Documents pour «Amérique latine»

Les années 68... et les suivantes

20min24

Ce 10ème épisode aborde la période de mai 1968 jusqu"aux années 2000. Jean-René Chauvin, qui habite, avec sa compagne Jenny Plocki dans le 5ème arrondissement, rejoint en 1963 le PSU (tendance "SR"). Il participe dès le début des années 60 à tous les mouvements de soutien aux comités Amérique Latine (notamment le mouvement de soutien à Hugo Blanco). Jenny insiste dans ce film sur l'aspect précurseur - de ces comités - de l'esprit de mai 68. Jean-René participera ensuite à toutes les manifestations de mai 1968 et se rapprochera de la Ligue communiste. Après l'interdictions des organisations d’extrême-gauche , bien qu'il soit beaucoup plus proche de la Ligue communiste que de Lutte Ouvrière, Jenny Plocki rappelle que Jean-René Chauvin servit (par solidarité politique) quelques années de "boîte aux lettres" à l'organisation issue de L’Union Communiste-Voix Ouvrière : Lutte Ouvrière. Après 1969, année où Jean-René Chauvin quitte le PSU pour rejoindre la Ligue Communiste, Jean-René porte une vue assez critique vis à vis de la ligne politique suivie par la LCR, comme il le témoigne dans ce film, et comme le font apparaître ses archives. Jean-René quitte la LCR en 1984, à plus de 65 ans, les divergences se faisant trop nombreuses. Il reviendra à la LCR près de quinze ans plus tard, à 84 ans (un an après l'entretien de cette vidéo). Avant que celle-ci ne se transforme en NPA. La vidéo s'achève avec les derniers engagements de Jean-René, l'organisation de délégations pour la participation à des conférences rassemblant des anciens du goulag et des camps (Jean-René prendra à cette occasion la parole dans la célèbre "salle des colonnes" à Moscou, où se déroulèrent les procès de 1936-1937). Et enfin, l'Association Sarajevo, lors de la guerre en Bosnie, que Jean-René Chauvin a été parmi les tout premiers à rejoindre, à l’été 1992. Son activité y a été intense, notamment en tant que rédacteur en chef du bulletin de l’Association, la "Lettre de Sarajevo". Jean-René, même lors de sa période non organisée à la LCR, poursuivait une activité militante, notamment la rédaction du journal "Samizdat" qu'il diffusait à son réseau (plusieurs centaines de personnes). Jean-René est mort le 11 février 2011, les deux dernières années de sa vie ne furent plus vraiment sa vie, puisqu'il perdit la mémoire en 2009. Ce film s'inscrit dans une série de 10 videos retraçant le parcours de Jean-René Chauvin, et par là-même, le contexte politique et social dans lequel il a évolué. Vidéo produite par le Centre d'Histoire Sociale du XXe siècle (Unité mixte de recherche, CNRS / Université Paris1). Nous remercions Catherine de Grissac pour son autorisation d'utilisation d'extraits de son film "Jean-René Chauvin, trotskiste indépendant" (2010, Plan Large Production), toutes les images où Jean-René Chauvin témoigne sont tirées de ce film.

Le parcours d'un sociologue : Entretien avec Alain Touraine

Alain TOURAINE

1h44min07

Alain Touraine évoque ses travaux sur la conscience ouvrière et l'action collective. Il montre comment s'est effectué le passage de la société industrielle vers un autre type de société. A ces fins, ses interlocuteurs rappellent la méthode de l'intervention sociologique qu'il a inventée. Par ailleurs, en dehors de son intérêt pour l'Amérique latine, Alain Touraine examine ici la place du sujet dans les sciences sociales et réfléchit aux conditions de la démocratie. 

Secrets de longévité Sur la piste des Laron en Equateur

Sylvie Gilman

56min24

Vivre très vieux et en bonne santé, n'est-ce pas notre espoir à tous ? Depuis des dizaines d'années, des chercheurs tentent de décrypter les mécanismes du vieillissement et de repousser les maladies qui surviennent avec l'âge. Et quelquefois, les voies de la recherche prennent des chemins de traverse…  Il existe une vallée, en Équateur, sillonnée par des routes à peine dessinées sur les cartes.
Là, dans des villages excentrés, certaines personnes paraissent protégées du diabète, du cancer… et peut-être même d'Alzheimer. Mais ces hommes et ces femmes apparemment bénis des dieux, se sont longtemps considérés comme abandonnés de Dieu ; car ils ont une particularité : ils sont de très petite taille – 1m20 en moyenne-. Ils ont vécu isolés, à l'abri des regards, loin d'imaginer détenir dans leur sang un secret dont pourrait peut-être bénéficier un jour l'humanité toute entière.  
Petite taille, grand mystère : par quels mécanismes sont-ils protégés ? La compréhension de ces mécanismes pourra-t-elle un jour protéger le reste du monde?
C’est ce qu’espèrent aujourd'hui des scientifiques : de Tel-Aviv à Los Angeles, en passant par l'Équateur, ce film suit pas à pas le cheminement d'une recherche non seulement originale, mais potentiellement révolutionnaire dans la compréhension – voire le traitement et la prévention - de maladies comme le cancer.

