Documents pour «Musique»

El Gusto

Safinez Bousbia

1h29min22

La bonne humeur - el gusto - caractérise la musique populaire inventée au milieu des années 1920 au cœur de la Casbah d'Alger par le grand musicien de l'époque, El Anka. Elle rythme l'enfance de ses jeunes élèves du Conservatoire, arabes ou juifs.
L'amitié et leur amour commun pour cette musique qui "fait oublier la misère, la faim, la soif" les rassemblent pendant des années au sein du même orchestre jusqu'à la guerre et ses bouleversements.
El Gusto, Buena Vista Social Club algérien, raconte avec émotion et... bonne humeur comment la musique a réuni ceux que l'Histoire a séparés il y a 50 ans. 

Des jeunes gens mödernes Kids of Töday

De Jean-François Sanz

1h22min51

Un légendaire critique rock des années 70 prend possession d'une bande de jeunes noctambules.

De Paris à Pékin en passant par New York, Montréal et Hong Kong, déferle alors une vague onirique à la Burroughs, où passés sensuels et futurs urbains se confondent comme les peaux d'un nœud de serpents dans un délire de musiques d'aujourd'hui et d'alors. Avec sa silhouette de squelette coiffée d’une grande chapka noire, l'étrange sexagénaire se présente : 69-X-69, l'exécuteur testamentaire d'Yves Adrien, inventeur du terme punk, du novö, célèbre critique musical de l'époque du Palace et d'avant.

4 - CONDITIONS DE PRODUCTION ET DE CIRCULATION - Les arts et la musique


Karine LE BAIL

1h14min55

Arts, littérature et sciences sociales
Colloque organisé à l’occasion du 40e anniversaire de l’EHESS
4 - CONDITIONS DE PRODUCTION ET DE CIRCULATION - Les arts et la musique
Modération : Karine Le Bail

avec :
Pierre-Michel Menger (pour Raymonde Moulin) : La sociologie de l’art à l’EHESS
Pierre-Michel Menger : Le travail et l’œuvre
Esteban Buch : De la musique à l'écoute, et retour



 Si les sciences humaines et sociales se sont constituées en s'arrachant à la littérature, celle-ci est devenue, tout comme l'art, la musique, le théâtre et le cinéma, à la fois une source et un objet à part entière de l'histoire, de la sociologie, de l'anthropologie, de la philosophie, du droit, voire de l'économie, qui dialoguent plus ou moins avec les disciplines spécialisées dans ces domaines, à savoir les études littéraires, l'histoire de l'art, la musicologie, les études théâtrales et cinématographiques. Mais l'apport des arts et de la littérature aux sciences humaines et sociales ne se limite pas à leur usage comme source ou leur constitution comme objet. Ils contribuent à structurer notre perception, nos catégorisations cognitives et nos valeurs, donc notre connaissance du monde et nos formes de vie. A l'inverse, les arts et la littérature n'ont cessé de se nourrir des sciences humaines et sociales. L'EHESS a joué et joue encore aujourd'hui un rôle pivot dans ce dialogue interdisciplinaire. Son anniversaire est l'occasion de dresser un état des lieux des acquis de ce dialogue.

 

 

Organisateurs
Esteban Buch (musicologie, EHESS-CRAL)
Dinah Ribard (histoire, EHESS-GRIHL)
Karine Le Bail (histoire, EHESS-Centre Georg Simmel)
Gisèle Sapiro (sociologie, EHESS-CESSP)
Jean-Marie Schaeffer (études littéraires, esthétique, EHESS-CRAL)

Colloque co-organisé par le CESSP, le CRAL, le GRIHL et le Centre Georg Simmel

 

 

 

 
 


 


 

Chronique pygmées Bakoya, Gabon, avril 2006

Alain EPELBOIN

1h27min49

Chronique des Pygmées Bakoya, Gabon avril 2006 : 1- Imbong 2- dix leçons d'ethnomusicologie, 3 Angetse Etienne, chanteur & musicien bakoya de harpe-cithare
37 scènes

1- Imbong

2- Au quartier bakoya de Zoula Sylvie Lebomin, ethnomusicologue, enregistre et analyse 10 pièces musicales bakoya en faisant jouer simultanément et/ou successivement les musiciens et les chanteuses.

