Documents pour «Orient»

Hokusai à la rencontre de l'Occident - 23 janvier 2018

1h39min27

Cette œuvre fait partie d’un ensemble remarquable de 24 peintures de
Hokusai (Japonais 382), entrées par don à la Bibliothèque impériale en
1855. Ces peintures ont été l’objet d’une commande importante au maître
de la Manga, de la part de Johan Willem de Sturler (1774 - 1855), chef
de la factorerie hollandaise de Deshima de 1823 à 1826. Réalisées à une
période clé de la carrière de Hokusai, elles livrent un aperçu vivant de
la société d’Edo et témoignent de sa maîtrise en matière de techniques
picturales occidentales. Il s’agit des premières peintures de l’artiste à
atteindre Paris, au moment où le Japon s’ouvre au monde : elles
retracent toute une histoire d’influences artistiques et de contacts
entre l’Europe et le Japon.
Une sélection de ces peintures est exposée à
la Maison de la Culture du Japon à Paris, du 22 novembre 2017 au 20
janvier 2018.

Intervenants
- Véronique Béranger (conservatrice, responsable des collections
japonaises, département des Manuscrits, BnF)
- Nathalie Buisson (responsable du laboratoire, département de la
Conservation, BnF)
- Christophe Marquet (directeur de l’École française d’Extrême-Orient)
En savoir plus : http://bit.ly/INHA-Hokusai_janv18

Homoérotisme et homosexualités dans les sociétés arabes, des âges prémodernes à l’ère contemporaine

Frédéric LAGRANGE

1h33min53

Conférence de Frédéric Lagrange (Professeur de langue et littérature arabes à l'Université Paris-Sorbonne) Accédez à l'intégralité de la conférence en podcast audio dans l'onglet téléchargement

Les minorités confessionnelles en Syrie

Bernard HEYBERGER

1h48min22

Conférence de Bernard Heyberger (historien, directeur d’études à l’EHESS / CéSor) et de Bruno Paoli (linguiste et historien, professeur à l’Université Lyon 2) Bernard Heyberger : Le terme de « minorité » ne s’est imposé en Syrie que dans l’entre-deux guerres. Mais il a ensuite été projeté sur les réalités du passé. Les chrétiens sont autochtones en Syrie depuis le début du christianisme, et ont vécu sous le régime de la dhimma pendant plus d’un millénaire. Les réformes du XIXe siècle, puis l’intervention des Puissances, et enfin le passage de l’empire à l’Etat-nation ont changé considérablement l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes et le regard des autres sur eux. Ils ont pour la plupart adhéré au nationalisme arabe et/ou à l’idée de la Grande Syrie, ce qui ne les a pas empêchés d’être soupçonnés de diviser la nation et de servir l’Occident. Ils ont passé des compromis avec le régime autoritaire, mais n’ont pas pour autant échappé aux contraintes politiques et économiques. Depuis 2011, ils se sont rangés majoritairement derrière Assad. Bruno Paoli : Les alaouites de Syrie ont été projetés sous les feux de l’actualité à l’occasion des dramatiques événements qui secouent le pays depuis six ans, stigmatisés par les uns en tant que communauté au pouvoir, victimisés par les autres parce qu’ils appartiennent à la communauté du pouvoir. La vérité se situe probablement entre les deux. Au delà des préjugés et des amalgames, une meilleure connaissance de leur histoire doit nous aider à mieux appréhender et comprendre la complexité de la situation actuelle et des enjeux du conflit en cours. Accédez à l'intégralité de la conférence en podcast audio dans l'onglet téléchargement

Mustapha Kemal Atatürk, naissance d'une république

Séverine Labat

52min31

À l'heure où la Turquie frappe à la porte de l'Union européenne, au nom notamment de ses critères de laïcité et de modernité de l'État, il nous semble pertinent de revenir sur l'itinéraire personnel et politique du fondateur de la République turque. La figure de Mustapha Kemal est en effet d'autant plus incontournable à cerner depuis les événements du 11 septembre 2001 et de la guerre en Irak, que c'est également au nom du principe qu'il imprima à son pays, c'est-à-dire la nécessaire occidentalisation des pays musulmans, que l'Occident entend moderniser le Moyen-Orient.