Savoirs

  • Genres Archéologie, Histoire et…
  • «
  • 1
  • 2
  • 3
  • ...
  • 133
  • 134
  • 135
  • »

La véritable histoire de la Belle Époque

52min33

La véritable histoire de la Belle Époque, par Dominique Kalifa, professeur d'histoire comtemporaine, Université Paris 1 Panthéon - Sorbonne, Institut Universitaire de France, Centre d'histoire du XIXe siècle.

Dominique Kalifa propose, dans son ouvrage, de
faire l’histoire de l’expression ‘La Belle Époque’, et de l’imaginaire
rétrospectif qu’elle véhicule. La vulgate couramment admise est que cette
expression a été forgée après les horreurs de la Première Guerre mondiale (et
généralement cette même vulgate ajoute : « et cette Belle Époque ne
le fut pas pour tous »…). C‘est un peu plus compliqué que cela : sans
remettre en question ce fait de langage,
il s’agit d’élucider le contenu de l’expression, ainsi que son apparition.

On appelle chrononyme
le nom ainsi donné à une période de temps : ‘Belle Époque’, ‘Années
Folles’ (années 1920), ’Trente Glorieuses’ (mais aussi ‘Moyen-Âge’ ou ‘Ancien
Régime’) en sont des archétypes. Attachons-nous donc à ce chrononyme-là. Quand
finirait-elle ? Là-dessus, tout le monde est d’accord : 1914 et le
début de la Grande Guerre. Et quand commence-t-elle (rétrospectivement bien
sûr) ? Les avis sont là plus partagés : 1889, avec la Tour Eiffel et
le centenaire de la Révolution ? 1894 ou 1898, avec les étapes importantes
de l’Affaire Dreyfus ? 1900, la « grande » Exposition
Universelle (avec plus de 50 millions de visiteurs) ? 1901, la première
année du siècle ? Ou 1896, année que les économistes voient comme entamant
un cycle de forte croissance (de 3 à 5% l’an – et la prospérité économique est
un attribut de l’époque) ?

La dater précisément est bien sûr illusoire puisque,
nous l’avons dit, ‘Belle Époque’ est une catégorie rétrospective, parfois
teintée de nostalgie bergsonienne ou proustienne. Les contemporains n’ont pas
nommé leur temps, à l’exception de quelques lettrés qui parlent de « Fin
de siècle ». Et même dans les années 1920, personne n’utilise le
chrononyme : on parle d’avant-guerre,
et Léon Daudet évoque assez logiquement l’entre-deux-guerres,
dès 1915. L’époque des années 1920 veut s’amuser, avec le fox-trot, le
charleston, Valentino : pourquoi chercherait-elle à avoir un regard
rétrospectif sur la période qui a amené au désastre de la guerre ? Une
exception toutefois avec la chanson réaliste, qui était nostalgique : mais
c’est un genre qui l’était déjà en 1900, en 1880 !

Un premier indice dans l’enquête historiographique
vient avec la publication (1931) de l’essai de Paul Morand (1888-1976), 1900, où il critique violemment le début
de siècle, notamment sur le plan de l’art « 1900 », de la littérature.
Même de manière critique, c’est sans doute la première fois où l’on identifie
la période par ses traits culturels (art, mais aussi politique : du dreyfusisme
à la loi de 1905), avec un premier chrononyme : 1900. C’est d’ailleurs en réaction à cet ouvrage et cette critique
de Paul Morand que naît une première exaltation de la période.

Dans les arts du spectacle, La Dame de chez Maxim’s (pièce de Feydeau de 1899…) fait son
apparition au cinéma avec Alexandre Korda en 1932. En littérature, si un Arsène Lupin de Maurice Leblanc en 1925
ne diffère guère d’un Arsène Lupin de
1912, plusieurs auteurs commencent à concevoir des cycles romanesques liés à
une période donnée, notamment le début de siècle : Aragon, Georges Duhamel
(les Pasquier), Jules Romains, Roger
Martin du Gard (les Thibault). Jean
Cocteau, quant à lui, parle en 1935 d’un rideau qui tombe en 1914. Si tout ceci
apparaît à ce moment, c’est aussi parce que les années 1930 rejouent la même
période : une période d’inquiétude, qui renvoie au précédent avant-guerre,
soudain projeté à nouveau dans l’histoire…


