Documents pour «Critique»

Boris Vian, Swing à Saint Germain des Prés

De Serge Korber

55min02

"Ce qui compte, ce n'est pas le bonheur de tout le monde, c'est le bonheur de chacun." Un portrait, rythmé par les interviews et les personnages emblématiques de son existence. Boris Vian est né en 1920 à Ville d'Avray, écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz. Avec ses frères et ses soeurs, il mène une existence idyllique, encadrée par des parents musiciens et érudits. A 15 ans, il se tourne vers les sciences. C'est l'époque où commence son engouement pour les surprises parties et le jazz, sa grande passion...

Decorado

De Alberto Vazquez

11min13

Le monde est un merveilleux théâtre mais le casting est déplorable. Un récit ironique sur les pêchés de la société moderne, présenté selon les codes de la fable traditionnelle.

Journée de la laïcité - Esprit critique et laïcité

1h15min30

Table ronde
Le 9 décembre 2016, à l'occasion du 111e anniversaire de la loi de 1905, une table ronde a réuni des chercheurs autour du thème "esprit critique et laïcité ". Patrick Boucheron (professeur au collège de France), Anne-Marie Chartier (Agrégé de philosophie, chercheure associée au laboratoire SHS du LARHRA/ENS-Lyon), Jean-Noël Jeanneney (Professeur émérite des universités), Patrick Weil (historien, docteur en sciences politiques) ont débattu en Sorbonne lors d'un débat animé par Abdennour Bidar (Agrégé, normalien et docteur en philosophie, IGEN).

My Life Directed by Nicolas Winding Refn

Liv Corfixen

59min04

Liv Corfixen est femme de réalisateur. Une position qui n'est pas toujours aisée, et elle tient à nous le prouver dans un documentaire qu'elle a entièrement écrit et réalisé.
En obtenant le Prix de la mise en scène à Cannes en 2011 pour son film DRIVE, le Danois Nicolas Winding Refn jouit d'un statut de cinéste culte : adulé par le public, consacré par la critique, il a désormais pour principale préoccupation de rendre ce succès pérenne. Ainsi, lorsqu'il débute le tournage de son nouveau projet ONLY GOD FORGIVES en 2013, il s'inquiète : ce film, plus confidentiel, saura-t-il répondre aux attentes de ses spectateurs ?
Liv s'inquiète aussi, mais surtout pour son mari, ses enfants, et pour elle-même, car si Nicolas se jette à corps perdu dans son film, il semble toutefois mettre de côté sa propre famille.
Elle décide donc de prendre la caméra, et de faire de Nicolas un sujet d'observation, afin de nous offrir une vision large de la vie du réalisateur, un portrait à la fois intime et instructif, à mi-chemin entre le reportage et le making-of.

"De la sociologie critique faire profession ?"

Francis CHATEAURAYNAUD

1h59min13

De la sociologie critique faire profession ?
Coordination : Ruggero Iori (Printemps, UVSQ/CNRS) et Arnaud Saint-Martin (Printemps,UVSQ/CNRS)
Intervenants :
- Francis Chateauraynaud (GSPR, EHESS), « Les conséquences de la critique. Retour d'expérience depuis la sociologie argumentative et la pragmatique de la complexité »
- Razmig Keucheyan (GEMASS, Paris-Sorbonne), « La nature de la critique : Une approche marxiste en sociologie de l'environnement »
- Christian Laval (Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre La Défense), « En quel sens la science des institutions peut-elle être critique ? »
- Gisèle Sapiro (CESSP, CNRS-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Pour une épistémologie critique »


Les récits des origines de la sociologie tendraient à converger : la vocation critique de la discipline relève de l’évidence naturelle à partager dans les limites d’une profession qui teste ainsi ses marges d’autonomie. Déconstruction, dénaturalisation, dé-essentialisation, historicisation, contextualisation, ou tout simplement objectivation : les mots ne manquent pas pour qualifier une forme de raisonnement critique-réflexif, s’autorisant de méthodes, de modes opératoires et de régimes d’enquête. La rupture à consommer avec le sens commun, les prénotions les plus ancrées, les formes de doxa ou l’« idéologie dominante » assurerait ainsi l’espace épistémique d’un questionnement subversif et corrosif en puissance. De fait, ces manières de confronter le savoir dans la réalité sociale définiraient une condition existentielle particulière, celle d’une sociologie engagée autant qu’engageante, fragilisant les allants de soi d’où qu’ils viennent. Si l’affirmation suivant laquelle la sociologie est critique par définition tient du pléonasme, il est néanmoins toujours bon de rappeler à l’ordre un présupposé constitutif de son épistémologie comme ses attendus normatifs : qu’il est dans sa nature d’être contre nature et dérangeante. Témoignent de ce souci un certain nombre d’initiatives et publications récentes visant à réarmer et à disséminer les instruments de défense contre les formes contemporaines de domination.
Bien que leur ancrage dans les fondements des sciences sociales paraisse évident, cela nous n’interdit pas néanmoins d’y réfléchir à deux fois. Car l’exercice de la sociologie critique court le risque d’une routinisation professionnelle et d’une réification acritique de ses postures, de même qu’il importe de savoir comment et pourquoi les savoirs critiques sont pris et repris dans le monde social, sans parler de la récupération ou de l’endogénéisation de la critique par et pour les dominants. Le temps d’une discussion collective, cette session semi-plénière invite donc à dénaturaliser le lien symbiotique établi entre la sociologie et la critique, non pas pour restaurer une image favorable qui rassurerait un entre-soi menacé ou figerait à l’excès une identité professionnelle et intellectuelle, mais bien plutôt pour envisager à nouveau le pouvoir émancipateur de la sociologie.
Plusieurs axes de réflexion pourraient donner lieu à débats :
1) Des manières de faire (de) la sociologie et des modes d’engagement, à la lumière de la vocationcritique de la discipline ;
2) Les continuités et les ruptures d’une discipline depuis l’émergence d’une tradition sociologiquecritique jusqu’aux développements contemporains des théories sociales critiques ;
3) Des cibles et des fins de la critique ;
4) La diffusion et la performativité publiques de la sociologie.