3- Huit chansons d'Angetse Etienne, chanteur et musicien bakoya d'enye (harpe cithare) à Mékambo. Il est accompagné pour une pièce par Louis Joseph Ambese.

Petit récital improvisé à la demande de Sylvie Lebomin, ethnomusicologue en présence de Denis Mimbaye.
Chapitres :
00 1 Imbong, avril 2006  35 mn
Acteurs par ordre d'apparition

Ambèse Louis Joseph

Mimbaye Denis, chef de village

Moulili Jean de Dieu, préfet

Angetse Etienne, joueur d'enyele

Lebomin Sylvie, ethnomusicologue

Toum Bernard

Mbouaza Ginère, évangéliste

Bokani Gilles, chef de village

Epelboin Alain, médecin anthropologue

01 traitement de la première dent de lait des enfants bakoya  2 mn 07

Installé dans le "corps de garde" du village Imbong, Louis Joseph Ambèse raconte que lorsque l'enfant bakoya perd sa dent de lait, il doit la donner au "lézard" (indet), afin qu'il la remplace par une belle dent.

02 sortie des Pygmées de la forêt dans les années 1934-36  13 mn 59s

Denis Mimbaye, chef bakoya du village Imbong, raconte comment, au début de la colonisation, ses aïeux Pygmées ont noué leurs premiers rapports avec les Européens, leur fournissant, notamment, des gibiers entiers, non découpés.

Il évoque en particulier le lieutenant Thomas qui dirigeait la région en 1933-1936. Celui ci, favorable aux Pygmées, gagne leur confiance à l'occasion du règlement d'une rébellion provoquée par des injustices exercées par un chef de village nommé par l'administration.

C'est à la suite de cette affaire que les Pygmées du secteur d'Imbong, décidèrent de quitter leurs campement isolés en forêt, pour s'installer au bord de la route que venait d'ouvrir ce même lieutenant Thomas

03 administration de Mékambo de 1924 à 2006  1 mn 48s

À la sous-préfecture de Mékambo, Moulili Jean de Dieu, le sous-préfet, commente le grand panneau érigé dans l'entrée "liste nominative du personnel de commandement ayant servi dans le département de la Zadié Mékambo" depuis 1924. On y retrouve la trace du Lieutenant Thomas (1933 1936), dont le rôle fut important dans la percée des routes et dans la construction d'une alliance avec les Pygmées Bakoya : c'est celle ci qui les amena à cette époque "à sortir de la forêt" et à s'installer le long de la piste, récemment rendue carrossable.

J.D. Moulili rapelle comment autrefois les avions qui reliaient le Congo au Gabon, faisaient escale à Mékambo qui'était également une étape importante sur la route du Congo.

