Documents pour «conditions de travail»

Mon retour à l'usine

De Julien Hogert

23min13

"Mon premier boulot d'été, c'était soudeur dans cette usine. J'avais 17 ans, et je venais de passer mon bac. Moi qui avais entendu parler d'usines dans mon enfance, voilà, j'y étais : l'achèvement de ma vie de fils d'ouvriers. Heureusement, je ne suis resté que 2 mois. Après, j'ai dit tchao à mes collègues et je me suis sauvé pour faire des études... Est-ce que je devais me sentir coupable ? Qu'est-ce qui faisait que moi, je pouvais partir et pas eux ? ... en fait, j'aurais bien voulu sauver la classe ouvrière... Bon, à la place de ça, j'ai décidé de revenir à l'usine, pour faire une sculpture et retrouver les ouvriers avec lesquels j'avais travaillé, 4 ans auparavant..."

L'ordre règne à Simcaville

Catherine Moulin

29min06

Tourné en mai 1968, ce film rassemble des documents réunis par un groupe de cinéastes et d'ouvriers pour illustrer les conditions de vie et de travail dans une grande usine française de construction automobile.

La reprise du travail aux usines Wonder

Liane Estiez-Willemont

10min48

e film montre les ouvriers de chez Wonder qui, le matin du 9 juin 1968, viennent de voter la reprise du travail, après trois semaines de grève. Une jeune femme refuse de rentrer. Elle crie : "Je ne rentrerai pas, non je ne rentrerai pas", "Je ne veux plus refoutre les pieds dans cette taule dégueulasse". Autour d’elle, des ouvriers s’attroupent. Les délégués syndicaux, artisans de la reprise, s’approchent et tentent de la calmer. Un étudiant de passage met de l’huile sur le feu. Il n’en fallait pas plus pour que ce plan séquence devienne un des classiques du cinéma direct.

Nouvelle société n°7 - Augé découpage

De Groupe Medvedkine de Besançon

10min46

Dans une usine de contacteurs électroniques, les conséquences sur la vie des ouvriers, de la pression des grandes entreprises sur les petites : les cadences s’accélèrent, la tension monte, les accidents deviennent plus fréquents et plus graves : un ouvrier perd sa main dans une presse.

Nouvelle société n°6 - Biscuiterie Buhler

De Groupe Medvedkine de Besançon

09min21

Une petite fille dont la mère travaille à la biscuiterie Bulher et le père est routier, raconte sa vie. Une vie familiale désagrégée par le travail. Le monde des travailleurs vu à travers les yeux de leurs enfants.

Nouvelle société n°5 - Kelton

De Groupe Medvedkine de Besançon

08min10

Les conditions de travail dans l’horlogerie Kelton-Timex : les ouvrières travaillant comme des marionnettes, les évanouissements, les accidents et en guise de prime de la "Nouvelle Société", Sylvie Vartan venant chanter à l’atelier...

Qu’est-ce que le travail non qualifié ?

28min10

José Rose est professeur émérite de sociologie à Aix Marseille Université et docteur en sciences économiques.

Il s’agit d’abord de critiquer la notion de travail non qualifié en distinguant qualification de la personne, de l’emploi et du travail. Puis de proposer, au regard des publications parues sur le sujet, quelques éclairages sur l’ampleur, la répartition et les formes de l’emploi réputé non qualifié. Enfin, nous analyserons les politiques publiques conduites ces dernières années dans ce domaine avant d’ouvrir d’autres pistes d’action possibles.

Tant que nous sommes à bord

Agnès Perrais

1h20min04

Saint-Nazaire, ville-port. Aux deux extrémités du bassin, le quartier ouvrier de Penhoët et celui du Petit Maroc qui se tourne vers la mer, sont chacun intimement liés à l’activité des chantiers de construction navale, centre économique et affectif de la ville. La vie des habitants tourne autour du port, qu’ils soient patrons de bar, marins, ouvriers, ou aussi et de plus en plus souvent, à la chôme. À Saint-Nazaire, le port est riche de tout un imaginaire de luttes sociales, celles de la gloire passée de la «  ville rouge  » et celles, plus complexes et fragiles, du présent. Mais on y trouve aussi la fierté d’un travail spécifique au lieu, le travail sur les bateaux, qui appelle un des plus beaux imaginaires qui soient : la mer, le départ. Dans les chantiers et sur le port, la disproportion entre les machines, grues, silos, paquebots, et les hommes qui y travaillent, entérine dans les faits l’industrialisation de ce qui jadis pouvait encore tirer vers l’artisanat. Mais cette évolution trouve en même temps une résistance dans le sens du collectif, et l’amour de l’objet du travail, le bateau, à rebours des conditions de son exercice. De tout petits hommes sur des engins gigantesques, des bateaux qui partiront naviguer sur l’océan : entre le quotidien de la vie ouvrière, l’expérience des marins, et le rêve d’un ailleurs, quelle place peut garder un imaginaire au cœur de l’industrie et comment peut-on encore être à bord, de sa vie, de ses espoirs, même si la vie matérielle n’est pas exactement l’aventure fabuleuse des rêves faits un jour  ?

Automatisation et relation Homme-Animal

35min36

Dans
le cadre d’une table ronde sur "Entre objet et
sujet, comment (re)penser l'animal aujourd'hui ? », l'intervention de Florence King-Eveillard (Institut de l'élevage) a pour objet « Automatisation et relation Homme-Animal » et présente les travaux en sociologie de l'Institut dans l'étude des représentations sociales sur l'activité d'élèvage.

Discussion (2)

Paul BOUFFARTIGUE

37min21

Paul BOUFFARTIGUE, LEST-CNRS

A l’ombre des avions, les ouvriers invisibles de l’assistance aéroportuaire

41min25

Fabien BRUGIÈRE, CRESPPA-GTM. A l’ombre des avions, les ouvriers invisibles de l’assistance aéroportuaire 

Intermittence, logique de site et conscience ouvrière : aux fondements de la résistance des dockers à la subordination salariale au 20e siècle.

Michel PIGENET

32min33

Michel PIGENET, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Centre d’Histoire Sociale du XXème siècle Intermittence, logique de site et conscience ouvrière : aux fondements de la résistance des dockers à la subordination salariale au 20e siècle