Mais c’est sous l’Occupation, à partir d’octobre 1940,
que la chrononymie se systématise, avec l’émission récurrente à succès de la
radio allemande Radio-Paris (dépendant du Propaganda
Abteilung) : émission présentée par André Alléhaut en début de soirée,
Ah ! la Belle Époque !. (sous
titre : Croquis musical de l’année
1900). Pour la première fois, on a une claire identification à l’époque
concernée, avec ses morceaux de musiques, ses modes vestimentaires. L’émission
est divertissante, habilement menée (il s’agissait pour Radio-Paris de faire
autre chose que de la propagande, et de s’assurer ainsi une audience captive) ;
elle se prolonge au music-hall au Palace, et a un grand succès jusqu’à la
Libération.

La véritable « histoire de la Belle Époque »
commencerait là : avant c’était préhistoire ou proto-histoire…. Pourquoi
le mythe trouve-t-il un terreau fertile à ce moment-là ? Radio-Paris, la
radio allemande, a besoin d’amuser les Français. Et le théâtre a besoin
d’amuser les soldats allemands, en poste ou en permission à Paris (Paris était
un haut lieu de permissions pour les soldats de l’Est) : quoi de mieux pour
cela que les p’tites femmes du Paris de la Belle Époque, les frous-frous et les
maris dans le placard ? Ceci cadrait aussi avec le projet nazi du Reich
millénaire, où la France avait le rôle à la fois de grenier agricole et de
havre du luxe (articles de Paris, parfums, etc.), parfaitement adapté à cette
mise en exergue de la Belle Époque…

L’époque de l’Occupation était aussi une époque
« rétro », puisque la circulation automobile avait considérablement
diminué ; des fiacres étaient réapparus, comme ceux circulant quarante ans
auparavant…



On aurait pu penser que « la Belle Époque » fût
congédiée à la Libération, car si complaisamment mise en scène sous l’Occupation,
mise en scène par ailleurs si décalée avec les horreurs de la Guerre. Il n’en
fut rien, et bien au contraire la période 1945-1960 fut l’apothéose de la
référence à la Belle Époque ! On compte 60 longs métrages français sur le
sujet ; et dès 1948 un film d’archives de Nicole Vedrès (1911-1965), Paris 1900, raconte la vie d’avant 1914
avec 700 documents d’archives… Le film est présenté au Festival de Cannes en
1947 et reçoit le prix Louis-Delluc la même année. Viennent à paraître aussi
des mémoires tardifs de témoins de la Belle Époque, comme plusieurs ouvrages
d’André Billy (1882-1971).


Un autre phénomène est à noter : celui du succès qui
éclate alors des peintres cubistes de toutes origines (comme Picasso), actifs à
Paris dans les années 1900-1910. Ils eurent tendance, et la presse avec eux, à
« réhabiliter » leur histoire, et donc cette période des années 1910
où ils étaient des peintres « maudits » – c’est ainsi que la (re)connaissance
de la Belle Époque se poursuit…

On peut aussi penser que la Belle Époque continue à
jouer son rôle de mythe nostalgique, dans une France en déclin (malgré la fin
de la Guerre), où l’empire colonial est contesté, où Paris a perdu au profit de
New York son rôle de capitale culturelle mondiale (celui des années 1910,
justement), où l’inquiétude subsiste sur la pérennité de la paix (guerre de
Corée, Guerre froide,…). On a besoin de la Belle Époque pour se réconforter, à
nouveau…



Dans les années 1960-1970, la France se modernise. La
Belle Époque n’est plus à la mode. Ou plutôt d’autres « Belles
Époques », c’est-à-dire la même période mais figurant d’autres acteurs que
les femmes et hommes du grand monde parisien : des acteurs comme les
anarchistes, les féministes des années 1880, faisant eux-mêmes écho aux luttes
de la période (Mai 68). Ainsi redécouvre-t-on un auteur comme Georges Darien
(1862-1921), critique contemporain de sa … « Belle Époque », dans son
ouvrage La Belle France (1898). L’imaginaire
des années 1900 se reconfigure provisoirement ainsi.


