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Les Poacées ou Graminées

Alain BADOC

30min08

Les Poacées ou encore les Graminées sont cosmopolites. C’est
la première famille végétale par les espaces qu’elle couvre : rizières,
champs de céréales (Maïs, Blé), prairies, pelouses alpines et des villes,
steppes, savanes, forêts de bambous, roselières (riches en roseaux). Les
pelouses sont souvent majoritairement composées de Poacées.

C’est la deuxième famille en nombre d’espèces chez les
Monocotylédones après les Orchidacées. Les Poacées renferment 780 genres et environ 12 000 espèces dont 350 en
France, ce qui en fait la deuxième famille la mieux représentée après les
Astéracées ou Composées.

Mais cette famille est surtout la plus importante pour
l’homme économiquement.

Les 4 principales cultures dans le monde sont la Canne à sucre (20 % de la
masse totale produite en agriculture surtout au Brésil et en Inde), le Blé
(Chine, Inde, Russie, EU), le Riz (Chine, Inde), le Maïs (EU, Chine, Brésil),
toutes des Poacées. Dans les 12 premières cultures mondiales, on trouve encore
l’Orge carrée et le Sorgho. Les Poacées cultivées occupent 70 % des terres
arables dans le monde.

Les Poacées sont à l’origine de l’émergence de civilisations : Blé dans le
Bassin méditerranéen, Maïs en Amérique du Sud et Centrale, Riz en Asie, Millets
en Afrique.

Les Poacées constituent une famille homogène, aux caractères
nets. Il sera donc facile de reconnaitre qu'une plante en fait partie, mais
beaucoup plus difficile de déterminer de quelle espèce il s’agit !

Le film a été tourné au Jardin Botanique de l'Université de Bordeaux.
 

Croissance des végétaux

12min40

Document d'archives. Par le "ralenti", la cinématographie modifie la durée apparente des phénomènes et elle rend visibles des mouvements que nous ne pouvions percevoir. Il en est ainsi des mouvements de végétaux que montre ce film et qui sont souvent d'une remarquable élégance. Mouvements d'éclosion de fleurs, le mécanisme des plantes grimpantes, la formation et l'action des vrilles, le sommeil nocturne de certaines plantes, comme le trèfle et la délicieuse petite pâquerette.

« Working with Nature » – Sami reindeer herders and biodiversity in the boreal forest (2016)

Samuel ROTURIER

14min10

Produced for the ILK dialogue workshop (11-13 January 2016, UNESCO Headquarters, Paris) organized within the framework of the Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES), this film presents extracts from interviews with three reindeer herders from the Sami community of Sirges in Jokkmokk, Sweden. The herders attest to the importance of biological diversity for their herding livelihood and their dependence on the health of the boreal forest ecosystem. They describe the practices that threaten herding along with the remaining stands of old forest, and their conflicts notably with industrial forestry. Expressed in other terms, they analyze the ecosystem services provided by the biodiversity of their subarctic forest milieu, and confirm that any threat to the biodiversity upon which they and their herds depend, is a threat to their way of life.

