Savoirs

La mémoire pour se reconstruire ici et là-bas. Les récits des adopté/es coréens d’Amérique du Nord

Durée : 41min.
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Résumé

Cette conférence a été donnée dans le cadre de la
première Semaine de la mémoire, organisée en partenariat avec la fête de
la Science, qui s'est déroulée en Basse−Normandie du 15 au 20 septembre
2014.
Conférence de Rupa Raoulx (Ph. D. en «gender studies» de University of British Columbia (UBC, Vancouver)) et de Benoît Raoulx (Enseignant chercheur en géographie, EsoCaen, Université de Caen).
Depuis la guerre de Corée jusqu’à nos jours, de nombreux enfants coréens
ont été adoptés à travers le monde ; les Etats-Unis en ont accueillis
le plus grand nombre. A partir de la fin des années 1990, on assiste à
la multiplication de récits autobiographiques des adoptés aux
Etats-Unis, surtout de jeunes femmes, à l’exemple de Janet Trenka, The Language of Blood: a memoir (2003)
et de Katy Robinson Single Square picture (2002) qui accompagnent une
quête de découverte du pays d’origine. De même, des films documentaires
autobiographiques ont été réalisés par des adopté/es -Tammy Chu,
Resilience (2007). En Corée du Sud, des mères biologiques ont écrit des
lettres à destination des adopté/es. Ces productions contribuent à
négocier ses identités, à construire une mémoire individuelle et
collective, porteurs de nouveaux discours sur l’adoption. Ce travail
suggère des comparaisons avec d’autres situations à travers le monde,
d’autres adoptés coréens ayant réalisé des documentaires (ex : Sophie
Bredier, Nos traces silencieuses, France 1998 ; Laurent  Boileau et Jun
Jung Sik Couleur de peau : miel, Belgique 2012).

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