Documents pour «mémoire collective»

Matrice Edito

04min11

Est-il possible de comprendre ce qui se passe dans la Mémoire collective si l'on ne prend pas en compte ce qui se passe dans le cerveau des individus ? Comment fonctionnent alors les dynamiques cérébrales de la Mémoire ? Inversement, est-il possible de comprendre ce qui se passe dans le cerveau si l'on ne prend pas en compte l'input du social ? Denis Peschanski, directeur scientifique de la plateforme MATRICE (plateforme technologique incluant 24 partenaires visant à mieux comprendre l'interraction entre Mémoire individuelle et Mémoire collective) vous invite à suivre l'avancement de ce grand équipement, en consultant notamment régulièrement le site : http://www.matricememory.fr

Traces historiques et mémoire collective / Colette Zytnicki

Colette ZYTNICKI

20min32

Traces historiques et mémoire collective / Colette Zytnicki, in Atelier transversal Proustime. A la recherche du temps avec Proust. Séance 1 : Mémoire et traces, organisé par l'Équipe Littérature et Herméneutique (ELH) du laboratoire de recherche Patrimoine, Littérature, Histoire (PLH), de l'Université Toulouse Jean Jaurès sous la direction scientifique d'Isabelle Serça. Museum de Toulouse, Quai des savoirs, 25 janvier 2017. ProusTime. Mémoire et traces, séance 1 : Des archives environnementales aux archives papier, des traces mnésiques aux traces historiques, de la mémoire individuelle à la mémoire collective, de l’histoire de la terre à celle des sociétés humaines. Le projet de recherche transdisciplinaire ProusTime vise à penser le temps avec Marcel Proust, des sciences humaines aux sciences exactes en passant par les arts et réunit une douzaine de chercheurs toulousains de domaines très éloignés (astrophysique, neurosciences, économie, histoire, linguistique, arts plastiques, etc.). L’objectif est de confronter les conceptions du temps et de la mémoire que proposent différents domaines à partir de la représentation et de la forme stylistique qu’en offre "À la recherche du temps perdu". La littérature étant le terreau sur lequel se fonde le projet, chaque séance s’articule sur une des notions transversales que l’on dégage du texte de Proust, dont on examine comment elles résonnent dans d’autres domaines : « traces », « mémoire »,  « variation », « interpolation/anachronisme ». La littérature est en effet au cœur de la réflexion dans la mesure où ces rapprochements, que l’on veut précis et rigoureux malgré la distance qui sépare les différentes disciplines, se fondent sur des passages de Proust, dont la lecture à voix haute viendra ponctuer la séance.

ProusTime 1. Proust et les traces persistantes du passé : introduction / Isabelle Serça

Isabelle SERÇA

31min32

ProusTime 1. Proust et les traces persistantes du passé : introduction / Isabelle Serça, in Atelier ProusTime. A la recherche du temps avec Proust. Séance 1 : Mémoire et traces, organisé par l'Équipe Littérature et Herméneutique (ELH) du laboratoire de recherche Patrimoine, Littérature, Histoire (PLH), sous la direction scientifique d'Isabelle Serça. Museum de Toulouse, Quai des savoirs, 25 janvier 2017. ProusTime 1. Mémoire et traces : Des archives environnementales aux archives papier, des traces mnésiques aux traces historiques, de la mémoire individuelle à la mémoire collective, de l’histoire de la terre à celle des sociétés humaines. Le projet de recherche transdisciplinaire ProusTime vise à penser le temps avec Marcel Proust, des sciences humaines aux sciences exactes en passant par les arts et réunit une douzaine de chercheurs toulousains de domaines très éloignés (astrophysique, neurosciences, économie, histoire, linguistique, arts plastiques, etc.). L’objectif est de confronter les conceptions du temps et de la mémoire que proposent différents domaines à partir de la représentation et de la forme stylistique qu’en offre "À la recherche du temps perdu". La littérature étant le terreau sur lequel se fonde le projet, chaque séance s’articule sur une des notions transversales que l’on dégage du texte de Proust, dont on examine comment elles résonnent dans d’autres domaines : « traces », « mémoire »,  « variation », « interpolation/anachronisme ». La littérature est en effet au cœur de la réflexion dans la mesure où ces rapprochements, que l’on veut précis et rigoureux malgré la distance qui sépare les différentes disciplines, se fondent sur des passages de Proust, dont la lecture à voix haute viendra ponctuer la séance.

