Documents pour «Catastrophe»

Tunnel Teo-neol

De Kim Seong-Hun

2h01min42

Alors qu’il rentre retrouver sa famille, un homme est accidentellement enseveli sous un tunnel, au volant de sa voiture. Pendant qu’une opération de sauvetage d’envergure nationale se met en place pour l’en sortir, scrutée et commentée par les médias, les politiques et les citoyens, l’homme joue sa survie avec les maigres moyens à sa disposition. Combien de temps tiendra-t-il ?

The Impossible

De Juan Antonio Bayona

1h49min01

L’histoire d’une famille prise dans une des plus terribles catastrophes naturelles récentes. The Impossible raconte comment un couple et leurs enfants en vacances en Thaïlande sont séparés par le tsunami du 26 décembre 2004. Au milieu de centaines de milliers d’autres personnes, ils vont tenter de survivre et de se retrouver. D’après une histoire vraie.

GPS : Un monde merveilleux ? Se repérer... Ou se faire repérer ?

De Franck CUVELIER

53min22

La géolocalisation de tout et de chacun, à l'arrêt ou en déplacement, n'importe où dans le Monde et à toute heure, voilà qui nous est devenu familier. Mais cette révolution technologique et sociologique cache aussi une révolution économique, militaire, stratégique qui conduit les grandes puissances à se doter de leurs propres systèmes de géolocalisation.
À coup de milliards de devises, le Glonass russe, le Galileo européen et le Compass chinois vont bientôt concurrencer le fameux GPS américain. Nous entrons dans une "guerre" des systèmes de géolocalisation.  Guerre économique, militaire, technologique ? Nous ne mesurons pas l'hyper-dépendance des économies modernes et des défenses nationales à cet outil seulement âgé de 20 ans qui, tous les jours, connaît des applications nouvelles et inattendues. Alors que des milliards sont en jeux, quoi de plus facile à brouiller qu'un signal GPS ? De plus vulnérable qu'une constellation de satellites ?  
Intervenants : Xie Jun (directeur du projet Beidou), Didier Faivre (directeur du projet Galileo – Agence spatiale européenne), Lei Ming (sociologue chinois), Hu Gang (développement des applications Beidou), général Yves Arnaud (commandant du Commandement interarmées de l’espace, France), ingénieur général Olivier Lesbre (Direction générale de l’armement, France), Robert Lokaiczyk (développement des applications GPS, République fédérale d’Allemagne)… 

07 Fukushima Les images du revers de fortune, le revers des images de fortune

1h05min22

Yoann Moreau
Après avoir entrepris des études de Mathématiques, de Sciences
Physiques puis d'Anthropologie, Yoann Moreau a travaillé un an en Amazonie
brésilienne, au Japon, en Mongolie. ,… parcours qui aboutira à une thèse sur
les catastrophes reconnue aujourd’hui comme novatrice. Indomptable
touche-à-tout, son parcours académique comprend également un passage par la
philosophie et la géographie. Actuellement chargé de cours à l'Ecole Nationale
des Ponts et Chaussées, il coordonne un séminaire de Mésologie à l'EHESS Paris
et a intégré la Cie Jours Tranquilles pour
laquelle il travaille en tant que dramaturge et comédien. Premier prix de la
Fondation Bullikian.


Fukushima Les images du revers de fortune, le revers des
images de fortune

Commentaires et analyses
des vidéos et photographies publiées sur le net et dans la presse après le 11
mars 2011. A partir d’une mise en perspective historique et ethnologique nous
prendrons du recul sur les manières dont sont mobilisées les images de
destruction (afin de servir quel propos, de répondre à quels besoins, d’être
diffusé auprès de quel audimat ?). 
Ce faisant, nous proposerons de conjoindre à une dramaturgie du
spectaculaire, de l’exotisme et de l’événement, une dramaturgie du spectral, de
l’anomal et de l’avènement. Cette mise en regard sera elle même déployée sous
forme visuelle au travers d’un outil d’analyse des catastrophes, un
« visiogramme ».

06 Dada Zurich : Le plaisir de détruire

57min25

Michèle Martel
Docteur en Histoire de l'art de l'Université de
Paris I. Elle enseigne à l'ESAM Caen/Cherbourg et coordonne le laboratoire de
recherche de l'école. Son travail de recherche porte sur l'analyse des
processus de création mis en place par l'artiste entre 1915 et 1920 et sur
leurs conséquences quant à l'élaboration de sa forme plastique. Ses textes les
plus récents ont paru dans L'Art comme
expérience (Liénart, 2010), Arp en
ses ateliers d'art et d'écriture (Musée de Strasbourg, 2011), Itinérance. L'Art en déplacement (De
L'incidence éditeur, 2012, sous la direction de Laurent Buffet) et dans L'Espace des paysages. Premier temps, quatre
mouvements (École Supérieure d'art de Clermont-Métropole, 2013).


