Documents pour «cerveau»

2017 - La musique un stimulant pour nos neurones

1h18min07

« La musique, un stimulant pour nos neurones »




Avec J-C. Beauvillain:




Chercheur en neurosciences, directeur de recherche INSERM


La musique est vraisemblablement apparue en même temps que l’homme. Toutes les peuplades, ethnies, civilisations ont leur musique. Ces musiques présentent évidemment des différences mais on retrouve dans toutes des éléments communs appelés « universaux ». Nous verrons comment la musique atteint notre cerveau en partant de l’oreille jusqu’au cortex auditif, comment elle est analysée, mise en mémoire et pourquoi elle nous procure des émotions. Dans un deuxième temps, nous aborderons comment la pratique de la musique peut modifier notre cerveau. Nous terminerons sur l’intérêt que peut avoir la musique dans certaines pathologies.




Ponctuée d’interventions et Mini concert de L’Orchestre Universitaire de Lille

Le 7 novembre à 18h00

À l’auditorium du Palais des Beaux-Arts au 18 bis Rue de Valmy à Lille (Métro Ligne 1 – arrêt République Beaux-Arts)

Ouvert à tous

Les étonnantes vertus de la méditation

De Benoît Laborde

50min32

Stress, dépression, douleur, vieillissement cérébral.... quand l'esprit guérit le corps ! La pratique de la méditation laïque entre aujourd'hui à l'hôpital et dans les plus grands laboratoires de recherche du monde. Diminution du stress, prévention de la dépression, soulagement de la douleur : la méditation dite "de pleine conscience" est de plus en plus utilisée comme thérapie complémentaire aux traitements médicamenteux traditionnels. Mais quels sont les vrais pouvoirs de la pratique méditative sur le psychisme, sur le cerveau lui-même et sur le corps tout entier ? Ce fim dresse un état des lieux des applications cliniques concrètes déjà à l'oeuvre, ainsi que des recherches fondamentales en cours.

Annual social science lecture, the social sciences in a biological age

Nikolas ROSE

59min52

Il existe toujours une résistance à la perception des humains en tant que simples animaux biologiques, produits par l’interaction avec leur environnement. La compréhension des mécanismes biologiques directement liés au cerveau conduit obligatoirement vers un « tournant biologique » dans les sciences sociales. La question importante actuellement est de prendre ce tournant de façon substantielle et mettre à jour les interrogations et les méthodes des sciences sociales afin qu’elles puissent intégrer le savoir biologique. Nikolas Rose présentera le socle de cette convergence en faisant appel aux recherches de vingt dernières années en biomédecine, en génétique et en épigénétique et s’interrogera sur ce moment transformatif pour la constitution humaine, individuelle et sociale.

Cerveau augmenté, homme diminué

Miguel BENASAYAG

58min00

Le cerveau humain connaît, étudie, explique et comprend, au point qu’il en est arrivé à prendre comme objet d’étude… lui-même. Et les nouvelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau ébranlent profondément nombre de croyances au fondement de la culture occidentale. Car les remarquables avancées des neurosciences rendent en effet désormais envisageable pour certains la perspective d’améliorer le cerveau et de supprimer ses faiblesses et ses « défauts » : le rêve d’un cerveau « parfait » semble à portée de la main. Cette vision conduit à considérer notre cerveau comme un ordinateur qu’il s’agirait d’optimiser en l’améliorant par divers outils pharmacologiques ou informatiques. À partir d’une vulgarisation très pédagogique de recherches récentes souvent très « pointues » en neurosciences, Miguel Benasayag montre ici, de façon fort convaincante, pourquoi ce nouvel idéalisme du « cerveau augmenté » est en réalité une illusion dangereuse : le monde qu’entendent préparer les transhumanistes et certains scientifiques risque fort d’être surtout habité par la folie et la maladie… Une thèse critique solidement argumentée, qui a commencé à faire son chemin dans le milieu des chercheurs les plus préoccupés par les apories et les failles de ce nouveau mythe du progrès.

