Documents pour «Déportation»

La musique dans les camps

Hélios AZOULAY

1h15min21

Musicien-archéologue des musiques composées dans les camps de concentration, Hélios Azoulay poursuit depuis 10 ans un travail indispensable sur ce répertoire ignoré et sur sa transmission. Son dernier livre, L’enfer aussi a son orchestre, contient notamment le livret d’un opéra inédit, Le 30 mai 1431, écrit en déportation par le compositeur Viktor Ullmann sur la vie de Jeanne d’Arc. En guise d’introduction au concert Le Block 15 ou les notes de l’espoir, proposé par Pascal Amoyel et Emmanuelle Bertrand, il nous fera part de ses recherches dans ce domaine encore peu exploré où, malgré l’horreur, la musique a surgi, donnant parfois la force de vivre ou de résister.

Déportation à Auschwitz, et Buchenwald, 1944-1945

21min07

Cette 6ème videos suit le parcours de Jean-René Chauvin, dans les camps d’Auschwitz, Buchenwald et Litomerice. Jean-René Chauvin témoigne de la période de 1944-1945, durant laquelle, après être passé par Mauthausen et son annexe du loibl Pass, il est transféré à Auschwitz (annexe de Jawiszowice). Il s'agit d'une mine de charbon où doit travailler tout le kommando de déportés. En janvier 1945, au milieu d'un hivers glacé, les nazis, face à l'avancé des troupes russes, décident d'évacuer les 65.000 déportés d'Auschwitz vers d'autres camps plus à l'ouest. Jean-René Chauvin sera l'un des rares survivants de cette "marche de la mort", qui le conduit à Buchenwald. Il est alors affecté à un kommando chargé du creusement d'un tunnel, et échappe au menaces de morts (en raison de son appartenance au mouvement trotskiste) d'autres déportés, du PCF . En avril 1945, les nazis évacuent Buchenwald. C'est la seconde marche de la mort pour Jean-René, qui échappera à nouveau, mais de justesse, aux fours crématoires et à la mort. Au cours de ce trajet épuisant, il traversera tous les monts des Sudètes pour se retrouver dans une région de Bohème, de l'actuelle République Tchèque, habitée à l'époque par les allemands des Sudètes, la région de Terezin. Il atterrira au camp de Litomerice (Leitmeritz en allemand). Le camp est délivré par les russes, le 5 mai 1945, Jean-René ne pourra rentrer qu'en juin 1945 à Bordeaux. La voix de Jean-René est tirée de l'entretien mené par Anice Clément en 2008 pour son film "Un tunnel pour le Reich", qu'elle a co-réalisé avec Jacques Merlaud. Nous la remercions de nous avoir prêté ses rushs et donné son accord pour la diffusion en ligne d'extraits dans cette video. Nous remercions bien-sûr également Jenny Plocki, compagne de Jean-René, pour l'entretien qu'elle nous a accordé. Nous remercions également Catherine de Grissac pour l'autorisation d'utilisation d'extraits de son film "Jean-René Chauvin, Trotskiste indépendant" (2001, Plan Large Production) dans cette vidéo diffusée en ligne. Cette video s'inscrit dans une série de 10 videos retraçant le parcours de Jean-René Chauvin, et par là-même, le contexte politique et social dans lequel il a évolué. Vidéo produite par le Centre d'Histoire Sociale du XXe siècle (Unité mixte de recherche, CNRS / Université Paris1) et réalisée par Jeanne Menjoulet. Le CHS est un centre de recherche en histoire sociale (CNRS / Université Paris 1) où sont conservées des archives de militants, notamment le fonds Jean-René Chauvin

