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Entretien #98 témoignage de Lakshmi Subramanian

04min14

Projet de recherche, titre (1) : "Confiance, Droit et Pratiques commerciales en Asie du Sud : une perspective historique"



Le fondement sous-jacent
de ce projet est de penser de façon structurée et novatrice l’idée de
confiance ancrée dans la tradition européenne et perçue, à l’extérieur
de l’Europe, comme une promesse de modernité. Il s’agit d’explorer la
notion de confiance dans des sociétés non européennes, en particulier en
Asie du Sud où une longue tradition de pratiques marchandes et
commerciales s’est établie basée sur des liens de réciprocité.
Néanmoins, ces notions ne figurent pas dans les normes de compréhension
des entreprises et des commerces indiens, d’une part à cause de la façon
dont le savoir colonial a participé à la reconstitution de
comportements économiques peu fiables et déloyaux et d’autre part du
fait de la perte de vitesse de l’activité commerciale indienne dans le
secteur formel. Pourtant, les hommes d’affaires indiens ont travaillé au
paroxysme de l’impérialisme, régulé et fait fonctionner le marché
intermédiaire ou le bazar et se présentaient comme des hommes de
confiance et de bonne réputation en matière de solvabilité. Il
semblerait donc déplacé de négliger les principes et les dynamiques qui
ont façonné les opérations commerciales et entrepreneuriales qui
s’articulaient autour d’importantes pratiques de tenue de compte, de
partage des risques et de médiation commerciale. Ce projet vise à
aborder la confiance et la bonne pratique selon une perspective
historique : le début de l’ère moderne entre la fin du XVIIème et la fin
du XVIIIème siècle, la période du régime colonial officiel et l’ère
postcoloniale en Inde qui représente une vaste proportion d’activité
commerciale et industrielle.






Projet de recherche, titre (2) : "L’impératif scientifique : les discours sur la musique dans le Sud de l’Inde du XXème siècle"



Ce deuxième projet examine
un ensemble d’écrits musicaux du sud de l’Inde et questionne le choix
de leur méthodologie scientifique. Pourquoi une telle exigence
impérieuse? Comment et pourquoi les scientifiques sont-ils intervenus
dans la pratique discursive qui a accompagné la classicisation de la
musique? Qu’est-ce qui, dans la méthodologie émergente d’enseignement et
d’évaluation, est censé permettre une compréhension objective de la
pratique artistique plutôt que de simplement l’encadrer dans un modèle
d’expérience subjective? Ce projet étudie un ensemble d’œuvres de
musiciens, musicologues et scientifiques tels que C.S Ayyar and
C.V.Raman dont les travaux sur la physique du son ont été marquants et
influents.







Biographie



Lakshmi Subramanian a mené
son premier cycle universitaire à l’Université de Calcutta, où elle a
reçu un master d’histoire avec mention avant d’obtenir son doctorat en
histoire à l’Université de Visva-Bharati (Inde) sous la direction du
Docteur Ashin Dasgupta. Par la suite, elle a reçu plusieurs bourses
d’études afin de mener ses recherches à l’international: au Royaume-Uni,
à Singapour, en Australie et en Afrique du Sud (bourse postdoctorale
Mellon). Elle a enseigné dans diverses universités en Inde, en Afrique
du Sud, en Pologne, en Allemagne et a travaillé en tant que
professeure-chercheure au sein du Centre d’études en sciences sociales
de Calcutta ces sept dernières années. Elle est l’auteure de plus de six
ouvrages de référence sur l’histoire économique et culturelle de
l’Inde. Ses principaux intérêts de recherche portent sur les réseaux
économiques et sociaux à travers l’Océan indien, les histoires de
prédation et l’histoire sociale de la musique dans le sud de l’Inde
moderne.

Entretien #65 témoignage de Pierre Musso

06min02

Projet de recherche : « Les grands textes de la religion industrielle et du management : une anthologie critique »



L’Occident
(euro-américain) a construit dans sa modernité une “religion
industrielle” (Pierre Legendre) accompagnée d’une dogmatique faite de
textes, d’images et d’emblèmes célébrant l’efficacité, la
technoscience-économie et ses “progrès”. Cette religion de l’Occident a
une prétention universelle. Sa dogmatique managériale est portée par les
entreprises et les institutions internationales, mais aussi par des
courants de pensée, et des revues à l’instar de la Harvard Business Review.