La trace mnésique en neurosciences : du souvenir au récit / Jean-Marc Devaud

Jean-Marc DEVAUD

31min01

La trace mnésique en neurosciences : du souvenir au récit / Jean-Marc Devaud, in Atelier transversal ProusTime. A la recherche du temps avec Proust. Séance 1 : Mémoire et traces, organisé par l'Équipe Littérature et Herméneutique (ELH) du laboratoire de recherche Patrimoine, Littérature, Histoire (PLH) de l'Université Toulouse Jean Jaurès, sous la direction scientifique d'Isabelle Serça. Museum de Toulouse, Quai des savoirs, 25 janvier 2017. ProusTime. Mémoire et traces, séance 1 : Des archives environnementales aux archives papier, des traces mnésiques aux traces historiques, de la mémoire individuelle à la mémoire collective, de l’histoire de la terre à celle des sociétés humaines. Le projet de recherche transdisciplinaire ProusTime vise à penser le temps avec Marcel Proust, des sciences humaines aux sciences exactes en passant par les arts et réunit une douzaine de chercheurs toulousains de domaines très éloignés (astrophysique, neurosciences, économie, histoire, linguistique, arts plastiques, etc.). L’objectif est de confronter les conceptions du temps et de la mémoire que proposent différents domaines à partir de la représentation et de la forme stylistique qu’en offre "À la recherche du temps perdu". La littérature étant le terreau sur lequel se fonde le projet, chaque séance s’articule sur une des notions transversales que l’on dégage du texte de Proust, dont on examine comment elles résonnent dans d’autres domaines : « traces », « mémoire »,  « variation », « interpolation/anachronisme ». La littérature est en effet au cœur de la réflexion dans la mesure où ces rapprochements, que l’on veut précis et rigoureux malgré la distance qui sépare les différentes disciplines, se fondent sur des passages de Proust, dont la lecture à voix haute viendra ponctuer la séance.

Comment sortir du choc des mémoires ? - Quand l’immigration fait débat #6

Benjamin STORA

1h18min49

Sixième rencontre du cycle Quand l'immigration fait débat avec l'écrivain Alexis Jenni et l'historien Benjamin Stora, à l’occasion de la parution de leur ouvrage commun "Les mémoires dangereuses" (Éditions Albin Michel).  Notre pays doit faire face aujourd'hui à une violence des mémoires. En dépit de l'immense travail accompli par les historiens dans le champ des études postcoloniales depuis une vingtaine d'années, la société française semble encore en difficulté pour transmettre et enseigner son histoire coloniale. En conséquence, nous assistons aujourd'hui à une forme de cloisonnement inédit des mémoires qui prend la forme de la communautarisation du souvenir.  Pour bâtir une histoire partagée et apaisée, même si lourde de contradictions, il est encore nécessaire de revenir sur ce passé colonial qui ne passera qu'à condition d'en prendre la mesure : c'est-à-dire de l'affronter, de le connaître, d'en discuter, de le comprendre.  Face à ses crispations identitaires, pour mieux les décrypter, nous vous proposons un échange entre un romancier et un historien, Alexis Jenni et Benjamin Stora, qui viennent de publier ensemble sur ce sujet "Les mémoires dangereuses" (Éditions Albin Michel).  Leur dialogue vise à mener une bataille culturelle décisive pour sortir de la violence des mémoires et à affronter enfin, par une prise en compte sereine de l'histoire, les enjeux du présent. Ils permettent ainsi de mieux comprendre les tensions culturelles actuelles, d'autant plus fortes depuis les attentats de janvier et novembre 2015.  Le débat sera animé par Alexis Lacroix, essayiste, directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire Marianne.

