Documents pour «droits de l'homme»

Free Angela and the political prisoners

De Shola Lynch

1h37min37

Free Angela raconte l'histoire d’une jeune professeure de philosophie, née en Alabama, issue d’une famille d’intellectuels afro-américains, politiquement engagée.  Durant sa jeunesse, Angela Davis est profondément marquée par son expérience du racisme, des humiliations de la ségrégation raciale et du climat de violence qui règne autour d’elle. Féministe, communiste, militante du mouvement des droits civiques aux États-Unis, proche du parti des Black Panthers, Angela Davis s'investit dans le comité de soutien aux Frères de Soledad, trois prisonniers noirs américains accusés d'avoir assassiné un gardien de prison en représailles au meurtre d'un de leur codétenu. Accusée en 1970 d'avoir organisé une tentative d’évasion et une prise d’otage qui se soldera par la mort d’un juge californien et de 4 détenus, Angela devient la femme la plus recherchée des Etats-Unis. Arrêtée, emprisonnée, jugée, condamnée à mort, elle sera libérée faute de preuve et sous la pression des comités de soutien internationaux dont le slogan est FREE ANGELA ! Devenue un symbole de la lutte contre toutes les formes d’oppression : raciale, politique, sociale et sexuelle, Angela Davis incarne, dans les années 70, le « Power to People ». Avec sa coupe de cheveux « boule » et sa superbe silhouette elle lancera, malgré elle, la mode « afro », reprise à cette époque par des millions de jeunes gens. Quarante ans plus tard, à l’occasion de l’anniversaire de l’acquittement d’Angela Davis, Shola Lynch, avec Free Angela, revient sur cette période cruciale de la deuxième partie du XXe siècle.

Jean Jacques De Felice, Avocat Militant Des Droits de l'homme

40min56

A l'occasion de la sortie du numéro de  la revue "Matériaux pour l'histoire de notre temps" (BDIC, 2015), les historiennes Sylvie Thénault et  Liora Israël, et l'archiviste, Bassirou Barry, développent quelques thématiques autours du parcours de l'avocat militant des droits de l'homme, décédé en 2008, Jean-Jacques de Félice, dont les archives, déposées à la BDIC, témoignent de ces combats : Avocat de militants du FLN (dont Ben Bella) durant la guerre d'Algérie, avocat d'une figure de la lutte anti-apartheid, comme Nelson Mandela, avocat de leaders indépendantistes kanaks, comme Jean-Marie Tjibaou, ou avocat de terroristes d'extrême-gauche des années 1970 (Brigades Rouges, Bande à Baader), Jean-Jacques de Félice était par ailleurs avocat des militants de la non violence, en particuliers des objecteurs de conscience. De nombreux extraits d'entretiens réalisés du vivant de l'avocat alternent avec les analyses des historiennes relatives à ces apparents paradoxes. Outre la question de la guerre d'Algérie et de la violence politique, le sens de l'engagement par le biais du droit est également questionné : le droit "chiffon de papier", ou le droit comme une arme de lutte ?  Des expériences comme celle du "Mouvement d'action judiciaire" qui regroupait des juristes comme J.J. de Félice, Henri Leclerc, ou Michel Tubiana sont abordées ainsi que la question de la désobéissance civile, de la mobilisation sur le plateau du Larzac et de combats des années 2000, de l'emprisonnement de José Bové aux actions pour le droit au logement (occupation de l'immeuble de la rue du dragon). Les droits de l'homme, sont un fil conducteur de tous ces engagements (Jean-Jacques de Félice fut vice-président de la LDH), sans compter des motivations plus personnelles, comme les croyances religieuses (l'éducation protestante de l'avocat le rapprochait d'une certaine façon de militants du FLN pour qui les convictions religieuses musulmanes étaient importantes).

Malcolm X

De Spike Lee

3h13min29

Une évocation de la vie de Malcolm X, leader du mouvement noir américain Nation of Islam : son enfance difficile à Omaha, son séjour en prison où il apprend à cultiver la fierté de sa race, son entrée dans l'organisation d'inspiration islamiste, son mariage avec l'infirmière Betty Shabazz, son pèlerinage à la Mecque et son assassinat le 21 février 1965 au cours d'un meeting.