Forum Nîmois - Charles GIDE - HALLE - 18 mai 2017

Bertin NAHUM

1h25min55

Monsieur Hallé, Le président du FNCG, M. Jean Matouk, Mme M-F Matouk, les adhérents et les amis du forum, vous souhaitent la bienvenue.Le sujet de votre conférence est : « un arbre tout neuf » Monsieur, un arbre, je comprends, mais « tout neuf « je m’interroge ! En effet, neuf ne signifie pas nouveau, et connaissant votre humour, s’agirait-il d'un « arbre en marche ? ». J'ai lu et mémorisé que le micocoulier, cet arbre célèbre et bien aimé des Nîmois, existait dans la période du Jurassique, soit bien avant l’homme. Donc, cet adjectif, neuf, éveille déjà notre curiosité. M. Hallé, vous êtes né en 1938 en Seine et Marne. Votre père était agronome ; auriez-vous hérité d'un gène à tropisme végétal ? Car vous êtes déjà fasciné par votre grand père dessinant des arbres, thème récurrent des arts plastiques. Vous êtes attiré par les animaux, même fossiles, et vous vous êtes donc intéressé à leur environnement végétal.Vous entreprenez des études scientifiques aboutissant à un doctorat de biologie, à un diplôme de la Sorbonne, puis à un doctorat de botanique. Enfin, vous êtes diplômé de l'université d’Abidjan.Professeur aux universités d’Orsay en 1960, de Brazzaville en 1968, de Kinshasa en 1970 ' puis de l'université de Montpellier de 1971 à 1999 ; Enfin, vous êtes spécialiste en écologie des forêts tropicales humides et en architecture des arbres.En résumé, vous êtes un botaniste, un biologiste, un dendrologue, français, défenseur des forêts primaires.De 1986 à 2003, vous avez initié la conception et l'installation du radeau des cimes, dont vous avez été le chef de mission. Avec de nombreux chercheurs scientifiques du monde entier, vous avez étudié la canopée de plusieurs forêts tropicales du monde, leurs biotopes et leurs biodiversités. Vous avez retenu l'attention de Nicolas Hulot ; il vous a filmé entre ciel et cimes : ces images circulent toujours sur la chaîne Ushuaïa. Puis vient l'heure de l'écriture, afin d'exprimer votre passion et la divulguer. Le contenu scientifique de vos ouvrages est panaché, de vos schémas, de vos dessins d'une interprétation claire, ainsi que de vos sentiments de citoyen. En voici les principaux témoins. Eloge de la plante : pour une nouvelle biologie, Seuil 1999 Le radeau des cîmes : l'exploration des canopées forestières chez Lattes 2000, a obtenu le prix Prix André Soubiran Medec 2001 Le plaidoyer pour l'arbre ; Prix homme et botanique chez Fayard 2008 La condition tropicale : histoire naturelle écologique et sociale des basses latitudes chez Actes Sud 2010 La vie des arbres Bayard 2011 50 ans d'explorations et études scientifiques de la forêt tropicale chez Muséo 2016 50 ans d'observations dans les jardins botaniques du monde Atlas de botanique poétique chez Arthaud 2016 Comme du dessin à l'image il n'y a qu'un pas, avec Luc Jacquet, associé à Wild Touch, Vous avez réalisé en 2013 " Il était une forêt " film paru dans toutes les salles de France, sur les dernières grandes forêts du monde et les dangers qui les guettent ; Je l'ai vu, submergé par l'intensité de la vie végétale, mon imagination a recréé la température et l'hygrométrie. Enfin, actuellement, vous exposez jusqu'au 30 août vos dessins, au zoo de Lunaret, après un vernissage en présence de M. Saurel maire de Montpellier. Tous ces repères font de vous, M. Hallé, un spécialiste mondial des arbres et forêts tropicales. Monsieur, votre culture est vaste, vous aimez les poètes et ne manquez pas de les citer.Voici Victor Hugo : « Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois Dans ceux qui m'entourent et me cachent à la fois dans votre solitude ou je rentre en moi- même Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime »Votre désir profond d'éveiller les consciences, passe par la défense des végétaux ; je vous cite : « Comment résister à l'appel de la botanique ? non pas l'officielle, qui régresse, où les pouvoirs publics ne remplacent plus ses enseignants, ne financent plus l'entretien de ses collections historiques et laissent envahir ses laboratoires par des corporations plus rentables mais la non officielle , bien vivante celle-là ,et foisonnante, bourgeonnante, drageonnante, polymorphe et multicolore, éclectique inclassable, érotique, païenne, inconcevable pour les directeurs généraux ,les recteurs et les ministres .. » Ce texte donne envie ! Quel superbe choix des adjectifs ! Vous continuez : » cette botanique-là, mal séparée de l'agriculture biologique, de l'écologisme militant, de l’homéopathie, de l'art de vivre, de la gastronomie et de la magie, est celle des amoureux des plantes, » Cette botanique, est celle de vos vrais amis,Pierre Lieutaghi et de ses potagers médiévaux,Gilles Clément et ses jardins en mouvement,René Hebding et de ses serres aux merveilles,Patrick Blanc et ses jardins verticaux Maurice Chaudiere et sa garrigue fruitière Véronique Mure, botaniste, ingénieur en agronomie tropicale, enseignante à l'école supérieure du paysage de Marseille, à l'université du temps libre de Nîmes, qui est votre élève. Elle a publié de délicieux ouvrages tels « conversations sur l'herbe et conversations sous l'arbre »Cette fois, nous arrivons à l'arbre, cette force magique de la nature je vous cite encore :« Ces arbres, êtres vivants, beaux, utiles, discrets, silencieux, autonomes et frugaux, et virtuellement immortels » ah ! La langue française !Mais, mais, mais ! À côté de l'arbre, il y a un « homo « il y a le mythe du jardin d’Eden, Adam et Eve qui quittent les arbres un sapiens sapiens qui se répand dans le monde entier, et déjà veut les couper. Ce sapiens est un créateur permanent qui n'a pas de freins dans ses gènes. Existe-t-il un équivalent dans le monde végétal ? Que penser des pestes végétales ? Des ficus étrangleurs ?Chez les humains, il y a ceux qui coopèrent et aiment les arbres, les introduisent dans les villes, les plantent pour stopper l'avance des déserts, les alignent pour profiter de leur ombre le long des canaux et des routes. Avec la mécanisation, le territoire des arbres est la proie des commerçants de bois, des éleveurs de zébus du Brésil destinés à finir dans les fast food du monde et des planteurs de palmiers à huile. Et pourtant, chacun de nous a dans sa mémoire le mot photosynthèse. Pour vivre, un végétal a besoin de la lumière solaire, d’eau, de di-oxyde de carbone, et des sels minéraux du sous-sol cela tient de la magie !En retour il fournit l'oxygène ; simple et génial. Monsieur Hallé, vous qui êtes un inlassable passeur de savoir, voyageant dans le monde entier, racontez-nous cet arbre, le plus grand des êtres vivants, qui est fixe, représente le temps et n'a pas de sénescence. Pour ma part, en avance sur celles de l'assistance, je vous pose quelques questions : Avez-vous des nouvelles du général Sherman qui eut si soif en 2015 ? Que devient la forêt primaire de la Sainte Baume ?quelle est la surface d'un micocoulier ? Enfin dites-nous son intimité ...souterraine ! Nous sommes tous gourmands de vous entendre