Dans les années 1980, un phénomène notable est celui
de l’explosion des collections de cartes postales anciennes, apparaissant dans
toutes les brocantes, les marchands, sorties des greniers… Justement ces mêmes
cartes postales qui avaient commencé d’être commercialisées à la Belle Époque.
On recense aussi une centaine d’ouvrages de type géographique (Rouen, Arcachon,
etc. à la Belle Époque), mobilisant ces cartes postales autour d’un texte plus
ou moins étoffé. Ainsi l’image de la Belle Époque quitte-t-elle, là encore, les
milieux mondains parisiens, de manière différente : elle se diffracte
géographiquement, dans quasi tous les villes et villages de France ( « la
Belle Époque près de chez nous »), et partant se démocratise (ce n’est
plus Boni de Castellane à Paris, mais « mon grand-père et sa carriole à la
Belle Époque »).





Dernier point géo-historiographique : l’usage
international du mot. Il est couramment employé en italien, à partir des années
1950 (dans son expression française bien sûr : ex. Milano Belle Époque), et sans doute pour les mêmes raisons qu’en
France à la même période. C’est aussi une catégorie académique (avec des
ouvrages comme Dalla « belle
époque » al fascismo), encore active de nos jours.

Signalons aussi, en anglais, un usage (toujours en
français bien sûr) lié à la mode, sous l’impulsion de Diana Vreeland
(1903-1989, directrice du Harper’s Bazaar
puis de Vogue) et de l’exposition
qu’elle organise sur la Belle Époque au MET en 1982. Mais l’acception se limite
dans ce cas à un label accordé à une mode vestimentaire et picturale (arts de
type décoratif).

En français, l’expression reste vivace et clairement
identifiée à la période concernée ; notons cependant un emploi parfois
équivalent des Années Folles pour désigner la période d’avant 1914 : c’est
une confusion (puisque les Années Folles désignent plutôt les années 1920), due
sans doute au fait que les deux périodes dégagent un parfum nostalgique de
gaîté et d’insouciance.



Voilà où nous en sommes, à ce jour, sur
l’historiographie de la Belle Époque, ce chrononyme se prêtant particulièrement
bien à pareille recherche : celle-ci n’est pas terminée, d’autres éléments
peuvent être retrouvés, apportant un éclairage nouveau. C’est le travail de
l’historien d’améliorer et de reconsidérer ses catégories, et dans ce cas
d’éclairer une époque (pas forcément la sienne : une époque antérieure)
par la perception qu’elle en a d’une autre (plus antérieure encore).




(Résumé
de l'intervention vidéo cultureGnum de
Dominique Kalifa réalisé par Alexandre Moatti, avril 2018)

Portrait de HAYRI G. ÖZKORAY

04min41

Portrait de HAYRI G. ÖZKORAY
L'esclavage dans l'Empire ottoman aux XVIe et XVIIe siècles
Mention Histoire, textes et documents

Les savoirs de l’ombre - Alexandre Rios-Bordes

Alexendre RIOS-BORDES

09min39

À la veille de la Première Guerre mondiale, le renseignement militaire étasunien bascule sur le terrain intérieur. En quelques mois, de puissants appareils se déploient discrètement sur le territoire pour identifier ceux qui, au titre de leurs activités, de leurs engagements ou simplement de leurs opinions, sont jugés hostiles à la mobilisation nationale. Cette surveillance ne s’interrompra plus : au sortir du conflit, au nom des impératifs de la guerre « moderne », l’ensemble de la population devient un problème militaire justifiant sa perpétuation. Grâce à une vertigineuse plongée dans les archives, Alexandre Rios-Bordes nous entraîne au cœur des administrations clandestines.

Du Vercors au Viso - Une traversée géologique des Alpes

Jacques DEBELMAS

27min58

Ce film est conçu comme une excursion géologique commentée, le long d'une transversale d'environ 150 km, englobant toutes les zones alpines dans un déplacement d'ouest en est. Le fil directeur est la construction progressive d'une coupe géologique qui intègre les observations de terrain, et qui, à la fin s'étendra à l'épaisseur quasi totale de la croûte terrestre.Le souci permanent des auteurs a été de lier les principaux thèmes suivants : les grands traits de la paléogéographie, les structures et les grandes phases de leur mise en place au cours du temps, les rapports étroits entre géologie et morphologie, domaine cher à la fois aux géologues et aux géographes. La volonté de ne pas dépasser une durée de l'ordre de 30 mn a conduit à des simplifications et à des choix; c'est ainsi que les phénomènes très complexes de métamorphisme n'ont pas été développés, justifiant à eux seuls la réalisation d'un autre document...

