Documents pour «Tunisie»

8 échantillons de recherches en SHS : Fouilles du site Fatimide de Sabra al Mansouryia (Xe), aux portes de Kairouan.

05min11

Histoire & Archéologie Patrice Cressier - Jean-Pierre Van Staëvel Audiotypie : Patrice Cressier : La priorité à été donnée jusqu’à présent, dans les fouilles, à l’extension des sondages, pour essayer d’appréhender la surface maximale, et surtout d’appréhender les destructions, qui se sont produites sur les constructions médiévales, au cours des siècles qui ont suivi l’abandon de la ville. L’idée principale est d’essayer de comprendre le fonctionnement d’une ville de commandement, d’une ville de fondation, où le pouvoir politique a joué un rôle essentiel finalement, et donc de l’appréhender, dans sa fonction architecturale, et urbanistique. En matière de matériel, il faut voir que l’on trouve relativement peu d’objets, relativement peu pour l’importance qu’a eue la ville, mais des éléments qui sont très significatifs de la richesse du décor de ces bâtiments, et de la richesse de la culture matérielle de la cité. Parmi les objets peut-être les plus spectaculaires, tout ce qui concerne le décor architectural des palais, en particulier les Stucs, Sandra Aube : Le stuc c’est un mélange de poussière de marbre, et de plâtre... Florence Ciccotto : Voilà donc, un mélange pâteux, qui est déposé sur un mur. Donc très souvent le mur dispose d’incisions pour que le plâtre adhère et désacroche, et d’ailleurs plusieurs fois il y a une première pose de stuc, et ensuite le décor va se poser sur cette première couche en fait. C’était dans les caisses que vous voyez là, et le premier regroupement s’est fait sur juste une distinction visuelle, notamment par la couleur ou par les formes, Patrice Cressier : Parmi les objets d’usage courant, la céramique, bien entendu, avec une production importante quantitativement de ce l’on appelle « verre et manganèse ».... Soundes Gragueb : On a trouvé de la céramique commune, de la céramique dépourvue de revêtement, ceci outre qu’un autre type de céramique connue comme une production de luxe, à savoir la céramique à reflets métalliques, qui est constituée d’une savante technique connue des céramistes musulmans. Il s’agit essentiellement d’une technique qui a été inventée en Orient, exactement au IXe siècle, La présence assez remarquable de ce type de production pourrait s‘expliquer par deux facteurs, connus essentiellement comme une production de luxe, soit par les ambiances de plaisance, que vivaient les habitants de la cité, soit par l ‘évolution économique qu’avait connue le site durant la période Fatimide. Patrice Cressier : Et puis donc, des objets de verre, objets de verre qui s’étendent aussi, encore une fois, à la décoration architecturale, en particulier par l’omniprésence des vitraux. Des vitaux à armature de plâtre. Danièle Foy : Il faut d’abord dire qu’à Sabra, il y a beaucoup de verre ; bien plus que sur la plupart des sites de cette époque, et on y trouve à la fois, du verre architectural, c’est-à-dire du verre de fenêtre, comme de la vaisselle de verre. Sabra Al Mansuryia est bien connu des spécialistes du verre à cause d’une découverte du début du XXe siècle, dans les années 1920. On a découvert dans une jarre tout un ensemble de verres, en particulier des bouteilles comme celle-ci, qui se caractérisent par leur panse « tronconique », le col cylindrique, et ce rebord large et plat. C’est un peu la forme emblématique de Sabra, puisque cette jarre contenait 8 à 10 bouteilles de ce type, dont certaines très richement décorées par une ornementation gravée. Il y a d’autres types de vitrages qui sont beaucoup plus rares, ce sont des disques de verre, qui sont utilisés en tant que disque, et non pas découpés. Ici nous avons un de ces rares disques, qui a été reconstitué. Comme on peut le voir, ce sont des disques de très petite taille, d’une douzaine de cm de diamètre. Ce sont des pièces qui ont été soufflées, et à l’intérieur du bâtiment, on devait voir par transparence la couleur..

Tunisie 3 films

Partez à la découverte de la Tunisie, de son histoire et de son patrimoine culturel, au travers de ces trois destinations : le désert, Tunis et Djerba.

La Ghriba Une synagogue miraculeuse

De Wolfgang Lesowsky

44min52

La synagogue de la "Ghriba", surnommée "la Miraculeuse", est située sur l'île tunisienne de Djerba et rassemble chaque année de 6000 à 8000 pèlerins, 33 jours après la Pâque juive.  La Ghriba est ainsi la plus célèbre et la plus vénérée des vingt synagogues et maisons de prière qui fonctionnaient encore dans les trois villages juifs de Djerba dans les années 1950. Sa renommée est basée sur les nombreuses traditions et croyances qui soulignent son ancienneté et son importance parmi les juifs locaux et ceux des anciennes communautés juives de Tunisie et de la Libye voisine. 

