / montage / réalisation Laurent Maget - CNRS   ,-)

Croissance des pygmées Baka / Mission 2010

Laurent MAGET

07min43

Fernando Victor Ramirez Rozzi_Directeur de Recherche Laboratoire Dynamique de l'évolution humaine UPR 2147-CNRS Alain Froment_Directeur de Recherche Laboratoire Patrimoines locaux et gouvernance - (PaLoc) UMR  208 IRD Développement scientifique détaillé : À l'exeption de deux travaux basés sur l’étude des individus de la naissance à 5 ans, la chronologie de la croissance des Pygmées n'a jamais été documentée. Il est possible de suivre la croissance de l’individu, mais si l'on ne connaît pas son âge exact, on ne sait pas comment évolue chaque étape, c’est à dire l’enfance, l’adolescence, la maturité. Il est clair que des données chronologiques sont obligatoires pour n'importe quelle compréhension de modèle de croissance. À la différence des travaux précédents, nous disposons de la date de naissance des individus étudiés. Des sœurs européennes établies au Bosquet (Cameroun) enregistrent les naissances des pygmées Baka voisins. La collecte des dates de naissance de cette population a commencé très tôt après la fondation de la mission, dans les années 70 donc. Malheureusement, les cahiers dont on dispose ne commencent qu’à la fin 87, car les registres précédents ne nous sont pas parvenus.... Ces registres depuis 1987 nous ont été rendus disponibles, nous permettant de donner un âge précis à chaque enfant. Notre hypothèse est que la croissance chez les pygmées Baka présente des aspects particuliers qui la différencient de celle des groupes voisins et qui expliquent la taille adulte réduite de cette population. Tous les travaux précédents sur les Pygmées se sont concentrés seulement sur un aspect de la croissance méconnaissant l'évidence d'autres disciplines. Or il est indispensable d’intégrer les données anthropologiques à celles de la génétique et de l’endocrinologie pour comprendre la croissance. Dès le début, il fut décidé de développer un projet multidisciplinaire qui incorporerait des aspects médicaux, des aspects biologiques de type biochimique / endocrinologique, des aspects génétiques, et des aspects biométriques, c‘est à dire une approche sur la croissance qui mène à la fois l’établissement de mesures de poids, de taille et de proportion corporelle et d’autre part des mesures d’éruption dentaire et, bien sûr, de combiner le calendrier chronologique fournis par les âges exacts avec les données endocrinologiques, les poids, les tailles, les proportions des enfants et leur âge dentaire. Nos résultats permettront de décrire la croissance chez les pygmées Baka en décrivant la quantité de changement par unité de temps et toute la variation au cours de l’ontogénèse. Ils rendront aussi possible de connaître la durée de la croissance et de préciser les âges auxquels chaque étape de la croissance a lieu. Les résultats endocrinologiques et génétiques montreront les mécanismes responsables de la croissance au niveau moléculaire à chaque étape en précisant l’âge des changements hormonaux. Les rapports entre changements hormonaux et modifications somatiques seront établis. Les standards de croissance ainsi obtenus seront comparés à ceux des populations bantoues voisines des Baka, et à ceux déjà connus des populations européennes. Le suivi de cette population ainsi que de groupes bantous habitant la même région géographique et en ayant une économie de subsistance proche de celle des Baka a commencé en 2007 et se poursuivra pendant 8 ans. Nous sommes donc vraiment dans un projet d’anthropologie biologique, sachant que la vocation première de L’anthropologie biologique est de décrire la diversité dans l’espèce humaine, qu’elle soit sur le plan morphologique ou génétique et, après l’avoir décrite, après l’avoir étudiée, l’expliquer. Donc l’expliquer en terme de sélection naturelle ou en terme de processus sociaux. Communiqué de presse CNRS : Le développement des Pygmées révèle l'importance de la plasticité de la croissance dans l'évolution humaine image-son-montage-réalisation : Laurent Maget

