Documents pour «santé publique»

2017 - La musique un stimulant pour nos neurones

1h18min07

« La musique, un stimulant pour nos neurones »




Avec J-C. Beauvillain:




Chercheur en neurosciences, directeur de recherche INSERM


La musique est vraisemblablement apparue en même temps que l’homme. Toutes les peuplades, ethnies, civilisations ont leur musique. Ces musiques présentent évidemment des différences mais on retrouve dans toutes des éléments communs appelés « universaux ». Nous verrons comment la musique atteint notre cerveau en partant de l’oreille jusqu’au cortex auditif, comment elle est analysée, mise en mémoire et pourquoi elle nous procure des émotions. Dans un deuxième temps, nous aborderons comment la pratique de la musique peut modifier notre cerveau. Nous terminerons sur l’intérêt que peut avoir la musique dans certaines pathologies.




Ponctuée d’interventions et Mini concert de L’Orchestre Universitaire de Lille

Le 7 novembre à 18h00

À l’auditorium du Palais des Beaux-Arts au 18 bis Rue de Valmy à Lille (Métro Ligne 1 – arrêt République Beaux-Arts)

Ouvert à tous

2017 - Comprendre le cerveau et son vieillissement

1h47min43

« COMPRENDRE LE CERVEAU ET SON VIEILLISSEMENT NORMAL ET PATHOLOGIQUE » une conférence avec Florence Pasquier et Luc Buée Florence Pasquier est PU-PH, responsable du Centre Mémoire de ressources et de recherches au CHU de Lille, qui est aussi centre de référence national pour les Alzheimer jeunes. Elle est reconnue mondialement pour ses travaux sur la mémoire dans la maladie d’Alzheimer et les dégénérescences fronto-temporales. Elle coordonne à Lille le LiCEND, un des sept centres d’excellence français sur les maladies neurodégénératives et elle est vice-présidente de la commission scientifique spécialisée de l’Inserm en Neurosciences. Florence Pasquier parlera des nouvelles données sur la maladie d’Alzheimer, qui se développe dans le cerveau bien avant d’en ressentir les premiers symptômes, ce qui ouvre une large fenêtre thérapeutique, et soulève des questions éthiques mais aussi beaucoup d’espoir. Elle abordera les facteurs de risque et la prévention, ainsi que les mesures d’accompagnement mises en oeuvre par les différents plans gouvernementaux. Luc Buée est directeur de recherches au CNRS, Directeur du Centre de Recherches Jean-Pierre Aubert et responsable de l’équipe “Alzheimer & Tauopathies” à l’Université de Lille. Les travaux qu’il mène depuis 25 ans sur la physiopathologie de la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées lui ont valu une reconnaissance internationale indiscutable. Son groupe est une des unités fondatrices du laboratoire d’excellence DISTALZ sur la maladie d’Alzheimer et du centre d’excellence sur les maladies neurodégénératives de Lille (LiCEND). Luc Buée est vice-présidentde la Société française des Neurosciences. Luc Buée nous parlera du cerveau : son fonctionnement, ses particularités et son exploration. Il nous expliquera comment les progrès scientifiques ont permis de mieux comprendre le cerveau et ses pathologies. Il terminera son intervention sur l’exemple de la maladie d’Alzheimer et comment cette dernière affecte le fonctionnement du cerveau.

2017 - Le traitement des accidents vasculaires cérébraux

1h40min46

8 mars 2017 : « Le traitement des accidents vasculaires cérébraux » par les Professeurs Didier Leys et Jean-Pierre Pruvo

Quelles adaptations globales seront nécessitées par la e-santé

Denis GARCIA

18min56

L’objectif de cette intervention est de présenter les adaptations globales qui seront nécessitées par la e-santé : Ce panorama général des grandes adaptations est basé sur les éléments dont dispose le LEEM (Les Entreprises du Médicament) et sur les actions qu’il a été mené en matière de  e-santé jusqu’à présent. Sans vouloir lister l’intégralité des grandes adaptations que nécessitera la e-santé, la présentation montrera l’étendue des champs d’application qui sont révélés au fur et à mesure de la révolution numérique. 

Technologies digitales pour le développement clinique

Christel ERALES

26min10

L’arrivée à maturité d’un certain nombre de technologies permet de considérer leur usage pour améliorer la rapidité, les coûts et la qualité du développement clinique pharmaceutique. Nous donnerons quelques exemples où les technologies numériques peuvent y être appliquées.    