Son corpus de textes est constitué des bréviaires et doctrines qui
théâtralisent l’efficacité et la performance. Il prétend définir des
comportements, des règles du croire et du vivre et contribue au dressage
des corps et des esprits.

La généalogie des textes du Management que Pierre Musso élabore ne se
limitera pas aux textes classiques, depuis le taylorisme-fordisme, mais
en fera une archéologie mettant à jour certains textes et certains
moments majeurs depuis les textes de l’Abbé Suger, bâtisseur de la
basilique Saint-Denis, ou du pape Alexandre VI, ou encore d’Olivier de
Serres en 1600, en insistant sur l’apport du XIXe siècle,
notamment du mouvement saint-simonien. Il s’agit de réaliser une
anthologie sur une longue période pour mettre à jour les racines
profondes de cette normativité managériale, et de faire une analyse
critique de ce corpus pour contribuer à une anthropologie de la religion
industrielle.

 




Biographie

Pierre MUSSO, philosophe
de formation, est Professeur de sciences de l’information et de la
communication à l’Université de Rennes 2 et à l’Ecole Télécom Paris
Tech. Il est titulaire de la chaire ‘Modélisations des imaginaires,
innovation et création’ qu’il a créée entre ces deux institutions
académiques et quatre partenaires industriels mondiaux, Dassault
Systèmes, PSA Peugeot-Citroën, Orange et Ubisoft. Il est membre du
Centre Interdisciplinaire d’Analyse des Processus Humains et Sociaux de
l’Université Rennes 2 et membre associé du Laboratoire UMR CNRS
5611“Littérature, Idéologies, Représentations, XVIIIe-XIXe siècles” à
Lyon. Avant d’entrer à l’Université, il a participé ou dirigé des
services d’études, de recherches et de prospective dans le secteur des
télécommunications notamment au Centre National d’Etudes des
Télécommunications (CNET), à l’Institut National de l’audiovisuel (INA)
et à la Division de l’aménagement du territoire (DATAR). Il a été membre
du premier Conseil d’administration de France Télécom. Il a longtemps
enseigné au département de sciences politiques de l’Université Paris
Sorbonne où il a soutenu sa thèse d’Etat sur le « fonctionnement
symbolique des télécommunications et la philosophie saint-simonienne ».
Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la communication, les
territoires, le saint-simonisme, les réseaux et les médias. Il a
co-dirigé l’édition critique des Œuvres complètes d’Henri Saint-Simon
parue en 2013 aux PUF, dans la collection « Quadrige ».

L’intelligence artificielle sous le prisme de l'apprentissage machine

Alain RAKOTOMAMONJY

1h15min10

Les entreprises technologiques les plus influentes du monde, tel que Google, Amazon, Apple mettent en avant leur enthousiasme pour l’intelligence artificielle (IA).
Cette technologie a permis très récemment par exemple à une machine de battre le champion du monde du jeu de go ou de reconnaître des mélanomes malins avec une précision équivalente à celle d’un dermatologue.
Mais qu’est ce qui se cache derrière cette technologie ? Pourquoi est-ce si important ? Et pourquoi maintenant
Bien qu’il y ait un intérêt croissant pour l’IA, le domaine reste souvent obscur.
L’objectif de cette présentation est de le rendre accessible à un plus large public.
Le conférencier reviendra sur le sens de l’IA et les termes clés, y compris « machine learning » (apprentissage machine), illustrera comment l’une des zones les plus productives de l’IA, appelée « deep learning » fonctionne. Ensuite, inspectera les problèmes que les intelligences artificielles seront capables de résoudre et discutera des limites, notamment en terme de vie privée, de ces technologies.

[SÉMINAIRE] ECC 2017-2018 Florence Andreacola « Intérieur – Extérieur. Comment les dispositifs numériques mobiles font tomber les cimaises ? »

1h11min35

Séminaire ECC 2017-2018

Lundi 12 mars : Florence Andreacola « Intérieur – Extérieur. Comment les dispositifs
numériques mobiles font tomber les cimaises ? »
Les constats d’une banalisation de la photographie à l’aide des dispositifs numériques mobiles et de la multiplication d’offres d’application patrimoniales nous amènent à nous interroger sur les liens qui peuvent s’instaurer par ces outils entre le visiteur et le patrimoine. L’objet de cet exposé sera de présenter
différents projets culturels qui reposent sur l’usage de la réalité augmentée, de la réalité virtuelle et de la participation des usagers.
Centrée sur les mises en scène et la production des images de la culture et du patrimoine, cette intervention analysera les liens qui peuvent se nouer avec les dispositifs numériques entre l’intérieur et l’extérieur de l’espace muséal.
Florence Andreacola est maître de conférences en Sciences de l’information et
de la communication, membre du Groupe de recherche sur les enjeux de la communication. IUT 1 Métiers du multimédia et de l’Internet. Université Grenoble Alpes.