Déportation à Mauthausen Loibl Pass 1943-1944

24min56

Cette 5ème video suit le parcours de Jean-René Chauvin, dans les camps du Loibl Pass, annexe de Mauthausen, et le camp de quarantaine de Mauthausen. Jean-René Chauvin témoigne de la période de février 1943-octobre 1944 (camps de Mauthausen / Loibl Pass). Il décrit son passage au camp de quarantaine à Mauthausen et la vie au Loibl Pass, camp annexe de Mauthausen où les déportés travaillaient, pour les nazis, dans des conditions extrêmement dures, à la construction d'un tunnel devant relier l'Autriche à la Yougoslavie (Slovénie). A ce témoignage illustré s'ajoute celui de la compagne de Jean-René, Jenny Plocki (elle-même rescapée de la rafle du Vel d'Hiv), relatif au livre de Jean-René Chauvin "Un trotskiste dans l'enfer nazi" (2006, éditions Syllepse). Jenny insiste sur les parallèles (décrits par Jean-René dans son livre) entre les camps nazis et le goulag, ainsi qu'entre les camps nazis et les camps institués à Cuba (18898) ou ceux dans lesquels furent "re-concentrés" les boers en Afrique du Sud, au début du siècle. La voix de Jean-René est tirée de l'entretien mené par Anice Clément en 2008 pour son film "Un tunnel pour le Reich", qu'elle a co-réalisé avec Jacques Merlaud. Nous la remercions de nous avoir prêté ses rushs et donné son accord pour la diffusion en ligne d'extraits dans cette video. Nous remercions bien-sûr également Jenny Plocki, compagne de Jean-René, pour l'entretien qu'elle nous a accordé. Une apparition télévisuelle du défunt André Lacaze au sujet de son livre best-seller Le Tunnel permet de placer la construction de ce tunnel du Loibl Pass dans son contexte. La video mentionne le cas du Docteur Ramsauer, medecin du camp du Loibl Pass, qui procédait aux meutres de détenus malades qui étaient envoyés à l'infirmerie. Sigbert Ramsauer, condamné à la réclusion à perpétuité par les Britanniques en 1947, à Klagenfurt sera gracié et relâché en 1954 pour raisons de santé . Il travaillera ensuite à l’hôpital régional de Carinthie , promu médecin chef, il ouvrira dès 1956 son propre cabinet sur la place la plus prestigieuse de Klagenfurt, la Domplatz jusqu’en 1988 et s'éteindra tranquillement en 1991.. Le film d'Anice Clément "Un Tunnel pour le Reich" en dit long le long déni de l'Autriche, face à son histoire. A la différence de la Slovénie, la Carinthie Autrichienne de l’après-guerre, jusqu'aux années 90, ne fit rien pour conserver la mémoire des crimes commis sur son sol, niant l’existence même d’un camp annexe de Mauthausen sur son territoire et la participation de concentrationnaires à la construction du tunnel. Quelques jours après le 8 mai 1945, le tunnel du Loibl, au milieu duquel passait la frontière entre l’Autriche et la Yougoslavie, fut barricadé à l’aide de planches et de barbelés et la zone devint un no man’s land. La route du col datant d’avant le tunnel fut elle aussi fermée et le resta jusqu’en 1950. Durant cette période, tout passage légal d’un pays à l’autre fut donc ici impossible. Les garde-frontières yougoslaves reçurent l’ordre d’user de leur arme en cas de tentative de franchissement de la frontière, Ce n’est qu’en 1964 que le tunnel, achevé et restauré par la Yougoslavie et l’Autriche, fut ouvert à la circulation, et ce malgré les réticences de la Carinthie. Nous remercions aussi Catherine de Grissac pour l'autorisation d'utilisation d'extraits de son film "Jean-René Chauvin, Trotskiste indépendant" (2001, Plan Large Production) dans cette vidéo diffusée en ligne. Cette video s'inscrit dans une série de 10 videos retraçant le parcours de Jean-René Chauvin, et par là-même, le contexte politique et social dans lequel il a évolué. Vidéo produite par le Centre d'Histoire Sociale du XXe siècle (Unité mixte de recherche, CNRS / Université Paris1) et réalisée par Jeanne Menjoulet. Le CHS est un centre de recherche en histoire sociale (CNRS / Université Paris 1) où sont conservées des archives de militants, notamment le fonds Jean-René Chauvin

Passeurs

54min04

Que sait-on du retour
des déportés ? Comment s’est-il déroulé et comment a-t-il
été organisé ? Comment avait-il été prévu par les
autorités ? Comment s’est-il passé dans la réalité ?
De quelles archives disposons-nous pour travailler et éclairer ces
questions ? Quels souvenirs les rapatriés gardent-ils de ces
formalités ? Comment ces personnes ont-elles pu se construire
et vivre après une telle expérience ? Comment ce traumatisme
de la déportation a-t-il pu avoir des répercutions sur leurs
descendants et comment ces descendants ont-ils été influencé
par la déportation de leur parent ?

C’est à ces
questions que la journée d’étude pluridisciplinaire sur les
aspects médico-sociaux des suites de la déportation organisée par
la Fondation pour
la Mémoire de la Déportation, en collaboration avec la MRSH de
Caen, l’Université de Caen et
le Mémorial de Caen, a
souhaité répondre. De nombreuses archives sur le retour des
déportés, conservées par le Pôle des Archives des Victimes des
Conflits Contemporains du Service Historique de la Défense ou par
les Archives Nationales sont encore méconnues et inexploitées.
L’équipe de recherche de la Fondation pour la Mémoire de la
Déportation a ainsi présenté les premiers résultats de l’étude
des fiches de rapatriement contenues dans les dossiers statuts tandis
que la commission médico-sociale a dressé le bilan de ses
nombreuses années de suivi des déportés rentrés, mettant en
lumière les conséquences, toujours présentes du traumatisme subi.

