Documents pour «maghreb»

Enjeux et usages du temps et des temporalités dans l’avènement de l’urbain au Maghreb et au Moyen‐Orient

20min06

Porteur de projet : Anna MADOEUF, Cité TERritoires, Environnement et Sociétés (CITERES) – UMR 7324 Partenaires : Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen‐orient (GREMMO), Maison de l’Orient et de la  Méditerranée – UMR 5195 Année de l’Appel à projet : 2010 Ce projet de recherche inédit vise à saisir les enjeux du temps et de l’usage des temporalités dans l’avènement de l’urbain au Maghreb et au Moyen‐Orient, dans le contexte de la modernisation et dans celui du monde contemporain (XIXe‐XXIe siècles). Depuis une approche « triangulaire » articulant espaces/temps/sociétés, fondée sur la pluridisciplinarité, la question initiale sera comment dans les villes des pays arabes, s’activent, s’énoncent, se mêlent et s’ajustent diverses sortes de temps (colonial puis international, mondial, local, historique, identitaire, mythique, des origines etc.). Le présupposé est que ces temps ne sont pas nécessairement alternants et incompatibles, mais souvent ajustables, parfois hybrides et composites, et qu’ils témoignent ou participent de la convertibilité des individus et des sociétés modernes et contemporaines. La réislamisation des sociétés, la forte inscription dans des postures identitaires face à un Occident jugé toujours conquérant, réactivent la dimension symbolique du temps. Sous la gangue du collectif, par lequel on a trop souvent tendance à saisir ces sociétés, émerge de façon de plus en plus évidente l’individu, et, concomitamment, se fait jour, notamment en ville, un espace du temps « à soi », un temps choisi, revendiqué, celui des loisirs notamment. Le temps devient ainsi, plus que jamais, un enjeu de société, un défi à l’apprentissage d’une complexité accrue et un support aux revendications identitaires.

Homoérotisme et homosexualités dans les sociétés arabes, des âges prémodernes à l’ère contemporaine

Frédéric LAGRANGE

1h33min53

Conférence de Frédéric Lagrange (Professeur de langue et littérature arabes à l'Université Paris-Sorbonne) Accédez à l'intégralité de la conférence en podcast audio dans l'onglet téléchargement

L'hospitalité dans la langue de l'autre ou ce que peut la littérature

Mireille Calle-Gruber

46min41

Mireille Calle-Gruber, écrivain, professeure de littératures française et francophone, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 « Un acte d’hospitalité ne peut être que poétique », déclarait le philosophe Jacques Derrida. En faisant de la littérature un acte d’hospitalité, les écrivains francophones du Maghreb — ainsi Assia Djebar, Abdelkebir Khatibi — ou liés au Maghreb et parfois même nés en France ou d’une génération plus jeune — ainsi Nina Bouraoui —, ont donné à la création littéraire ses lettres de noblesse à la fois poétiques et politiques. À partir de 1950, l’écriture dans la langue de l’ex-colonisateur travaillant à la croisée des langues et inventant des formes hybridées, donne naissance à des œuvres fortes et singulières qui retraversent l’histoire douloureuse, le passif colonial et le ressentiment. Elles se confrontent à la mémoire collective et aux récits biographiques, posent la question de la prise de parole des femmes, voire des féminismes, et appellent à la nécessité de prendre en compte l’inscription du genre et des différences sexuelles dans la littérature.

Langues d’Islam (XIe-XVe siècle)

Jocelyne DAKHLIA

2h00min41

L’héritage de l’orientalisme a fait des études linguistiques sur l’arabe un domaine de recherche souvent séparé de l’histoire des sociétés et des cultures. Dans ce dossier, les Annales proposent de revenir sur ce partage à la lumière de travaux récents inspirés par la sociolinguistique. Face à la pesanteur de l’image d’un arabe classique et coranique dominant les pratiques linguistiques et culturelles, il s’agit de montrer toute la variété des niveaux de langue au sein de l’arabe, mais aussi leur articulation à des formes originales de polyglossie, comme avec le berbère et l’italien. Dans cette perspective interdisciplinaire, les langues peuvent devenir de véritables objets d’histoire, et leur étude, une manière de renouveler profondément l’histoire sociale et politique de ce « second âge de l’Islam » qui reste encore trop souvent dans l’ombre de l’historiographie. En savoir plus

Forum Nîmois - Charles GIDE - FILIU - 28 janvier 2016

1h56min38

L’activité de notre association Charles Gide reprend, pour son cycle de conférences "le forum Nîmois Charle GIDE" Jean MATOUK président de l'assosiation et professeur des universités recoit, le 29 janvier, au lycée Alphonse Daudet de N îmes, Jean Pierre Filiu.
Il porté de nombreuses
casquettes, ce qui explique, sans doute, la richesse de sa pensée.
Diplômé de Sciences Po Paris en 1981, auteur d’une thèse
d’histoire sous la direction de Jean Noël Jeanneney, qui nous rendra visite à
l’automne, il est aussi diplômé de l’Institut national des langues orientales,
arabisant, mais capable aussi de prononcer des conférences en anglais et
espagnols. Il a été le délégué de la fédération internationale des Droits de
l’homme au Liban en pleine guerre civile.