Le Challat de Tunis

De Kaouther Ben Hania

1h33min06

Tunis, avant la révolution. En ville une rumeur court, un homme à moto, armé d'un rasoir, balafrerait les fesses des femmes qui ont la malchance de croiser sa route. On l'appelle le Challat, "le balafreur". Fait divers local ? Manipulation politique ? D'un quartier à l'autre, on en plaisante ou on s'en inquiète, on y croit ou pas, car tout le monde en parle... sauf que personne ne l'a jamais vu. Dix ans plus tard, sur fond de post-révolution, les langues se délient. Une jeune réalisatrice décide d'enquêter pour élucider le mystère du Challat de Tunis. Ses armes : humour, dérision, obstination.

Sainte Manoubia soufisme et spiritualité féminine

Ahmed Rahal

12min51

Rituel féminin au sanctuaire de Saida Manoubia, dans la banlieue Nord de Tunis. Les adeptes viennent tous les dimanches participer à la cérémonie de transe animée par des officiantes femmes. Ces rituels sont exclusivement réservés aux femmes qui viennent également consulter et présenter des offrandes à la sainte.

Les gouvernements et les médias face aux mouvements

Nadia Marzouki

1h48min01

Modératrice : Nadia MARZOUKI Boyan ZNEPOLSKI « La guerre des métaphores: les protestations civiques en Bulgarie de 2013 » Mayuko YAMAMOTO « Du Jasmin à l’Hortensias : le réveil de la citoyenneté dans le mouvement anti- nucléaire au Japon depuis 2011 » Nail ARAS « La Résistance « En Ligne » en Turquie, L’influence des « Hacktivistes » : Juin 2013 » Nadia MARZOUKI «Quand la révolution tunisienne est redéfinie comme réforme » Discussion sur le colloque animée par les organisateurs

Les formes d’action et les activistes

Vincent DUCLERT

1h42min04

Modérateur : Vincent DUCLERT (CESPRA) Lamine AL BOUAZIZI La révolution a-t-elle libéré l’espace public en Tunisie ou bien en fut-elle la conséquence ? Zeynep UGUR Le mouvement LGBTI à Gezi: Queering la sphère publique Alexander BIKBOV Paradoxes of a “lost” movement: effects of self-control and self- representation in non-violent Russian protest since 2011  Sofiane MAKHLOUFI De Kasbah 1 à Kasbah 2: ou comment on passe de la spontanéité à la politique

Emmaillotement à Sidi Zid

Ahmed Rahal

13min38

 Toilette, soins et emmaillotement.

Doctrine et Corpus 3

Habib KHAZDAGHLI

1h18min12

modérateurs René Otayek et Serge Wolikow  Intervenants : Habib Khazdaghli (Université de la Manouba), Débats autour du socialisme en Tunisie au cours des années soixante du xxe siècle : Une voie tunisienne vers le socialisme est-elle possible? Michele Leclerc Olive (Iris, CNRS, EHESS), Transition et visions d’avenir: les conceptions du socialisme dans l’entourage du president de la république de Guinée (1958-1963) José Neves (Universidade Nova de Lisboa), Ideology and Science with Amílcar Cabral  

Kosai : massages traditionnels pour bébés Tunisie - Inde

Ahmed Rahal

18min38

1 - massages traditionnels pour bébés, (2 mois) pratiqués dans un orphelinat à Nabeul en Tunisie (15 mn)




2 - massages traditionels pour bébés, (4 mois), pratiqués par une soignante traditionelle sur la place publique dans la ville de Varanassi en Inde (3 mn)

Le Maalouf Tunisien, la musique traditionnelle tunisienne arabe-andalou

18min54

Le Maalouf est un patrimoine musical immense et remarquable en qualité et en quantité, mais sa place dans le paysage culturel français, européen et même arabe demeure très sous-représentée.

Nous sommes convaincus aujourd’hui encore de l’énorme qualité de ce véritable trésor oublié ou en voie de disparition, et sommes conscients de l’intérêt pour tous de la nécessité de sa présence vivante dans notre espace culturel… « Pas d’avenir sans mémoire ! »

En Ressuscitant des œuvres lointaines et inconnues, c’est une véritable richesse de notre patrimoine que nous ferons découvrir à un public en soif de découverte et de voyage... Ce sont ces œuvres de grandes qualités qui mettent en lumière la spécificté si profonde de ce patrimoine.

Ce répertoire est éprouvé et délaissé, car la compétition ne se déchaîne pas pour assurer sa survie et sa promotion. C’est pourtant une mission digne d’un « Service Public ».

Ce choix est motivé d’abord par un parcours personnel d’une formation classique et traditionnelle complétée par des études universitaires à la découverte des musiques authentiques des autres.

Cette véritable passion s’est construite dans une approche plurielle, associant :

Le chant et la parole

Les instruments traditionnels

La découverte de la profondeur du répertoire classique maghrébo-andalou de Tunisie

La participation au sein de plusieurs ensembles d’amateurs et professionnels.

L’organisation et la participation à des concerts, des présentations publiques, des fêtes associatives, des concours et festivals régionaux, nationaux et internationaux."

Père

De Lotfi Achour

18min12

Un soir, Hédi, chauffeur de taxi à Tunis, prend en course une jeune femme sur le point d'accoucher. Cette brève rencontre, par un enchaînement mal venu de hasards cocasses et tragiques, va bouleverser le cours de sa vie.