Documents pour «LEM»

Simon Icard : "Des controverses sur la grâce"

07min23

La série "Rencontres" donne la parole aux chercheurs. 8 chercheurs du LEM inaugurent cette nouvelle collection.   Avec : Simon Icard, Laboratoires d'Etudes sur les Monothéismes (LEM)

Journée d’accueil des doctorants du LEM Vincent Goossaert, directeur de l'école doctorale de l'EPHE

53min50

JOURNÉE D’ACCUEIL DES DOCTORANTS DU LEM, Laboratoires d'Etudes sur les Monothéismes Jeudi 12 janvier 2017 Présentation de l'école doctorale de l'École pratique des hautes études par Vincent Goossaert (directeur de l'école doctorale de l'EPHE Direction du LEM : Sylvio de Franceschi : Directeur d’études à l’EPHE Daniel-Odon Hurel : Directeur de recherche (DR2) au CNRS Les champs de recherche du LEM > Néoplatonismes > Gnoses et manichéismes > Apocryphes chrétiens > Augustin et augustinismes > Exégèses patristiques (grecque et latine) > Judaïsmes ancien et médiéval > Philosophie et théologie médiévales > Islam shi’ite > Le théologico-politique à l'époque moderne > Monachisme et congrégations religieuses Contact : Claire Raynal Laboratoire d’études sur les monothéismes 7, rue Guy Môquet, 94801 Villejuif Cedex Tél. : 01 49 58 36 03 Télécopie : 01 49 58 36 25 claire.raynal@vjf.cnrs.fr http://lem.vjf.cnrs.fr Blog des doctorants : https://doctorantslem.wordpress.com

Journée d’accueil des doctorants du LEM - Philippe Hoffmann Equipe 3 «PHILOSOPHIES ET THÉOLOGIES»

20min20

JOURNÉE D’ACCUEIL DES DOCTORANTS DU LEM, Laboratoires d'Etudes sur les Monothéismes Jeudi 12 janvier 2017 Equipe 3 «PHILOSOPHIES
ET THÉOLOGIES» Dirigée par Philippe Hoffmann : l'objet de l'équipe 3 est l’étude philosophique et doctrinale des textes fondamentaux de la pensée occidentale, ce qui inclut des débats théologiques. Direction du LEM : Sylvio de Franceschi : Directeur d’études à l’EPHE Daniel-Odon Hurel : Directeur de recherche (DR2) au CNRS Les champs de recherche du LEM > Néoplatonismes > Gnoses et manichéismes > Apocryphes chrétiens > Augustin et augustinismes > Exégèses patristiques (grecque et latine) > Judaïsmes ancien et médiéval > Philosophie et théologie médiévales > Islam shi’ite > Le théologico-politique à l'époque moderne > Monachisme et congrégations religieuses Contact : Claire Raynal Laboratoire d’études sur les monothéismes 7, rue Guy Môquet, 94801 Villejuif Cedex Tél. : 01 49 58 36 03 Télécopie : 01 49 58 36 25 claire.raynal@vjf.cnrs.fr http://lem.vjf.cnrs.fr Blog des doctorants : https://doctorantslem.wordpress.com

Journée d’accueil des doctorants du LEM - Marie-Odile Boulnois Equipe 2 «LITTÉRATURES RELIGIEUSES ET EXÉGÈSE BIBLIQUE»

16min41

JOURNÉE D’ACCUEIL DES DOCTORANTS DU LEM, Laboratoires d'Etudes sur les Monothéismes Jeudi 12 janvier 2017 Equipe 2 «LITTÉRATURES RELIGIEUSES ET EXÉGÈSE BIBLIQUE» Dirigée par Marie-Odile BoulnoisL’approche est essentiellement herméneutique : et historique, une part importante étant consacrée à l’histoire de la réception des textes bibliques. L’Institut d’Études Augustiniennes fait naturellement partie de cette composante. Direction du LEM : Sylvio de Franceschi : Directeur d’études à l’EPHE Daniel-Odon Hurel : Directeur de recherche (DR2) au CNRS Les champs de recherche du LEM > Néoplatonismes > Gnoses et manichéismes > Apocryphes chrétiens > Augustin et augustinismes > Exégèses patristiques (grecque et latine) > Judaïsmes ancien et médiéval > Philosophie et théologie médiévales > Islam shi’ite > Le théologico-politique à l'époque moderne > Monachisme et congrégations religieuses Contact : Claire Raynal Laboratoire d’études sur les monothéismes 7, rue Guy Môquet, 94801 Villejuif Cedex Tél. : 01 49 58 36 03 Télécopie : 01 49 58 36 25 claire.raynal@vjf.cnrs.fr http://lem.vjf.cnrs.fr Blog des doctorants : https://doctorantslem.wordpress.com