0. Des châtaigniers et des hommes - Le renouveau de la castanéiculture dans le Sud européen Introduction

Gérard BRIANE

05min00

Le géographe replace son travail de recherche dans le contexte de l’époque. « Il s’agissait alors de savoir pourquoi le châtaignier était cultivé dans certaines régions et pas dans d’autres, pour des raisons qui étaient autres que des raisons environnementales ». Il nous explique l’écologie du châtaignier, les conditions pédologiques, climatiques, édaphiques qui conviennent le mieux à cet arbre. « Comme ce n’était pas un arbre forestier, j’ai voulu montrer les causes de la plantation et surtout la date ». Le chercheur a donc réalisé un travail de géographie historique sur cette essence et, grâce à des documents d’archive importants, retrouvés en Ardèche notamment, il a pu démontrer qu’on avait surtout planté le châtaignier entre le XVIe siècle et la fin du XVIIIe, début du XIXe siècle et, « après, on a arrêté ; avant il n’y en avait pas besoin parce qu’il n’y avait pas grand monde dans les montagnes et après ça a été à la fois la révolution agricole et l’exode rural, donc on n’a plus eu besoin de châtaigniers et de châtaignes pour se nourrir ». Au moment où il réalisait ses recherches, l’auteur de Terres de Castanide a assisté au déclin de la châtaigneraie vivrière, et sa vision de la castanéiculture européenne, à ce moment-là, était plutôt pessimiste, c’était du moins ce qui se dégageait dans la conclusion de sa thèse, en 1986. Aujourd’hui, trois décennies plus tard, «pour des raisons qui tiennent à l’amour de l’environnement, aux produits identitaires, au tourisme rural », Jean-Robert Pitte constate que, finalement, « un certain nombre de gens ont replanté des châtaigniers et ont imaginé des produits, à base de châtaignes, qui leur permettent, sinon de vivre intégralement à base du châtaignier, mais de constituer, grâce à cet arbre et à ses productions, une part plus ou moins importante de leurs ressources… une série de niches, les unes à côté des autres qui permettent aux gens de vivre. »