Le travail des praticiens de la mémoire publique - 1ère Partie: Présentation des intervenants

Christian Amalvi

13min12

1ère Partie: Présentation des intervenants
La table ronde intitulée « Le travail des praticiens de la mémoire publique : l’impact des contraintes matérielles et de la prise en compte du public-cible » s’est tenue le 8 octobre 2015 dans le cadre du colloque interdisciplinaire La Fabrique des mémoires publiques (Université Paul-Valéry, Montpellier, 7-9 octobre 2015). Par « mémoire publique », il faut entendre un mode de rappel d’objets du passé (personnages, événements, œuvres, etc.) où le souvenir est exposé à autrui hors du cadre interindividuel ou familial. Ce partage du souvenir fonde des communautés dans lesquelles chacun est censé s’inscrire. Il y a donc, dans une société, une pluralité de mémoires publiques, dont les rapports avec la mémoire officielle sont complexes.
C’est plus précisément l’impact des impulsions institutionnelles sur la construction de mémoires publiques qui est examiné dans la table-ronde. La réflexion proposée s'appuie sur un dialogue entre diverses disciplines de SHS, mais aussi entre enseignants-chercheurs et professionnels de différents métiers.
La table ronde réunit acteurs et observateurs des acteurs de la mémoire publique : Yasmina Boudhar, muséographe, David Zivie, ancien directeur général adjoint de la mission du centenaire de la Première Guerre Mondiale, les historiens Christian Amalvi (ancien archiviste et conservateur), Laurence de Cock (membre du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire), Charles Heimberg (concepteur d’un plan d’études en Histoire pour l’enseignement secondaire en Suisse) et Frédéric Rousseau (expert scientifique pour plusieurs musées ; auteur de travaux sur la muséologie).
La table ronde s’est efforcée de conserver une approche très concrète des pratiques, en s’appuyant sur diverses études de cas (notamment, mais pas seulement : commémoration de la guerre de 14-18, Mons Memorial Museum, enseignement de la Guerre d’Algérie, production d’ouvrages scientifiques sur la mémoire).
Modératrice : Isabelle David (MCF, Université Paul-Valéry Montpellier 3)

Le travail des praticiens de la mémoire publique - 2ème Partie: Usages publics de la mémoire

David ZIVIE

46min13

2ème Partie: Usages publics de la mémoire
La table ronde intitulée « Le travail des praticiens de la mémoire publique : l’impact des contraintes matérielles et de la prise en compte du public-cible » s’est tenue le 8 octobre 2015 dans le cadre du colloque interdisciplinaire La Fabrique des mémoires publiques (Université Paul-Valéry, Montpellier, 7-9 octobre 2015). Par « mémoire publique », il faut entendre un mode de rappel d’objets du passé (personnages, événements, œuvres, etc.) où le souvenir est exposé à autrui hors du cadre interindividuel ou familial. Ce partage du souvenir fonde des communautés dans lesquelles chacun est censé s’inscrire. Il y a donc, dans une société, une pluralité de mémoires publiques, dont les rapports avec la mémoire officielle sont complexes.
C’est plus précisément l’impact des impulsions institutionnelles sur la construction de mémoires publiques qui est examiné dans la table-ronde. La réflexion proposée s'appuie sur un dialogue entre diverses disciplines de SHS, mais aussi entre enseignants-chercheurs et professionnels de différents métiers.
La table ronde réunit acteurs et observateurs des acteurs de la mémoire publique : Yasmina Boudhar, muséographe, David Zivie, ancien directeur général adjoint de la mission du centenaire de la Première Guerre Mondiale, les historiens Christian Amalvi (ancien archiviste et conservateur), Laurence de Cock (membre du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire), Charles Heimberg (concepteur d’un plan d’études en Histoire pour l’enseignement secondaire en Suisse) et Frédéric Rousseau (expert scientifique pour plusieurs musées ; auteur de travaux sur la muséologie).
La table ronde s’est efforcée de conserver une approche très concrète des pratiques, en s’appuyant sur diverses études de cas (notamment, mais pas seulement : commémoration de la guerre de 14-18, Mons Memorial Museum, enseignement de la Guerre d’Algérie, production d’ouvrages scientifiques sur la mémoire).
Modératrice : Isabelle David (MCF, Université Paul-Valéry Montpellier 3)