Du Pelvoux au Viso - Un survol géologique des Alpes

Jacques DEBELMAS

29min34

Présentation d'un survol géologique des Alpes combinant les transversales les plus connues : Massif du Pelvoux, de Remollon à la Vallée du Guil, Vallée de l'Ubaye et Mont Viso. Morphologie des différentes unités tectoniques rencontrées ; construction d'une coupe géologique simplifiée ; explication tectonique (schéma). Vues réelles - animations - cartes.

Jean Drapeau (1916-1999)

58min28

Invité : Jean-Charles Panneton, historien
Devenu populaire grâce à une enquête sur la police de Montréal, Jean Drapeau est élu pour la première fois maire de Montréal en 1954. Défait en 1957, il est réélu en 1960 pour y rester jusqu’en 1986. Sous son impulsion, Montréal se modernise et se voit complètement transformée. Outre son expansion territoriale, la ville est dotée d’infrastructures remarquables. Ambitieux, il veut donner à sa ville une place exceptionnelle sur la scène internationale en tenant l’Exposition universelle en 1967 et les XXIe Jeux olympiques d’été en 1976. Dans sa quête de la modernité pour sa ville, Jean Drapeau n’hésite pas à se montrer autoritaire et impose des projets qui se réalisent parfois au détriment du patrimoine et de la qualité de vie de certains quartiers. En son temps, Jean Drapeau a été très populaire auprès des Montréalais et une véritable célébrité nationale et internationale. Il demeure encore aujourd’hui l’une des figures les plus marquantes de l’histoire contemporaine du Québec.
Plus d'informations : https://www.fondationlionelgroulx.org/8e-rencontre-Jean-Drapeau-1916.html

Armand Frappier (1904-1991)

58min11

Invité : Yanick Villedieu, journaliste
Médecin et microbiologiste, Armand Frappier (1904-1991) a joué un rôle de premier plan dans la lutte contre les maladies infectieuses, notamment la tuberculose, dans les années 1930. Après être allé apprendre la fabrication du BCG, le Bacille Calmette-Guérin, auprès de ses inventeurs à l’Institut Pasteur à Paris, Armand Frappier produit et distribue le vaccin antituberculeux au Québec. Il fera la même chose avec d’autres vaccins, dont celui contre la poliomyélite, dans les années 1950. En 1938, il fonde l’Institut de microbiologie et d’hygiène de Montréal, qui porte aujourd’hui son nom et qui est intégré à l’Institut national de la recherche scientifique. Avec une poignée de ses contemporains, Armand Frappier aura été l’un des bâtisseurs de la communauté scientifique canadienne-française. Dire qu’il aura été « le Pasteur québécois » serait-il exagéré ?
Plus d'informations : https://www.fondationlionelgroulx.org/7e-rencontre-Armand-Frappier-1904.html

Louis Laberge (1924-2002)

58min07

Invité : Jacques Rouillard, historien
Président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec pendant 27 ans, de 1964 à 1991, Louis Laberge représente une figure remarquable du syndicalisme québécois. Au moment de son élection, la FTQ est une organisation marginale par rapport à sa rivale, la CSN, qui a le vent dans les voiles. Pendant ses mandats, la centrale effectue un coup de barre renforçant sa voix dans les débats publics, développant une autorité sur ses grands syndicats affiliés et acquérant plus d’autonomie par rapport à la centrale canadienne dont elle relève, le Congrès du travail du Canada. En 1984, Louis Laberge met sur pieds un projet qui lui tient beaucoup à cœur et qui deviendra un outil économique incontournable pour les Québécois, soit le Fonds de solidarité, un fonds d’investissement animé par les syndicats, une première en Amérique du Nord.
Plus d'informations : https://www.fondationlionelgroulx.org/6e-rencontre-Louis-Laberge-1924.html

Nomadisme de la carte : vers une nouvelle histoire de la conquête saharienne

1h11min30

Jillali El Adnani, Professeur
à l’Université Mohamed V de Rabat (Maroc):

"Nomadisme de la carte : vers une
nouvelle histoire de la conquête saharienne".

