Documents pour «Mémoire»

L'entreprise doit-elle avoir de la mémoire ?

1h12min56

Organisé par Synergia, l’agence de développement économique de Caen la Mer.

La mémoire, un point fort de développement territorial

La thématique de la mémoire est aussi un des potentiels de développement de Caen et plus largement de la Normandie. Synergia
en fait, en septembre, le thème de son rendez-vous connu rassemblant
les acteurs du développement de l’agglomération. Ont été présentés et
débattus des atouts de la recherche, ainsi que les dimensions
entrepreneuriale et industrielle de la mémoire.

Intervenants :


Eric Lesage, Directeur Innovation Recherche Développement au sein du Groupe AGRIAL ;

Isabelle Pecou – Groupe B2V ; Observatoire B2V des Mémoires ;

Pascal Buléon– CNRS, directeur de la MRSH Caen ;

Francis Eustache, Professeur à l'Université de Caen, EPHE, directeur de Cyceron.

Le corps en tous ses états autour de la mort : et quid du mystère ?

52min00

Louis-Vincent Thomas était un universitaire français, spécialiste de
l'Afrique, qu'il a étudiée tour à tour ou simultanément sous les angles
de la sociologie, de l'anthropologie et de l'ethnologie. Il est le
créateur de la 'thanatologie', qui se veut le regroupement de tous les
savoirs théologiques, philosophiques et scientifiques relatifs à la mort.
Cette conférence-mime a été donnée dans le cadre du colloque international UNE PENSÉE AUTRE : Louis-Vincent Thomas : 20 ans après qui s'est tenu à l'IMEC du 1er au 3 octobre 2014, qui proposait d’effectuer un retour sur l’œuvre féconde de ce penseur
pluriel et insaisissable. 
Luce Des Aulniers est professeure en anthropologie à l'Université du Québec
Marie Lefebvre est comédienne, mime, travailleuse sociale à Montréal.
Les actes de ce colloque feront l’objet du numéro 11 de la revue Anamnèse courant 2015.

Les voyages mentaux dans le temps chez l'animal

39min18

Cette conférence a été donnée dans le cadre de la première Semaine de la
mémoire, organisée en partenariat avec la fête de la Science, qui s'est
déroulée en Basse−Normandie du 15 au 20 septembre 2014.
Christelle JOZET-ALVES est enseignante-chercheure à l'Université de Caen et membre du Groupe Mémoire et Plasticité comportementale.

 Les voyages mentaux dans le temps chez l’animal Les animaux sont-ils capables de se projeter dans le passé pour se souvenir des belles – et moins belles – choses ? Peuvent-ils imaginer ce que leur réserve l’avenir ? La communauté scientifique s’interroge sur leur capacité à effectuer un voyage mental dans le temps. Certains chercheurs soutiennent que les animaux sont « ancrés » dans le présent, ce qui suggère une discontinuité très nette dans l’évolution des capacités cognitives au sein du règne animal. En réaction à cette affirmation, un nombre important d’articles ont donné une impulsion forte à de nouvelles pistes de recherche chez l’animal : chez des modèles aussi différents que les oiseaux, rongeur, primates non-humains ou encore plus récemment chez des mollusques céphalopodes.

Mémoire des lieux et lieux de la mémoire des diasporas anglophones

45min27

Cette conférence a été donnée dans le cadre de la première Semaine de la mémoire, organisée en partenariat avec la fête de la Science, qui s'est déroulée en Basse−Normandie du 15 au 20 septembre 2014.
Intervenante : Françoise KRAL, professeur en études culturelles.

De quelle façon dont la notion de mémoire, qu’elle soit individuelle ou collective, doit-elle être redéfinie à l’aube du 21è siècle au regard des nouvelles modalités et des nouvelles politiques d’archivage de la mémoire collective ou de construction de la mémoire collective des peuples ? Le domaine postcolonial est un terrain particulièrement fécond pour une réflexion sur l’utilisation, voire l’instrumentalisation de la mémoire, les aléas de son cheminement et les enjeux de sa construction.
La conférence débouche sur une réflexion autour du musée et de sa récurrence chez les artistes contemporains (S. Boyce, Dave Lewis, Keith Piper, Fred Wilson) qui souvent interrogent les fondements et la légitimité de la ‘scopophilie occidentale’, sa mise en scène de l’autre par le prisme d’un regard déformant et sa construction d’une mémoire collective qui rend l’autre invisible ou bien le "typifie" à l'extrême.