19. Refcast : l'Association portugaise de la châtaigne

Jean JIMENEZ

09min44

A travers cet entretien filmé, le professeur José Gomes-Laranjo nous explique le projet RefCast, qui est la contraction, en portugais, de Reforço e Castanha (Renfort et Châtaigne). Cette idée de départ, soutenue par les autorités portugaises, devait favoriser la plantation de surfaces de châtaigneraies très importantes à travers tout le pays, soit près de 90 000 hectares de plantations nouvelles à l'horizon 2030. Le projet, qui représentait un financement de 70 millions d'euros, n'a pas pu aboutir en tant que tel mais il a impulsé toute une dynamique très positive dans la filière castanéicole portugaise, une filière qui s'en est trouvée mieux organisée, plus active, qui aujourd'hui communique mieux et qui peut répondre plus efficacement aux demandes du marché international.

18. L'évolution des paysages de la châtaigneraie 2. Les Cévennes

Jean JIMENEZ

05min45

Dans les Cévennes, le maximum de population des années 1870 voit la construction d'un paysage très organisé, par étages, pour des besoins de complémentarité de l'espace. Aujourd'hui, le paysage s'est profondément transformé avec la déprise agricole et l'arrivée de néo-ruraux. Les villages se sont dépeuplés, des fermes sont abandonnées ou reconverties en résidences secondaires. Il n'y a plus de cultures et beaucoup de terrasses sont délaissées et couvertes par la friche. La châtaigneraie est colonisée par d'autres essences ou remplacée par des plantations de résineux destinés à l'origine aux étais des mines d'Alès. Les châtaigneraies encore entretenues sont résiduelles malgré une petite relance de la production depuis les années 2000, grâce à l'aménagement d'ateliers collectifs ou privés de transformation des châtaignes.

17. L'évolution des paysages de la châtaigneraie 1. La vallée du Viaur (Aveyron / Tarn)

Gérard BRIANE

03min36

Cette première étude paysagère nous montre l'évolution, au cours des cent dernières années, des versants de la vallée du Viaur dans les Ségalas aveyronnais et tarnais. Lors du maximum démographique, vers le début du XXème siècle, l'ensemble de l'espace disponible était utilisé : les versants et les fonds de vallée étaient cultivés avec toutes sortes de productions agricoles. Les villages étaient présents sur ces pentes, même dans les endroits les plus reculés. Les hauteurs de collines, ou puechs, plus froids, étaient essentiellement destinés à des landes et des parcours herbagers pour les troupeaux. Aujourd'hui, l'organisation de l'espace s'est inversée. Les pentes des versants non mécanisables sont abandonnées et des plantations de résineux ont été réalisées dans les années 1980. Les plateaux sont intensément cultivés à la faveur de la révolution agricole : apports de chaux, d'engrais et facilité de mécaniser ces terrains relativement plats. Les châtaigneraies sont arrachées ou abandonnées dans leur grande majorité, seuls quelques reliquats continuent encore d'être utilisés.

16. Le renouveau et l'avenir de la castanéiculture

Jean JIMENEZ

23min06

Autrefois, le châtaignier était un arbre essentiel à la survie des populations des régions aux ressources agricoles insuffisantes. Aujourd'hui, après un long abandon des châtaigneraies dans toute l'Europe méditerranéenne et jusqu'au littoral atlantique, des efforts sont réalisés un peu partout pour les réhabiliter et les revaloriser. Désormais, le châtaignier, ses fruits et son bois, image d'authenticité, retrouvent un regain d'intérêt auprès des consommateurs. Des exploitants agricoles ont compris qu'il existe un réel intérêt économique à relancer ce type d'arboriculture qui demande moins de main d'oeuvre que d'autres productions fruitières. Mais la châtaigneraie est aussi au coeur des préoccupations des collectivités et des associations quant au développement de certains territoires et zones sensibles. L'avenir du châtaignier est certainement là : au-delà de sa fonction économique, c'est son rôle dans la politique régionale qui doit être considéré pour que des régions aux équilibres fragiles continuent de garder un visage humain. Ce film nous conduit en Corse, dans le Var, le Tarn-et-Garonne et la Lozère, à travers des témoignages qui nous parlent d'expériences collectives ou individuelles.