Politiques migratoires et droits de l’Homme : une conciliation impossible ?

Danièle LOCHAK

59min01

Danièle Lochak, professeure émérite de droit public de l’Université Paris Ouest – Nanterre la Défense, CNRS Peut-on concilier les impératifs auxquels obéissent aujourd’hui les politiques migratoires et les modalités de leur mise en œuvre avec le respect des droits de l’homme ? La question renvoie à une interrogation classique du droit international, qui prend aujourd’hui une intensité et une actualité particulières : jusqu’à quel point les États peuvent-ils invoquer leurs prérogatives souveraines pour faire obstacle à la libre circulation des personnes et entraver ainsi l’exercice d’une série de droits fondamentaux ? On se trouve ici face à un paradoxe : alors même que, tirant les conséquences du caractère universel des droits de l’homme, on a fini par admettre que leur jouissance devait être assurée sans considération de nationalité, les impératifs de la maîtrise des flux migratoires conduisent non seulement à justifier des restrictions croissantes aux droits fondamentaux des étrangers, mais à accepter le risque de violations caractérisées de ces droits.

Le devoir de vigilance

Sandra COSSART

05min54

Les consommateurs sont de plus en plus soucieux des conditions dans lesquelles sont fabriqués les produits qu’ils achètent. Le respect des droits de l’homme fait partie des critères de choix. Or, la mondialisation des échanges économiques et financiers, non accompagnée d’une régulation internationale obligeant les multinationales à respecter les droits fondamentaux, donne lieu à des violations dans leurs filiales et sous-traitants à l’étranger : conditions de travail indignes, pollutions de terres cultivées et de courants d’eau, exploitations des enfants, esclavage moderne ...  Dans cette vidéo, Sandra Cossart montre qu'il est donc nécessaire de responsabiliser les maisons mères et les donneurs d’ordre sur toute leur chaîne de production : c’est ce que tente de faire la proposition de loi sur le devoir de vigilance est un moyen légal qui permettrait de prévenir les dommages ouet de les réparer s’ils sont causés. L’association Sherpa travaille depuis 2001 afin d’adapter le cadre législatif à la réalité économique et de rendre juridiquement responsable les multinationales pour les activités par rapport àde leurs filiales et /sous-traitants. Sandra Cossart, responsable du volet Globalisation et Droits Humains à Sherpa, revient ici sur cette proposition jet de loi, ses limites, sa pertinence, et sa potentielle adoption dans la législation française.

Conférence de Mohamed Mahmoud Mohamed Salah : "La responsabilité des institutions financières internationales dans la violation des droits de l’homme"

57min45

Dans le cadre du cycle de conférence de la fondation Institut d'Etudes Avancées de Nantes, Mohamed Mahmoud Mohamed Salah, (Professeur à l’université de Nouakchott, Mauritanie) a donné une conférence intitulée : "La responsabilité des institutions financières internationales dans la violation des droits de l’homme"

La tierra sin mal

Anna Recalde Miranda

1h20min13

Au Paraguay, après 35 ans de dictature d’Alfredo Stroessner puis 17 ans du même parti qui l’avait mis en place, le parti Colorado, la candidature aux élections présidentielles de Fernando Lugo, ancien évêque, réveille tous les espoirs démocratiques.

Martin Almada est un  militant des droits de l'homme connu pour avoir mis la main sur les« Archives de la Terreur », les archives de l’Opération Condor, un plan secret mené par les dictatures d’Amérique du Sud et la CIA pour assassiner les dissidents politiques dans les années 70 et 80. Il mène un combat solitaire et donquichottesque pour dévoiler les liens entre le vieux système dictatorial et la corruption de la nouvelle démocratie.

Guillermina Kanonikoff, secrétaire générale du mouvement Tekoyoya, accompagne Lugo dans son parcours jusqu'au jour des élections. A travers la vie et les luttes de ces personnages, le film raconte l’histoire tragique et méconnue du Paraguay, un pays qui semble avoir l'opportunité de prendre enfin son destin en main.