Moulili Jean de Dieu, préfet de Mékambo depuis 2005, face à la caméra : - Comme on est proche de la République du Congo, la grande voie, c’était, qui reliait le Congo à Makokou, je crois, Makokou, Eboué d’ailleurs qui était la première capitale provinciale : et bien, la voie passait par ici. C’était un passage obligé.Et même les avions qui partaient de Libreville ou Woleu-Ntem, avant que ça n’atterrisse à Brazzaville, ils faisaient escale ici. Vous avez vu la petite piste d’atterrissage.La première voiture qui serait partie du Congo était passée par ici. Ce sont les gens de Mékambo qui l’auraient vu. C’était quand même un spectacle ! Avant ceux de Makokou !Le propos est interrompu par une voix en français, forte et tendue de vieille femme en colère. Elle est habillée de vêtements propres et délavés, mouchoir de tête noir et jaune brillant, assorti au trop grand polo masculin jaune pâli, avec sur le visage des restes blancs de masque facial au kaolin, en particulier sur son « gros » nez. Une malade mentale que les employés de la préfecture ont l’habitude de voir fréquenter les bureaux, serinant les mêmes litanies. En fait, une ancienne employée qui est devenue folle à la suite de diverses infortunes. Filmiquement, une rupture explosive du propos d’un très haut fonctionnaire, comme par un esprit ancien, hantant sans cesse les lieux de son passé.
L’ancienne employée de bureau : - Voilà le premier état civil pour moi à Mékambo ! Veut-elle dire qu’elle a été une des premières à être enregistrée à l’état civil ou à tenir le bureau de l’état civil ? Signifie-t-elle que sa famille et/ou elle même a été en contact très tôt avec l’administration au pouvoir, et qu’elle a eu un statut social élevé, désormais détruit ?
Alain : - Quelle année ?
Période coloniale ou après l’indépendance ? Elle poursuit son propos sans prêter attention à la question. Elle n’a pas l’air si âgée, 60, 70 ans : donc on pourrait prendre comme hypothèse qu’elle est née dans les années 1930, 1940. Elle aurait eu 20 ans entre 1950 et 1960 ? En fin d’administration coloniale ou au contraire lors de la mise en place de l’administration gabonaise ?

- Moi qui étais premier (employé) état civil, ici à le bureau à Mékambo, avec le vieux là !

Elle montre un vieillard à proximité, hors caméra. La fourchette d’âge s’élargit jusqu’à 80 ans, et la fiabilité du propos, quant à un ancien emploi de bureau exercé ici se confirme. Elle a, dans un premier temps, bénéficié de l’ascenseur social construit sur la scolarisation, l’apprentissage du français et de l’écriture.

L'air, il fait moi comme ça (geste d’essuyage de la sueur du front), comme je n'ai pas de voiture !

L’air ! Attention, c’est vraisemblablement un mot très polysémique. Le geste d’essuyage de la sueur sur le front, morphème non-verbal transculturel africain bien connu, désigne le travail physique, mais aussi l’excès de dépense d’énergie, et donc aussi la notion de fatigue au sens aussi bien physiologique que pathologique.

Ici, on entend air au sens d’exposition au aléas du climat, que ce soit dans les bureaux surchauffés ou lors de déplacements à pied. Employée de bureau, c’est-à-dire un statut social important du point de vue de la société dont elle est originaire, mais négligeable du point de vue de la hiérarchie administrative. Elle n’avait pas un rang lui permettant de disposer d’un véhicule et elle avait de grandes distances à parcourir, non seulement pour venir au travail, mais également pour mener à bien ses autres activités, familiales, agricoles, voire commerciales.

L'air, il volait pour moi de l'argent ! 

Les dures conditions écologiques lui coûtaient beaucoup ? « Air » est à prendre au sens écologique, mais aussi surnaturel : vents ou souffles porteurs des agressions maléfiques d’esprits, de jaloux, d’envieux, d’ingrats, de méchants !

L'air ! Il gaspillait les enfants pour moi !

Il rendait ses enfants malades ? Il a détourné ses enfants de leur mère ?

L'air, il gaspillait moi !

Cet air a fini par altérer sa réussite sociale.

Je dors dans le par terre !

S’agit-il de dormir par terre, parce que sa ruine est-elle qu’elle ne dispose même plus de lit chez elle et qu’elle est obligée de dormir sur une natte. Ce peut être une réalité concrète ou une expression archétypale de la misère d’une femme âgée, délaissée, veuve ou divorcée, et de plus abandonnée par ses enfants ! 

Autre hypothèse, elle n’a pas de domicile fixe et est amenée à dormir n’importe où, parfois sans natte, à même le sol, comme beaucoup de malades mentaux, délaissés par leurs familles impuissantes à juguler la folie.

C'est premier (e) à le bureau là, l'année du boulot, moi de l'argent !