La mémoire pour se reconstruire ici et là-bas. Les récits des adopté/es coréens d’Amérique du Nord

41min26

Cette conférence a été donnée dans le cadre de la
première Semaine de la mémoire, organisée en partenariat avec la fête de
la Science, qui s'est déroulée en Basse−Normandie du 15 au 20 septembre
2014.
Conférence de Rupa Raoulx (Ph. D. en «gender studies» de University of British Columbia (UBC, Vancouver)) et de Benoît Raoulx (Enseignant chercheur en géographie, EsoCaen, Université de Caen).
Depuis la guerre de Corée jusqu’à nos jours, de nombreux enfants coréens
ont été adoptés à travers le monde ; les Etats-Unis en ont accueillis
le plus grand nombre. A partir de la fin des années 1990, on assiste à
la multiplication de récits autobiographiques des adoptés aux
Etats-Unis, surtout de jeunes femmes, à l’exemple de Janet Trenka, The Language of Blood: a memoir (2003)
et de Katy Robinson Single Square picture (2002) qui accompagnent une
quête de découverte du pays d’origine. De même, des films documentaires
autobiographiques ont été réalisés par des adopté/es -Tammy Chu,
Resilience (2007). En Corée du Sud, des mères biologiques ont écrit des
lettres à destination des adopté/es. Ces productions contribuent à
négocier ses identités, à construire une mémoire individuelle et
collective, porteurs de nouveaux discours sur l’adoption. Ce travail
suggère des comparaisons avec d’autres situations à travers le monde,
d’autres adoptés coréens ayant réalisé des documentaires (ex : Sophie
Bredier, Nos traces silencieuses, France 1998 ; Laurent  Boileau et Jun
Jung Sik Couleur de peau : miel, Belgique 2012).

Mémoire de la culture normande : écrire en français au Moyen-Âge

25min45

Cette conférence a été donnée dans le cadre de la
première Semaine de la mémoire, organisée en partenariat avec la fête de la Science, qui s'est déroulée en Basse−Normandie du 15 au 20 septembre 2014.
Pierre Larrivée  est professeur de linguistique française (Université de Caen-Basse-Normandie) et Christophe Maneuvrier est maître de conférences en histoire (Université de Caen).
La Normandie est une des premières régions où apparaît l’usage du
français dans les textes médiévaux. On y retrouve une grande variété de
textes à date ancienne, ce qui semble indiquer une connaissance répandue
de l’écriture. Différents indices laissent en effet croire que
l’écriture et la lecture sont connues non seulement des religieux et
des praticiens du droit, mais aussi de bourgeois et d’artisans. Ces
différents lettrés nous donnent par leurs écrits un témoignage de ce
qu’était le français il y a sept siècles, et du rapport qu’on avait
à son écriture. Les textes en français ancien nous renseignent donc non
seulement par ce qu’ils racontent, mais aussi par la langue dans
laquelle ils témoignent.

Balade américaine en Flandres

De Jacques Loeuille

42min58

Portraits d’adeptes du mythe américain dans le nord de la France et en Belgique.

Ces adeptes sont éleveur de bisons, collectionneur d’armes de la guerre de sécession, village indien, troupe de théâtre western, groupe de reconstitution historique...

Ils forment les facettes d’une Amérique archaïque dont l’original aurait été égaré, ou qui habite quelque part en nous tous, identique et différent pour chacun, comme un génome.

Les usages du patrimoine mémoriel de l'empire

Natalie PETITEAU

1h22min55

Conférence de Nathalie Petiteau, Professeure d’histoire contemporaine, Université d’Avignon.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'Aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'université Rennes 2.
http://www.lairedu.fr/les-usages-du-patrimoine-memoriel-de-lempire/

Mémoire de 93

Alain CROIX

28min15

Ce film n’est pas un document sur la Révolution en Bretagne, mais sur la mémoire de la Révolution, et plus exactement encore sur les mémoires, tant celles-ci sont diverses. Il existe une mémoire bleue, une mémoire blanche, pour n’évoquer que les plus tranchées.

Il existe des mémoires différentes en fonction des supports qui les transmettent : certaines sont figées par la nature même de l’objet qui les porte, un objet bien souvent réalisé très longtemps après les faits, alors que d’autres vivent et parfois meurent au gré des influences postérieures, ainsi que des comportements politiques. Il existe des mémoires savantes, des mémoires avant tout populaires, et des mémoires inconscientes, lorsque des pratiques héritées de la Révolution continuent à vivre avec un tout autre sens.