[SÉMINAIRE] ECC 2017-2018 avec Marie-Sylvie Poli « Les écritures changeantes des textes au musée »

2h43min53

Séminaire ECC 2017-2018
Lundi 12 mars :
Marie-Sylvie Poli « Les écritures changeantes des textes au musée »
Le format numérique du livre d'or d'une exposition temporaire dans un musée des beaux-arts me servira de prétexte pour aborder les mutations des écrits de médiation de ces dix dernières années.
Certes, les écritures numériques et leur fort potentiel d'interactivité avec le visiteur sont devenues monnaie courante.
Au point qu'on pourrait même dire qu'il s'agit d'un dispositif désormais obligé, attendu, convenu.
Pour autant, les écritures numériques de communication avec les publics ne remplacent pas les écrits fixes de l'aide à la visite. Écritures numériques et textes fixes cohabitent.
La discussion portera sur les enjeux culturels de cette mosaïque d'écritures expographiques, du point de vue des visiteurs et du point de vue des professionnels de l'exposition.



Marie-Sylvie Poli est Professeur émérite de muséologie à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse.
Elle est chercheur au Centre Norbert Elias (UMR
CNRS 8562) dans l'Équipe Culture et Communication. Ses recherches portent sur l'écrit au musée, l’expérience de visite de l'exposition et sur les médiations numériques au musée. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Culture et Musées.

MESURER LA DISTANCE DES ÉTOILES : DE L'ANTIQUITÉ AU XXIe SIÈCLE

Jean-Pierre MAILLARD

1h06min42

Le sous-titre de la conférence proposée pourrait être : histoire de la
découverte de notre place dans l'Univers. Dès les débuts de l'humanité
les hommes se sont posés la question de la forme de la Terre, de sa
dimension, de la distance à laquelle se trouvent le Soleil, la Lune,
puis les planètes. Mais il faudra attendre le XVIIe siècle, après la
révolution initiée par Copernic et confirmée par les observations de
Galilée avec sa lunette, mettant la Terre à sa vraie place comme
satellite du Soleil, pour parvenir à un bon ordre de grandeur de la
distance qui sépare la Terre du Soleil. La première mesure de la
distance d'une étoile, incomparablement plus grande que celle du Soleil,
sera obtenue seulement en 1838. La mesure de la distance de ce qui
apparaissait d'abord comme une nébuleuse en 1924, fera réaliser par son
extrême grandeur qu'il ne peut s'agir que d'un autre vaste ensemble
d'étoiles, une galaxie, semblable mais séparée de celle à laquelle notre
Soleil appartient. Avec les grands télescopes modernes et des sondes
spatiales, des galaxies de plus en plus lointaines sont inventoriées qui
permettent désormais de décrire la structure de l'Univers et par là, de
reconstituer son histoire. En même temps, un satellite nommé GAIA vise à
mesurer pour la première fois avec précision la distance d'un milliard
d'étoiles de notre galaxie. C'est cette formidable aventure scientifique
qui s'étale sur 25 siècles que cette conférence invite à parcourir.

Biological Networks Entropies: examples in neural, genetic and social networks

Jacques DEMONGEOT

1h04min38

The networks used in biological applications at different scales (molecular, cellular and populational) are of different types, genetic, neuronal, and social, but they share the same dynamical concepts, the notion of intercation graph G(J) associated to their Jacobian matrix J, and also the concepts of frustrated nodes, positive or negative circuits of G(J), kinetic energy, entropy, attractors, structural stability, etc...are relevant and useful for studying the dynamics and the robustness of these systems.
We will give some general results available for both continuous and discrete biologial networks and then, give some specific applications (a neural network involved in the memory evocation, a genetic network responsible of the Iron control and a social network accounting for the obesity spread in a high school environment).

Forum Nîmois - Charles GIDE - REVERCHON - 26 AVRIL 2018

1h34min10

Cher Antoine Reverchon,

Nous nous connaissions par écrit, si je puis dire. Moi, bien
sûr par les articles de vos confrères, de vous-mêmes, et d’économistes que vous
publiez dans La Monde, et vous me connaissez car, de temps à autre, par votre entremise
j’en publie un dans ce quotidien que je lis depuis 60 ans, c'est-à-dire depuis
l’âge de 15 ans, si l’on décompte mes 27 mois de service militaire.