Rio Siege Alemão

De José Eduardo Belmonte

1h45min11

Novembre 2010. Cinq policiers, infiltrés dans une des plus dangereuses favelas de Rio de Janeiro, ont pour mission d'élaborer un plan d'invasion des forces de l’ordre pour arrêter les chefs de la drogue. Mais les trafiquants découvrent l’opération secrète et veulent à tout prix les éliminer. Isolés et sans contact avec le monde extérieur, les cinq policiers doivent trouver un moyen de fuir.  Ils ont 48h pour quitter les lieux. C’est alors que débute un conflit sans merci et une chasse à l’homme à couper le souffle.

Elefante Blanco

De Pablo Trapero

1h42min30

Le "bidonville de la Vierge" dans la banlieue de Buenos Aires. Julian et Nicolas, deux prêtres et amis de longue date, œuvrent pour aider la population. Julian se sert de ses relations politiques pour superviser la construction d'un hôpital. Nicolas le rejoint après l'échec d'un projet qu'il menait dans la jungle, où des forces paramilitaires ont assassiné les habitants. Profondément choqué, il trouve un peu de réconfort auprès de Luciana, une jeune assistante sociale, athée et séduisante.
Alors que la foi de Nicolas s'ébranle, les tensions et la violence entre les cartels dans le bidonville augmentent. Quand le ministère ordonne l'arrêt des travaux pour l'hôpital, c'est l'étincelle qui met le feu aux poudres

2ème discussion

Ricardo BRODSKY

38min54

Violence, mémoire, commissions de la
vérité

Jeudi 06 mars 2014




Journée d’étude organisée
et animée par Yvon Le Bot, membre associé du Collège d’études mondiales

[Dans le cadre d'une
semaine de la Colombie, cette journée est précédée d'une table ronde lundi 3
mars à 18h, Colombie, sortir enfin de la violence
? avec Gonzalo Sánchez Gómez, Jean-Michel Blanquer, Daniel Pécaut et
Yvon Le Bot]





Programme




Ouverture par Michel Wieviorka, administrateur de la FMSH, directeur du Collège d’études mondiales

Autour du rapport “¡Basta Ya! Colombia : memorias de guerra y dignidad”
Modératrice : Marie-Christine Doran, Université d’Ottawa

Conférence :
Gonzalo Sánchez, directeur du Centre national de la mémoire historique, Bogotá

« Le panorama complexe de la violence en Colombie : une guerre prolongée et dégradée »

Table-ronde :
« Acteurs, victimes, raisons et déraisons du conflit armé colombien »
Martha Nubia Bello, Centre national de la mémoire historique, Bogotá,
Andrés Fernando Suárez, Centre national de la mémoire historique, Bogotá
Sophie Daviaud, Institut d’études politiques, Aix-en-Provence
Christian Gros, Institut des hautes études d’Amérique latine, U. Paris 3 (sous réserve)
Daniel Pécaut, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Peter Waldmann, Université d’Augsburg

Mémoire historique
Modératrice : Martha Nubia Bello, Centre national de la mémoire historique, Bogotá

Conférence :
Ricardo Brodsky, directeur du Musée de la mémoire et des droits humains au Chili
« Commissions de la vérité et lois d’amnistie (Chili, Argentine, Pérou) »

Table ronde :
« Crimes contre l’humanité, amnisties, procès »
Marie-Christine Doran, Université d’Ottawa
André Guichaoua, U. Paris 1, expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda
Yvon Le Bot, CADIS/CEM (FMSH)
Ricardo Peñaranda, Université nationale de Colombie

Modérateur : Yvon Le Bot

Table-ronde :
«Mémoire, justice, réconciliation»
Gonzalo Sánchez, directeur du Centre national de la mémoire historique, Bogotá
Ricardo Brodsky, directeur du Musée de la mémoire et des droits humains au Chili
Pierre Haski, Rue 89, ancien correspondant AFP en Afrique du Sud
Alain Touraine, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Michel Wieviorka, administrateur de la FMSH, directeur du Collège d’études mondiales

Table ronde : « Crimes contre l’humanité, amnisties, procès »

