Documents pour «gène»

Les Humains: une longue histoire, puis un retour à la nuit des temps

André LANGANEY

1h06min15

L’évolution humaine montre une accélération de plus en plus forte de la transformation de notre espèce, au départ banale, et de son environnement, qu’elle modifie et dégrade sans cesse. André Langaney, généticien, en retracera les principales étapes, les mécanismes généraux et particuliers, les innovations et les spécificités. Puis, il tentera, en conclusion, d’en déduire le cadre que ses dernières étapes créent pour l’avenir de nos descendants. Dernier volet du cycle de conférences "De l'Histoire à l'actualité des sciences". Pour voir les volets précédents : 1. De la création à l'évolution : l'invention de la biologie 2. L'évolution détournée : par le plaisir puis par les humains.

2015 - Sexe, diversité, innovation

1h18min15

Conférence du Professeur Pierre-Henri Gouyon qui a eu lieu le 2 décembre à 18h à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales, et qui entre dans le cadre du cycle : " Quand les scientifiques observent le sexe ". Généticien ayant aussi fait des études de philosophie, Pierre-Henri Gouyon est Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, à l’AgroParisTech, à l’ENS et à Sciences Po. Il est aussi responsable de l’Équipe de recherche en Botanique au sein du Laboratoire ISYEB (Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité). Il étudie actuellement les mécanismes de l’Évolution en allant de la génétique à l’Écologie. Auteur de nombreuses publications scientifiques qui lui ont notamment valu un prix de la Société Américaine d’Écologie et d’avoir été élu à l’Academia Europea de Londres, il a aussi publié plusieurs ouvrages ou CD à visée didactique, notamment : - « Aux origines de la Sexualité » (2009), - « La reproduction, ce que l’on ne sait pas encore », - « l’Évolution, 2014 » (qui a reçu le Prix « Lire dans le Noir » de Radio-France). Il appartient ou a appartenu à plusieurs comités nationaux en lien avec les questions de Science dans la Société, ainsi qu’aux comités d’Éthique de l’INSERM et du Département des Sciences de la Vie du CNRS.

2015 - Fille ou Garçon, un gène à l’aiguillage

1h14min37

« Fille ou Garçon, un gène à l’aiguillage » par le Professeur Philippe Berta Conférence du Professeur Philippe Berta qui a eu lieu le 17 octobre à 10h à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales, et qui entre dans le cadre du cycle : " Quand les scientifiques observent le sexe ". Philippe Berta, Professeur des universités, est fondateur et président du conseil scientifique de l’École de l’ADN, secrétaire général du pôle de compétitivité santé Eurobiomed, codécouvreur du gène de la masculinité SRY, directeur du master régional de biotechnologie BIOTIN et concepteur de PatentShaker. On lui doit aussi la mise en place de l’Université de Nîmes. On vient de célébrer le 25ème anniversaire de la découverte du gène de la masculinité, SRY. Cette découverte a, tout à la fois, mis fin à des siècles d’hypothèses sur l’origine des deux sexes au profit de l’hypothèse génétique. Elle a aussi permis, depuis, de décrypter en grande partie les mécanismes moléculaires conduisant à la mise en place de la gonade mâle/femelle. Enfin, ce gène si particulier a conduit à la description d’une grande famille de gènes, les gènes SOX (SRY box), qui font régulièrement l’actualité par leurs implications dans de grandes voies de développement ou, par exemple, dans l’établissement d’un profil cellule souche à nos cellules différenciées.

2015 - L’homosexualité a-t-elle des bases biologiques

1h15min36

« L’homosexualité a-t-elle des bases biologiques ? ». Conférence du Professeur Jacques Balthazart qui a eu lieu le 9 décembre à 18h à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales (amphithéâtre René CASSIN) dans le cadre du cycle : " Quand les scientifiques observent le sexe ". Jacques  Balthazart  est  Professeur  Émérite  au Grappe Interdisciplinaire de Génoprotéomique Appliquée (GIGA) Neurosciences de l’Université de Liège. Il étudie  depuis plus  de  40  ans  les  mécanismes neuroendocriniens   et   neurochimiques de contrôle du comportement sexuel. Il s’intéresse spécialement  à  la  différenciation  sexuelle, c’est  à  dire  aux  mécanismes  qui  pendant  le développement  déterminent  les  différences  comportementales, neuroanatomiques et neurochimiques entre mâles et femelles. Il a dans ce cadre publié plus de 400 articles scientifiques dans des revues internationales. Il a organisé de nombreuses conférences internationales sur ces thèmes, fait partie du comité de rédaction de plusieurs journaux scientifiques et est actuellement co-éditeur en chef de la revue Frontiers in Neuroendocrinology. Sa conférence a pour but d’exposer les résultats de recherches en biologie indiquant que les effets des hormones embryonnaires, eux-mêmes sous le contrôle partiel de facteurs génétiques, jouent probablement  un  rôle  prépondérant  dans  le  déterminisme  de l’orientation sexuelle. Il passera tout d’abord en revue les études animales  qui  démontrent  formellement  que  de  nombreuses différences entre mâles et femelles sont le résultat de l’action des hormones testiculaires pendant la vie embryonnaire. Dans un deuxième stade, il montrera que ces mêmes hormones sont toujours  bien  présentes  et  actives  dans  l’espèce  humaine  et déterminent  les  différences  sexuelles  morphologiques  ainsi que  certaines  différences  comportementales  entre  hommes  et femmes. Enfin une troisième partie passera en revue les Études cliniques et diverses Études épidémiologiques qui suggèrent très fortement que ces mécanismes hormonaux jouent également un rôle important dans le déterminisme de l’orientation sexuelle.

