Documents pour «Centre d'Histoire Sociale»

4 mousquetaires historiennes du mouvement social

13min56

Évocation en septembre 2014 (avant la disparition de Rolande Trempé), par Michelle Perrot, de quatre autres historiennes qui ont occupé une place très importante dans l'étude du mouvement social et ouvrier depuis les années 1950 en France : Rolande Trempé, Annie Kriegel et Madeleine Rebérioux. A ces "trois mousquetaires" - en quelque sorte - de l'étude de l'histoire sociale (la quatrième étant Michelle Perrot, qui ne parle - ici - pas d'elle-même) s'ajoute en préambule Edith Thomas, l'une des premières femmes à se pencher sur l'étude du mouvement social. Cette brève évocation (tirée d'une archive où Michelle Perrot évoquait de nombreux autres sujets) n'entre pas dans le détail des vies de ces historiennes. Nous vous invitons à lire notamment la notice biographique que consacre Michelle Perrot à Rolande Trempé pour le dictionnaire Maitron consultable en libre accès sur le site Maitron-en-ligne (cliquez sur le lien). Outre les livres de ces historiennes accessibles en librairies, cette petite vidéo est l'occasion aussi de souligner la disponibilité de tous les numéros du Mouvement social jusqu'à l'an 2000 (publications du CHS, qui ont été versées dans le Domaine Public) sur le site de la BNF/Gallica où vous pourrez lire, notamment, des articles de ces historiennes : Le Mouvement social (cliquez sur le lien) Nous vous invitons à lire par exemple le numéro de 1978 dont il est question dans cette vidéo : Travaux de femmes dans la France du XIXe (cliquez sur le lien) Concernant le parcours de Michelle Perrot, non évoqué ici, l'Université Paris-Diderot (Paris 7) propose documents audiovisuels et film sur son site

homosexualité et filiation

11min43

Dans le cadre d'une série de quatre vidéos réalisées en 2012 dans les mois qui ont précédé la promulgation de "la loi sur le mariage pour tous" (loi no 2013-404 du 17 mai 2013), il est question dans cette troisrième vidéo de filiation. Adoption, PMA... suite logique des débats sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. Invités : - Louis-Georges Tin : Président du comité Idaho, président du CRAN, maître de conférence à l'IUFM d'Orléans - Florence Tamagne, chercheuse associée au laboratoire du CHS - Régis Révenin, chercheur associé au laboratoire du CHS - Caroline Mécary : Avocate au bareau de Paris, co-présidente de la fondation Copernic Images, son, recherche documentaire et montage : Jeanne Menjoulet (CNRS / CHS) Produit par le CHS, en partenariat avec Mediapart qui a diffusé cette série

Eglises et psychiatres contre le mariage pour tous

17min54

Dans le cadre d'une série de quatre vidéos réalisées en 2012 dans les mois qui ont précédé la promulgation de "la loi sur le mariage pour tous" (loi no 2013-404 du 17 mai 2013), il est question dans cette quatrième vidéo de l'attitude de l'église catholique (et des églises en général) et des psychiatres qui se sont engagés vent debout contre l'ouverture du mariage aux homosexuel-le-s.  Invités :  - Louis-Georges Tin : Président du comité Idaho, président du CRAN, maître de conférence à l'IUFM d'Orléans - Florence Tamagne, chercheuse associée au laboratoire du CHS - Régis Révenin, chercheuse associée au laboratoire du CHS - Caroline Mécary : Avocate au bareau de Paris, co-présidente de la fondation Copernic   Images, son, recherche documentaire et montage : Jeanne Menjoulet (CNRS / CHS) Produit par le CHS, en partenariat avec Mediapart qui a diffusé cette série 

Une normalisation post-post-1968

11min14

Dans le cadre d'une série de quatre vidéos réalisées en 2012 dans les mois qui ont précédé la promulgation de "la loi sur le mariage pour tous" (loi no 2013-404 du 17 mai 2013), il est question dans cette seconde vidéo de la normalisation à laquelle correspond la revendication du mariage pour les homosexuels. Cette aspiration au mariage semble en effet correspondre au triomphe de la politique portée par l'association Arcadie dans les années 1950-1970; l'association "homophile" revendiquait une intégration / insertion dans la société (et non pas le mariage, à l'époque), une égalité dans l'indifférence. A ce mouvement Arcadie, qui le précédait, les militants du Fhar, proches de l'extrême-gauche, opposaient une volonté de désintégrer les normes de la société, dans un contexte plus large post-1968 de critiques, par les féministes en particulier, des carcans du mariage. Dans ce contexte, revendiquer le mariage n'avait pas vraiment de sens, alors qu'on en était encore à attendre le divorce par consentement mutuel. Mais c'est aussi parce que les femmes ont commencé à remettre en question la place qui était la leur dans la société, et donc la place des hommes, que ceux-ci pouvaient aussi avoir un autre regard sur la place qui était la leur. Invités :  - Florence Tamagne, chercheuse associée au laboratoire du CHS - Régis Révenin, chercheur associé au laboratoire du CHS - Caroline Mécary : Avocate au barreau de Paris, co-présidente de la fondation Copernic Images, son, recherche documentaire et montage : Jeanne Menjoulet (CNRS / CHS) Produit par le CHS, en partenariat avec Mediapart qui a diffusé cette série 