Il faudrait reprendre l’histoire de l’administration de Mékambo pour identifier son statut véritable et savoir si elle a été effectivement embauchée la première ! Peu importe ! Elle exprime une réussite sociale ancienne et une ruine actuelle.

Tous les jours à le boulot, le village, c'était en courant !

Je viens pour trouver moi le boulot !

Ici, elle reprend ce qu’elle indiquait antérieurement par le geste d’essuyage de la sueur sur le front, à savoir qu’elle était une femme active, gérant de nombreuses activités, « en courant ». Et que sa réussite était le fait de son propre mérite.

Une histoire « ordinaire » d’une personne qui a pris l’ascenseur de la réussite sociale de la modernité, mais qui s’est brisée dans le piège tendu, un miroir aux alouettes : et qui tend elle aussi un miroir dans lequel on craint de retrouver son propre reflet, passé ou à venir. 

Un bouffon, une griotte, qui dit des « vérités » aux puissants sans pouvoir être puni. Une vieille femme dangereuse, au malheur potentiellement « contaminant », qui révèle les non-dits, les désirs, les inconscients individuels et collectifs.

Est-ce en tant que ce qu’elle était qu’elle est tolérée en ces lieux officiels ? À cause de la présence du témoin étranger ? En raison de la dangerosité des paroles de malédiction d’une vieille femme ?

Ou, comme les Pygmées, du fait de sa proximité avec les êtres du monde non visible au commun des mortels ?

04 Représentation de la maladie Ebola chez les Bakoya  4 mn 27s

voir séquence 9 mn : http://www.canal-u.tv/video/smm/chronique_pygmees_bakoya_de_mekambo_gabon_avril_2006_representation_des_epidemies_de_maladie_a_virus_ebola_de_2001_2002.16144

À la suite d'une épizootie ayant décimé les gorilles, en 2001-2002, une épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, sous-type Zaïre, se propageant jusqu'à Kéllé au Congo, a terrifié la population de la région de Mékambo, tuant notamment quelques Pygmées Bakoya.

Qu'en reste-t-il dans les mémoires ?

À la sous-préfecture de Mékambo, deux affiches sont exposées dans le hall : l'une d'un parc national avec des têtes de gorilles en très gros plan, l'autre consacrée à Ebola et indiquant les mesures et comportements à prendre, pour éviter de se contaminer.

Angeste Étienne, chanteur et joueur réputé de harpe cithare enye interprête à son domicile la chanson sur Ebola qu'il a inventé lors de l'épidémie.

" Les jeunes filles ! Gardez le corps ! Ebola arrive !". traduisent Toum Bernard et

Mbouaza Ginère, évangéliste, tous deux originaires d'Imbong. Ils rappellent l'horreur qui les a saisi

Toum Bernard : -Pour moi c'était la première fois d'entendre parler d'Ebola et c'était aussi pour moi très horrible. de voir comment les médecins manipulaient les corps.

Là nous les parents ! Non ! Les parents des décédés ! Non, non, non ! Ils n'avaient plus le pouvoir, de manipuler les corps.

Mbouaza Ginère, évangéliste : - Comment se fait il que c'est une épidémie. Et puis en prenant, quand le corps meurt, il faut absolument que les parents puissent voir comment, à enterrer le corps.

Mais ce qui était horrible, c'était pourquoi ? C'était parce que, quand la personne trouve la mort, au lieu que c'est les parents qui prennent le corps, ce sont les médecins eux-même qui prennent le corps. Et des fois, d'autres corps ont disparu !

Toum Bernard : - Mais leur cimetière (tombe) , on ne connait pas. On ne connait pas où se trouvent de ces corps là aujourd'hui.

Mbouaza Ginère, évangéliste : - Après un moment donné, les familles qui ont perdu les parents ont été satisfaits par l'argent.