C’est dire, fortement, que nous continuons à vivre avec ces mémoires de la Révolution et plus particulièrement de cette année 1793 qui fut celle du soulèvement « vendéen » et celle des fidélités affirmées à la République.
Et c’est dire que nous avons là un difficile mais passionnant terrain d’enquête historique.
Pour en savoir plus retrouver cette vidéo sur l'aire d'U, la plateforme de diffusion multimédia de l'Université Rennes 2.

http://www.lairedu.fr/memoire-de-93/

Table ronde : « Crimes contre l’humanité, amnisties, procès »

Ricardo PEÑARANDA

1h16min44

Violence, mémoire, commissions de la
vérité

Jeudi 06 mars 2014

Journée d’étude organisée
et animée par Yvon Le Bot, membre associé du Collège d’études mondiales

[Dans le cadre d'une
semaine de la Colombie, cette journée est précédée d'une table ronde lundi 3
mars à 18h, Colombie, sortir enfin de la violence
? avec Gonzalo Sánchez Gómez, Jean-Michel Blanquer, Daniel Pécaut et
Yvon Le Bot]







Programme

Ouverture par
Michel Wieviorka, administrateur de la FMSH, directeur du Collège
d’études mondiales

Autour du
rapport “¡Basta Ya!Colombia : memorias de guerra y dignidad”
Modératrice : Marie-Christine Doran, Université d’Ottawa

Conférence :
Gonzalo
Sánchez, directeur du Centre national de la mémoire historique, Bogotá

« Le
panorama complexe de la violence en Colombie : une guerre prolongée et
dégradée »

Table-ronde :
« Acteurs,
victimes, raisons et déraisons du conflit armé colombien »
Martha
Nubia Bello, Centre national de la mémoire historique, Bogotá,
Andrés
Fernando Suárez, Centre national de la mémoire historique, Bogotá
Sophie
Daviaud, Institut d’études politiques, Aix-en-Provence
Christian Gros,
Institut des hautes études d’Amérique latine, U. Paris 3 (sous réserve)
Daniel
Pécaut, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Peter
Waldmann, Université d’Augsburg

Mémoire historique
Modératrice : Martha Nubia Bello, Centre national
de la mémoire historique, Bogotá

Conférence :
Ricardo
Brodsky, directeur du Musée de la mémoire et des droits humains au
Chili 
« Commissions de la vérité et lois d’amnistie (Chili,
Argentine, Pérou) »

Table ronde :
« Crimes
contre l’humanité, amnisties, procès »
Marie-Christine Doran, Université
d’Ottawa
André Guichaoua, U. Paris 1, expert auprès du Tribunal pénal
international pour le Rwanda
Yvon Le Bot, CADIS/CEM (FMSH)
Ricardo
Peñaranda, Université nationale de Colombie

Modérateur : Yvon Le
Bot

Table-ronde :
«Mémoire,
justice, réconciliation»
Gonzalo Sánchez, directeur du Centre
national de la mémoire historique, Bogotá
Ricardo Brodsky, directeur du
Musée de la mémoire et des droits humains au Chili 
Pierre Haski, Rue
89, ancien correspondant AFP en Afrique du Sud
Alain Touraine, Ecole des
hautes études en sciences sociales (EHESS)
Michel Wieviorka,
administrateur de la FMSH, directeur du Collège d’études mondiales

Table ronde : « Acteurs, victimes, raisons et déraisons du conflit armé colombien »

Andrés Fernando SUÁREZ

1h23min15

Violence, mémoire, commissions de la vérité

Jeudi 06 mars 2014

Journée d’étude organisée et animée par Yvon Le Bot, membre associé du Collège d’études mondiales




[Dans le cadre d'une semaine de la Colombie, cette journée est précédée d'une table ronde lundi 3 mars à 18h, Colombie, sortir enfin de la violence ? avec Gonzalo Sánchez Gómez, Jean-Michel Blanquer, Daniel Pécaut et Yvon Le Bot]





Programme 

  Ouverture par Michel Wieviorka, administrateur de la FMSH, directeur du Collège d’études mondiales

Autour du rapport  “¡Basta Ya!Colombia : memorias de guerra y dignidad”
Modératrice : Marie-Christine Doran, Université d’Ottawa





Conférence :
Gonzalo Sánchez, directeur du Centre national de la mémoire historique, Bogotá

« Le panorama complexe de la violence en Colombie : une guerre prolongée et dégradée »

Table-ronde :
« Acteurs, victimes, raisons et déraisons du conflit armé colombien »
Martha Nubia Bello, Centre national de la mémoire historique, Bogotá,
Andrés Fernando Suárez, Centre national de la mémoire historique, Bogotá
Sophie Daviaud, Institut d’études politiques, Aix-en-Provence
Christian Gros, Institut des hautes études d’Amérique latine, U. Paris 3 (sous réserve)
Daniel Pécaut, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Peter Waldmann, Université d’Augsburg 