Il a ensuite été conseiller des Affaires étrangères et à ce
titre, a été en poste en Syrie et Tunisie, et conseiller diplomatique dans les
cabinets de Pierre Joxe à l’intérieur comme à la Défense, puis du Premier
ministre Lionel Jospin.

Depuis 2006, il est professeur à Sciences Po Paris,
évidemment  sur le monde arabo musulman
et le Proche orient, mais il continue à conférencer aussi bien aux Etats-Unis,
à Boston, que dans des tas d‘autres pays.

Sa bibliographie est abondante : treize livres, sur le
Proche-Orient et les arabes, plus la participation à l’ouvrage collectif
«  Qui est Daesch » avec Edgar Morin, Régis Debray, Gilles Kepel,
Michel Onfray. Mais aussi, preuve d’un étonnant éclectisme intellectuel, un
livre, en fait sa thèse, sur Mai 68 à l’ORTF, en 2008, un autre, la même année
sur « Jimmy Hendrix, le gaucher magnifique », et un dernier, en 2010,
aux Mille et une nuit, sur Cameron et la révolution du flamenco.

J’ai lu son excellent dernier livre : « Les arabes
leur destin et le nôtre », qui, avec quelques autres de ses ouvrages vous
est proposé ici ce soir, au nom du libraire « Les lettres de mon
moulin » de nos amis retenus par la préparation du salon de la biographie,
par deux membres de notre Conseil d’administration, Annie Julien et Francine
Cabanes.

Ce livre est un formidable panorama chronologique de
l’histoire des arabes aussi bien dans le Machrek, à l’est de Suez, que dans la
Maghreb.

J’ai toujours un problème avec le mot « arabe » et
c’est une forme de première question à Jean Pierre. En tant qu’ethnie, les
arabes proprement dits, proviennent de la Péninsule arabique et ont commencé
une colonisation culturelle et religieuse de l’ensemble des deux zones Machrek,
ou Levant (Irak, Syrie, Jordanie, Palestine, Liban), et Maghreb ou Couchant,
comportant la Tunisie, l’Algérie et le Maroc, dont le nom arabe est d’ailleurs
Al Maghrib, avec un doute de position sur l’Egypte et le Soudan. Mais dans ces
pays pré-existaient évidement des ethnies très différentes. Des berbères et
kabyles à l’ouest, avec une rémanence des Vandales européens. De nombreuses
ethnies levantines, dont les descendants des Phéniciens, des Assyriens, des
Egyptiens, et des palestiniens, Pelestè, peuple de la Mer selon Herodote,
Philistins de la Bible, dont l’historien Schlomo Sand dit qu’ils furent les
auteurs, avec des intellectuels assyriens, des fondements du judaïsme.

Ethniquement, tous ces peuples, n’ont rien d’arabes. Comme
c’est dit fort bien dans  « wikipedia » ils sont
anthropologiquement différents mais s’identifient par les liens linguistiques
et culturels. Ils sont arabophones, et, pour un grand nombre d’entre eux,
musulmans. Car si, à partir de 1492, l’Eglise catholique a imposé par la force
de son sabre, le goupillon aux Amérindiens, ce dont les papes se sont excusés,
les envahisseurs arabes, eux, sept siècles auparavant, avaient su aussi imposer
le croissant par le sabre, sans possibilité de retour. Et, eux, sans aucun
regret !

Malheureusement, la conquête islamique continue depuis une
trentaine d’année par le vide, c’est-à-dire par les départs de juifs, retranchés
en Israêl, et, depuis trente ans, par la fuite des chrétiens, devant les
exactions et menaces, redevenus sanguinaires avec Daesch. Les chrétiens
d’Orient qui représentaient, au début du XXème siècle, 12 à15% de la population,
ne constituent plus aujourd’hui que 5% des 300 millions d’arabes au Machrek, et,
leur nombre absolu, plutôt stable en raison de leur fécondité, jusqu’aux années
2000, décline aussi fortement ces dernières années. Pour un juif, comme pour un
chrétien, voir la terre d’origine du judaïsme et du christianisme vidée, plus
ou moins par la force, des fidèles de ses religions a quelque chose, j’ose le
dire, de scandaleux.

Pour Jean Pierre Filiu, l’histoire commune des européens, et
surtout des français et anglais avec le monde dit arabe, est faite
d’expéditions militaires et de colonisations brutales, je le cite :
« de promesses trahies et de
manœuvres diplomatiques, puis, après les décolonisations, de dictatures féroces et de régimes
obscurantismes ».