Cadre historique de la dépénalisation de l'homosexualité

09min34

Dans le cadre d'une série de quatre vidéos réalisées en 2012 dans les mois qui ont précédé la promulgation de "la loi sur le mariage pour tous" (loi no 2013-404 du 17 mai 2013), il est question ici de la dépénalisation de l'homosexualité et de l'histoire et des représentations du contrôle exercé sur les homosexuels. Ce contrôle s'exerçait par le biais de stratégies passant par la loi, la jurisprudence, la médecine, la famille... La complexité des dispositifs montre que la question de la dépénalisation n'est qu'une facette de la levée des interdits et des contrôles sur l'homosexualité. Invités :  - Florence Tamagne, chercheuse associée au laboratoire du CHS - Régis Révenin, chercheur associé au laboratoire du CHS - Louis-Georges Tin : Président du comité Idaho, président du CRAN, maître de conférence à l'IUFM d'Orléans Images, son, recherche documentaire et montage : Jeanne Menjoulet (CNRS / CHS) Produit par le CHS, en partenariat avec Mediapart qui a diffusé cette série 

L'embuscade de Palestro (1)

10min00

Présentation par Raphaëlle Branche de son livre L'embuscade de Palestro : Algérie 1956 ainsi que du documentaire qui en en été tiré : Palestro , histoires d'une embuscade 1ère partie

La prison - une nécessité pour la République

32min01

Pierre Victor Tournier présente son ouvrage qui analyse le fait carcéral dans son ensemble, des raisons de la condamnation à l'effectuation de la peine, des conditions de l'emprisonnement aux perspectives de sortie et de réinsertion.

Des radios de lutte à Internet

22min00

Cette vidéo vise à présenter le contenu de l'ouvrage Des radios de lutte à Internet. Militantismes médiatiques et numériques.  Publications de la Sorbonne, 2012 .  François Blum, ingénieur de recherche au CNRS, qui a dirigé la publication en résume les thématiques et répond à quelques questions abordées dans l'ouvrage  : Quelles innovations technologiques dans le militantisme ?  Quel rapport entre outils et pratiques militantes ?  dans quels cas les militants ont-ils une vision purement utilitariste des nouvelles technologies ?  La technique n'est-elle pas elle-même politique ? L'utilisation de Facebook n'est pas abordée dans l'ouvrage mais le rôle de la révolution 2.0 dans les mobolisations du "Printemps arabe" est étudié. Pour finir, la genèse de l'ouvrage est relatée par Françoise Blum qui a réuni les actes d’un colloque intitulé « Les usages militants de la technique », qui s’est tenu à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense les 12 et 13 mars 2009. Ce colloque avait pour objectif affiché de « mieux comprendre la dialectique à l’œuvre entre innovation technique et forme de l’engagement, entre appropriation des technologies et modalités de l’action collective ». Ont contribué à l'ouvrage : Martina Avanza, Céline Barthonnat, Françoise Blum, Axelle Brodiez-Dolino, Giuseppe Caruso, Sylvie Célérier, Valérie Colomb, Stéphane Couture, CarolineFrau, Isabelle Hare, Ingrid Hayes, Jeffrey S. Jurys, Lorenzo Mosca, André Narritsens, Irène Pereira, Michel Pigenet, Valérie Schafer, Bastien Sibille, Isabelle Sommier, Danielle Tartakowsky, Benjamin Thierry, Franck Veyron

Shoah par balles - Statut du témoignage et du témoin (2)

