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DEF19 aux Lundis numériques de l'INHA : La prosopographie à l'heure du web sémantique : Omeka S au service du dictionnaire des éditeurs français du XIXe siècle (DEF19)

Jean-Charles GESLOT

1h32min34

Le projet ANR DEF19, porté par le Centre d’histoire culturelle des
sociétés contemporaines de l’université de Versailles
Saint-Quentin-en-Yvelines, en partenariat avec la BnF et les Archives
nationales, vise à combler un manque historiographique en constituant à
l’horizon 2019 un dictionnaire recensant l’ensemble des individus et des
institutions ayant édité en France entre 1800 et 1914. Ce dictionnaire
papier doit être complété par une base de données en ligne, actuellement
en cours de construction. Plusieurs solutions techniques ont été
envisagées avant le choix définitif d’Omeka-S, qui doit permettre
d’exploiter toutes les potentialités du web sémantique, et notamment de
faire ressortir les liens entre différents éditeurs et d’effectuer des
analyses de réseaux, de moissonner d’autres bases de données (notamment
iconographiques), ainsi que de recourir au crowdsourcing.

Élites italiennes et monarchies européennes : circulations et réseaux de pouvoir (XVIe – XVIIIe siècles)

27min34

Porteur de projet :
Albane COGNÉ - Centre Tourangeau d’Histoire et d’Étude des Sources (CeTHiS, EA 6298)

Partenaires :
Centre d’Études Supérieures de la Renaissance (CESR) – UMR 7323

Année de l'Appel à projet : 2016

Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, les territoires
italiens se trouvent soumis à un emboîtement de pouvoirs et à des
sphères d’influence qui évoluent au cours des siècles (impériale,
espagnole, française, pontificale…). La capacité des grandes familles
italiennes à tisser des liens avec les principales cours européennes et à
bénéficier des ressources offertes par celles-ci (charges
institutionnelles, militaires ou diplomatiques, titres, fiefs,
décorations…) semble déterminante pour expliquer la continuité ou non de
leur domination sociale. En croisant l’approche prosopographique et la
network analysis, ce projet a pour objectif d’envisager le rôle, les
formes et les dynamiques des réseaux de pouvoir à l’intérieur des États
italiens rattachés à la monarchie espagnole (duché de Milan, royaumes de
Naples, de Sicile et de Sardaigne). Il accordera une attention
particulière aux crises et aux bouleversements politiques qui
caractérisent la péninsule italienne au cours de la période moderne
(révoltes du XVIIe siècle et guerres de successions du XVIIIe
siècle). requis.

WARMEMORY : Héritage culturel des guerres et patrimoine en Val de Loire et en Poitou

38min55

Porteur de projet :
Pierre ALLORANT- Pouvoirs, Lettres, Normes (POLEN) - EA 4710

Partenaires :
Centre de Recherche Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie (CRIHAM) – EA 4270 – Limoges

Centre d’Études pour le DÉveloppement des Territoires et de l’Environnement (CEDETE) – EA 1210 – Orléans
Le Centre d’Étude et de Recherche sur les Camps d’Internement dans le
Loiret et la déportation juive (CERCIL)
Musée mémorial des enfants du
Vel d’Hiv, Orléans


Année de l'Appel à projet : 2015



Objectifs du projet :
améliorer la transmission de la mémoire des guerres par l’école et par le tourisme, à un moment où les témoins disparaissent, et où des pans entiers de la population sont difficilement concernés par les vecteurs traditionnels de transmission, à partir du laboratoire méthodologique de deux régions ;
comparer et analyser deux régions du « front de l’Arrière » de la Grande Guerre (mobilisations, circulations, transformations) ;
faire travailler en réseaux les laboratoires en sciences humaines et sociales d’universités de la nouvelle ComUE et des MSH Val de Loire et Poitiers ;
renforcer les liens pédagogiques, muséaux et de valorisation touristique avec les institutions, maisons et musées de régions touchées par les crimes de guerre et contre l’Humanité ;

mettre en lumière les destructions urbaines et les politiques de Reconstruction des villes martyrs (axes Villes et études urbaines et Val de Loire).

Ce projet pluridisciplinaire analysera l’héritage des guerres du XXe siècle, aux « échelles emboîtées de la mémoire », du local à l’européen, en passant par le niveau régional et national. Partir de deux régions du « front intérieur » renouvellera l’approche (l’Arrière, les femmes, les transformations économiques et sociales) et les sources.