Journée d’accueil des doctorants du LEM - Daniel De Smet Equipe 1 « LIVRES SACRÉS : CANONS ET HÉTÉRODOXIES»

09min41

JOURNÉE D’ACCUEIL DES DOCTORANTS DU LEM, Laboratoires d'Etudes sur les Monothéismes Jeudi 12 janvier 2017 ÉQUIPE 1 « LIVRES SACRÉS : CANONS ET HÉTÉRODOXIES» Dirigée par Daniel De Smet, ses recherches portent sur l’étude historique et philologique des Écritures saintes, de la Bible (hébraïque et chrétienne), et du Coran. Direction du LEM : Sylvio de Franceschi : Directeur d’études à l’EPHE Daniel-Odon Hurel : Directeur de recherche (DR2) au CNRS Les champs de recherche du LEM > Néoplatonismes > Gnoses et manichéismes > Apocryphes chrétiens > Augustin et augustinismes > Exégèses patristiques (grecque et latine) > Judaïsmes ancien et médiéval > Philosophie et théologie médiévales > Islam shi’ite > Le théologico-politique à l'époque moderne > Monachisme et congrégations religieuses Contact : Claire Raynal Laboratoire d’études sur les monothéismes 7, rue Guy Môquet, 94801 Villejuif Cedex Tél. : 01 49 58 36 03 Télécopie : 01 49 58 36 25 claire.raynal@vjf.cnrs.fr http://lem.vjf.cnrs.fr Blog des doctorants : https://doctorantslem.wordpress.com

Dominique Trotignon (Institut d’études bouddhiques, Paris) "Reliques et ostensions dans le Bouddhisme"

51min53

Ostensions limousines, dévotions aux reliques et fait religieux (Moyen-Age – Epoque contemporaine) Colloque international LE DORAT Salle du cinéma / Vendredi 29 et Samedi 30 avril 2016 CONTACT : lesrdvdelachapelle@laposte.net  "Reliques et ostensions dans le Bouddhisme" Dominique Trotignon (Institut d’études bouddhiques, Paris) Les reliques occupent, en bouddhisme, une place tout à fait essentielle mais leur signification et leur usage n’a encore que très peu été étudié par les chercheurs occidentaux. Plusieurs termes sanskrits les désignent, selon qu’on considère les seuls « restes » humains du Buddha historique ou d’un saint personnage, ou tout objet susceptible de les commémorer. On note aussi des différences et une évolution, notamment dans leur ostension, entre les traditions propres à l’Inde – où le brahmanisme a été influent – et les autres pays d’Asie.  Partenaires scientifiques : Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM-CNRS) Centre de Recherches Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie (CRIHAM, UNIVERSITE DE LIMOGES) Institut Supérieur d’Etudes des Religions et de la Laïcité (ISERL, UNIVERSITE DE LYON) Partenaires financiers : LEM, CRIHAM, ISERL Association « Les rendez-vous de la chapelle » Conseil régional ALPC Organisation : association « Les rendez-vous de la chapelle » 

Daniel De Smet (CNRS- Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes) "L'ostension des reliques du Prophète en Inde musulmane"