Donc il a fallu que l'état gabonais pense aux familles qui ont perdu les parents pour leur donner de l'argent... déja sur canal u

Acteurs par ordre d'apparition :

Angetse Etienne, joueur d'enyele

Lebomin Sylvie, ethnomusicologue

Toumoro Bernard

Mbouaza Ginère, évangéliste

Epelboin Alain, médecin anthropologue

Caméra-son- réalisation :

Epelboin Alain

05 iboga 5 mn

06 remerciements 7 mn 17s




00 2 dix leçons d'ethnomusicologie  32 mn18

Au quartier bakoya de Zoula Sylvie Lebomin, ethnomusicologue, enregistre et analyse 10 pièces musicales bakoya en faisant jouer simultanément et/ou successivement les musiciens et les chanteuses.

Etaba Madeleine, chanteuse

Ambili Florence, chanteuse

Maboa Thérèse, chanteuse

Aboul Jonas, percussion

Mwango Mathias, joueur d'abele

Ipatima Stanislas joueur de ndumu

Mindem Jean-Rémy, joueur de ngom

07 1 Chant du Mongala 8 mn 7s

Après un essai destiné à expliquer la procédure de l'enregistrement aux musiciens, exécution d'un premier chant de Mongala où chaque intervention est enregistrée en référence avec celle qui la précède. Le Mongala est un culte initiatique centré sur la gemmellité que l'on retrouve sur une grande frange est du territoire gabonais.

07 2 Chant du culte Issembu 3 mn 28

Enregistrement analytique d'un chant du culte Issembu réservé aux femmes. Comme pour le Mongala, ce culte se retrouve dans les populations de toute la frange est du territoire gabonais sous différentes appellations (Lissembu; Lissimbi; Lessimbu).

07 3 Chant et fabrication de panier 2 mn 28

Pendant les enregistrements, un homme continue à tresser son panier, vraisemblablement de l'ethnie Kwélé au regard du type de maille utilisé.

07 4 chant par deux femmes 57 s

Cet enregistrement permet d'entendre la complémentarité des voix et des registres utilisés par les deux femmes.

07 5 chant de Ngodja 3 mn 54s

Chant de Ngodja accompagné particulièrement par la poutre frappée et le baguettes entrechoquées. Ces deux éléments rythmiques permettent d'entendre la suprposition d'un rythme binaire et d'un rythme ternaire.

07 ethnomusicologie 6  3 mn 35s

07 7 chant du culte Mbumba  3 mn

Chant du culte de divination Mbumba. Au bout de quelques temps, Florence, la chanteuse principale, introduit la technique de chant du yodel qu'elle dit avoir emprunté aux Pygmées Baka, installés dans la région de Minvoul, mais qui descendent parfois jusque dans l'Ogooué-Ivindo pour la chasse.

07 8 chant du répertoire Abwema  3 mn 48s

Enregistrement d'un chant du répertoire Abwéma.

07 9 Bébé en musique  1 mn 36

Les bébés participent à l'activité musicale dès leur plus jeune âge. Dans un premier temps de façon passive, du seul fait de leur présence dans les bras des femmes. Ils acquièrent ainsi les rythmes corporels de base.




00 3 Angetse Etienne, chanteur & musicien bakoya de harpe-cithare 18 mn 25

Huit chansons d'Angetse Etienne, chanteur et musicien bakoya d'enye (harpe cithare) à Mékambo. Il est accompagné pour une pièce par Louis Joseph Ambese.

Petit récital improvisé à la demande de Sylvie Lebomin, ethnomusicologue en présence de Denis Mimbaye.

08 01 harpe cithare 2 mn 47

La harpe cithare joué ici par un musicien bakoya est vraisemblablement d'origine Kwélé où elle sert à accompagner le chant d'une épopée, dans un style proche du Mvet fang.

Cet instrument de très gande longueur est fait en bambou de Chine avec des cordes directement prélevèes sur la canne de Bambou. L'instrument est dit alors idiocorde.

08 02 harpe cithare et corbeille 2 mn 15s

Pendant que la femme du musicien continue de tresser sa corbeille, celui-ci continue d'improviser des paroles. L'énorme marmite placée sous l'instrument sert d'amplificateur.