La journée fut également
l’occasion d’entendre des descendants de déportés parler de
l’influence de la déportation, ainsi que des répercussions, sur
leur vie et leurs engagements.
Ces répercussions peuvent aussi
être héréditaires (les dernières recherches en épigénétique
démontrent que le stress et les privations ont pu modifier les
gênes) et donc se transmettre de génération en génération.



Le film présenté ici se
veut une synthèse des deux tables rondes où se sont exprimés
chercheurs, témoins et descendants.

Les Héritiers

Marie-Castille Mention-Schaar

1h40min48

D'après une histoire vraie.
Lycée Léon Blum de Créteil, une prof décide de faire passer un concours national d'Histoire à sa classe de seconde la plus faible.
Cette rencontre va les transformer.

Lettres de Pithiviers

De Jo Béranger

43min46

Ce documentaire met en scène un travail scolaire effectué par des lycéens de la ville de Pithiviers, connue pour avoir abrité un camp d’internement de l’Etat Français, durant l’occupation nazie, antichambre de la mort pour des milliers de juifs raflés en 1941 et 1942, principalement lors de la rafle des « billets verts » puis celle du « Vel d’Hiv ». A travers la découverte de ce passé sombre par un travail scolaire, le film pose la question du partage, de l’appropriation de la mémoire par les nouvelles générations. Le film met en scène cette expérience de transmission de la mémoire.

Chienne d'Histoire

De Serge Avédikian

15min11

Constantinople, 1910. Trop de chiens errants dans les rues de la ville. Le gouvernement nouvellement en place, influencé par un modèle de société occidentale, cherche auprès d'experts européens les moyens de s'en débarrasser avant de décider, seul, de déporter trente mille chiens sur une île déserte au large de la ville. À travers le double regard d'une chienne qui vient de mettre bas et du gendarme qui l'encage, on suit l'exil forcé de ces chiens dont la plupart mourront de faim et de soif.   Interdit aux moins de 12 ans

Le journal d'Hélène Berr - Jean Marc Dreyfus

UTLS - la suite

51min27

Une conférence de l'UTLS au Lycée Le journal d'Hélèné Berr expliqué par l'historien français Jean Marc Dreyfus. Lycée Senghor (Magnanville)

Illusions perdues, 1941-1942

De Jean-Michel Plouchard

52min06

Le 14 mai 1941, plus de 3700 hommes Juifs, pour la plupart polonais sont arrêtés à Paris et en région parisienne lors de la première arrestation massive de Juifs en France, dite rafle du billet vert. Ils seront internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-La-Rolande, dans le Loiret, premiers camps ouverts en zone occupée, avant d'être déportés vers Auschwitz en juin et juillet 1942, pour faire de la place aux hommes, femmes et enfants arrêtés lors de la rafle du Vel d'Hiv...    

J'étais enfant à Büchenwald

De Bernard Martino

1h34min06

Une succession de témoignages bouleversants et d'images d'archives dont certaines en couleur, tournées par les Américains en avril 1945, au moment de la libération, et décrivant l'horreur des camps.

Le génocide arménien

Laurence Jourdan

52min24

Plus d´un million d´Arméniens périrent entre 1915 et 1916 victimes d´une politique de déportation et de massacres. C´est l´un des génocides les plus terribles du XXème siècle ; l´un des plus controversés aussi, toujours nié par la Turquie et objet d´âpres batailles juridiques. Pour comprendre l´origine, la nature et les enjeux du génocide arménien, Laurence Jourdan s´est attachée à remonter jusqu´aux massacres commis contre les Arméniens pendant les décennies précédentes et à analyser le contexte géopolitique qui a précédé, et suivi le déroulement du génocide. Tout au long du film, les rapports et textes des diplomates occidentaux en poste dans l´Empire Ottoman au moment des faits nous éclairent de manière remarquable sur les méthodes utilisées et les axes de déportations. Ces récits se conjuguent aux témoignages des survivants du génocide encore en vie aujourd´hui et aux archives des autorités ottomanes.

Provenchères, Charles, Jean et Primo Lévi [20ème s.]

Catherine BOURDIN

50min20

Dans son roman Si c'est un homme, Primo Levi évoque parmi d'autres figures celle de Charles Conreau, compagnon de détention au camp d'Auschwitz. Ce film, à la rencontre de Charles, aujourd'hui instituteur retraité d'un petit village vosgien, Provenchères, témoigne de cette relation née dans des conditions exceptionnelles.