El crecimiento en los pigmeos Baka

Laurent MAGET

09min33

Nuestra investigación sobre el crecimiento en los pigmeos Baka de Camerún comprende numerosas disciplinas del nuevo campo que representa la antropología biológica: la genética, la epigenética, la endocrinología y la antropología. Por la primera vez, el estudio del crecimiento en los pigmeos se efectua de forma global integrando el crecimiento corporal y el desarrollo dentario a datos genéticos e información de los factores homonales del crecimiento. Detalle que no es para menos, la edad cronológica es conocida en los individuos estudiados, lo que permite calibrar los resultados para luego ser comparados con los de otras poblaciones. Fernando Victor Ramirez Rozzi Director de Investigation UPR 2147 / CNRS Alain Froment Director de Investigation UMR 208 / IRD Cineasta / Laurent Maget

Chronique des Pygmées baka : récolte du copal

02min20

En ce jour de novembre 2015, Kalo Pierre et Djeno partent récolter un peu de copal, la résine du copalier, qu'on utilise traditionnellement comme luminaire, car il brûle lentement en répandant une vive clarté. D'autres arbres que le copalier sont susceptibles de fournir ces résines servant à l'éclairage "Césalpiniacées, 1 Guibourtia demeusei (HARMS) J. LEONARD
• Morphologie -Très grand arbre; tronc droit, cylindrique; écorce gris-cendré; feuille à deux folioles inégales, cor,iaces; fleurs blanches sessiles en panicules; gousses verruqueuses jeunes, lisses à maturité. - Ecologie - De forêt inondée et de bord de fleuve. 2 Tessmannia spp.
• Morphologie - Grands arbres. - Écologie- De forêt, produisant du copal." cf ENCYCLOPÉDIE DES PYGMÉES AKA

Chronique des Pygmées baka : Gustave Slam

Laurent MAGET

02min19

Depuis 2010, l'alcool manufacturé en sachets de 5 cl arrive par palettes entières dans les villages de bord de piste, jusque dans les campements de débardage en forêt. Gustave, jeune Baka chanteur et slameur de Moangue le Bosquet mélangeait le "King Arthur" (5 cl à 43°) à 15 cts d'Euro le sachet (100 F CFA) avec du tramadol venu du Nigéria, un opioïde antalgique fort aux effets secondaires importants, notamment addictifs. Gustave en est mort en novembre 2016.

Chronique des Pygmées baka : Musiciens / Groupe Tibola 2012

Laurent MAGET

01min34

Cette année 2012 est un tournant pour  Tibola, le groupe de musiciens baka de Moangue le Bosquet. Ils élargissent leur répertoire, composent des paroles en français, réunissent des jeunes danseuses et danseurs très "branchés". Ils s'apprêtent à partir faire un grand tour du Cameroun, pour découvrir leur pays. Chanteurs / Musiciens Dankassa Pierre / /Kopka Sylvain/ Yenjo Laurent Danseurs.ses Nguoum Gisèle/   / Ayembe Claire / Limé Brigitte / Mondenga Biken Marc

Chronique des Pygmées baka : Musiciens / Groupe Tibola 2010 / 2011

03min07

Dankassa Pierre, jeune Baka,  a fondé un groupe de musique après avoir appris à jouer de la guitare avec un jeunne Allemand. Puis, ils ont fabriqué eux-mêmes leurs guitares. Premier tournage en 2010. " Cette histoire de musique c'est venu...c'est un homme allemand qui nous a appris à jouer de la guitare C'est nous-mêmes qui avons fait les guitares, De mémoire, on a choisi un bois le jenson, pour les cordes nous ne prenons rien que les cables les mêmes que pour la chasse Ça suffit pour faire les sons différents Nous sommes partis nous entraîner en brousse. Nous nous sommes d'abord réunis, deux personnes d'abord. Après avoir fait sortir les sons, nous sommes partis chercher les danseurs et après quand les danseurs sont sortis, nous avons cherché les danseuses. Nous avons mélangé nos connaissances. Alors, ça veut dire " Oh ma petite sœur, viens, on doit danser la musique de Tibola , viens, on doit écouter comment Tibola joue …. / … Là, ça veut dire " ça c'est comment ? Depuis que nous sommes ici, nous sommes toujours maltraités par nos frères Nzimés (villageois Bantous) … / …" Ces jeunes Baka modernes  veulent s'affranchir des étiquetes associées à l'image traditionnelle  de Pygmées, archétypes d'hommes supposés primitifs incapables de comprendre et de  s'adapter à la mondialisation.  Pour de nombreux Occidentaux, mais aussi des Africains, des Baka parlant français, bien habillés et jouant de la guitare ne seraient plus de  "vrais Pygmées"... Images son montage Réalisation >  Laurent Maget / Laboratoire Dynamique de l'évolution humaine