30min01

Ostensions limousines, dévotions aux reliques et fait religieux (Moyen-Age – Epoque contemporaine) Colloque international LE DORAT Salle du cinéma / Vendredi 29 et Samedi 30 avril 2016 CONTACT : lesrdvdelachapelle@laposte.net  "L'ostension des reliques du Prophète en Inde musulmane" Daniel De Smet (CNRS- Laboratoire d’Etudes sur les monothéismes) Après quelques remarques préliminaires sur le culte des reliques en islam et les problèmes doctrinaux et juridiques qu'il soulève, mon exposé se concentrera sur la dévotion aux empreintes du pied de Muhammad (al-qadam al-sharîf) et aux cheveux de sa barbe. En Inde musulmane, ces reliques étaient sorties de leurs écrins et exposées publiquement au cours des douze premiers jours du mois de Rabî‘ I, qui marquent la maladie finale et l'agonie du Prophète. Le 12 de Rabî‘ I, l'anniversaire de sa mort, l'ostension des reliques atteint son paroxysme avec un rituel dont nous possédons plusieurs descriptions datant du 19e siècle. Sévèrement condamnés de nos jours par le salafisme de type saoudien, ces rituels, interdits au Pakistan, se font de plus en plus rares en Inde, mais semblent survivre au Bangladesh.  Partenaires scientifiques : Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM-CNRS) Centre de Recherches Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie (CRIHAM, UNIVERSITE DE LIMOGES) Institut Supérieur d’Etudes des Religions et de la Laïcité (ISERL, UNIVERSITE DE LYON) Partenaires financiers : LEM, CRIHAM, ISERL Association « Les rendez-vous de la chapelle » Conseil régional ALPC Organisation : association « Les rendez-vous de la chapelle » 

Gert Gielis (KU Leuven) "Les processions et les fêtes septennales dans la région Meuse-Rhin"

35min31

Ostensions limousines, dévotions aux reliques et fait religieux (Moyen-Age – Epoque contemporaine) Colloque international LE DORAT Salle du cinéma / Vendredi 29 et Samedi 30 avril 2016 CONTACT : lesrdvdelachapelle@laposte.net  "Les processions et les fêtes septennales dans la région Meuse-Rhin" Gert Gielis (KU Leuven) Cette communication présente un tableau historique des traditions septennales dans la région Meuse-Rhin et explique leur histoire et évolution depuis leur origine. Aujourd’hui encore, à Aix-la-Chapelle (le Heiligtumsfahrt), à Tongres (les Fêtes de la Couronnement), à Hasselt (les fêtes de la Virga Jesse), à Saint-Trond (les fêtes de Saint-Trond), à Maastricht (le Heiligdomsvaart), à Susteren (le Heiligdomsvaart) et à Huy (les Septennales), de grandes festivités sont organisées qui se distinguent par une particularité commune: leur rythme septennal. D’autres traditions similaires existaient, mais ont disparu aujourd’hui. Les racines de ces traditions septennales sont doubles : il y a, d’une part, la tradition de l’ostension septennale qui remonte au Moyen-Age et, d’autre part, la tradition des processions mariales, qui date du 17ième siècle. Après l’abolition de ces traditions par les révolutionnaires français, la tradition septennale a été reprise dès le début du 19ième siècle. Les couronnements solennels des statues miraculeuses de la Vierge depuis la moitié du siècle ont donné lieu à l’instauration de fêtes septennales destinées à commémorer le couronnement et à honorer la Vierge. Ainsi une nouvelle tradition a été inventée, en adoptant beaucoup d’éléments des ostensions de l’Ancien Régime. Dans le 20ième siècle les différentes fêtes septennales, en cherchant leur identité propre, ont toutes connu une évolution particulière et développé des caractères spécifiques. Néanmoins, on voit aussi des tendances communes. Jusqu’à présent, les fêtes septennales font partie de l’identité de la ville et elles attirent un grand nombre de spectateurs et de participants.  Partenaires scientifiques : Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM-CNRS) Centre de Recherches Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie (CRIHAM, UNIVERSITE DE LIMOGES) Institut Supérieur d’Etudes des Religions et de la Laïcité (ISERL, UNIVERSITE DE LYON) Partenaires financiers LEM, CRIHAM, ISERL Association « Les rendez-vous de la chapelle » Conseil régional ALPC Organisation : association « Les rendez-vous de la chapelle » 

Alfonsina Bellio (chercheure postdoctorale, Groupé Sociétés, Religions, Laïcités, GSRL (EPHE-CNRS) Paris) "Statues «vivantes», images acheiropoïètes et cultes en Italie méridionale : de la civilisation agropastorale aux enjeux contemporains"