15. Le châtaignier, pays et terroirs européens Portugal, les enjeux de la castanéiculture moderne

Jean JIMENEZ

23min00

Le châtaignier et son fruit, la châtaigne, représentent une culture de grande importance dans l'économie portugaise. Le Portugal prétend augmenter ses aires de plantation du châtaignier à l'horizon 2030, en les multipliant par trois. Les 35000 hectares de châtaigneraies actuelles devraient passer à 90000 hectares dans les vingt prochaines années. Cette croissance recherchée de la châtaigneraie portugaise ne vise pas seulement la production de châtaignes, dans des systèmes d'exploitation relativement intensifs, mais aussi la plantation de cette espèce comme essence forestière dans des peuplements de châtaigniers pour une sylviculture en taillis ou en haute futaie. Selon les experts portugais, du point de vue de sa rentabilité économique, la châtaigne génère un rendement de l'ordre de 4000€ par hectare dans les plantations les plus modernes, conduites en agriculture intensive, ce qui constitue une force d'attraction pour les investisseurs. L'idée est aussi que la châtaigne puisse être un facteur d'attractivité, à la fois en empêchant ou en limitant l'exode rural mais en aussi en attirant de nouveaux venus dans les zones de moyenne montagne. Cela permettrait d'équilibrer la répartition démographique dans le pays et de garder de la cohésion sociale dans les zones les plus dépeuplées, comme nous l'explique un grand connaisseur de la castanéiculture portugaise, José Gomes-Laranjo, professeur à l'UTAD (Université du Tras os Montes et Alto Douro).

14. Le châtaignier, pays et terroirs européens Espagne, terre de châtaigniers

Jean JIMENEZ

38min54

L'Espagne, depuis l'époque romaine, a connu un développement de sa castanéiculture proche du modèle français. Aujourd'hui, sa production est supérieure à la production française en termes de volumes. Pourtant, la castanéiculture espagnole n'est guère organisée, avec très peu de structures d'encadrement, de coopératives (hormis en Andalousie et Extrémadure). Les producteurs sont dépendants des collecteurs et les structures de transformation sont peu nombreuses dans le pays. Les producteurs, âgés pour la plupart, malgré un attachement très fort à leurs châtaigneraies, ne peuvent développer une castanéiculture réellement professionnelle. La qualité de la production espagnole est pourtant reconnue puisque la France et l'Italie sont les principaux acheteurs européens des châtaignes espagnoles. De nombreuses variétés ont été préservées à travers tout le pays. Après un rapide panorama de la castanéiculture espagnole dans son ensemble (surfaces, aires et volumes de production), ce film nous conduit surtout en Galice où deux producteurs témoignent du passé castanéicole de leur région et du devenir possible de la châtaigne, grâce au fort potentiel économique que représente encore cette ressource. Ici, comme ailleurs en Europe, l'importance du châtaignier va bien au-delà de la simple valeur financière de sa production fruitière.

13. Le châtaignier, pays et terroirs européens Italie : la châtaigne, une image du passé, un produit du futur

Jean JIMENEZ

40min42

L'Italie est le pays du châtaignier par excellence. Elle a connu, tout au long de son histoire, une civilisation du châtaignier très vivante dans les vallées des massifs pré-alpins et tout le long de la chaîne des Apennins jusqu'en Sicile. Elle demeure encore bien présente dans les mémoires des habitants de la province de Cuneo qui témoignent. La diversité et la qualité de ses variétés, les démarches entreprises pour sauvegarder sa châtaigneraie et relancer sa castanéiculture ont permis à l'Italie de surmonter l'une des plus graves atteintes qu'elle ait connue depuis des siècles : le cynips, un ravageur impitoyable venu de Chine. Les conditions de reprise d'une production, qui retournerait à des niveaux proches de ceux de 2005, ne sont pas encore d'actualité, mais le pays fait tout pour que cela redevienne possible. L'Italie a misé aussi dans la recherche agronomique pour faire en sorte qu'après la fin de la lutte contre le cynips, de nouvelles voies puissent être ouvertes, en matière d'amélioration variétale, de lutte contre d'autres pathologies existantes, d'amélioration des processus de production et de transformation. Avec près d'une quinzaine de variétés dans diverses régions du pays, ayant obtenu la labellisation AOP ou IGP, l'Italie demeure encore le fer de lance de la castanéiculture européenne.
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