Chronique des Pygmées baka : musiciennes jouant de l'arc à deux cordes

03min13

Campement de Madje. au cours d'une semaine de cueilette, mars 2017 Arc à deux cordes : " Joué autrefois par les femmes restées au campement pendant que les hommes étaient en expédition de chasse. Cet arc féminin, qu’une étude très poussée d’Henri Guillaume et Vincent Dehoux place parmi les arcs multi‑cordes d’Afrique centrale (Dehoux & Guillaume 1995), peut à juste titre être considéré comme un des emblèmes du complexe culturel « pygmée ». Ces auteurs démontrent sa présence chez les Mbuti de l’Ituri (RDC), ainsi que chez les Baka. Dans toutes ces cultures, une seule corde est tendue de manière à former deux segments dont l’un est pincé et l’autre frappé ; une technique de jeu particulière fait intervenir le menton pour raccourcir le segment supérieur horizontal ; l’instrument est pratiqué exclusivement par les femmes." in S. Fürniss : Musiques aka et baka : une parenté de référence Production Image Son Montage Laurent Maget

Chronique des Pygmées baka : Pygmées Baka, le grand Virage

Laurent MAGET

38min58

De Lomié à Messok, un long ruban de piste s’étend sur plus de 60 km. Grumiers, voitures héroïques, motos... C’est une route. Tout au long, de multiples villages s’ancrent en bordure. L’habitat ici ne sépare pas vraiment la communauté pygmée de la communauté non-pygmée. Ils échangent beaucoup de biens, et même de temps en temps quelques gènes. Partout en fait, la route constitue l’avenir. C’est au bord de la route que circulent les gens. Si l’on a un gibier à vendre, c’est au bord de la route que l’on va se mettre pour attendre qu’une voiture vienne l’acheter. Si on veut envoyer ses enfants à l’école, si on veut aller au dispensaire...Il faut être sur la route. Pourtant, les Pygmées visibles en bord de route ne représentent qu’une fraction de ce qui se passe en réalité. Il y a des portes derrière les maisons, qui s’ouvrent sur la forêt. 5 jours par semaine ils sont en forêt ou dans leurs champs qui sont à l’écart. Dès les années 50, parmi les missionnaires présents dans l’est-Cameroun, le père Ignace Dhellemmes avait porté une attention particulière aux Bakas. À partir de la léproserie de Kouamb à Abong-Mbang où il était affecté, il décide de mettre sur pied un projet pour la promotion de l’agriculture, l’éducation, la santé auprès des populations Baka. Au début des années 70, deux sœurs le rejoignent et fondent un village entièrement Baka à 40 km de Lomié où elles regroupent plusieurs familles. Ce fut le début du village Moangue-le-Bosquet. Des regroupements identiques voient le jour à Nochouam et à Nomedjo entre 25 et 30 km de Lomié. Cette communauté mît sur pied une structure de développement dénommée AAPPEC (activités pour l’auto-promotion des population de l’Est-Cameroun) donnant une place importante à la langue et à la culture Baka. De nos jours AAPPEC compte une soixantaine de centres d’éducation de base où plus de 3000 enfants Baka et Bantous viennent apprendre à lire et à écrire. Pour le volet justice et paix, on leur parle des droits et devoirs du citoyen camerounais à part entière, en les incitant à faire établir des documents officiels, tels que les actes de naissances et les cartes d’identité nationale. Si les exploitations forestières ont commencé de coloniser l’espace depuis plus de cinquante ans, une autre perspective s’annonce, inquiétante : après de longues études d’impact, une mine est en construction avant le démarrage de son exploitation en 2014. Il s’agit d’exploiter le cobalt, le nickel et le manganèse en « tenant dûment compte des risques économiques, sociaux et environnementaux du projet et avec un engagement fort pour le développement durable des communautés touchées. Toutes les activités seront confinées dans les limites autorisées de la mine, où GeoCam a seule le droit de développer jusqu'à 1250 hectares de terres dans les limites des 1645 ha permis. » Même si on consdère que les études d’impact comme la politique de compensation des populations concernées procèdent d’une authentique bonne volonté, cette mine nécessitera la présence de centaines d’ouvriers (plus de 1000) dont la plupart viendront d'ailleurs. Il faudra les nourrir et la demande en « viande de brousse », qui se fait déjà rare, risque de faire disparaître cette ressource naturelle. Venant de loin et sans leur famille, les ouvriers voudront « trouver l’amour », et nous connaissons bien les processus qui aboutissent aux maladies dramatiques qui en résultent. Du micro (recherches sur la croissance) au macro (conjoncture passée, actuelle et à venir), notre film pose davantage de questions qu’il n’en résout. Le Bosquet nous offre une synthèse de la situation des Pygmées en général. Confrontés aux chocs d’une civilisation à laquelle rien ne les à préparé, leur savoir ancestral se dilue. Les scientifiques de nombreuses disciplines s’efforcent d’enregistrer cette connaissance avant qu’elle ne disparaisse. Si Alain Froment comme Fernand connaissent parfaitement leur terrain, plusieurs témoins peuvent nous raconter l’évolution de cette communauté depuis les années 60 (Sœur Albéric, Robert Brisson...). Mais Kalo, Baka de 58 ans, a tout vécu, tout connu et possède la qualité du conteur. Il est l’un de nos personnages essentiels au récit. Des chercheurs à nos hôtes nous balayons un ensemble de problématiques considérables. "Pygmées Baka, le grand virage" se pose à la croisée de mouvements bien distincts et complémentaires. La science en marche et le destin d’une population très réduite de chasseurs cueilleurs que la modernité emporte dans une spirale qui les broient.CAMÉRA SON: Steeve Calvo MONTAGE RÉALISATION : Laurent Maget PRODUCTION :CNRS Images / IRD audiovisuel /  L. Maget, Laboratoire dynamique de l'évolution humaine UPR2147 CNRS Prix du film d'Exploration au Festival International du Film  maritime,  d'Exploration et d'Environnement de Toulon 2013