30min11

Ostensions limousines, dévotions aux reliques et fait religieux (Moyen-Age – Epoque contemporaine) Colloque international LE DORAT Salle du cinéma / Vendredi 29 et Samedi 30 avril 2016 CONTACT : lesrdvdelachapelle@laposte.net  "Statues «vivantes», images acheiropoïètes et cultes en Italie méridionale : de la civilisation agropastorale aux enjeux contemporains" Alfonsina Bellio (chercheure postdoctorale, Groupé Sociétés, Religions, Laïcités, GSRL (EPHE-CNRS) Paris) Le monde agropastoral nous a transmis toute une série de cultes, dont les légendes de fondation montrent une conception de l’image sacrée qui n’est pas une représentation : l’image est le divin, garde la force numineuse du sacer, bienveillant et dangereux à la fois pour les humains, si on ne suit pas des procédures codifiées et ritualisées de relation. Et la Vierge, comme les saints, agissent en tant qu’acteurs sociaux, déterminant de leur volonté l’histoire collective et individuelle. En ce contexte, les processions deviennent souvent l’expression du caractère sacré et ambigu même de l’image : interdiction de porter en procession une statue qui « à l’intérieur est en chair », exposition des nouveau-nés, luttes et rivalités entre villages pour la possession de l’image, transformations du parcours processionnel en fonction de l’extension des agglomérations, en garantie de protection et de bénédiction à toute la communauté. Cette communication, à partir d’exemples ethnographiques, explorera le champ religieux de l’Italie du Sud, ses transformations socio- historiques, les enjeux patrimoniaux contemporains, au prisme de l’image sacrée et de son ostension.  Partenaires scientifiques : Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM-CNRS) Centre de Recherches Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie (CRIHAM, UNIVERSITE DE LIMOGES) Institut Supérieur d’Etudes des Religions et de la Laïcité (ISERL, UNIVERSITE DE LYON) Partenaires financiers LEM, CRIHAM, ISERL Association « Les rendez-vous de la chapelle » Conseil régional ALPC Organisation : association « Les rendez-vous de la chapelle » 

Joël Hascoët (docteur en ethnologie et en sciences religieuses, Université de Bretagne Ouest – FORel) "Troménies et tours de reliques, de la Bretagne à la Belgique"