Mémoire historique
Modératrice : Martha Nubia Bello, Centre national de la mémoire historique, Bogotá

Conférence :
Ricardo Brodsky, directeur du Musée de la mémoire et des droits humains au Chili 
« Commissions de la vérité et lois d’amnistie (Chili, Argentine, Pérou) »

Table ronde :
« Crimes contre l’humanité, amnisties, procès »
Marie-Christine Doran, Université d’Ottawa
André Guichaoua, U. Paris 1, expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda
Yvon Le Bot, CADIS/CEM (FMSH)
Ricardo Peñaranda, Université nationale de Colombie

Modérateur : Yvon Le Bot

Table-ronde :
«Mémoire, justice, réconciliation»
Gonzalo Sánchez, directeur du Centre national de la mémoire historique, Bogotá
Ricardo Brodsky, directeur du Musée de la mémoire et des droits humains au Chili 
Pierre Haski, Rue 89, ancien correspondant AFP en Afrique du Sud
Alain Touraine, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
Michel Wieviorka, administrateur de la FMSH, directeur du Collège d’études mondiales

Onomastique scandinave en Normandie : mythes et réalités / Scandinavian onomastics in Normandy : myths and realities

31min56

Cette conférence a été enregistrée dans le cadre du 44e symposium de NORNA (comité nordique de coopération pour la recherche onomastique), en collaboration avec le Centre Franco-Norvégien en Sciences Sociales et
Humaines à Paris, l’OFNEC et le CRISCO (pour la coopération scientifique). Ce colloque a eu pour thème principal les noms de lieux, de
personnes et d’autres types de noms. Temporellement, il se limitait principalement à l’époque viking et géographiquement se situe dans le nord de la
France, les îles britanniques et la Scandinavie. Les thèmes des discussions
ont inclus le contact des langues et le contact de la culture, ainsi que
différents types de noms et de modèles de dénomination, d’autres questions pouvant impliquer les noms et le peuplement, les noms et la société.

Spécialiste de l’histoire de la langue française et dialectologue, Stéphane Laîné a
mis en place dans sa thèse de doctorat une méthodologie originale qui
permet de renouveler l’approche de la toponymie, en s’inspirant des
acquis de la phonétique historique et en ne négligeant ni les aspects
diachroniques, ni les aspects synchroniques contemporains. L’ensemble
des travaux publiés témoigne d’un questionnement sur les
rapports entre la langue écrite et la langue orale, la pratique
populaire et la norme savante ou officielle, les multiples formes de la
variation linguistique, les rapports entre l’onomastique et la langue
commune, l’évolution des systèmes graphiques.
Résumé de la communication

L’héritage
scandinave, réel ou supposé, fait la spécificité de la Normandie au sein du
domaine français. Depuis le XIXe siècle, cette particularité
participe d’une sorte de romantisme, que certains pourront dénommer « mythe
viking ». L’onomastique n’échappe pas à cette influence et beaucoup
d’auteurs se sont attachés ou s’attachent encore à favoriser les étymologies
scandinaves dans les recherches consacrées notamment à la toponymie de la
Normandie. Nous tenterons de présenter dans notre exposé quelques pièges qui
n’ont pas toujours été évités : transferts toponymiques
négligés, comme Bricquebosc/Bricquebost ; indécision sur
l’origine saxonne, francique ou scandinave, comme Éroudeville ; noms abusivement qualifiés de scandinaves, comme
Saint-Pierre-d’Arthéglise ;
dénominations d’origine scandinave, mais passées en français et excédant la
période viking, comme mare, londe ou hougue…


Abstract
The Scandinavian heritage,
real or perceived, is the specificity of the Normandy within the french domain.
Since the XIXe century, this feature is part of a kind of
romanticism, that some may styling "viking myth." Onomastics does not
escape this influence and many authors focused or still attach to promote
Scandinavian in particular devoted research etymologies to the toponymy of
Normandy. We will try to present in our presentation a few traps that have not
always been avoided: toponymic transfers neglected, as Bricquebosc/Bricquebost
; indecision on the Saxon origin, Frankish or Scandinavian, as Éroudeville
; names improperly qualified by Scandinavian, as Saint-Pierre-d’Arthéglise ; names of
Scandinavian origin, but past in french and exceeding the viking period, as mare,
londe or hougue...