Chronique des Pygmées baka : la rumeur du sida

Laurent MAGET

02min18

Campement de Meybot, est du Cameroun, à 50 km au sud de Lomié Medou Gaston, alias "En Poudre", est un grand tibola (chanteur). Le tibola est aussi un "blues baka", chants de peine, de nostalgie, de tristesse. Medou Gaston : - Avec ce morceau sur le sida tu sais, il y a quelqu'un, il avait la maladie du sida. Donc voilà pourquoi la moquerie vient sur lui.  Paroles du chant : "Toi n'apporte pas le corps de ton sida ! ta maladie là ! Va là bas !" Donc lui il rentre avec la honte, et il dit "Quoi ? mais mes frères, je suis avec la maladie du sida ? Qui m'a vu avec ça ? Ce n'est pas parce que vous le dites que j'ai la maladie du sida " ACTEUR : Medou Gaston CAMÉRA SON MONTAGE RÉALISATION : Laurent Maget Production : L. Maget, Laboratoire dynamique de l'évolution humaine UPR2147 CNRS

Baka Pygmies, the Turning point

Laurent MAGET

38min56

Baka Pygmies, the Turning-point a film by Laurent Maget Transcription   Pierre Kalo 
Storyteller / Guide
 I was born here in the forest. I lived in a camp with my parents, not far from the track. We hunted, gathered food ... and sometimes exchanged food with the Bantus. When we went to get food in the village, we arrived at Messok and the Bantus said there's a nun here who needs the Baka people and it might be good for you, as you went to the school in Abong Mbang a little. It might be a good thing to go and see her. So off I go to see the sister. And when I get there she asks - Who are you?
 - I'm a young Baka. 
 So while we're talking she says - But Kalo, wouldn't it be good to group the Baka here, because they're a bit threatened by the Bantus.
 - Ah, I said 'Yes I agree. We can try. It might work!''
 We came for a walk and saw a whole wood there, where nobody lived. We went to all the camps to ask the Baka if they wanted to come with us and live here. So we arrived in 1972, here, at Le Bosquet. Here's the gold mine that I found at Le Bosquet Fernando Ramirez Rozzi – Anthropologist, Biologist – CNRS Director of Research These are the records of births at the Bosquet from the 1980s to today. It is a true mine of information because for the first time we have the precise dates of birth of about 800 Baka children born here at Le Bosquet from 1987 to 2012. This means that for the first time in history we can meet a Baka child or adolescent and know his precise age. Work was done before these notebooks. It was done by Father Ignace Dhellemmes who made cards showing the relation between the various Baka groups. He noted the parents and children on each family card ... and then showed the families in relation to each other. In fact this was real demographic work, a considerable job. So the work of Father Dhellemmes and that of the other missionaries of the time like Father Robert Brisson is fundamental and enables us to be here today. As the aim of our work is to know the growth of the Baka groups, we need precise ages.   Alain Froment – Doctor of Medicine, Anthropologist - IRD Director of Research We prospected for years in Cameroon for our surveys and I discovered the existence of the notebooks when I came to the Bosquet. I understood immediately that it was something extraordinary to be able to use figures for the growth of the children, and especially 'Pygmy' children because these did not exist before. Here, thanks to continuous work for years, we were able to answer the question We are a team of anthropologists. This is a fairly general term that covers human diversity. There's cultural diversity and we have ethnologists and ethnomusicologists in the team—only people who study the cultures of the peoples of the world—and then we have biologists. So we are biologist-anthropologists. We examine the evolution of the human species. And that is why a field like this one that is somewhat at the margin of humanity, that is to say a forest environment setting constraints and peoples with fairly special physical characteristics, and a configuration as can be seen here, enables us to illustrate questions of human diversity and adaptation to the environment. Data gathering in anthropology is often a bit tedious—especially anthropometric measurements, what we call biometry. We need this for our studies of growth, whether for both adults and children and we take 10 to 20 measurements that form a treasure of figures that is complicated to use. Fernando Ramirez Rozzi It is agreed that growth is similar in all modern populations of humans. It must be remembered that growth is a change in dimensions until the adult size is attained. If the size differs between populations, this means that the processes responsible for this size are also different. This difference in size and difference in growth reveal very rich and substantial human biological diversity. In the case of the Pygmies, we assume that small size is an adaptation to their environment, to the forest. But what interests us is how adult size becomes established.
