Savoirs

2015 - L’homosexualité a-t-elle des bases biologiques

Durée : 1h16min. Français
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Résumé

« L’homosexualité a-t-elle des bases biologiques ? ».


Conférence du Professeur Jacques
Balthazart qui a eu lieu le 9 décembre à 18h à la Faculté des sciences
juridiques, politiques et sociales (amphithéâtre René CASSIN) dans le
cadre du cycle : " Quand les scientifiques observent le sexe ".

Jacques  Balthazart  est  Professeur  Émérite  au Grappe Interdisciplinaire de Génoprotéomique Appliquée (GIGA) Neurosciences de l’Université de Liège.
Il étudie  depuis plus  de  40  ans  les  mécanismes neuroendocriniens   et   neurochimiques de contrôle du comportement sexuel.
Il
s’intéresse spécialement  à  la  différenciation  sexuelle, c’est  à 
dire  aux  mécanismes  qui  pendant  le développement  déterminent  les 
différences  comportementales, neuroanatomiques et neurochimiques entre
mâles et femelles.
Il a dans ce cadre publié plus de 400 articles scientifiques dans des revues internationales.
Il
a organisé de nombreuses conférences internationales sur ces thèmes,
fait partie du comité de rédaction de plusieurs journaux scientifiques
et est actuellement co-éditeur en chef de la revue Frontiers in
Neuroendocrinology.
Sa conférence a pour but d’exposer les
résultats de recherches en biologie indiquant que les effets des
hormones embryonnaires, eux-mêmes sous le contrôle partiel de facteurs
génétiques, jouent probablement  un  rôle  prépondérant  dans  le 
déterminisme  de l’orientation sexuelle. Il passera tout d’abord en
revue les études animales  qui  démontrent  formellement  que  de 
nombreuses différences entre mâles et femelles sont le résultat de
l’action des hormones testiculaires pendant la vie embryonnaire.
Dans
un deuxième stade, il montrera que ces mêmes hormones sont toujours 
bien  présentes  et  actives  dans  l’espèce  humaine  et déterminent 
les  différences  sexuelles  morphologiques  ainsi que  certaines 
différences  comportementales  entre  hommes  et femmes.
Enfin une
troisième partie passera en revue les Études cliniques et diverses
Études épidémiologiques qui suggèrent très fortement que ces mécanismes
hormonaux jouent également un rôle important dans le déterminisme de
l’orientation sexuelle.