Secrets de longévité Sur la piste des Laron en Equateur

Sylvie Gilman

56min24

Vivre très vieux et en bonne santé, n'est-ce pas notre espoir à tous ? Depuis des dizaines d'années, des chercheurs tentent de décrypter les mécanismes du vieillissement et de repousser les maladies qui surviennent avec l'âge. Et quelquefois, les voies de la recherche prennent des chemins de traverse…  Il existe une vallée, en Équateur, sillonnée par des routes à peine dessinées sur les cartes.
Là, dans des villages excentrés, certaines personnes paraissent protégées du diabète, du cancer… et peut-être même d'Alzheimer. Mais ces hommes et ces femmes apparemment bénis des dieux, se sont longtemps considérés comme abandonnés de Dieu ; car ils ont une particularité : ils sont de très petite taille – 1m20 en moyenne-. Ils ont vécu isolés, à l'abri des regards, loin d'imaginer détenir dans leur sang un secret dont pourrait peut-être bénéficier un jour l'humanité toute entière.  
Petite taille, grand mystère : par quels mécanismes sont-ils protégés ? La compréhension de ces mécanismes pourra-t-elle un jour protéger le reste du monde?
C’est ce qu’espèrent aujourd'hui des scientifiques : de Tel-Aviv à Los Angeles, en passant par l'Équateur, ce film suit pas à pas le cheminement d'une recherche non seulement originale, mais potentiellement révolutionnaire dans la compréhension – voire le traitement et la prévention - de maladies comme le cancer.

Collège de France - Interaction entre gène et environnement dans le trouble bipolaire / Gene environment interaction in bipolar disorder.

Bruno ETAIN

16min40

Bipolar affective disorder is a multifactorial disorder with a strong genetic component. However, epidemiological studies have also implicated psychosocial stressors in the onset and recurrence of the disease. Recent publications have suggested that childhood traumatic events might be more frequent and more severe among bipolar patients in comparison with controls. Childhood traumatic events might also influence the clinical expression of the disease with an increased frequency of psychotic features, suicidal behavior, comorbidities with substance misuse and panic disorder and with an earlier onset of the disease. Three recent studies performed in our bipolar patients population have suggested that bipolar patients have endured more frequent and severe childhood affective trauma in comparison with healthy subjects and that such factors influence not only the clinical expression of the disease but also the affective level of functioning between mood episodes (in terms of affective lability and affect intensity measures). Moreover, the influence of the history of childhood traumatic events on the age at onset of the disease may be moderated by the genotype of the short/long allele of the serotonin transporter gene promoter. This represents the first data suggesting a gene*environment interaction in bipolar disorder. Si l'implication de facteurs de susceptibilité génétique est désormais admise dans le trouble bipolaire , celle des facteurs environnementaux reste plus contestée. Ces derniers demeurent en effet relativement inconnus et souvent difficilement mesurables. Parmi ces facteurs environnementaux, les antécédents de traumatismes affectifs vécus dans l'enfance suscitent une attention grandissante de la part des chercheurs. Plusieurs publications tendent á suggérer une implication de ces facteurs de risque dans le trouble bipolaire en démontrant également l'effet de ces facteurs sur l'expression clinique de la maladie en termes de comorbidité, d'âge de début et de conduites suicidaires. Trois études réalisées récemment dans notre équipe ont permis de confirmer que ces traumatismes affectifs dans l'enfance constituent un facteur de risque au trouble bipolaire et qu'ils sont associés, non seulement á une expression plus sévère de la maladie en termes d'un âge de début plus précoce et de comportement suicidaire, mais également en influençant le fonctionnement thymique inter-critique (labilité affective et intensité des affects). Par ailleurs, le variant l/s du promoteur du gène codant pour le transporteur de la sérotonine et les traumatismes affectifs vécus dans l'enfance influenceraient l'âge de début du trouble bipolaire. Nous avons étudié l'effet des traumatismes affectifs infantiles et des variants du transporteur de la sérotonine et nous avons montré que l'effet de ces traumatismes infantiles n'était observable que chez les sujets vulnérables au stress c'est-á-dire chez ceux portant deux copies s du promoteur du transporteur de la sérotonine. Ces recherches ouvrent de nouvelles voies de compréhension vers les mécanismes physiopathologiques sous-tendant le trouble bipolaire tant sur le plan génétique que sur le plan environnemental et les recherches devront désormais inclure l'exploration d'autres facteurs environnementaux comme par exemple l'exposition á certains virus neurotropes. Origine SPI-EAO CERIMES Canal-U Santé et Sport Générique Auteur: Bruno ETAIN ,(MD) Pôle de Psychiatrie du Pr Leboyer et IMRB-INSERM U841, Hôpital Albert Chenevier - 40 rue de Mesly - 94000 Créteil - France.