Pouvoir et impuissance, un drame en 3 actes Poder e Impotencia, un Drama en 3 Actos

Anna Recalde Miranda

1h42min30

En 2008, Fernando Lugo, "évêque des pauvres" et membre de la Théologie de la Libération, remporte les élections présidentielles au Paraguay, mettant ainsi fin à 61 années de dictature.

Cette alternance inespérée tient du miracle mais la politique n’est pas faite pour les saints et le rêve vire vite au cauchemar.

"Poder e impotencia" se fait le témoin privilégié, depuis les coulisses du pouvoir, de cette aventure faite d’espoirs et de déceptions, et nous révèle ainsi la nature de la politique et la réalité du pouvoir au sein des systèmes démocratiques.

Réfugiés ? Migrants ? Rroms ? Les droits humains et la politique européenne des migrations

49min09

Séance animée par Véronique NAHOUM-GRAPPE (EHESS/IIAC)

Intervention d’Eric FASSIN (université de Paris 8)

Table ronde avec:Nicole ABRAVANEL (Université d’Amiens),
Philippe BATAILLE (EHESS),
Maryline POULAIN (CGT),
Marie-Ange SCHILTZ (EHESS)

In the dark

De Jero Yun

54min45

Une fille occidentale erre dans une ville quelque part en Corée du Sud.  

Son identité est probablement perdue dans l’atmosphère angoissante, inquiétante.

Un homme coréen est plongé dans le désarroi.  

Sa famille ne se parle presque plus.  

Le désir purement instinctif s'installe.

Table-ronde : «Mémoire, justice, réconciliation»

Yvon Le BOT

1h34min20

Violence, mémoire, commissions de la
vérité

Jeudi 06 mars 2014

Journée d’étude organisée
et animée par Yvon Le Bot, membre associé du Collège d’études mondiales

[Dans le cadre d'une
semaine de la Colombie, cette journée est précédée d'une table ronde lundi 3
mars à 18h, Colombie, sortir enfin de la violence
? avec Gonzalo Sánchez Gómez, Jean-Michel Blanquer, Daniel Pécaut et
Yvon Le Bot]






Programme



Ouverture par Michel Wieviorka, administrateur de la FMSH, directeur du Collège d’études mondiales

Autour du rapport “¡Basta Ya!Colombia : memorias de guerra y dignidad”
Modératrice : Marie-Christine Doran, Université d’Ottawa

Conférence :
Gonzalo Sánchez, directeur du Centre national de la mémoire historique, Bogotá

« Le panorama complexe de la violence en Colombie : une guerre prolongée et dégradée »

Table-ronde :
« Acteurs, victimes, raisons et déraisons du conflit armé colombien »
Martha Nubia Bello, Centre national de la mémoire historique, Bogotá,
Andrés Fernando Suárez, Centre national de la mémoire historique, Bogotá
Sophie Daviaud, Institut d’études politiques, Aix-en-Provence
Christian Gros, Institut des hautes études d’Amérique latine, U. Paris 3 (sous réserve)
Daniel Pécaut, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Peter Waldmann, Université d’Augsburg

Mémoire historique
Modératrice : Martha Nubia Bello, Centre national de la mémoire historique, Bogotá

Conférence :
Ricardo Brodsky, directeur du Musée de la mémoire et des droits humains au Chili
« Commissions de la vérité et lois d’amnistie (Chili, Argentine, Pérou) »

Table ronde :
« Crimes contre l’humanité, amnisties, procès »
Marie-Christine Doran, Université d’Ottawa
André Guichaoua, U. Paris 1, expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda
Yvon Le Bot, CADIS/CEM (FMSH)
Ricardo Peñaranda, Université nationale de Colombie

Modérateur : Yvon Le Bot

Table-ronde :
«Mémoire, justice, réconciliation»
Gonzalo Sánchez, directeur du Centre national de la mémoire historique, Bogotá
Ricardo Brodsky, directeur du Musée de la mémoire et des droits humains au Chili
Pierre Haski, Rue 89, ancien correspondant AFP en Afrique du Sud
Alain Touraine, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Michel Wieviorka, administrateur de la FMSH, directeur du Collège d’études mondiales