Documents pour «Résistance»

Achtung ! Banditi !

De Carlo Lizzani

1h37min43

En Ligurie, dans le Nord de l’Italie, vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, un groupe de résistants doit rejoindre Gênes pour s’emparer d’un stock d’armes destinées aux allemands…. Si les ouvriers sont leurs complices, les chasseurs alpins se trouvent confrontés à un dilemne : suivre les ordres de l'occupant nazi ou rejoindre la Résistance...

Joséphine Baker écrit et raconté par Jacques Pessis

De Jacques Pessis

25min25

Le destin de Joséphine Baker est exceptionnel. elle aurait dû vivre une existence misérable aux Etats-Unis, elle est devenue une reine du music-hall. Son règne a commencé à Paris, en 1925, au Théâtre des Champs Elysées dans "La Revue Nègre". Meneuse aux Folies Bergères et au Casino, elle est entrée dans la légende, poitrine nue avec une ceinture de bananes, et des refrains qui ont fait le tour du monde, parmi lesquels "J'ai deux amours" et "La Petite Tonkinoise". Elle a gagné et perdu des fortunes, en donnant tout, et parfois plus encore,  à sa "Tribu Arc-en-Ciel " : douze orphelins de nationalités diverses, élévés au château des Milandes, en Dordogne. Des enfants adoptifs pour qui, à plusieurs reprises, elle est remontée sur des scènes où elle avait pourtant fait ses adieux...

Le chagrin et la pitié Chronique d'une ville française sous l'occupation

De Marcel Ophüls

Le film dresse la chronique de la vie quotidienne d'une ville française sous l'occupation allemande, Clermont-Ferrand, entre 1940 et 1944. Puis le film élargit son propos à l'Auvergne, et comporte aussi des témoignages de personnalités ayant joué un rôle important pendant la seconde guerre mondiale (militaires , hommes d'état, témoins). Le documentaire est constitué d'entretiens et d'images d'archives de l'époque, présentées sans commentaires.  

Terre de Roses Gulistan, Land of Roses

Zayne Akyol

1h26min20

Dans les montagnes et le désert du Kurdistan, des femmes luttent contre Daech et défendent leur territoire. Terre de Roses  nous dévoile le quotidien de ces combattantes aguerries,  qui continuent de rire, de vivre et d’être femmes, prenant soin d’elles comme de leurs armes. Ces femmes fières, courageuses et déterminées  sont aux premières loges du combat contre la barbarie tout en incarnant un idéal révolutionnaire axé sur l’émancipation des femmes.
Terre de roses est un message d’amour et de paix, une fenêtre ouverte sur un monde méconnu au sein duquel se dessine le visage occulté de cette guerre médiatisée : le visage féminin et féministe d’un groupe révolutionnaire uni  par une même vision de la liberté.

Hélène Mabille, dirigeante CGT (rescapée Ravensbrück)

06min03

Cette petite vidéo retrace la vie de Hélène Mabille, née Méléchovitz, dirigeante CGT, résistante communiste rescapée des camps. Réalisé et filmé lors d'une demi-journée organisée à l'occasion de la sortie du Maitron tome8 (Lem à Mel) où des comédiens ont lu quelques extraits de notices biographiques. Hélène Mabille  Née le 30 novembre 1917 à Paris, morte le 30 mars 1995.  Elle commence à travailler très jeune, en 1932, comme vendeuse puis secrétaire. Communiste, elle milite à l'union des jeunes filles de France avant guerre, aux côtés notamment de sa cousine, Sophie Tartakovsky.  Résistante, arrêtée, internée aux camps d'Aincourt puis déportée dans un kommando de Ravensbrück (Swodau), elle milite à la CGT dès son retour à Paris et devient secrétaire de la fédération des employés CGT de 1954 à 1973, membre de la commission exécutive de la CGT de 1969 à 1979, secrétaire générale de la fédération CGT des commerces et des services de 1973 à 1979, cofondatrice de l’association pour l’information et la défense des consommateurs salariés (INDECOSA) en 1973.

Entretien Michel Lequenne 2012

55min20

Michel Lequenne est entré à 17 ans dans les Auberges de jeunesse (en 1938, groupe du Havre), le chaos des discussions qui s'y déroulent lui ouvrent de nouveaux horizons.  Les procès de Moscou, la lecture de Faux Passeports de Charles Plisnier, enfin des récits de la guerre d'Espagne par un ami de la famille, lui ont ouvert les yeux sur le stalinisme dès cette date.
Après l'exode, au Mans, il découvre en 1940 le programme des Jeunes équipes unies pour une nouvelle économie sociale (JEUNES) de la gauche abondanciste.
En novembre, il participe au congrès clandestin du Centre laïque des Auberges de la jeunesse (CLAJ) et se lie avec un ajiste  de ces JEUNES, Henri Thomas, qui deviendra trotskiste à la fin de 1942 dans le Groupe Octobre créé par Henri Molinier. Il le retrouve à Paris, au début de 1943, alors qu'il est réfractaire au STO (Service du Travail obligatoire),  qui lui fait lire  les brochures et tracts trotskistes. Michel Lequenne adhère aussitôt au Groupe Octobre, organisé clandestinement en triangle. Ne pouvant rester à Paris, il rejoint un groupe d'autres ajistes réfractaires de la région de Dreux, y travaille comme ouvrier agricole. Mais ses papiers mal falsifiés l'obligent à une nouvelle fuite. Enfin il parvient, avec de faux papiers qui le rajeunissent de cinq ans, à trouver asile et travail de comptable dans une usine laitière du Loir-et-Cher. Il constitue là un groupe de jeunes,  filles et garçons, dont presque tous les membres devinrent membre du Parti communiste internationaliste (PCI) après la Libération. Il a fait connaissance ­ très fortuitement - dans un passage à Paris, avec un autre trotskiste, Hoang Don Tri (fondateur du groupe trotskiste vietnamien). Cela sera le début d'une amitié à vie.