Suivi de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde : intérêt d'une application pour Smartphone

Yves-Marie PERS

14min06

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est le rhumatisme inflammatoire le plus fréquent de l'adulte, touchant près de 0,4% de la population générale. Elle représente un véritable enjeu de santé publique, par sa fréquence et son coût direct (lié aux nouveaux traitements par biothérapies, environ 10 000 euros/patient/an), mais aussi son coût indirect (arrêts maladie, mises en invalidité reliés aux poussées douloureuses ou aux déformations irréversibles). Les recommandations internationales préconisent un contrôle strict (rémission ou activité faible) de la maladie, pour éviter l'apparition de destructions articulaires afin de réduire l'impact fonctionnel de la maladie à long terme et d'améliorer la qualité de vie des patients. Cette prise en charge repose sur un suivi rapproché nécessitant des visites régulières auprès du médecin spécialiste ce qui représente un coût supplémentaire (transport, visites). Dans ce contexte, la télé-médecine est de plus en plus évoquée comme une approche complémentaire dans la prise en charge de ces patients chroniques. En effet, celle-ci peut permettre le suivi à domicile des patients à l’aide d’outils d’auto-évaluation de la maladie (auto-questionnaires RAPID3, HAQ et DAS28). Des économies de santé en termes de réductions de nombre de visites médicales et du nombre de déplacements peuvent donc être envisagées.   L’application smartphone « SATIE-PR », que nous avons développé conjointement avec la société BodySens, constitue un outil original de télémédecine dédié à la PR. Il permet un suivi personnalisé des patients et contient une interface à la fois ludique et facile d’utilisation mais exhaustive incluant des questionnaires de qualité de vie (HAQ, SF12, EQ5D), des données d’auto-évaluation de l’activité (RAPID3) ainsi qu’une mesure simple de la force de préhension de la main.

Intégrer en formation des solutions innovantes pour améliorer la sécurité des médicaments

14min25

Des accidents récents ont sensibilisé les autorités et le grand public à la nécessité de transparence et de sûreté dans l’évaluation des produits de santé.   Afin que la recherche médicale reste compétitive en Europe, il conviendrait de remonter la chaîne de valeur de l'essai en développant des outils innovants car d’ici à 2030, l’augmentation exponentielle des volumes de données, couplée à l’émergence de capacités de corrélation et d’analyse, donnera une puissance sans précédent aux réseaux connectés dans presque tous les endroits du monde. Nous entrerons alors dans l’ère des solutions de données, aujourd’hui limitées par le fait que les quantités de données accumulées dépassent la capacité des systèmes à les utiliser avec efficience. Dans le domaine des essais, l’apparition des bases de connaissances sera concomitante de la mise en relation (par chaînage) des bases de données cliniques, de pharmacovigilance (Eudravigilance) et de monitoring (RiskBased Monitoring). Cela permettra la détection de signaux d’alerte précoce et la possibilité d’une sécurité passive d'un développement clinique durable."

Plateforme régionale de télé-imagerie : enseignements des 1er mois de fonctionnement

09min24

Suite au choix de l’opérateur (consortium IDO-in / CGTR) en 2015, une plateforme de télé-imagerie a été mise en place. Le premier marché subséquent choisi est dédié à la prise en charge de l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral). La zone géographique concernée compte 7 UNV. Au vu de cette disponibilité, exceptionnelle par rapport aux autres régions de France, la coordination régionale dans la prise en charge de l’AVC, a prôné une direction directe par le SMUR vers une UNV dans le cas où cette dernière se trouve à moins d’une heure de route. Les seuls territoires à plus d’une heure d’une UNV sont la Lozère et le plateau Cerdan dans les Pyrénées Orientales. Dans ce cas, l’orientation vers un service d’urgence reste incontournable et une solution spécifique a été mise en place. Ainsi, grâce à la téléconsultation, les médecins urgentistes peuvent demander l’avis de neurologues du centre expert. Le CHU de Montpellier est le centre expert de référence. Le GCS e-santé LR, après la mise en place technique de la plateforme, poursuit son action en accompagnant constamment les utilisateurs dans les 1ers usages : sensibilisation à l’usage de la plateforme de télémédecine, formation à son fonctionnement, écoute des premiers retours d’expérience dans le but de l’améliorer.

Objets connectés, Sécurité & Ethique

Denis GARCIA

26min59

L’accès direct au dossier médical informatisé s’impose de façon nette et progressive. Ce n’est pas pour désinvestir les professionnels de leur mission mais certainement pour favoriser une responsabilisation des personnes. D’autant plus qu’à son domicile, la personne peut également recourir aux informations accessibles via les portails santé internet et vivre ainsi douloureusement et dans la solitude des choix importants. La notion d’éthique peut être perçue comme un révélateur des sensibilités de l’hôpital mais aussi des tensions qui s’y manifestent. Les Systèmes Informatisés (SI) de santé peuvent rapidement exacerber ces tensions.   Désormais de multiples intrusions en compromettent l’esprit, via l’informatisation et les divers projets de regroupement des données sociales et médicales. L’idéal de transparence remet en cause le « colloque singulier » mais aussi les règles du secret. On admet que l’information soit partagée sans poser les sauvegardes nécessaires à l’ensemble. Ce sont ces liaisons passionnelles entre éthique et SI de santé que nous tenterons de décrypter. 

Nouveau référentiel des métiers & compétences, le plan biotechnologies 2020.