2017 - Comprendre le cerveau et son vieillissement

1h47min43

« COMPRENDRE LE CERVEAU ET SON VIEILLISSEMENT NORMAL ET PATHOLOGIQUE » une conférence avec Florence Pasquier et Luc Buée Florence Pasquier est PU-PH, responsable du Centre Mémoire de ressources et de recherches au CHU de Lille, qui est aussi centre de référence national pour les Alzheimer jeunes. Elle est reconnue mondialement pour ses travaux sur la mémoire dans la maladie d’Alzheimer et les dégénérescences fronto-temporales. Elle coordonne à Lille le LiCEND, un des sept centres d’excellence français sur les maladies neurodégénératives et elle est vice-présidente de la commission scientifique spécialisée de l’Inserm en Neurosciences. Florence Pasquier parlera des nouvelles données sur la maladie d’Alzheimer, qui se développe dans le cerveau bien avant d’en ressentir les premiers symptômes, ce qui ouvre une large fenêtre thérapeutique, et soulève des questions éthiques mais aussi beaucoup d’espoir. Elle abordera les facteurs de risque et la prévention, ainsi que les mesures d’accompagnement mises en oeuvre par les différents plans gouvernementaux. Luc Buée est directeur de recherches au CNRS, Directeur du Centre de Recherches Jean-Pierre Aubert et responsable de l’équipe “Alzheimer & Tauopathies” à l’Université de Lille. Les travaux qu’il mène depuis 25 ans sur la physiopathologie de la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées lui ont valu une reconnaissance internationale indiscutable. Son groupe est une des unités fondatrices du laboratoire d’excellence DISTALZ sur la maladie d’Alzheimer et du centre d’excellence sur les maladies neurodégénératives de Lille (LiCEND). Luc Buée est vice-présidentde la Société française des Neurosciences. Luc Buée nous parlera du cerveau : son fonctionnement, ses particularités et son exploration. Il nous expliquera comment les progrès scientifiques ont permis de mieux comprendre le cerveau et ses pathologies. Il terminera son intervention sur l’exemple de la maladie d’Alzheimer et comment cette dernière affecte le fonctionnement du cerveau.

Matrice Edito

04min11

Est-il possible de comprendre ce qui se passe dans la Mémoire collective si l'on ne prend pas en compte ce qui se passe dans le cerveau des individus ? Comment fonctionnent alors les dynamiques cérébrales de la Mémoire ? Inversement, est-il possible de comprendre ce qui se passe dans le cerveau si l'on ne prend pas en compte l'input du social ? Denis Peschanski, directeur scientifique de la plateforme MATRICE (plateforme technologique incluant 24 partenaires visant à mieux comprendre l'interraction entre Mémoire individuelle et Mémoire collective) vous invite à suivre l'avancement de ce grand équipement, en consultant notamment régulièrement le site : http://www.matricememory.fr

Comprendre les origines de la pensée : du big data sur des images cérébrales

Gaël VAROQUAUX

26min54

Comment reconnaissons-nous quelqu’un  ? Comment le cerveau manipule-t-il les nombres ? Les neurosciences cognitives cherchent à comprendre comment les  pensées et processus mentaux émergent des millions de neurones de notre cerveau. L’accumulation d’images de fonctionnement du cerveau fournit des données uniques pour cette recherche. Mais des grosses données ne suffisent pas à faire avancer la compréhension du cerveau. Gaël Varoquaux nous explique comment reformuler des questions de sciences cognitives de façon formelle, propices à être résolues par un ordinateur; comment cela conduit à développer des outils de fouille de données adaptées; et quelle image du fonctionnement du cerveau transparait des données. Pour en savoir plus.

Explorations Mathématiques de l'activité du cerveau

Jonathan TOUBOUL

35min04

Explorations Mathématiques de l'activité du cerveau Le siècle dernier a été une période fascinante durant laquelle les recherches expérimentales ont fait des avancées majeures sur la caractérisation de l’activité du cerveau en réponse à des stimuli et leurs bases neuronales et moléculaires. Ces études ont révélé comment de gigantesques réseaux de millions de neurones s’activent afin de traiter des informations sensorielles, de l’analyser et d’y répondre de façon rapide et adaptée. Depuis peu, les mathématiques et l’informatique ont pris un rôle important dans les avancées sur la compréhension du fonctionnement du cerveau. L’exposé présentera (brièvement) les mécanismes de base du fonctionnement du cerveau, leurs modélisations mathématiques, ainsi que certains nouveaux problèmes mathématiques posés par l’analyse de ces équations. En particulier, nous présenterons un phénomène fascinant et encore mystérieux de synchronisation des neurones quand leur niveau de désordre ou l’aléas dans leur réponse augmente.Mathematical Explorations of Brain’s Activity The last century has been a fascinating period during which important experimental work have brought to light a vast body of findings characterizing brain’s activity in response of stimuli and their neuronal and molecular bases. These studies have revealed how millions of neurons interact together in order to process sensory information, analyze it and produce a rapid and adapted response. Recently, mathematics and computer science have taken an important role in advancing our knowledge of how the brain functions. The talk will (briefly) present some basic mechanisms at play in the brain, a few mathematical models representing brain’s activity at different scales, as well as a few new mathematical issues raised by their mathematical analysis. In particular, I will present a fascinating and somewhat mysterious synchronization phenomenon arising when the network heterogeneity or the randomness in each neurons’ activity increases.