Turquie et Russie

Seyfettin GÜRSEL

38min38

Seyfettin Gürsel
Turquie et Russie
19 février 2009

Témoignage de la vie paysanne à Velle-sur-Moselle en Lorraine Interview avec mon grand-père

Anouk FRANCOIS

12min29

Mon grand-père, Hubert Cremel, est né à Velle-sur-Moselle, en Lorraine. Il y a exercé le métier d'agriculteur durant toute sa vie. Je suis originaire de cette même campagne et de ce même milieu agriciole auxquels je suis très attachée. Je m'y suis rendue pendant une semaine, pendant laquelle j'ai filmé le quotidien de mon grand-père.
       Tous les matins, il va nourrir ses volailles avec la mixture faite par ses propres soins. Lorsque l'herbe du jardin semble trop haute, il la coupe à la faux puis la distribue à ses lapins. Lors du déjeuner, il apprécie boire le vin local extrait des raisins de la vigne familiale. Puis finalement, il aime encore les rives de la Moselle qui traverse le village, même si, selon lui, il a bien changé. 

Le miroir des pays. Une anabase ottomane a travers l’Inde et l’Asie centrale

Jean-Louis Bacqué-Grammont

1h18min16

Seyyid Ali Reis, voyageur malgré lui, parcourra l'Asie centrale durant 5 ans. Son périple invraisemblable, minutieusement consigné dans un journal de bord est ici présenté par Jean-Louis Bacqué-Grammont.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Transferts culturels, transferts visuels

Valérie Pozner

2h48min23

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - De l'enfant-auteur à l'enfant-destinataire des images

Andy BYFORD

2h04min45

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Lieux, objets et méthodes d'apprentissage

Kirill MASLINSKII

1h58min19

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Ouverture du colloque

Cécile PICHON-BONIN

04min44

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

Major assets for Turkish diplomacy in the Caucasus and question of the "background

Elshan MUSTAFAYEV

17min05

 2d PANEL :    Diffusion, circulation and backfires of Turkey’s influence 

Présentation 4. 
Elshan MUSTAFAYEV  / Sciences Po Lyon – IFEA : “Major assets for Turkish diplomacy in the Caucasus and question of the "background" 
This paper aims to examine the relevance of the soft power concept for interpretation of Turkey’s foreign policy towards one of its neighboring region. The unpredictable disintegration of the Soviet Union put Turkey in front of a new regional strategic context. Criticized at the same period in the west for the lack of democracy and for the human rights abuses, Turkish political system became paradoxically an attraction, “a source of inspiration to imitate” or a model for this new geopolitical environment. Analyze the impact of the Turkish political values in the region allow us to suppose that it did not constitute an enormous asset for its foreign policy in this region. Apart from its more advanced political system than Russia and Iran, the starting point for Turkey’s future in the region was the linguistic and complex cultural kinship with six newly independent republics. Cultural diplomacy was supposed also to constitute an effective tool leading to further success of Turkey in this region’s economy, which was passing throughout economic transformation after their experience in communist system. Turkish dynamic economy, as a resource both to hard power and to soft power depending on the context according to Nye’s definition, constituted a source of attraction for many countries of the region, reinforced interestingly in its turn the legitimacy of the cultural “intervention” of Turkey, so forming a sort of “virtuous circle”. In parallel to this process that takes place inside of Turkey, the rise of the non-state actors both in the economic and in the cultural field and the charge, they took, of course indirectly, in the realization of foreign policy goals created more or less autonomous sphere out of state control in Turkey. It sometimes helps Turkish foreign policy goals in Caucasus (Turkish Private High Schools, private entrepreneurs etc.), in some cases could harm it (Chechen, Çerkez and Abkhaz Diasporas activities) or add a value or a reflection to state’s regional vision (Turkish Civil society’s and economic groups’ links with Armenia). In this sense of power shift process, there are a huge number of special different trends at the micro level, which create their own autonomous interactions with its neighborhood and that heterogeneous character don’t permit us to gather together under the same explicative notions, such as the efficiency of Turkish Soft power.

Les origines médiévales de la pensée économique

Sylvain PIRON

56min41

Si l’économie politique émerge comme une discipline autonome à la fin du
XVIIIe siècle, puis se constitue en science au cours du siècle suivant,
le réseau de concepts et de questions sur lesquels elle repose a des
origines bien plus anciennes. De façon très nette, un certain nombre de
mots émergent en Occident au XIe-XIIe siècles dans les pratiques
sociales et marchandes, puis sont pris comme objet de réflexion par les
juristes et théologiens du XIIIe siècle : valeur, industrie, capital,
risque, etc. Or, ces termes sont demeurés des notions cruciales de la
pensée économique jusqu’à aujourd’hui. Un retour sur leur moment
d’émergence et sur les premières analyses auxquels il ont donné lieu
permettra de comprendre l’intérêt que présente la pensée économique
médiévale. Par effet de contraste, celle-ci peut contribuer à mettre en
évidence les impensés et les impasses de la science économique
actuelle.
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