Dada Zurich : Le plaisir de détruire

 Europe, Zurich, 1916. Le rejet des formes du
passé, qui caractérise finalement toute l'histoire de la modernité, se
transforme chez les acteurs du mouvement Dada, en véritable plaisir de
détruire. Les artistes s'opposent radicalement à la nécessité de produire des figures
mais aussi du sens, dans leurs productions plastiques et textuelles. Ils
mettent pour ce faire en place des procédures de création qui font appel au
hasard, à la mécanisation des gestes, à la non-volition... Leur acharnement
destructif trouve un écho dans une conception de la création fondée sur une
puissance dissolvante originelle. Le sans-fond, l'indifférence ou encore l'apeiron (terme qu'ils empruntent à la
philosophie grecque) deviennent l'un des enjeux de la pratique artistique.
Comme dans les ténèbres mallarméennes, il s'agit d'atteindre un détachement
afin de saisir plus distinctement le flux de la vie, la réalité des choses.

05 Tu n’as rien vu à Hiroshima…

21min12

Vincent Amiel
Professeur à l'université de Caen, enseigne l'histoire du cinéma à
l'école Louis-Lumière et à l'ESRA, Paris. Il est membre du comité de rédaction
de la revue Positif et critique pour
la revue Esprit. Essayiste,
théoricien du cinéma, de l'image et des médias, Vincent Amiel a publié de
nombreux ouvrages sur le cinéma et plus largement sur le monde télévisuel. 

Tu n’as rien vu à Hiroshima… 

Dès les années 50, dans
Hiroshima mon amour, Alain Resnais et Marguerite Duras interrogent la capacité
des médias (du cinéma en particulier, et de toute médiation en général) à
témoigner d’un événement, d’une catastrophe, d’une destruction. Le film oscille
en particulier entre le témoignage et la reconstitution, mettant l’accent sur
cette dernière comme ressource ultime de la mémoire, et donc du récit. Nous
examinerons les caractéristiques de ce « blocage » testimonial, son
contexte, et son héritage.

04 Incidemment l’apocalypse – pour un portrait-robot de l’Homme-Catastrophique

47min01

Gérard Larnac


Philosophe, écrivain, essayiste et journaliste,
Gérard Larnac est l'auteur de  Après la Shoah - raison instrumentale et
barbarie (Ellipses, 1997). Membre fondateur des Cahiers de Géopoétique
dirigés par Kenneth White (1989), Gérard Larnac a publié ses premiers récits
dans les pages de la Nouvelle Revue Française (Gallimard). Il a grandi à Caen,
dans la ville reconstruite sur les ruines de la destruction. A l’écart des
institutions, son travail porte essentiellement sur la philosophie de la
perception, la critique de l’âge techniciste et l’art d’habiter le monde, ici
maintenant et ensemble.


Incidemment l’apocalypse – pour un
portrait-robot de l’Homme-Catastrophique

Autrefois la
catastrophe était l’expression de la colère des dieux. En se laïcisant, le monde
de la catastrophe est devenu une affaire d’hommes. Du coup la question qu’il
pose relève moins d’une fatalité que d’une responsabilité. C’est pourquoi
grande est la tentation des potentats de la réduire à de simples dommages
collatéraux. Et si au contraire la question de la catastrophe était centrale ;
le centre impensé de ce temps ?

Vivant ici et maintenant dans une époque coincée entre
les catastrophes mémorielles (Auschwitz, Hiroshima, Cambodge, Rwanda,
Tchernobyl, 11-Septembre, Fukushima…) et les catastrophes annoncées (pénuries
des ressources et changement climatique, dont la convergence prochaine nous
promet le chaos civilisationnel et la fin de la biosphère),
l’Homme-Catastrophique se définit à la fois comme victime et comme coupable.
Comme le rappelle Günther Anders, ce n’est plus seulement que l’homme est
mortel : c’est l’humanité toute entière qui peut être détruite. En
esquissant le portrait-robot de cet Homme-Catastrophique que nous sommes
devenus, nous tenterons de saisir ce qui, dans l’événement même de la
catastrophe contemporaine, relève du moment de vérité : du recommencement.

03 Ce gigantesque retournement de la terre, Note cinématographique : Une archéologie du regard pour l'archéologie d'un film

35min12

Présentation du travail de
Claire de Angelini à L’école supérieure d’arts & médias de Caen (ESAM)
intitulé « Ce gigantesque retournement de la terre, Note
cinématographique : Une archéologie du regard pour l'archéologie d'un
film ».

02 Témoignage d’une destruction, destruction du témoin

28min58

Jean-Louis Déotte

Professeur à l'université de Paris VIII
Saint-Denis, ses thèmes de recherche portent sur l'esthétique et la philosophie
de l'art et de la culture, ainsi que sur la philosophie de la technique. Il a notamment travaillé, à partir des auteurs comme Jean-François
Lyotard et Walter Benjamin, sur les notions de musée, d'appareil, de différend
cosmétique et esthétique, et sur des questions qui relient l'esthétique à des
enjeux politiques, telle la disparition des opposants politiques pendant la
période des dictatures militaires en
Amérique du Sud (Argentine, Chili). Auteur d’une trentaine d’ouvrages dont L’Époque de la disparition. Politique et
esthétique, avec Alain Brossat, Paris, 2000, L’Harmattan.