30min49

Danielle Rozenberg, sociologue associée à l'institut des Sciences Sociales du Politique et membre du conseil scientifique de Yahad-In-Unum, après une présentation des travaux de Yahad-In-Unum, décrit la démarche du Père Desbois, président de Yahad, et leur approche, qui consiste à localiser, inventorier les sites, interviewer les derniers témoins et à restituer le processus d'extermination des juifs, par balles. La chercheuse montre en quoi le recueil de ces témoignages constitue une passerelle vers les sources archivées, et souligne qu'il s'agit d'une approche historienne qui emprunte à l'anthropologie et dans une moindre mesure à l'archéologie. L'analyse de Danielle Rozenberg porte sur les témoins de proximité. Le recueil des témoignages confirme globalement les éléments contenus dans les archives mais va au-delà : identification de nouveaux sites, matériaux nouveaux concernant la logistique, l'enfermement, les exécutions, le traitement infligé à d'autres groupes de victimes comme les tziganes, etc. Par ailleurs, les témoignages recuillis par Yahad dévoilent des éléments qui ne sont pas du tout dans les archives - parce qu'à l'encontre de l'idéologie officielle nazie. Par exemple le principe selon laquelle il ne pouvait pas y avoir de relations sexuelles entre aryens et juifs conduisait à ne pas faire mentionner, dans ce qui devint les archives, l'existence de fosses de femmes juives qui étaient des esclaves sexuelles et qui ont été exécutées au départ des unités mobiles (Einsatzgruppen) ou à ne pas faire apparaître tout ce qui avait trait aux assassinats d'enfants demi-juifs. Enfin Danielle Rozenberg ouvre la réflexion sur le statut des mémoires individuelles qui sont sollicitées pour écrire une histoire locale de la Shoah : Les historiens ont été très longtemps réticents à considérer le témoignage comme une source légitime, mais ce statut du témoignage a évolué. "Trois témoignages, séparés, concordants, sont estimés nécessaires pour établir un fait", témoignages auxquels s'ajoutent parfois des preuves matérielles (douilles, experts ballistiques...). Que faire de ces matériaux pour écrire une histoire locale de la Shoah ?

Portrait de Jean Zyromski

14min31

Basé sur un entretien avec l'historien Eric Nadaud, réalisé au CHS par Jeanne Menjoulet, et sur un témoignage de la fille adoptive de Zyromski, Lily Bleibreu, cette vidéo vise à dresser un portrait général Introductif de Jean Zyromski - Leader de la Gauche Socialiste durant l'entre-deux-guerres. Le rôle-clef joué par Jean Zyromski dans la SFIO s’est exercé notamment à travers la « Bataille Socialiste » (l’une des plus importantes tendances de la SFIO). Jean Zyromski a eu la capacité de peser fortement sur la politique du parti concernant en particulier la question des alliances avec le parti radical et le parti communiste, de la guerre et de la lutte contre l’extrême-droite.  A ce titre, la biographie de Zyromski permet de mieux comprendre l’histoire du socialisme dans ces années de cartel des gauches, de Front Populaire et de montée du fascisme. Les archives de Jean Zyromski sont conservées et consultables au Centre d'Histoire sociale (CHS)

Témoignages de la Shoah par balles - intro Workshop (1)

10min25

Introduction par Denis Peschanski (Directeur de recherches CNRS au CHS) d'un workshop d'un séminaire consacré aux témoignages de la Shoah par balles (Denis Peschanski est également directeur scientifique de l'Equipex Matrice) et présentation de "Yahad - In Unum" dont le président, le père Patrick Desbois participe à ce workshop. Yahad - In Unum est la première organisation de recherche sur les exterminations de masse de juifs et de Roms commises par les Nazis et leurs alliés en Europe de l'Est de 1941 à 1944. Grâce à ses recherches, Yahad In Unum a identifié des centaines de fosses communes de victimes tuées en Europe de l'Est. Durant ces dernières années, le père Patrick desbois et son équipe de chercheurs, traducteurs et experts balistiques ont enregistré les témoignages de plus de 3200 témoins en parcourant la Russie, la Biélorussie, l'Ukraine, la Pologne, la Roumanie et la Moldavie. Le 22 juin 1941, l'Allemagne nazie envahissait l'URSS (opération Barbarossa). Les unités mobiles armées des einsatzgruppen avançaient dans le sillage de la Wehrmacht avec pour but d'exécuter l'ordre de Hitler : l'extermination de tous les juifs d'Europe. A travers l'Europe, plus de 2 millions de juifs ont péri non pas dans les camps de concentration mais au cours de fusillades massives. Il s'agit d'un chapitre moins connu de la Shoah. Ces événements sont aussi connus sous le nom de "Shoah par balles".

Zyromski-Bleibtreu, trait d'union politique et militant sur 4 générations

10min05

Lily Bleibtreu, fille adoptive de Jean Zyromski retrace les aspects familiaux du dirigeant socialiste Jean Zyromski. Il est question du père de Jean Zyromski, Ernest Zyromski, de la femme de Jean Zyromski, Marcelle Zyromski, de ses filles, en particulier de Lily. De la jeunesse de Jean Zyromski, de figures politiques dont il était proche, Bracke-Desrousseaux en particulier.  Lily Bleibtreu, s'engagea quant à elle dans le trotskysme et dans le syndicalisme (l'Ecole Emancipée) et se maria avec l'un des principaux dirigeants trotskystes des années 1946-1952, Marcel Bleibtreu. Leur fils, Jacques Bleibtreu participa au mouvement de mai 1968 et fut un syndicaliste engagé. Ces 3 générations se manifestaient mutuellement un profond respect.