Savoirs

Tu n’as rien vu à Hiroshima…

Durée : 21min. Français
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Résumé

Cette communication s'inscrit dans une journée intitulée « De la
destruction », consacrée à l'appréhension des jeux de mémoire
spécifiques à la destruction des villes et des territoires en tentant de
réinscrire l'expérience bas-normande des bombardements dans la
perspective des grands événements du XXe siècle : Fukushima, Hiroshima,
Tchernobyl, la destruction des villes allemandes. Au-delà du discours
convenu qui a fait office de grand récit depuis 70 ans (le la
« libération » à la « recontruction »), il s'agit de questionner les
traces, mémoires et cicatrices propres aux catastrophes et aux grands
événements collectifs, à travers la perspective historique bien entendu,
mais aussi la voie sensible explorée par l'art, le 7e du nom en particulier : le cinéma.
Professeur à l'université de Caen, Vincent Amiel enseigne l'histoire du cinéma à
l'école Louis-Lumière et à l'ESRA, Paris. Il est membre du comité de
rédaction de la revue Positif et critique pour la revue Esprit.
Essayiste, théoricien du cinéma, de l'image et des médias, Vincent Amiel
a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma et plus largement sur le
monde télévisuel.
Dès les années 50, dans Hiroshima mon amour, Alain Resnais et Marguerite
Duras interrogent la capacité des médias (du cinéma en particulier, et
de toute médiation en général) à témoigner d’un événement, d’une
catastrophe, d’une destruction. Le film oscille en particulier entre le
témoignage et la reconstitution, mettant l’accent sur cette dernière
comme ressource ultime de la mémoire, et donc du récit. Vincent Amiel examine ici
les caractéristiques de ce « blocage » testimonial, son contexte et
son héritage.

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