Témoignage d’une destruction, destruction du témoin

Je partirai d'un massacre collectif, qui reste
pour le moins irrationnel : la destruction du Havre par les Britanniques alors que
Paris était libérée....Le Havre n'avait aucun intérêt stratégique. En
apparence, le film de Belvaux, où cette ville est très présente, concerne la
lâcheté de témoins auditifs du meurtre d'une jeune femme,  resté
inexpliqué. Seul, un pilote du port reconnaît avoir entendu son cri et lorsque
les autorités veulent enterrer l'affaire, il a le courage de s'y opposer. C'est
qu'il ne peut pas faire autre chose : ce sera au prix de son couple, de son
métier, puisqu'il quittera volontairement la ville. De quoi ne peut-il
témoigner ?

01 Jeux de mémoire et d’histoire, autour de la destruction des villes normandes

54min24

Frédérick Lemarchand
Maitre de conférences en sociologie à
l’Université de Caen, Codirecteur du Pôle Risques de la Maison de la recherche
en sciences humaines de Caen. Attaché à la compréhension des mutations
profondes de l’époque contemporaine, il a mené une réflexion sur les dynamiques
des catastrophes,  du patrimoine et de la
mémoire collective. Dans l’héritage de la théorie critique, il travaille depuis
quinze ans sur les aspects fondamentaux des sociétés technoscientifiques.


Jeux de mémoire et d’histoire, autour de la destruction des
villes normandes

W. G. Sebald naît dans un petit village retiré de
Bavière, quand les bombes pleuvent sur l’Allemagne. « Trop petit pour se
souvenir mais incapable d’oublier », Sebald entreprend de penser le point
aveugle de la mémoire allemande : les raids aériens des alliés sur les
villes allemandes qui coûterons la vie à 600 000 civils. Il exhume, dans
son essai manifeste De la destruction,
publié en 1999, les traces et les cicatrices de la mémoire collective en se
centrant sur l’expérience de la
destruction comme moment décisif où tout bascule. L’après, le temps de la
catastrophe, est rempli de fantômes et de ruines à la fois présents et absents,
produisant des jeux de mémoire complexes qui, à leur manière, tentent de
conserver le souvenir de la destruction, de la perte, tout en mettant en place
des mécanismes d’oubli, de déni,  afin
d’éviter la douleur liée au trauma. Nous repartirons de la problématique de
Sebald en la transposant au cas des villes normandes bombardées par les
« libérateurs » à partir de témoignages audio enregistrés par les
Archives Départementales de la Manche.

Dead Shadows

De David Cholewa

1h14min40

Les parents du jeune Chris meurent au moment du passage de la Comète de Halley. Onze ans plus tard, une nouvelle comète passe près de la Terre. Autour de Chris, les gens commencent à agir d’étrange manière. Les comportements deviennent de plus en plus violents. En une terrible nuit, le chaos s’installe.

Tu n’as rien vu à Hiroshima…

21min12

Cette communication s'inscrit dans une journée intitulée « De la
destruction », consacrée à l'appréhension des jeux de mémoire
spécifiques à la destruction des villes et des territoires en tentant de
réinscrire l'expérience bas-normande des bombardements dans la
perspective des grands événements du XXe siècle : Fukushima, Hiroshima,
Tchernobyl, la destruction des villes allemandes. Au-delà du discours
convenu qui a fait office de grand récit depuis 70 ans (le la
« libération » à la « recontruction »), il s'agit de questionner les
traces, mémoires et cicatrices propres aux catastrophes et aux grands
événements collectifs, à travers la perspective historique bien entendu,
mais aussi la voie sensible explorée par l'art, le 7e du nom en particulier : le cinéma.
Professeur à l'université de Caen, Vincent Amiel enseigne l'histoire du cinéma à
l'école Louis-Lumière et à l'ESRA, Paris. Il est membre du comité de
rédaction de la revue Positif et critique pour la revue Esprit.
Essayiste, théoricien du cinéma, de l'image et des médias, Vincent Amiel
a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma et plus largement sur le
monde télévisuel.
Dès les années 50, dans Hiroshima mon amour, Alain Resnais et Marguerite
Duras interrogent la capacité des médias (du cinéma en particulier, et
de toute médiation en général) à témoigner d’un événement, d’une
catastrophe, d’une destruction. Le film oscille en particulier entre le
témoignage et la reconstitution, mettant l’accent sur cette dernière
comme ressource ultime de la mémoire, et donc du récit. Vincent Amiel examine ici
les caractéristiques de ce « blocage » testimonial, son contexte et
son héritage.