La diversité humaine

Miroslav RADMAN

1h01min06

Une conférence de l'UTLS au lycée avec Miroslav Radman Lycée Jean Lurçat Paris

Projet IBIS

Science en Cours

24min54

Biopuces Sol-Gel de haute sensibilité
GénériqueP. Pegon Thalès - Angénieux USTL TV SEMM

La mucoviscidose: le gène anormal est connu....et après

Edith PUCHELLE

29min33

10 ans après la découverte du gène responsable de la mucoviscidose, les progrès de la recherches ont ils permis daméliorer la condition des malades

p53 , supresseur de tumeurs

Claude CARON DE FROMENTEL

25min29

La p53: mise en évidence, réarrangement et invalidation du gène Le virus simien 40 (SV40) exprime un oncogène, l'antigène grand T (AgT), qui est capable de transformer des cellules en culture et d'induire des tumeurs chez l'animal. Dans les cellules transformées, cet antigène viral s'associe à la protéine p53. C'est ainsi qu'en étudiant l'AgT, on a découvert la protéine p53. Les animaux porteurs de tumeurs induites par le virus SV40 produisent des anticorps contre l'AgT. Or, ces animaux synthétisent également des anticorps contre la protéine p53. Des études ultérieures menées chez l'Homme ont montré qu'environ 10 % des patients atteints d'un cancer possèdent des anticorps dirigés contre la p53. Ces résultats indiquent que la présence d'anticorps circulants dirigés contre la p53 est en relation avec le développement d'une tumeur et non pas avec la présence d'une protéine virale. L'immunogénicité de la protéine p53 dans un contexte tumoral a permis aux chercheurs de disposer très rapidement d'anticorps polyclonaux et monoclonaux pour étudier cette protéine. Ces outils se sont avérés d'autant plus précieux que, comme nous l'avons vu lors de la première émission, c'est la stabilité de la protéine, et non le taux de transcription, qui entraîne une modification de sa quantité intracellulaire, en fonction des situations.

Végétaux : diversité, hybridation

Jacques MUGNIER

1h18min19

En 1998, le Groupe sur la Phylogénie des Angiospermes (APG) publie une étude phylogénétique des plantes à fleurs en comparant des séquences de l'ADN chloroplastique. Ces taxonomistes moléculaires ne retiennent que les groupes strictement monophylétiques (c'est-à-dire descendant tous d'un ancêtre commun). Autant que possible, ils ont tenu à conserver les noms des ordres et des familles bien connus. Des études portant sur des gènes avec des fonctions différentes, la petite sous-unité de l'ARN ribosomique, le 18S, et les espaceurs internes transcrits, les ITS, ont abouti aux mêmes conclusions. Plus important encore, la classification moléculaire est basée sur des séquences consultables sur Internet (GenBank), accessibles à tous les chercheurs. L'ancêtre vivant des plantes à fleurs (‘the abominable mystery' de Darwin) est un arbuste de Nouvelle-Calédonie, Amborella. Les Welwitchia et Gnetum sont proches des Conifères et pas des Angiospermes. Les Monocots ont dérivé de plantes de type Magnolia. Les Dicots vraies comprennent les plantes dont les grains de pollen comportent trois pores. Les Dicots regroupent deux vastes ensembles naturels, les rosidées et des astéridées, et à leur base on trouve les Saxifragales et les Ranunculales. Quelquefois, les phénomènes de convergence et de simplification par retour vers un caractère primitif confèrent, à des espèces apparentées, une multiplicité d'apparences, totalement déroutante. Les études moléculaires ne sont pas une fin en soi, mais la première étape pour comprendre les processus de diversification des espèces végétales. Des phénomènes d'hybridation - on parle aussi d'introgression - peuvent survenir et avoir des implications évolutives très significatives. Les études de ces dix dernières années ont montré que l'hybridation et l'introgression, plus répandues dans le monde végétal que ce que l'on imaginait, peuvent conduire à la diversification rapide des espèces. La connaissance des relations phylogénétiques entre les espèces permettra de surveiller les risques de dissémination des transgènes.

La transgenèse et ses applications

Louis-Marie HOUDEBINE

1h19min17

La découverte de la structure de l'ADN et du code génétique ainsi que la mise au point des techniques du génie génétique ont logiquement conduit à la modification du patrimoine génétique des cellules et des organismes entiers. Celle-ci est obtenue par le transfert direct de gènes isolés natifs ou modifiés, à l'aide de techniques qui sont adaptées aux différentes espèces concernées. La transgenèse consiste, soit à ajouter une information génétique étrangère, soit à remplacer très précisément un gène endogène par un gène étranger. Ces modifications génétiques sont définitives et elles conduisent à l'obtention de lignées d'animaux ou de plantes transgéniques.