 Six years of data gathering means that we can now sketch a growth curve for the Baka. And its immediate usefulness—seen very clearly this year—is proof that all the data that we are collecting are applicable. Alain Froment CoCoCo !! Hello! How are you? Hello little one! Come and see me ...
Well that is a pathological case partially explained by chronic parasitism—especially a large liver, a large spleen and also parasitism consisting of both malaria and intestinal worms, and certainly an uptake problem. What she eats is not converted into growth.   Fernando Ramirez Rozzi I can't see anything there... I'm going over there...
Yes, here we are. Poor Jeannette, it's in red... We measured her in 2007, 2008 and 2009 and you can see that from 2008 to 2009 she lagged and broke with the normal growth curve for Baka women ... and in 2012, here, she is well below the figures for her age. So we see that her height is roughly equivalent to that of children between four and five and a half, and not at all the height of a child of nine and a half. That is to say she has a considerable delay in growth and her mother told us that she had been ill right after her birth and couldn't breastfeed her.   Alain Froment So tell the mother, and this is important, that it is not a question of money so she mustn't hesitate to go to the dispensary. We'll look after that—it's part of our job anyway to do a little correcting when we see pathological cases. It is clear here that we are beyond research. This a medical aspect and that child must be monitored regularly. Fernando Ramirez Rozzi When I came to Le Bosquet for the first time I went towards the meeting hut and introduced myself. I explained the aim of my research here and so I would come often—at least once a year—and I then offered to bring a dentist from time to time who would treat the Baka free of charge. This is why I brought a dentist here for the first time two years ago and here I am for the second time with a dentist at Le Bosquet to thank them for their help.   Alain Froment In fact the team consists of researchers from a number of different institutes: IRD, CNRS, the Natural History Museum… each with his own origin, culture and training and we have worked on building a concept—human ecology. This interests ethnologists as it is above all the cultural response that serves in mediation with the environment, for immediate adaptation. In the longer term there is a genetic adaptation and so human ecology combines these two bio-cultural approaches to make an entity.   Fernando Ramirez Rozzi Mboto Kalo Mboto Fernando Ramirez Rozzi "Dongue, tondo" ... I collected the others last year: "peke, koko, cana, bokoko" —I already have all these. Kalo Yes, that's it. It's good for making sauce. Yes, you cut it up like that in small bits, like coconut. You put it with fish. It's very good, like spinach.
 Kwekoalso comes from umbrella trees—it's food for monkeys. But when you're short of food, you can eat it. Because monkeys eat what man eats. Alain Froment Le Bosquet has become a research platform and insofar as our team is multidisciplinary, our students from the Museum have an area for research that we can allow them to use, and this will enable them to explore different directions—Agnès Sjöstrand, Doctoral student in Biological Anthropology at the Museum of Natural History— either in the medical field, in epidemiology, or in the cultural and musicological field, in language and also in the exploration of tastes as here there are hunter-gatherer peoples who have a long specific diet history that is not that of farmers, and one of the hypotheses to examine is whether taste—the perception of foodstuffs—differs in the evolutionary history of diet.   Alain Froment The pygmies traditionally lived in the forest. They were mobile, semi-nomadic and relatively far from the tracks while farmers had chosen to develop their villages along the tracks. Then because of the attraction of the tracks, the pygmies finally arrived along the road too and their numbers increased. So their habitat finally became structured and developed. Moangue-Le Bosquet, which interests us because of the large population, is also interesting as regards cultural evolution. We're in a town! There's a school, a hospital, shops... So tomorrow's way of life is already starting here.   Djény Adjoh Fieh – Owner of a bar at Le Bosquet We're in Djény's bar. 