Ricardo PEÑARANDA

1h16min44

Violence, mémoire, commissions de la
vérité

Jeudi 06 mars 2014

Journée d’étude organisée
et animée par Yvon Le Bot, membre associé du Collège d’études mondiales

[Dans le cadre d'une
semaine de la Colombie, cette journée est précédée d'une table ronde lundi 3
mars à 18h, Colombie, sortir enfin de la violence
? avec Gonzalo Sánchez Gómez, Jean-Michel Blanquer, Daniel Pécaut et
Yvon Le Bot]







Programme

Ouverture par
Michel Wieviorka, administrateur de la FMSH, directeur du Collège
d’études mondiales

Autour du
rapport “¡Basta Ya!Colombia : memorias de guerra y dignidad”
Modératrice : Marie-Christine Doran, Université d’Ottawa

Conférence :
Gonzalo
Sánchez, directeur du Centre national de la mémoire historique, Bogotá

« Le
panorama complexe de la violence en Colombie : une guerre prolongée et
dégradée »

Table-ronde :
« Acteurs,
victimes, raisons et déraisons du conflit armé colombien »
Martha
Nubia Bello, Centre national de la mémoire historique, Bogotá,
Andrés
Fernando Suárez, Centre national de la mémoire historique, Bogotá
Sophie
Daviaud, Institut d’études politiques, Aix-en-Provence
Christian Gros,
Institut des hautes études d’Amérique latine, U. Paris 3 (sous réserve)
Daniel
Pécaut, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Peter
Waldmann, Université d’Augsburg

Mémoire historique
Modératrice : Martha Nubia Bello, Centre national
de la mémoire historique, Bogotá

Conférence :
Ricardo
Brodsky, directeur du Musée de la mémoire et des droits humains au
Chili 
« Commissions de la vérité et lois d’amnistie (Chili,
Argentine, Pérou) »

Table ronde :
« Crimes
contre l’humanité, amnisties, procès »
Marie-Christine Doran, Université
d’Ottawa
André Guichaoua, U. Paris 1, expert auprès du Tribunal pénal
international pour le Rwanda
Yvon Le Bot, CADIS/CEM (FMSH)
Ricardo
Peñaranda, Université nationale de Colombie

Modérateur : Yvon Le
Bot

Table-ronde :
«Mémoire,
justice, réconciliation»
Gonzalo Sánchez, directeur du Centre
national de la mémoire historique, Bogotá
Ricardo Brodsky, directeur du
Musée de la mémoire et des droits humains au Chili 
Pierre Haski, Rue
89, ancien correspondant AFP en Afrique du Sud
Alain Touraine, Ecole des
hautes études en sciences sociales (EHESS)
Michel Wieviorka,
administrateur de la FMSH, directeur du Collège d’études mondiales

La huella

Tatiana Fuentes Sadowski

18min15

A partir d'archives photographiques qui témoignent d'années de violence politique au Pérou, le film tisse un récit analytique où se mêlent la mémoire de l'artiste et celle de José Pablo Baraybar, chef de l'équipe péruvienne de médecine légiste.

2 - Conférence du Pr. Arturo Escobar (suite) - Questions du public

Arturo ESCOBAR

50min06

Conférence du Pr. Arturo Escobar : " Territories of difference : the political ontology of rights to land" L’équipe SOGIP (Scales of Governance and Indigenous Peoples - ERC 249236 ; http://www.sogip.ehess.fr) a organisé la Conférence donnée par ARTURO ESCOBAR, Kenan Distinguished Professor of Anthropology, University of North Carolina-Chapel Hill, Director, Institute of Latin American Studies, UNC-Chapel Hill, intitulée : TERRITORIES OF DIFFERENCE : THE POLITICAL ONTOLOGY OF ‘RIGHTS TO LAND’ Enregistré le mardi 18 juin 2013  Traduction en français vidéoprojetée This presentation argues that Indigenous peoples’ rights to land can be fruitfully seen in terms of three intertwined processes : occupations, perseverances, and transitions. First, while the ‘occupation’ of indigenous territories has often involved armed, technological, territorial, cultural, and ecological aspects, their most important dimension is ontological. Second, ‘perseverance’ similarly involves resistances, oppositions, defense, and affirmations, yet not infrequently these can most radically be seen as ontological. What ‘occupies’ in this framework is the One-World modern project of making many worlds into One ; what perseveres is precisely the affirmation of a multiplicity of worlds. By interrupting the One-world project of neoliberal globalization, many indigenous, afro-descendant, and peasant communities may be seen as engaged in ontological struggles. Thirdly, these struggles can be interpreted as contributing to ecological and cultural transitions towards the pluriverse. These transitions are necessary to redress the ecological and social crises created by the One-World ontology and its accompanying narratives, practices, and enactments. The argument is illustrated with the case of afrodescendant struggles in the Colombian Pacific region, particularly their reframing and radicalization of legislation for free, prior and informed consultation and consent in defense of their territories against the armed, developmentalist, and extractivist onslaught of the past ten years. Arturo Escobar est professeur émérite d’anthropologie et directeur de l’Institut des études latino-américaine à l’Université de Chapel Hill, en Caroline du nord. Ses recherches actuelles portent sur les interactions entre l’État, le capital/la finance et les mouvements sociaux dans une région forestière de Colombie. Il examine les interactions entre ces acteurs à partir des luttes culturelles et politiques sur la définition, et le contrôle, des ressources de la biodiversité de la région. Il est par ailleurs membre d’un groupe de recherche sur les mouvements sociaux latino-américains depuis la fin des années 1980. Ces travaux sont disponibles sur le site http://www.unc.edu/ aescobar/