Les arrestations, en février 1944, survenues en plein processus d'unification des trois formations trotskystes clandestines dans le PCI, coupent son contact avec le Groupe Octobre. Il regagne alors Paris en juin, retrouve le contact, et il est intégré à la nouvelle organisation. Muni de nouveaux faux papiers, son organisation l'envoie travailler comme terrassier sur les chantiers de la SNCF de La Chapelle, où son travail clandestin faitde lui, à la Libération, le principal responsable syndical de son chantier, puis le secrétaire de l'assemblée inter-chantiers, enfin un des deux membres du Comité d'entreprise national de la Société qui l'emploie. Il aura pour premier responsable de cellule Raymond Gorin, (futur grand professeur de médecine pédiatrique), où il se trouve aussi avec Hélène Gorin ainsi qu'avec Cécile Molinier, fille d'Henri Molinier (qui deviendront tous ses amis).

En 1946, il est libéré de son travail sur les chantiers du bâtiment, où le PCF avait réussi à le démasquer, en devenant permanent de la direction régionale parisienne du PCI. Au début de l'année, il est élu membre suppléant du comité central, recommandé par Marcel Gibelin et Marcel Bleibtreu. Il appartient à la "gauche" du parti, dont Pierre Frank est alors le principal dirigeant.
Une particularité du PCI est l'importance du nombre de femmes qui y militent et sont membres de la direction. Michel Lequenne mentionne parmi ces dirigeantes, déjà militantes pendant la Guerre, Simonne Minguet, Lili Bleibtreu, Jeanne Danos, et l'ancienne Michèle Mestre (Lucienne Abraham).
Il y mentionne aussi un goût vif de l'humour qui tenait à la liaison du trotskisme avec le surréalisme (bien manifesté par les dessins de Roger Foirier), et des réunions de détente où venaient des artistes comme Roger Blin, Marianne Oswald et Raymond Bussières, anciens, avant la Guerre mondiale, du Groupe Octobre de Prévert. Autre particularité, par rapport à tous les autres partis : les ruptures du Parti étant politiques, elles n'empêchaient pas de se retrouver parfois, sans inimitié (pour Michel Lequenne avec Yvan Craipeau, Essel, Grimblat, Dalmas de Polignac), voire politiquement,comme précisément et plus profondément, avec Jean-René Chauvin.

Au congrès de l'été 1946, Lequenne est devenu membre titulaire du comité central, mais la direction passe à l'aile dite "de droite"" d'Yvan Craipeau, Paul Parisot et Albert Demazières (et de Jean-René Chauvin). Au début de l'année 1947, la direction revient à l'aile "gauche", et la droite est exclue pour sa ligne d'entrée au RDR (Rassemblement démocratique révolutionnaire) fondé par David Rousset et Jean-Paul Sartre. Marcel Gibelin reprend la direction de La Vérité, organe du parti, où il avait déjà fait écrire Michel Lequenne, et où son activité de journaliste politique se développe et devient encore plus importante quand la direction du journal passe à Marcel Bleibtreu, qui fait de lui son adjoint.
Depuis 1947, il travaille dans l'édition, aux Éditions du Pré-au Clercs, où l'a fait entrer Jean Malaquais. Il y côtoie,entre autres, Jacques Prévert, André Verdet et Julien Blanc.


De 1948 à 1950, la rupture de la Yougoslavie avec l'URSS est au centre de son activité, et la lutte face aux militants du PCF est brutale (énorme bagarre lors de meeting à la salle des sociétés savantes). Le comité central du PCI lui confie la responsabilité de la brigade Jean Jaurès, première de celles envoyées en Yougoslavie, aux fins de travail et d'enquête. C'est également en 1950 qu'il devint secrétaire de rédaction de la revue Contemporains, dirigée par Clara Malraux, créée par des intellectuels qui rompaient avec le PCF sur l'affaire yougoslave, dont Jean Cassou, Jean Duvignaud, Claude Aveline et Louis Martin-Chauffier.