This is where they dance and entertain. It's lit from 6 o'clock and people dance until midnight! This is my shop here. There's Castel and juice, cigarettes, there are Maggi cubes, soap, 'chichi' sweets for little girls, powdered chocolate, oil, eggs, King Arthur cake mix ... When I arrived there was only one shopkeeper, called Moussa. There was nobody. And when I arrived I was the second person. So I changed very quickly because when I came to Le Bosquet people made fun of me, saying 'You're going to live with the pygmies? You live with the Baka? How are you going to manage there? Those people smell! How are you going to manage with them?' I said no I'm going to earn a living. Money doesn't smell! That's what I said, like that! So they mocked me at the beginning. But as they saw how I had changed after two years they said 'Oh! So Baka money has become clean and you have changed! We're going to set up in Le Bosquet too!' A lot of people have come now. There are already five shopkeepers here. When a Baka man has perhaps five hundred francs, if he wants to buy rice, instead of buying three hundred francs' worth he'll buy a hundred francs worth and might buy alcohol and a packet of King Arthur for four hundred francs. That's the way it goes. He likes wine more than food. But they have no ambition nonetheless. When a man has money he'll spend it immediately and not think about tomorrow. Kalo I can't do anything in front of the children. I can't even do anything with my son because they encourage him to drink Nofia, which is bad, which kills and which burns the inside of your body. It's a great pity! It's destroying him!   Fernando Ramirez Rozzi Things are changing very fast. Unfortunately the changes are not always for the better. For example, alcohol is arriving strongly and this is a new phenomenon in the last three years.   Alain Froment Alcoholism is not a vice as such but a symptom. It is a symptom of the unhappiness of a population that is seeing things going too fast around it and alcohol is therefore a refuge and an escape. This situation is observed in many oppressed minorities and it is a transition. Geneviève Lomié – Shopkeeper in Lomié Something is not right among the pygmies. Why don't they change? Analyse your pygmies thoroughly to see why they don't become like us. Take a blood sample and send it to the big laboratories and see what they are. See if they really are normal men or if they have different blood, like an animal perhaps or something else.   Bertrand Magbwa Silas– Electrical mechanic – Building industry trainer The pygmies are considered as people to be rejected. The Bantus must understand that the Bakas still have a position in society. Kalo We now truly need a system to make it understood that the Baka world should really be respected. Alain Froment It must be understood that the situation is not permanent. The cultures themselves change but we are at a moment when traditional society is experiencing the shock of change. And when , around this, there are development projects that started with timber, bringing workers, bars, prostitution etc... There is an enormous project today ...   Kalo It's very big! It covers the whole forest from Kongo to Messok, to Messea ... Geovic is going to work everywhere around Lomié, even beyond the river Dja! Alain Froment So from the ecological point of view it's a project that will have negative effects on the fauna and on forests in general but which from the social point of view is also an opportunity as it brings money, jobs, development, the opening up of the area and in a country like Cameroon the issue is finally that of finding new resources. While preserving natural capital as much as possible. And this is the situation that will develop in the next few years. Bertrand Magbwa Silas During the prospection phase, Geovic used nearly 250 persons and a direct change in biodiversity, ecosystems and hunting was felt ... Well! Kalo Everything is falling