Le Système miroir

Eva Zornio

17min16

Des images s’échappent d’un rêve. Une étrange forêt de neurones où la jeune réalisatrice se perd chaque nuit. Un rêve qui rapproche cinéma et cerveau, souvenirs et expériences scientifiques.

Elle cherche à comprendre le lien qui se tisse entre neurosciences et films. Un voyage poétique au cœur du système miroir, le mécanisme par lequel nous ressentons ou non de l’empathie pour autrui, qu’il soit réel ou sur un écran.

Genèse des idées et imagerie

23min12

En 1956, Pierre Mendès France organisait à Caen un colloque national de
trois jours pour réfléchir aux évolutions nécessaires de la recherche et
de l’enseignement supérieur. Les idées de ce colloque ont influencé
trente années de politique de recherche. Nombre de dispositifs encore
existants y ont pris leur source. Soixante ans après, en 2016, il est
utile de revenir sur ce moment particulier, pour comprendre les ressorts
de cette influence inédite, tout en se tournant vers l’avenir et tracer
de nouveaux horizons. C’est le sens de la journée nationale qui s'est
tenue à Caen le 3 novembre 2016 - journée qui s'est conclue par une
allocution du président de la République.
Denis Le Bihan est médecin, physicien, membre de l’Institut (Académie
des sciences), membre de l’Académie des technologies et directeur depuis
2007 de NeuroSpin, une institution du Commissariat à l’énergie atomique
et aux énergies alternatives (CEA) à Saclay, consacrée à l’étude du
cerveau par imagerie par résonance magnétique (IRM) à très haut champ
magnétique.

Forum Nîmois - Charles GIDE - SIRIGU - 11 mai 2016

51min12

L’activité de notre association Charles Gide reprend, pour son cycle de conférences "le forum Nîmois Charle GIDE" Jean MATOUK président de l'assosiation et professeur des universités recoit, le 11 avril 2013, à la maison du protestantisme à Nîmes  Angela SIRIGU.
Vous voici enfin parmi nous. Je dis « enfin », car
des mois ont coulé depuis notre premier contact pour finalement convenir de ce
jour.

Vous êtes une neuroscientifique, plus précisément une
neuropsychologue, c’est-à-dire une spécialiste de la structure et du
fonctionnement du cerveau. Vous êtes née en 1956 à Tortoli, et vous êtes donc
sarde d’origine.

Vous êtes partie de la psychologie et non, comme d’autres, de
la biologie, même si vous avez dû, bien sûr, y entrer ensuite. Vous avez fait
des études de psychologie à l’Université de Rome, jusqu’à un doctorat. Puis vous
avez poursuivi vos études et travaux à Marseille, en neuropsychologie, aux
Etats-Unis au National Institute of Health, en France, à nouveau, à Paris, dans
un laboratoire de l’INSERM, ce qui vous a conduit à entrer au CNRS. Vous êtes
aujourd’hui directrice du Centre de neurosciences cognitives du CNRS à Lyon Bron.
Je vous avoue que j’ai quelque joie à constater qu’une brillante chercheuse
d’origine italienne a finalement choisi une institution française pour y
dérouler au moins une première partie de carrière. La vieille Europe, en
matière de neurosciences au moins n’est donc pas disqualifiée.

Vous avez obtenu en 2012, le prix Marcel Dassault de « chercheur de l’année » pour les
maladies mentales

Vous êtes connue pour de brillantes chroniques à la Une du « Monde
des Sciences et de la médecine », voie par laquelle je vous ai connue, et
suivie, sans toutefois, avouerais-je, sans me déconsidérer définitivement aux
yeux des membres du Forum, comprendre toujours la totalité de ces chroniques.
Non que vous les exposiez mal, au contraire, vous vous efforcez d’être
pédagogue. Mais parce que la matière est extrêmement difficile.