Quelquefois, je vous en fais l’aveu, Le Monde m’énerve, car
on y sent comme un désir de trouver, à tout prix, une critique négative à faire
sur telle ou telle mesure qui semble pourtant légitime à une majorité. Mais , à mon sens , comme à celui de la
plupart de vos lecteurs, c’est quand même l’outil d’information écrite
indispensable pour comprendre une actualité que les chaines d’info et les
grands chaines de radio et télévision, publique ou privées n’expliquent pas
suffisamment. Merci Le Monde !

Et merci Antoine Reverchon d’être parmi nous ce soir. Vous êtes journaliste au Monde depuis 1994. Vous étiez d’abord au Monde
de l’éducation puis au Monde Économie depuis 1999. Vous êtes devenu rédacteur
en chef du Monde Économie en 2005 et, en 2012, vous êtes devenus responsables
des pages « Idées » et des chroniques du cahier Économie ; De plus vous êtes responsable éditorial du
Bilan du Monde qui est une édition
annuelle Vous représentez Le Monde au
Comité d’organisation des « Rendez-vous
de l’Histoire » à Blois, en octobre de chaque année, dont le créateur-animateur, Jean Noêl Jeanneney est venu aussi nous faire une conférence

C’est l’une de vos chroniques qui m’a donné l’idée de vous inviter. Elle
traitait dans la dimension trop brève d’une chronique, de l’histoire longue de
l’économie mondiale.

Pour moi, les rapports
sociaux, ceux qui structurent la société, ont été très longtemps
« contenus » comme disait Maurice Godelier, dans les rapports familiaux
qui fonctionnaient donc aussi comme rapports politiques et économiques. Ce fut la très longue période des sociétés de
chasseurs cueilleurs : 100.000/150.000 ans. L’homme se définissait comme
frère, mari, oncle, et c’est à ce titre, qu’il exerçait des fonctions que nous
qualifions de politiques ou économiques.

Puis est venue la
révolution néolithique, celle qui allait introduire l’agriculture et l’élevage.
En même temps un pouvoir extra-familial allait naître, car l’agriculture de
semis rendait toute la société redevable des semences à la génération
précédente, laquelle commença d’exercer un patriarcat puis un vrai pouvoir
politique. Les rapports politiques s’extrayaient des rapports familiaux. Sur les fleuves, grâce aux crues qui
rendaient possible d’immenses récoltes, se construisirent donc des empires qui
devinrent théocratiques. C’est là, je pense, que vous commencez votre exposé.

Car c’est aussi dans ces
grands empires où est apparue l’écriture que se développent des phénomènes
économiques de masse si je puis dire, qui même s’ils ne sont pas économiques,
mais politique et religieux aux yeux de ceux qui les vivent, sont bien
économiques pour nous qui faisons aujourd’hui clairement la distinction.

Avant de vous passer la
parole, cher Antoine Reverchon, comment qualifiez-vous le système extrêmement
bizarre qui s’est installé en Chine aujourd’hui, et qui semble reprendre
l’histoire de la Chine expansive d’avant
le renfermement des Ming avec un sommet politique tout puissant, le Parti
communiste, comme l’était le fils du Ciel, du style empire théocratique, mais
en même temps une économie de marché avec ses grands capitalistes. C’est vers
ce mix improbable que semblent d’orienter à la fois Cuba et la Corée du nord.

Avez-vous poursuivi votre
histoire longue de l’économie mondiale jusqu’à ce système nouveau. Nous vous
écoutons avec la plus grande attention.

La modélisation comme outils d'intégration des processus écologiques

10min22

Jacques Gignoux, directeur de recherche au CNRS, s'intéresse dans
cette vidéo (10'22) à la modélisation des systèmes. Son propos,
tout d'abord général, porte sur les intérêts et les grands types
d'outils associés à cette démarche, puis, plus spécifiquement, sur
la question de la modélisation en écologie : quels en sont les
enjeux et que sont les "simulateurs d'écosystèmes" ?

La presse dans les provinces turques

Gavin BROCKETT

1h05min12

La presse dans les provinces turques

Par Gavin Brockett (Wilfrid Laurier University, Canada)
Dans le cadre de la conférence : La presse dans les provinces turques
Réalisé le 16 mai 2011

Titre programme philosophèmes

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