43min58

Ostensions limousines, dévotions aux reliques et fait religieux (Moyen-Age – Epoque contemporaine) Colloque international LE DORAT Salle du cinéma / Vendredi 29 et Samedi 30 avril 2016 CONTACT : lesrdvdelachapelle@laposte.net  "Troménies et tours de reliques, de la Bretagne à la Belgique" Joël Hascoët (docteur en ethnologie et en sciences religieuses, Université de Bretagne Ouest – FORel) Si le pèlerinage se différencie de la procession par son éloignement, les circumambulations (processions circulaires) religieuses, troménies, tour de reliques, tour de ville, se caractérisent généralement par le port des reliques du saint patron autour du sanctuaire. Ces rituels existent dans le monde entier – de l’Irlande à l’Inde et au Moyen- Orient, de l’Asie à l’Afrique – et sont attestés et décrits depuis l’Antiquité védique et gréco- romaine jusqu’à nos jours. Nous limiterons cependant notre zone d’investigations aux rituels contemporains dans une zone géographique des troménies bretonnes aux tours de ville belges. La séquence « légende + rituel + territoire » a été notre hypothèse de travail pour appréhender les troménies bretonnes, nous permettant d’en comparer le fonctionnement aux autres processions giratoires françaises et belges. En Bretagne, les vita médiévales des saints fondateurs sont généralement notre plus ancienne source sur l’histoire et le folklore entourant la Vie du saint et parfois sur le rituel lui- même. Landeleau et Locronan offrent des légendes de fondation complexes révélant d’anciennes structures légendaires et cultuelles. La troménie de Gouesnou présente un des récits de fondation les plus complets, cependant elle s’est développée différemment des autres troménies tant dans l’évolution du tracé géographique du parcours que dans la modernisation de la liturgie. La troménie de Plouzané s’est éteinte il y a plus de trente ans suite à l’urbanisation alors que, dans des conditions similaires, celle de Gouesnou s’est étoffée et adaptée. Locquénolé et Plabennec ont relancé leur troménie suite à une période d’arrêt de plusieurs années, mais la société rurale porteuse de la tradition orale et des aspects coutumiers ayant disparu, il faut plutôt évoquer une recréation du rituel plus qu’un redémarrage. La troménie y est devenue le lien plus symbolique que vivant de la mémoire rituelle de la communauté. À l’inverse, les processions giratoires observées en Belgique restent très vivantes, tant démographiquement que par la mise en scène théâtrale de la Vie du saint fondateur. Elles prennent la forme d’une importante procession, rassemblant plusieurs milliers de personnes, tout autour de la cité, quittant parfois les rues pour les parcelles cultivées, les cavaliers pouvant également y participer. Ces tours de ville se concluent généralement par une « procession historique », regroupant de nombreux groupes costumés présentant l’histoire de la cité, la Vie du saint patron, ainsi que les institutions locales. Les tours belges peuvent prendre l’apparence, dans la région de l’Entre-Sambre et Meuse, de marches militaires folkloriques qui seraient, selon la tradition locale, une évolution des cortèges armés médiévaux protégeant la châsse-reliquaire. L’usage immodéré de la poudre noire, pour tirer des salves ou décharges, en l’honneur du saint patron, associé à la consommation non moins excessive de chopes de bière et d’alcool de grains, crée plus d’accidents au sein des marcheurs qu’auprès d’éventuels agresseurs extérieurs qu’ils sont censés repousser. Malgré cette profusion de folklore autour du rituel religieux, les tours belges se révèlent pour certains des aspects comparables à ceux observés en Bretagne, témoignant de logiques anciennes comme à Nivelles et à Soignies pour la protection de terres franches, ou pour une géométrie spatiale complexe comme on peut l’observer à Nivelles et à Renaix. Le territoire français, pour ce que nous avons pu en appréhender dans sa partie Nord, reste plus pauvre en grandes processions giratoires coutumières ; nous avons étudié trois cas, le tour de la Châsse de Larchant, aujourd’hui disparu, la procession de Neuf Lieues de Magnac-Laval dans le Limousin et la marche priante de Saint-Ernier à Ceaucé, dernière réduction d’un ancien tour de près de quarante kilomètres. La procession de Neuf Lieues, malgré un parcours de près de cinquante kilomètres, attire chaque lundi de Pentecôte plusieurs centaines de pèlerins, dévots romains et occasionnels ; cette procession rurale à la géométrie en limaçon de Pascal, rassemble les différentes catégories sociales de la paroisse, suivant le rythme du chant grégorien de l’office monastique de la Pentecôte pour les uns, ou à la simple invocation « Sancte Maximine, Ora pro nobis » criée pour les autres. Au-delà des aspects formels observés, ces rituels multiséculaires portent une histoire locale et globale. La communauté pérambule, sous la direction d’un prêtre, autour du territoire du sanctuaire religieux de la cité, hier comme aujourd’hui, selon les lois du canon religieux et du Code civil. La perception territoriale communautaire doit être mise en regard des idéologies et des récits liés à l’occupation et à la possession territoriale qui parcourent l’humanité dans son processus de sédentarisation. Ainsi, l’ancrage identitaire est souvent illustré par des mythologies mettant en scène la migration du fondateur suivi de l’autochtonie de ses successeurs ; le récit étiologique légitime la communauté dans son espace, lui forgeant son identité. Les légendes de fondation, ou plutôt d’acquisition territoriale au profit d’un saint sur un seigneur local, mettent en scène la ruse et la force supérieure du héros, légitimant par là les forces divines dont il se revendique. Au-delà du processus de territorialisation, le rituel processionnaire s’inscrit également dans une logique calendaire, se concentrant sur la période Ascension-Pentecôte voire à d’autres dates de la saison claire, cependant le plus souvent extérieures à la fête du saint.  Partenaires scientifiques : Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM-CNRS) Centre de Recherches Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie (CRIHAM, UNIVERSITE DE LIMOGES) Institut Supérieur d’Etudes des Religions et de la Laïcité (ISERL, UNIVERSITE DE LYON) Partenaires financiers LEM, CRIHAM, ISERL Association « Les rendez-vous de la chapelle » Conseil régional ALPC Organisation : association « Les rendez-vous de la chapelle » 

