Savoirs

États de guerre

Durée : 35min.
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Résumé

Cette communication s'inscrit dans une journée intitulée « De la destruction », consacrée à
l'appréhension des jeux de mémoire spécifiques à la destruction des
villes et des territtoires en tentant de réinscrire l'expérience
bas-normande des bombardements dans la perspective des grands événements
du XXe siècle : Fukushima, Hiroshima, Tchernobyl, la
destruction des villes allemandes. Au-delà du discours convenu qui a
fait office de grand récit depuis 70 ans (le la « libération » à la
« recontruction »), il s'agit de questionner les traces, mémoires et
cicatrices propres aux catastrophes et aux grands événements collectifs, à travers la perspective historique bien entendu, mais
aussi la voie sensible explorée par l'art, le 7e du nom en particulier : le cinéma.
Claire Angelini utilise l’installation, le cinéma, la
photographie et le dessin pour explorer les rapports entre l’art, la
politique et l’histoire sous les espèces de la trace, la ruine, la
réminiscence et la survivance des images. Son travail se situe à la
conjonction d'un récit historique et des lieux contemporains. À Munich, elle a fondé le Laboratorium Geschichte pour répondre à la commande publique
dans un contexte de pédagogie artistique où elle a produit en
collaboration entre 2001 et 2005, des projets d’installations et des
livres d’artiste.
Il ne s'agit pas, pour Claire Angelini, de produire dans ce colloque un discours sur la destruction, mais bien d'éclairer par son travail d'artiste les questionnements  posés, tout en présentant un certain nombre de matériaux possibles pour y répondre.

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