Arnaud CHOUTEAU

27min53

Après un rappel du plan « compétences Biotech» établi pour les référentiels de formation, un zoom sera fait sur les Solutions multi technologiques de santé qui sont à présent nécessaires. Seront ainsi présentés des exemples de l’impact du numérique sur les compétences et les métiers des futurs professionnels du secteur de Santé (Big data, recherche…).  

Prescription médicamenteuse et informatisation, gestion des risques en Santé

Denis GARCIA

19min33

Dans le cadre des évolutions des technologies liées aux systèmes d’information de santé il est communément admis que l’informatisation d’un process contribue à une plus grande sécurisation des différentes actions de prises en charge d’un patient   Dans cette révolution en cours, les directions des systèmes d’information des établissements de santé se distinguent par leur rôle central : après avoir longtemps été cantonnées à outiller des processus administratifs ou de gestion, les voici maintenant au cœur de la prise en charge médicale. Ce positionnement est désormais névralgique pour une structure de santé ainsi que pour ses professionnels de santé. Toutefois, aujourd’hui, il est aussi évident de constater que les rapports se succèdent en Europe et aux États-Unis pour dénoncer l’augmentation sans précédent des décès ou complications dues à des erreurs médicales totalement évitables en liaison avec l’utilisation de l’outil informatique. (http://www.healthcareitnews.com/news/deaths-by-medical-mistakes-hit-records). Le propos ne sera donc pas celui de l’informatique, de la technique, mais bien celui des organisations liées au process d’informatisation dans des structures de santé. L’objectif est, ici, de commencer à aborder les rapports complexes et agités existant entre informatisation et sécurisation des process de prise en charge des patients.

La bioéthique à l’épreuve des nouvelles technologies en santé.

25min27

A
la fin des années 1970, au début des années 1980, dans la poussée des
extraordinaires progrès biotechnologiques, les techniques d’assistance médicale
à la procréation ont été appliquées à l’homme. Le décryptage du génome humain a
ouvert la possibilité d’en modifier les caractères. La révolution informatique
a modifié notre regard sur la manière d’envisager la vie et le soin au patient.
De manière paradoxale, le développement des soins palliatifs à cette époque
n’est peut-être pas anodin.

 

Il
n’est pas inutile de rappeler que les lois bioéthiques, à l’origine programmées
pour encadrer les techniques d’assistance médicale à la procréation ont, de fil
en aiguille, amené, par une réflexion plus globale, à la révision des lois
informatiques et libertés par le fait que des fichiers étaient nécessaires pour
tracer, répertorier les gamètes et les embryons générés. Au delà de l’aspect
purement technique, les discussions ont porté sur le statut de l’embryon :
chose ou personne ?  Les gamètes,
l’embryon étant des « produits du corps humain », la réflexion s’est
étendue aux greffes d’organes et les modalités d’attribution des greffons. On
est passé de la « loi sur la bioéthique » aux « lois

µbioéthiques ».

Plus
près de nous, les débats sur l’utilisation de cellules souches issues
d’embryions humains, du liquide amniotique ou des cellules pluripotentes
induites ont pour motif les espoirs que donnent la médecine régénératrice pour
remplacer une fonction ou un organe défaillants. Ce débat est ravivé par les
modifications génétiques sélectives apportées par les techniques CRISPR-Ca9,
les « ciseaux d’ADN », qui
permettraient de modifier un génome humain ou bactérien. A quelles fins ?
On pourrait aussi évoquer toute la littérature actuelle et parfois les
fantasmes sur « l’homme augmenté », sans oublier l’attitude à avoir
chez les personnes en fin de vie.

 La relation médecin-malade s’est aussi trouvée
modifiée avec l’apparition des différents moyens mis à leur disposition.  La contemplation du scanner, de l’IRM ou de
l’échographie a remplacé l’examen clinique. La nécessaire traçabilité amène à
regarder l’écran de l’ordinateur plutôt que le patient. Le téléphone portable
s’insinue dans le colloque singulier.

En
fait, de quoi s’agit-il ? Il s’agit de l’homme (et de la femme) qui n’est
pas un moyen, il (elle) est une fin en soi. Il (elle) est vulnérable. La
connaissance, la technique et sa mise en œuvre sont à son service et non pas
l’inverse. Une visée bonne passe par le
crible de la norme (Paul Ricoeur). L’acte de soin est d’abord une relation
humaine qui passe par le regard. 
Respecter une personne, n’est-ce pas d’abord la regarder avec attention
(respicere). Ce qui est techniquement
faisable doit-il être fait ou permis ? Un
homme ça s’empêche, disait Camus. Au plan collectif, la réflexion des
comités est utile dans la foulée des éthiques
de la discussion (Habermas, Ricoeur), du contrat (Rawls). Il n’en reste pas
moins que ce que la société permet dans le cadre et la limite de la loi  peut et doit continuer à se discuter au plan
éthique. Tout ce qui est légal n’est pas nécessairement éthique.