Jean-Loup Lemaitre (École pratique des hautes études) "Le cérémonial de l’ostension, d’après le Cérémonial de Saint-Martial de Limoges"

20min49

Ostensions limousines, dévotions aux reliques et fait religieux (Moyen-Age – Epoque contemporaine) Colloque international LE DORAT Salle du cinéma / Vendredi 29 et Samedi 30 avril 2016 CONTACT : lesrdvdelachapelle@laposte.net  "Le cérémonial de l’ostension, d’après le Cérémonial de Saint-Martial de Limoges" Jean-Loup Lemaitre (École pratique des hautes études) Parmi les nombreux textes copiés par l’abbé Martial Legros (1744-1811) figure le Cérémonial de l’église royale, collégiale et séculière de Saint-Martial de la ville de Limoges, connu à travers cette seule copie (AD Haute-Vienne, I SEM 42). Aux p. 81 à 88 de ce gros volume (320 × 220 mm, 120 pp.) figure le « cérémonial observer du tems de l’ostension ». On peut suivre ainsi sur huit pages dans le moindre détail tout le déroulement de la cérémonie, depuis la nomination des prédicateurs, en octobre de l’année précédent l’ostension, jusqu’à la clotûre de l’ostension (IVe partie, chap. 8 et 9, le 9e chap. étant consacré aux ostensions extraodinaires). On pourra comparer le cérémonial de l’abbaye avec les descriptions des ostensions de 1778 et 1785 données par Legros dans sa Continuation de l’abrégé des Annales du Limousin (publiée en 1995). Cette description — qui n’est pas signalée comme telle dans le catalogue de Guibert – semble avoir échappé aux historiens des ostensions (nous y avons fait allusion dans notre communication sur les ostensions limousines au colloque de Chaumont en 2007), et mérite d’être mieux connue.  Partenaires scientifiques : Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM-CNRS) Centre de Recherches Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie (CRIHAM, UNIVERSITE DE LIMOGES) Institut Supérieur d’Etudes des Religions et de la Laïcité (ISERL, UNIVERSITE DE LYON) Partenaires financiers LEM, CRIHAM, ISERL Association « Les rendez-vous de la chapelle » Conseil régional ALPC Organisation : association « Les rendez-vous de la chapelle » 

Nicole Lemaitre, Université Paris-I Pratiques de dévotion en Limousin au début du XVIe siècle au moment de la naissance du septénaire.

41min43

Ostensions limousines, dévotions aux reliques et fait religieux (Moyen-Age – Epoque contemporaine) Colloque international LE DORAT Salle du cinéma / Vendredi 29 et Samedi 30 avril 2016 CONTACT : lesrdvdelachapelle@laposte.net  "Les pratiques de dévotion en Limousin au début du XVIe siècle au moment de la naissance du septénaire" Nicole Lemaitre (Université Paris-I) : L’histoire religieuse devient une histoire du temps long quand on s’intéresse aux pratiques personnelles et collectives de dévotion. Pourtant il est possible de noter des modes, des angoisses, des façons de faire et de vivre qui sont propres à une génération, en particulier au tournant du XVIe siècle. En utilisant à la fois les pratiques de dévotion promues par le magistère et dans certains milieux comme les tiers ordres et les observations matérielles, on peut tenter de mieux comprendre l’insertion des ostensions dans un tissu dévotionnel et ce qui se joue dans l’émergence de leur périodicité.  Partenaires scientifiques : Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM-CNRS) Centre de Recherches Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie (CRIHAM, UNIVERSITE DE LIMOGES) Institut Supérieur d’Etudes des Religions et de la Laïcité (ISERL, UNIVERSITE DE LYON) Partenaires financiers LEM, CRIHAM, ISERL Association « Les rendez-vous de la chapelle » Conseil régional ALPC Organisation : association « Les rendez-vous de la chapelle »