apart. When we are here in this small settlement called Mbala, if I want to go for a walk I can't see anything because there's nothing. There are so many people here at Le Bosquet! You have to go further to find something... This modern life destroys everything. Bertrand Magbwa Silas Geovic had a summary plan that it showed to the people. They said that there would be at least 2500 direct jobs and nearly 2000 indirect ones. And there are Australians, South Africans, Cameroonians, Congolese, Central Africans… Oke Minzo family Yes, there's a letter box. Laurent Maget and… what's it for? Oke Minzo family It's for suggestions from the communities concerning the development that Geovic is to bring us. OK, we suggest a lot of things but there are no results. There's information more than a year old ... This has no significance! Recently, the coordinator told us that they were trying to get 400 thousand million francs from funders like China. Bertrand Magbwa Silas There's something wrong in this funding business. Why? Because I remember that when MacDonald International took the chairmanship of the company they said:
 'Geovic does not have a problem of money, but the worst problem is the management'. Somehow, when Geovic say that they don't have money, that they are looking for funding, we think that it means that they are contradicting themselves ...It's still a real mystery. Alain Froment As long as the nomadic way of life prevailed, it was finally difficult to identify pygmies as regards civil status in particular. They had no identity cards, they didn't really feel like citizens, but when the settling process began the problem arose and so they became visible. They became citizens and started to pay tax, to be educated and what we are now waiting for is doctors, lawyers and architects from the pygmy community, as from any community in Cameroon. Jean-Marie Kama Nkeube – Headmaster in Saint Kisito We had 88 pupils at the beginning of the school year and, unfortunately, finished the year with 38. You see, a little more than half left. It seems that the children are less and less interested in school and that's why they leave every day. I was scandalised myself at the beginning of the year when I came here. A mass of traders arrived and I would say that they attracted the Baka children in the wrong direction. You see, Baka children like music. And when there is music during the day when we have classes, it's serious I assure you! It is difficult for the teacher to teach because all the children are attracted by what they hear. You see, it's a school ... And if nothing is done to make it attractive, frankly it is going to disappear. So my plan is first of all to make it attractive so that children become interested and feel comfortable at school.   Laurent Yenjo – Singer and composer of the group Tibola 'Know how to read, count and write and also have knowledge and work well to defend your rights. Training and developing his skills, capacity and talents means that a child will have the chance of having a job that suits him. That is what education is.' Laurent Maget Well? What does this song say? Pierre Dangassa – Author / Composer / Singer So it means 'Oh my brothers, first we have suffered, we have had much unhappiness and suffering. Our brothers the Nzimés have mistreated us. We have run but have got nowhere. We always run and run and run ...'   Alain Froment Pygmies in general and the Baka here are not at all threatened with disappearance. Quite the opposite. There is remarkable demographic vigour. We see little children everywhere and the dispensary has reduced a death rate that was very high for a long time. Father Dhellemmes' notebooks show that 30 years ago life expectancy was 24 years, that is to say half of the life expectancy to Cameroonian citizens at the time. So this improvement in medicine also results in an improvement in demography. So the population is larger in fact. But the traditional way of life is going to disappear and this is typical of any culture. None are fixed. The issue is simply that of adapting and taking the right turning-point.     Author / Director: Laurent Maget Laboratoire Dynamique de l’évolution humaine – CNRS – 2012 Prix de l'Exploration au Festival du Film d'Aventure et d'Exploration de Toulon 2013

Chronique des Pygmées baka : Yambé chante au campement

Laurent MAGET

02min09

Yamné, grand Touma (chasseur de gros gibier) chante chaque soir pour le campement