Mémoires collectives en Turquie

Bülent Bilmez

24min54

IFEA
& Tarih Vakfı











Rencontres
d’historiens : Les enjeux de l’histoire en France et en Turquie
mardi
28 février 2012 

AYNALIGEÇİT
ETKİNLİK MERKEZİ 



Meşrutiyet
Caddesi Avrupa Pasajı No:8 Kat:2 


Galatasaray
/ Beyoğlu / İstanbul







Il
s’agit d’une Journée de rencontre et de débat, entre historiens de France et
de Turquie sur "Les enjeux de l'histoire en France et en Turquie",
organisé par l’IFEA en collaboration avec la Fondation de l’Histoire (Tarih
Vakfi). Le but de cette journée est de réunir des historiens des deux pays et
de trouver l'occasion d'échanger nos expériences et questions sur ce qui en
est de la posture de "l'Historien dans la société" aujourd'hui.
Cette première Journée sera ouverte aux historiens-universitaires mais
s’adresse également aux étudiants concernés par ce domaine.


Mémoires collectives en Turquie
Bülent Bilmez

Séminaire Image et vérité. 3. Image et mémoire. La reconstruction de la vérité par l'image : ouverture de la journée / Pascale Peyraga, Marion Gautreau

Marion GAUTREAU

12min08

Séminaire Image et vérité. 3. Image et mémoire. La reconstruction de la vérité par l'image : ouverture de la journée / Pascale Peyraga, Marion Gautreau. Séminaire organisé par le laboratoire France Méridionale et Espagne (FRAMESPA) et le Réseau interdisciplinaire sur les vérités de l'image hispanique contemporaines (RIVIC). Université Toulouse II-Le Mirail, 7 avril 2014.
Tanto la dictadura franquista como las dictaduras latinoamericanas de los años 1960 a 1980 dieron lugar a una abundante
producción fílmica y fotográfica -documental y de ficción- que vuelven sobre estos periodos traumáticos desde diferentes puntos de vista. Comienzan a realizarse pe- lículas en los años 1980, todavía bajo la Ley de amnistía española (15 de octubre de 1977) o las Leyes de impunidad argentinas (finales de los años 1980) y siguen saliendo en pantalla hasta hoy en día, en un clima totalmente distinto. En efecto, la Ley de Memoria histórica del 31 de octubre de 2007 en
España o la declaración de inconstitucionalidad por la Corte Suprema de Argentina de los « indultos de Menem » en 2010 abre vías nuevas a la representación fílmica de estos episodios de la historia reciente.
La idea de este seminario es observar cómo se reconstruye la memoria
histórica de las dictaduras a través de las imá- genes y el diálogo que entretiene estas producciones artísticas con una real o supuesta « verdad histórica ». Considerando cada una de estas obras como un « lugar de memoria », a la manera de Pierre Nora, sería interesante analizar los recursos utilizados por los artistas para ofrecer su propia memoria
de los gobiernos militares. En documentales como La maleta mexicana (Trisha Ziff, 2011, México/España/EEUU) o Los caminos de los memoria (José Luis Peñafuerte, 2009, España) se insiste en la problemática de las exhumaciones y del dilema verdad/olvido, mientras que en películas como Infancia clandestina (Benjamín Ávila, 2012, Argentina) o O ano en que meus pais saíram de férias (Cao Hamburger, 2006, Brasil) se intenta dar a ver la vida cotidiana de los niños que vivieron en tiempos de dictadura. Por otra parte, no podemos sino pensar en las producciones fotográficas de los últimos años, que no se refieren tanto a la revelación del pasado histórico (en las dictaduras o en tiempos de guerra) como a la comprobación de la ausencia de imágenes o una verdad para siempre velada (La misma Imagen a través de los días Socius II, Adrián Alemán).
A través del tiempo y de la variedad de temas desarrollados en estos medios icónicos se va reconstruyendo poco a poco la memoria de las dictaduras. Nuestro propósito es confrontar los puntos de vista expuestos y los recursos iconográficos utilizados para defenderlos, con el fin de delinear los contornos de estas memorias española y latinoamericanas.