Le rythme pointé utilisé dans le jeu de l'instrument semble spécifique au jeu de la harpe-cithare à traves différentes populations d' Afrique centrale.

08 03 harpe cithare 1 mn 16

08 04 harpe cithare 1 mn 16s

Les deux mains du musicien, disposées de part et d'autre du chevalet, jouent alternativement. Il y a de fait peu de polyphonie bien que l'instrument en possède le potentiel.

08 05 harpe cithare 1 mn 47s

08 06 harpe cithare 53 s

08 07 harpe cithare 4 mn 19s

Un des accompagnateurs de l'équipe, Joseph Ambese, chante en duo avec le musicien principal qui de ce fait retrouve une source d'inspiration.

08 08 harpe cithare 2 mn 30s

09 générique 40 s

Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Arc-en-bouche bwiti par Florian Nzembi « John », Makoula 2 avril 2008

Alain EPELBOIN

08min10

Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 (Gabon) 01 Arc-en-bouche bwiti par Florian Nzembi John (8 mn 10)
2 avril 2008, Makoula, Ogooué Lolo, Gabon
Je me prénomme Florian.
Le nom c'est Nzembi, reconnu par John.
Asosa Maranga, le nom de bwiti.

Caméra : Alain Epelboin
Réalisateurs : Alain Epelboin et Jean-Blaise Matzanga

Chronique des pygmées babongo 2007 : Soirée de danse de nganga bwiti

Alain EPELBOIN

44min05

Chronique des pygmées babongo 2007 : Soirée de danse de nganga bwiti

Corps de garde du quartier Babongo de Makoula 28 février 2007 ( Ogoué Lolo, préfécture de Koulamoutou, Gabon)

Chronique des pygmées babongo 2007 : Sortie du masque mokuya

Alain EPELBOIN

08min50

Quartier Babongo de Makoula 28 février 2007 ( Ogoué Lolo, préfécture de Koulamoutou, Gabon)




Rangés devant le corps de garde du quartier babongo, les hommes appellent le masque (= l'esprit) mokuya par la danse et le chant. Les femmes et les enfants, assis sur le côté, devant les maisons, soutiennent les hommes par le chant et la frappe des mains

Le masque est précédé par son héraut, un adolescent costumé, tenant des feuillages sp. dans chaque main, qui fait le tour du corps de garde en courant, puis revient en accompagnant la danse du masque, ajustant son costume quand il se défait.

Le masque, c'est-à-dire une présentification d'un esprit de la forêt, le seul qui danse en plein jour, une personne excellent danseur, au corps serré dans un costume sp. de feuillages et de raphia tissé, des sonnailles suspendues aux chevilles et à la ceinture. Le visage est un masque facial en bois recouvert de kaolin blanc, aux traits stylisés, surmonté de quelques grandes plumes blanches et noires.

Après une exhibition rapide, dunr remarquable performance de danse, le masque s'en retourne par le même chemin qu'à l'aller, toujours suivi par son héraut-gardien. 

Au cours de cette séance, le masque sort trois fois.

Jean-Blaise Matzanga, qui est ici dans le village de sa première épouse, participe activement à l'action.

Chronique des pygmées babongo 2007 : Récital de chant & harpe bwiti par J. B. Matzanga

Alain EPELBOIN

20min46

Moughombofouala, le 27 fév 2007, (Ogoué Lolo, préfecture de Koukamoutou, Gabon)




Au cours de l'après-midi, dans le salon de Loundou Daniel, chef du regroupement babongo, Jean Blaise Matzanga, Nzebi par son père, Babongo par sa mère, assistant de l'équipe de recherche et étranger au village, improvise spontanément un récital de son répertoire de chant bwiti à la harpe. En dehors de son plaisir personnel à jouer, J.B. Matzanga est aussi en cour amoureuse auprès d'une jeune fille du village et donc de séduction de ses beaux-parents potentiels.