Intervention dans le cadre du séminaire
« Les usages politiques des confréries au Maghreb et au
Moyen-Orient »

Éva Circé-Côté (1871-1949)

58min07

Invitée : Andrée Lévesque, historienne et biographe


L’intellectuelle et femme de lettres Éva Circé-Côté (1871-1949), première bibliothécaire de la bibliothèque de la Ville de Montréal en 1903, s’est illustrée par ses nombreuses chroniques, ses quatre pièces de théâtre et sa biographie de Louis-Joseph Papineau. Moderne, progressiste et d’avant-garde, elle s’est exprimée sur presque toutes les questions sociales et politiques qui ont agité les années 1900-1940 : la laïcité, l’éducation, le féminisme, le libéralisme, la corruption, le pacifisme, l’immigration, le nationalisme. Éva Circé-Côté est trop longtemps restée dans l’oubli, en partie parce qu’elle se dissimulait derrière de nombreux pseudonymes, en partie parce que son Québec correspondait peu à la vision convenue du Québec de la première moitié du XXe siècle.
Plus d'informations : https://www.fondationlionelgroulx.org/5e-rencontre-Eva-Circe-cote-1871.html

La Bretagne et la mer à l’horizon 2040

1h36min46

Projetons-nous en 2040 : la Bretagne sera-t-elle devenue une vitrine pour le déploiement des énergies marines ? Quels seront les choix faits face à l’élévation du niveau marin ? Comment auront évolué les techniques de pêche ? Comment la Bretagne se sera-t-elle positionnée dans le système portuaire international ? La mer intègrera-t-elle les programmes scolaires ? Comment auront évolué les écosystèmes marins et côtiers ?
Explorer l’avenir pour susciter le débat autour des enjeux maritimes et littoraux pour la Bretagne, voilà le défi relevé par le Conseil économique, social et environnemental régional de Bretagne dans cette étude ! A travers quatre scénarios, récits imagés de la Bretagne maritime en 2040, le CESER présente les évolutions possibles en termes de gestion des écosystèmes marins et côtiers, d’aménagement et de dynamiques territoriales, d’éducation à la mer, de développement économique : scénario Health-sea, scénario Tran-sea-tion, scénario Sea-Licon Valley et scénario Sea-curité.
Le rapport à la mer de la Bretagne évoluera d’ici 2040, c’est une certitude, d’autant que les mutations sont nombreuses dans tous les domaines. Si dans certains scénarios, le phénomène est subi, il existe aussi des futurs où la « transition maritime » de la Bretagne répond à un projet partagé, durable et souhaitable pour tous. En mettant en lumière les différentes trajectoires possibles, ce rapport vise à éclairer les décisions à prendre dès aujourd’hui pour faire de la mer un pilier du développement durable de la Bretagne et de sa cohésion sociale et territoriale.
Étude du CESER de Bretagne, présentée par l’un de ses rapporteurs, Antoine DOSDAT.

Honoré Beaugrand (1848-1906)

58min07

Invité : Jean-Philippe Warren, sociologue et biographe


Dans l’esprit de bien des gens, la seconde moitié du XIXe siècle confirme le repli conservateur d’une population canadienne-française engagée dans un combat ardu pour la survivance. Mais que faire d’un homme comme Honoré Beaugrand ? Soldat dans l’armée mexicaine, journaliste à la Nouvelle-Orléans, touriste en Chine, romancier et poète à ses heures, maire de Montréal, riche actionnaire de banques et de compagnies de chemins de fer, propriétaire du journal La Patrie, il entend convaincre ses compatriotes du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, du principe d’une éducation obligatoire et gratuite, de l’idéal du suffrage universel et de l’importance de l’autonomie des affaires temporelles à l’égard de l’autorité de l’Église catholique.
Plus d'informations : https://www.fondationlionelgroulx.org/3e-rencontre-Honore-Beaugrand-1848.html
  • «
  • 1
  • 2
  • 3
  • ...
  • 133
  • 134
  • 135
  • »