1 - Conférence du Pr. Arturo Escobar

Arturo ESCOBAR

1h15min50

Conférence du Pr. Arturo Escobar : " Territories of difference : the political ontology of rights to land"   L’équipe SOGIP (Scales of Governance and Indigenous Peoples - ERC 249236 ; http://www.sogip.ehess.fr) a organisé la Conférence donnée par ARTURO ESCOBAR, Kenan Distinguished Professor of Anthropology, University of North Carolina-Chapel Hill, Director, Institute of Latin American Studies, UNC-Chapel Hill, intitulée : TERRITORIES OF DIFFERENCE : THE POLITICAL ONTOLOGY OF ‘RIGHTS TO LAND’ Enregistré le mardi 18 juin 2013  Traduction en français vidéoprojetée This presentation argues that Indigenous peoples’ rights to land can be fruitfully seen in terms of three intertwined processes : occupations, perseverances, and transitions. First, while the ‘occupation’ of indigenous territories has often involved armed, technological, territorial, cultural, and ecological aspects, their most important dimension is ontological. Second, ‘perseverance’ similarly involves resistances, oppositions, defense, and affirmations, yet not infrequently these can most radically be seen as ontological. What ‘occupies’ in this framework is the One-World modern project of making many worlds into One ; what perseveres is precisely the affirmation of a multiplicity of worlds. By interrupting the One-world project of neoliberal globalization, many indigenous, afro-descendant, and peasant communities may be seen as engaged in ontological struggles. Thirdly, these struggles can be interpreted as contributing to ecological and cultural transitions towards the pluriverse. These transitions are necessary to redress the ecological and social crises created by the One-World ontology and its accompanying narratives, practices, and enactments. The argument is illustrated with the case of afrodescendant struggles in the Colombian Pacific region, particularly their reframing and radicalization of legislation for free, prior and informed consultation and consent in defense of their territories against the armed, developmentalist, and extractivist onslaught of the past ten years. Arturo Escobar est professeur émérite d’anthropologie et directeur de l’Institut des études latino-américaine à l’Université de Chapel Hill, en Caroline du nord. Ses recherches actuelles portent sur les interactions entre l’État, le capital/la finance et les mouvements sociaux dans une région forestière de Colombie. Il examine les interactions entre ces acteurs à partir des luttes culturelles et politiques sur la définition, et le contrôle, des ressources de la biodiversité de la région. Il est par ailleurs membre d’un groupe de recherche sur les mouvements sociaux latino-américains depuis la fin des années 1980. Ces travaux sont disponibles sur le site http://www.unc.edu/ aescobar/

La familia latina

De German Gutierrez

56min22

Long métrage documentaire sur les Québécois d'origine latino-américaine. Dans les années 1970 et 1980, les Latino-Américains ont été nombreux à préférer l'exil à la répression et à la misère. À Montréal seulement, on en comptait quelque 35 000 en 1986. Ils viennent, pour la plupart, du Salvador, de l'Argentine et du Chili. Mais qui sont-ils? Que savons-nous de leur vécu, de leur culture. Comment se sont-ils adaptés à la société québécoise? Quels rêves, quels projets les habitent encore?Quelles attentes et quelles images ont-ils de nous?

Villa el Salvador

De Jean-Michel Rodrigo

52min31

Villa el Salvador, la ville du sauveur, c’est son nom, a surgi il y a trente cinq ans au milieu d’un désert situé au sud de Lima. Pendant des semaines, quelques dizaines de miséreux ont affronté l’armée pour avoir le droit d’installer, à même le sable, des cabanes en paille et en carton. Il n’y avait ni eau, ni électricité, ni route. Un scénario classique qui donne normalement naissance aux bidonvilles, ces dépotoirs dans lesquels les mégapoles du monde déversent leur trop plein. D’ordures, d’humains.