Votre biographie officielle dit que vous êtes surtout connue
pour des études sur les mécanismes cérébraux impliqués dans le processus de la
douleur sociale et de l’exclusion. Ce n’est pas ce dont vous allez nous parler
ce soir, puisque le sujet que vous avez choisi est «  Libre arbitre et
conscience dans les neurosciences. Mais si vous voulez dériver vers ces
territoires, nous en serions ravis

Je ne vais pas aller très loin dans ce domaine difficile.
Oserais-je dire, comme le dit le Philosophe Daniel Andler dans son livre :
« La silhouette de l’humain »,
qu’il y avait deux mondes. Ceux pour lesquels l’esprit procède d’une essence
différente des choses, et qui l’étudient à travers la phénoménologie et la psychologie
traditionnelle, incluant la psychanalyse, et ceux qui, au contraire, semblant
triompher maintenant, pour lesquels l’esprit humain est  un objet du même type que ceux dont s’occupent
les sciences de la nature, ce qui me semble-t-il, vous aurait (le conditionnel
est de rigueur) conduit aux neurosciences.

Mais ce triomphe des naturalistes, des neuroscientifiques,
comme le dit le même philosophe Andler est tombé quelquefois dans la
« panglossisme » du Candide de Voltaire,-Pangloss étant la caricature
dit-on de Leibniz- en prétendant expliquer causalement tous les comportements
humains chacun par une partie du cerveau. 
On appelle cela, toujours si je ne me trompe, pas le « brain
mapping ». Un panglossisme, mis à mal, si je ne me trompe pas par  ce qu’on appelle le continuisme, qui dit que
c’est la totalité du cerveau qui est en jeu dans chaque comportement. Là je
pense que vous allez être obligé de passer par là ce soir, si je puis dire.

Va-t-il arriver aux neurosciences ce qui est arrivé à la physique
qui a dû laisser la notion trop générale de matière, et la biologie celle de
vie, pour définit un nouveau domaine plus complexe.

Je ne résiste pas à citer, pour terminer, une phrase
d’Andler : Chaque comportement est
naturel, l’incroyant que je suis n’en doute pas un instant ; pour autant
le comportement de l’agent est un objet récalcitrant »

Angela Sirigu, vous avez 50 minutes pour nous expliquer
comment le cerveau produit du libre arbitre et de la conscience aux apprentis
Pangloss ou, au contraire, aux individus persuadés d’une spécificité morale,
culturelle, mystique, de la nature humaine, que nous sommes tous plus ou moins. 

2015 - Cerveau, Sexe et Préjugés

50min10

Cycle : quand les scientifiques observent le sexe » « Cerveau, Sexe et Préjugés » par Catherine Vidal, Directrice de Recherche Honoraire à l’Institut Pasteur de Paris : Comment se fabriquent les filles et les garçons ? Comment se forgent nos identités de femmes et d’hommes ? La découverte de la « plasticité cérébrale » apporte un éclairage fondamental sur les mécanismes neurobiologiques de construction de nos identités sexuées, en interaction avec l’environnement social et culturel. Rien n’est à jamais figé ni programmé dans le cerveau depuis la naissance. C’est une véritable révolution pour la compréhension de l’humain. Néanmoins, les préjugés qui font croire à un déterminisme biologique inné des différences d’aptitudes et de comportements entre les sexes sont encore vivaces. Une réflexion éthique s’impose : le risque est toujours bien présent de justifier l’ordre social par un ordre biologique, ouvrant la porte au sexisme, au racisme et à l’intolérance. Catherine Vidal est neurobiologiste, directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur de Paris. Elle travaille actuellement au Comité d’Éthique de l’Inserm où elle est co-responsable du groupe « Genre et Recherches en Santé ». Elle mène de front ses recherches et une réflexion sur les rapports entre science et société, concernant en particulier le déterminisme en biologie, le cerveau et le sexe. Elle est membre de l’Institut Émilie du Châtelet, de ONU Femmes France, du Laboratoire de l’Égalité, et co-directrice de la collection Égale à Égal (Belin).