Si j’ai bien compris, il y avait eu la première Nahda,
c’est-à-dire la renaissance arabe, lors des premières cohabitations du XIXième
siècles (je n’oublie pas Charlemagne et Haroun Al Rachid, ni François Premier
et Soliman le Magnifique, mais ce n’étaient vraiment que des contacts). Les
Lumières arabes, souhaitaient s’allumer comme celle d’Europe deux siècles plus
tôt, Mais elles ont été étouffées par le pétrole qui a transformé la
cohabitation en colonisation, ayant entraîné ces dictatures sanglantes et les
pillages conséquents.

Vous considérez, Jean Pierre,   que les évènements qui se sont déroulées
depuis février 2011, sont une sorte  relance de la Nahda ? Pensez-vous, comme
Alexandre Adler, et, en un sens, comme récemment, dans Le Monde, Marcel
Gauchet, que la chevauchée sanglante de Daesch et son califat du sang, ne sont
que les dernières cartouches d’un intégrisme musulman salafisto-wahabite. Ce
dernier cédera-t-il la place à un nouveau monde arabe, occidentalo-compatible,
encore que je me pose, avec Régis Debray, la question de la nature de ce que
nous appelons l’Occident. Ce qui suppose, réciproquement, que nos cultures
occidentales deviennent, arabo – ou islamo compatibles, ce dont des décisions
hongroises, polonaises, danoises, récentes, laissent un peu douter.

Expliquez nous, Jean Pierre. Vous avez la parole pour
cinquante minutes

La justice et ses traces à Constantine. Registres et activités judiciaires dans une ville du Maghreb ottoman

20min54

La justice dans la société ottomaneInstitutions, acteurs et pratiques (16ème- 20ème siècles)
6-7 janvier 2012
Institut Français d’études Anatoliennes 
Session : Les tribunaux des cadis au jour le jour, (14h30 – 18h30)
Isabelle Grangaud (chercheur CNRS, IREMAM, France) : « La justice et ses traces à Constantine. Registres et activités judiciaires dans une villedu Maghreb ottoman ».

Le Raï, expression artistique entre langues et cultures, entre tradition et innovation.

1h32min30

Le raï émerge à la fin des années 1970. Hadj Miliani est alors étudiant et s’intéresse à ce nouveau genre musical en développement. Il raconte l’histoire de ce phénomène et nous parle des enjeux culturels, politiques et sociaux qu’il revêt.

Hadj Miliani est professeur de littérature à l’Université de Mostaganem et chercheur au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle d’Oran (Algérie). Il traite lors de cette conférence de l’émergence historique, des fonctions et des pratiques du raï.

Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/le-rai-expression-artistique-entre-langues-et-cultures-entre-tradition-et-innovation/

Écrire entre les langues au maghreb

Marc Gontard

1h35min01

Dans la série des cours sur le Maghreb, rencontres de langues et de cultures, l’Université Rennes 2 reçoit cette fois, et pour une ultime séance, le Professeur de littérature francophone Marc Gontard pour un cours public intitulé:« Ecrire entre les langues au Maghreb ».
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/ecrire-entre-les-langues-au-maghreb/

La double généalogie de l'écriture littéraire au maghreb

Abdelwahab MEDDEB

1h20min03

Conférence d’Abdelwahab Meddeb, professeur de littérature comparée, Université Paris X.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/la-double-genealogie-de-lecriture-litteraire-au-maghreb/

Berbérité et métissages linguistiques et culturels au magrheb

Ahmed BOUKOUS

1h40min54

Dans le cycle des conférences sur le Maghreb, Ahmed Boukous nous présente l’horizon berbère du Maghreb. A. Boukous est professeur à l’Université de Rabat et recteur de l’Institut royal de la culture amazighe, Maroc.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la platefome de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.

 http://www.lairedu.fr/berberite-et-metissages-linguistiques-et-culturels-au-maghreb/

Mobilité des populations et connaissance mutuelles entre dialogues et discrimination

Azouz Begag

1h37min44

Conférence animée par Azouz Begag, sociologue, romancier, Ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances (2005/2007).
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/mobilite-des-populations-et-connaissance-mutuelles-entre-dialogues-et-discriminations/

Harragas, arrière plan

De Dominique Fischbach

20min46

L'Histoire des Harragas, les "brûleurs", ceux qui préférent brûler leur papier pour faire partir leur passé en fumée. Ceux qui préférent tout risquer plutôt que de rester dans leur pays. Les conditions de tournage sont dures...
Pensez-donc des heures de tournages sur une barge, dans le clapot hivernal de la Méditerranée.
Les techniciens doivent évidemment se battre en permanence avec la mer. Le film est loin d'être une superproduction...
Ce groupe de jeunes acteurs, très intimidés, se serrent les coudes et restent à l'écart de l'équipe de cinéma. Certains sont seulement arabophones et ils se sentent un peu perdus sur ce port de Frontignan.