Les guerres sales d’hier et d’aujourd’hui dans "El violín" de Francisco Vargas / Marie-Pierre Ramouche

Marie-Pierre RAMOUCHE

32min31

Les guerres sales d’hier et d’aujourd’hui dans "El violín" de Francisco Vargas / Marie-Pierre Ramouche. In séminaire "Image et mémoire / Imagen y memoria. 3. La reconstruction de la vérité par l'image : l'exhumation du passé" organisé par le laboratoire France Méridionale et Espagne (FRAMESPA) et le Réseau interdisciplinaire sur les vérités de l'image hispanique contemporaines (RIVIC). Université Toulouse II-Le Mirail, 7 avril 2014.
Le film "El violín" du metteur en scène mexicain Francisco Vargas relate la lutte d’une guerrilla
paysanne contre l’armée fédérale à travers le personnage de don
Plutarque, un vieux violoniste manchot qui, à dos de mule et avec son
violon comme seule arme, essaye d’aider le groupe de guerrilleros
de son fils. Cette lutte semble se dérouler dans un premier temps
pendant la « guerre sale » qui a opposé, pendant la décennie des années
70, l’armée mexicaine à des groupes de guerrilleros urbains et
paysans, mais l’imprécision temporelle du film tend à nous parler d’une
guerre atemporelle entre l’oubli et la mémoire, entre la vérité
officielle et la réalité sur le terrain.

Images fictives-images réelles de la délinquance organisée au Mexique. Les actions gouvernementales pour la reconstruction de la mémoire historique nationale / Noelia Núñez

Noelia NÚÑEZ PREZA

25min53

Images fictives-images réelles de la délinquance organisée au Mexique. Les actions gouvernementales pour la reconstruction de la mémoire historique nationale / Noelia Núñez. In séminaire "Image et mémoire / Imagen y memoria. 3. La reconstruction de la vérité par l'image : l'exhumation du passé" organisé par le laboratoire France Méridionale et Espagne (FRAMESPA) et le Réseau interdisciplinaire sur les vérités de l'image hispanique contemporaines (RIVIC). Université Toulouse II-Le Mirail, 7 avril 2014.
Cette communication prend appui sur les premières actions engagées par le
gouvernement mexicain en matière de sécurité nationale, dont l’objectif
final est de réduire le degré de violence atteint au cours des dernières
années. Ces actions sont liées à la récupération de la mémoire
historique du Mexique, à travers un processus de d’exhumation de la
vérité, qui sera partiellement rendu possible par l’application de la
Loi Générale des Victimes, approuvé le 9 janvier 2013. Le but de Noelia Núñez est
d’analyser de façon comparative deux des films réalisés dans ce contexte
: le film de fiction El Infierno (Luis Estrada, 2010) et le film documentaire La guerra de Calderón.
2191/100,000 (Jorge Serratos 2013). L’analyse des deux textes permet
d’observer la façon dont l’image de fiction, dans ce cas, sert à
reconstruire la vérité. Ces deux films montrent le degré de torture dont est victime la nation mexicaine. On peut se demander dans quelle mesure
ces témoignages visuels permettent d’entreprendre le chemin de la
reconstruction de la mémoire historique du Mexique, tellement demandée
par les citoyens mexicains, qui vivent actuellement dans un état de peur
et d’angoisse face à la violence vécue dans la quasi-totalité du pays.
Dans la communication présentée, nous soulignerons l’importance des
documents visuels dans la reconstruction de la mémoire historique de la
nation mexicaine. Dans ce cas, les œuvres de référence seront les films El Infierno (Luis Estrada, 2010) et La guerra de Calderón
2191/100,000 (Jorge Serratos 2013), qui serviront à illustrer la
barbarie vécue par le peuple mexicain, et pour apporter une réponse à ce
problème, est nécessaire l’application urgente de la Loi Générale des
Victimes. Celle-ci représente un pas en avant en matière de sureté
publique de la part du gouvernement fédéral mexicain et cependant, pour
une meilleure application de la loi, il sera nécessaire de revoir les
postures des différentes organisations non gouvernementales et de la
société en général.