La scission de 1953, très importante aux yeux de Michel Lequenne, n'est pas abordée dans cette video. Après que la majorité du PCI, qui est la section française de la IVe Internationale en ait été exclue, puis que Lambert (Pierre Boussel) en ait pris la direction et ait à son tour exclu la tendance Bleibtreu Lequenne, nous retrouvons rapidement Michel Lequenne en 1955, lorsque cette tendance constitue le groupe GBL (Groupe bolchevik-léniniste)  qui  décide en 1956 d'entrer dans la Nouvelle gauche (NG) qui vient de se constituer. Celle-ci fusionne peu après avec le Mouvement de libération du peuple (MLP) pour former l'Union de la gauche socialiste (UGS) qui ne tolérait plus la double appartenance. Le GBL se dissout alors, et devient rédaction de la revue Tribune marxiste. C'est dans l'UGS que Michel Lequenne retrouve Jean-René Chauvin, qui refusera de participer à la nouvelle fusion de l'UGS avec le PSA (minorité de gauche du PS) en avril 1960. Tribune Marxiste devient la Revue marxiste, qui cesse après deux numéros. Michel Lequenne prend l'initiative, avec Albert Roux, de fonder une Tendance socialiste révolutionnaire dans le PSU, où il rassemble de nombreux  anciens du PCI qui ont suivi des parcours politique différents, dont certains membres de la minorité du PCI devenue  section de l'Internationale. Des discussions aboutiront au retour de Lequenne avec la plupart des anciens du GBL (mais pas Marcel Bleibtreu) et des militants gagnés dans le PSU, dans ce PCI, donc un retour dans la IVe Internationale.
Immédiatement, il devient membre du Comité central et du Bureau politique de ce PCI, bientôt directeur de son journal, et en 1966 deviendra membre du Comité exécutif de l'Internationale.
Pendant cette période, Michel Lequenne sera un des créateurs d'un Comité Pérou, formé pour la libération d'Hugo Blanco (Jean-René Chauvin  participa également à ce comité).
Après un retrait à la base post-68. Michel Lequenne revient au comité central de la Ligue, et à plusieurs reprises au bureau politique, mais plus souvent minoritaire. Enfin il occupe à nouveau des postes dans la direction de l'Internationale. En 1973, il forma une tendance, dite T3, qui se renouvela presque constamment jusqu'à sa démission de la Ligue en 1988.
(Jean-René Chauvin qui, a plusieurs reprises, entra dans le Ligue et en sortit, fut alors membre de la T3).

En 1975, Lequenne fut un des fondateurs de la revue théorique de la LCR, Critique communiste, membre de sa direction pendant plusieurs années, et en resta rédacteur après sa démission et jusqu'à la fin de cette revue.


À 92 ans (en début d'année 2013), il poursuit sa vie politique, essentiellement par la finition de livres, somme de tous ses travaux.
La production écrite de Michel Lequenne, journalistique, d'études et de livres, est considérable, couvrant des domaines aussi variés que la politique française et internationale, l'art, la littérature, et l'histoire ancienne et moderne, la philosophie...
Nous n'avons abordé dans ce résumé que quelques étapes de son parcours politique, sans mentionner ses responsabilités très nombreuses dans le cadre des ses activités militantes
et littéraires.



Cette video s'inscrit dans une série de videos retraçant le parcours de Jean-René Chauvin, et par là-même, le contexte politique et social dans lequel il a évolué. Vidéo produite par le Centre d'Histoire Sociale du XXe siècle (Unité mixte de recherche, CNRS / Université Paris1) et réalisée par Jeanne Menjoulet, à l'occasion de cet entretien. Le CHS est un centre de recherche en histoire sociale (CNRS / Université Paris 1) où sont conservées des archives de militants, notamment le fonds Jean-René Chauvin .Entretien avec Michel Lequenne, réalisé par Jeanne Menjoulet au cours de l'année 2012 pour le CHS (Centre d'Histoire Sociale).

Les Courgettes de la Résistance

Mélissa Idri

06min18

Un livreur de couscous nourrit la résistance dans les montagnes durant la guerre d’Algérie.

« Mistinguett, La Grande Revue, performance & celebrity in Interwar France »

Holly GROUT

47min05

Holly Grout, « Mistinguett, La Grande Revue, performance & celebrity in Interwar France »

« Le Spectacle de la Résistante: Female Dress & Gender Transformation »

Mary Lou ROBERTS

45min05

Mary-Louise Roberts, « Le Spectacle de la Résistante: Female Dress & Gender Transformation »

L’analyse des matériaux pour l’industrie automobile (ASR n°2 - LEM3)

05min10

Les interactions entre le monde de la recherche et celui de l’industrie sont nombreuses. Le fruit du travail des chercheurs du LEM3 (Laboratoire d’Etude des Microstructure et de Mécaniques des Matériaux) dans les domaines de la connaissance, la sécurité et la maîtrise de la production des matériaux fait de ce laboratoire un partenaire important de l’industrie automobile. Ce film a été produit par l'Université de Lorraine grâce au soutien de la Région Lorraine.

Habana

De Édouard Salier

21min56

Dans un futur proche, la ville de La Havane est à la limite de la guerre civile, et occupée par une force armée étrangère.

Une visite guidée par Lazaro, un gamin du ghetto, révèle le chaos qui règne au sein de la capitale...