Luc Boltanski, "La sociologie est toujours critique. Le champ conceptuel de la notion de domination", session plénière du congrès 2013 de l'AFS

Luc BOLTANSKI

1h13min42

Plus de 1000 sociologues français et étrangers étaient présents pour le 5ème congrès de l'AFS dont le thème principal était les "dominations". A cette occasion, le sociologue Luc Boltanski a donné une conférence plénière sur le thème "La sociologie est toujours critique. Le champ conceptuel de la notion de domination".

Présentation du 5e Congrès de l'Association française de sociologie

L’analyse des formes de domination est centrale en sociologie pour comprendre ce qui fait tenir l’ordre social. De Marx, Durkheim, Weber en passant par Foucault et Bourdieu, la domination constitue cette relation sociale qui répartit et hiérarchise les groupes sociaux, discrimine les forces sociales en structurant leur dissymétrie tout en contribuant à l’acceptation de l’ordre existant. 

Des études récentes en ont cependant renouvelé la compréhension sous plusieurs dimensions : en insistant sur la diversité des modes de domination et leur variation historique et spatiale, en révélant les "ratés" du consentement ou son caractère de façade chez les groupes subalternes, en mettant en évidence le travail nécessaire aux dominants pour imposer et exercer leur domination…
Cette vidéo a été réalisée par les services de la WebTV de l'Université de Nantes. L'UFR de Sociologie et le Centre Nantais de Sociologie (CENS) de l’Université de Nantes accueillaient du 2 au 5 septembre 2013 le 5e congrès international de l'association française de sociologie.

Littérature et réflexivité : Camille Laurens en dialogue avec Gisèle Sapiro

Gisèle Sapiro

1h47min01

La littérature pense et se pense, elle
observe et s’observe. Cette réflexivité, que la littérature partage avec
les sciences sociales, traverse toute l’œuvre de Camille Laurens :
étude de la condition féminine et de la relation amoureuse dans la
tradition des moralistes, rapports entre fiction et réalité, récit de
soi, dialogue entre le moi et le surmoi, renversement des situations
entre observateur et observé(e), méditations sur la répétition dans
l’art et dans la vie, écriture comme travail de deuil. Alors qu’elle
achève un nouveau roman et prépare une adaptation cinématographique de
Dans ces bras-là, retour réflexif sur une œuvre prolifique, qui sonde
les passions et interroge ce qu’écrire veut dire.

 
Camille Laurens est l’auteure de : Index (1991), Romance (1992), Les Travaux d'Hercule (1994), Philippe (1995), L'Avenir (1998), Dans ces bras-là (2000, prix Femina), L’Amour roman (2003), Le Grain des mots (2003), Cet absent-là (2004), Ni toi ni moi (2006), Tissé par mille (2008), Romance nerveuse (2010), Les Fiancées du diable (2011), Encore et jamais (2012)… La plupart de ses livres sont publiés ou réédités chez Gallimard.
 
Gisèle Sapiro est directrice d’études à l’EHESS et directrice de recherche au CNRS. Elle a publié entre autres La Guerre des écrivains, 1940-1953 (Fayard, 1999, rééd. 2006), La Responsabilité de l’écrivain (Seuil, 2011) et Sociologie de la littérature (La Découverte, 2012).

De figures à codicille, un entretien avec Gérard Genette

Gérard GENETTE

49min05

Entretien avec Gérard Genette, théoricien de la littérature et des arts, mené par Pierre-Henry Frangne, professeur de philosophie de l’art à l’Université Rennes 2 et Roger Pouivet, professeur de philosophie à l’Université Nancy 2. Échange autour de la trajectoire du théoricien depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui : de la critique et de la théorie littéraires à la philosophie de l’art et à la littérature.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/de-figures-a-codicille-un-entretien-avec-gerard-genette/

Poésie et prouesse cours n°2

Denis HUE

52min48

Cours de Denis Hüe intitulé : Les troubadours, un laboratoire formel.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/poesie-et-prouesse-cours-n2/

Poésie et prouesse cours n°5

Denis HUE

52min50

Cours de Denis Hüe intitulé : Un coup de dé jamais n’abolira le hasard, Mallarmé.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/poesie-et-prouesse-cours-n4/

Poésie et prouesse cours n°4

Denis HUE

48min32

Cours de Denis Hüe intitulé : Complaintes et épitaphes du Roy de la Bazoche, André de la Vigne.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/poesie-et-prouesse-cours-n4/

Poésie et prouesse cours n°3

Denis HUE

54min06

Cours de Denis Hüe intitulé : Rimbaud d’Orange, La fleur inverse.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de luniversité Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/poesie-et-prouesse-cours-n3/