Valores de la imagen en la construccion discursiva de la historia: las portadas de "Tiempos de Historia (1974-1982)" / Aranzazu Sarria Buil

Aránzazu SARRÍA BUIL

39min13

Valores de la imagen en la construcción discursiva de la historia: las portadas de "Tiempos de Historia (1974-1982)" / Aránzazu Sarría Buil. In séminaire "Image et mémoire / Imagen y memoria. 3. La reconstruction de la vérité par l'image : l'exhumation du passé" organisé par le laboratoire France Méridionale et Espagne (FRAMESPA) et le Réseau interdisciplinaire sur les vérités de l'image hispanique contemporaines (RIVIC). Université Toulouse II-Le Mirail, 7 avril 2014.

Dans le panorama de l’édition espagnole mis en place après la Loi de la
Presse de 1966, l’apparition d’une nouvelle revue dans les kiosques
allait offrir, depuis sa première de couverture, les fragments d’un
passé que l’on n’avait pas montré pendant des décennies. Et elle le
faisait à partir d’images. C’est en décembre 1974 que "Tiempo de historia",
la nouvelle publication promue par José Angel Ezcurra et dirigée par
Eduardo Haro Tecglen, vit le jour et engageant une démarche qui se
prolongerait tout au long de la période de la transition jusqu’à la
démocratie.
C’était une époque où l’action répressive de la
dictature atteignait des degrés semblables à ceux des premières années
du régime et, cependant, selon les secteurs d’opposition avides de
liberté d’expression, on considérait que le moment était arrivé
d’aborder le passé le plus immédiat depuis la perspective de la critique
des fondements mythiques sur lesquels l’histoire officielle avait été
construite. Suivant cet objectif, la revue devait développer une double
modalité de représentation : texte et image, discours et photographie,
dont l’indissociabilité permettrait l’exposition de faits historiques
que l’on pourrait doter de la plus grande véracité. L’efficacité de
l’image ne reposerait pas sur sa visibilité mais sur sa capacité à
exprimer une vérité porteuse d’une valeur historique.
En se basant
sur l’articulation des deux registres qui se croisent, s’interrogent,
mais ne se confondent jamais, est proposée une lecture du passé qui
consiste à montrer et à présentifier ce que la dictature franquiste
avait caché ou rendu invisible. Numéro après numéro, se tisse peu à peu
un récit historique basé sur la récupération de personnages, d’événement
et d’idées contemporaines qui, grâce à la relation que le texte
entretient avec l’image, réussit non seulement à mettre fin à l’omission
ou à la mise au rebut auxquelles le franquisme avait relégué certains
événements du passé mais aussi à révéler la manipulation à laquelle le
pouvoir avait soumis l’écriture de l’histoire. De là à la volonté de
s’opposer à la vérité officielle avec des versions plurielles et des
focalisations différentes, il n’y avait qu’un pas qui serait franchi dès
les premières pages de la publication, qui donnèrent ainsi à l’image
une valeur politique.
Pour réaliser cette étude, nous proposons de
nous baser sur l’analyse des couvertures des 93 numéros mensuels qui
constituent l’ensemble de la collection de Tiempo de Historia.
L’espace de couverture sera pris comme support privilégié pour
l’inclusion de l’image qui, mise au service de la connaissance d’un
passé occulte ou contesté, dévoile les ressorts discursifs sur lesquels
s’appuyait la dictature elle-même.