La qualité de l'interprétation retient l'attention des présents, très concentrés, qui participent en accompagnant tout doucement la musique, les uns par le chant, la frappe des mains, des mouvements de danse

Les pièces s'enchaînent dans le désordre, entrecoupées d'explications en français et de libations de vin de canne à sucre.

Un des fils du maître de maison enregistre le récital à l'aide d'un des radios cassette de la maison. Le village, situé au pied d'une ligne à haute tension, bénéficie de l'électricité.

 

Chronique des pygmées babongo 2007 : cueillette rituelle de remèdes

Alain EPELBOIN

06min57

Maison de Loundu Daniel à Moughombofouala, le 26 fév 2007, (Ogoué Lolo, préfecture de Koulamoutou, Gabon)

1 ère partie
CHRONIQUE DES PYGMÉES BABONGO 2007 : DIVINATION PAR LA CHUTE DE MORCEAUX D'ÉCORCES
2 ème partie : Chronique des pygmées babongo 2007 : cueillette rituelle de remèdes
Au retour de la divination en forêt, Loundou Daniel, le devin-guérisseur, accompagné de ses clients, rentre chez lui et s'attache aux reins des amulettes spécifiques. Puis, il conduit son client derrière la maison en commençant par un massif végétal à côté des latrines. Après avoir convoqué les esprits par un claquement rituel sp. d'une feuille contre sa paume, il prononce des paroles adressées à l'esprit tutélaire en secouant le massif végétal : puis, il fait répéter à son client les paroles prononcées en forêt en secouant la touffe. Il en coupe deux brins d'herbe et en fait couper 3 au consultant. La même opération est réalisé en une autre place du jardin sur une touffe d'une autre espèce végétale (2 morceaux de feuille).
3 ème partie
CHRONIQUE DES PYGMÉES BABONGO 2007 : PRÉPARATION DU PARFUM REMÈDE & TRAITEMENT

Chronique des pygmées babongo 2007 : Soirée de danse électrique

03min00

Moughombofouala, soirée du 25 fév 2007, (Ogoué Lolo, préfecture de Koukamoutou, Gabon)




Soirée en famille dans le salon de Loundou Daniel, chef de regroupement babongo, maître de culte nzobi, devin-guérisseur et patron de bar à vin de canne à sucre.

Le village, situé au pied d'une ligne à haute tension, bénéficie de l'électricité qui permet l'usage sans économie de lecteurs de cassettes et CD, et transforme les nuits et le paysage musical.

Observation des modes de portage des bébés et de l'apprentissage de la danse des fillettes.

Chronique des pygmées babongo 2007: Fabrication en sifflotant d'un panier à feu et miel

Alain EPELBOIN

06min07

"Corps de garde" babongo, 21 février 2007, Midouma (Ogoué Lolo, préfecture de Koulamoutou, Gabon)




Sylvie Lebomin, ethnomusicologue et ethnolinguiste, mène une séance de travail avec un groupe d'informateurs babongo réunis dans le corps de garde, hangar à usages collectifs, profanes et sacrés, du quartier babongo du village de Midouma : d'abord, sur les danses et les musiques spécifiques (avec fabrication et essais de flûte beka), puis ethnolinguistique, notamment sur les nominations en ibongo des fluides et des déchets corporels.

C'est l'attraction du jour : aussi, de nombreux habitants du quartier, de tous âges, sont présents dans cet espace collectif, certains participant directement à l'enquête, d'autres en spectateurs plus ou moins actifs, parmi ceux-ci quelques nourrissons et très jeunes enfants.

Tsonga Gabriel montre, en sifflotant, la fabrication, d'un trait, du panier gambi, habituellement réalisé en forêt au pied d'un arbre à ruche pour hisser des braises afin d'enfumer les abeilles ou descendre des rayons de miel.

Chronique des Pygmées Babongo 2007 : deux bébés et la petite fille dont la mère est enceinte

Alain EPELBOIN

26min14

"Corps de garde" babongo, 21 février 2007, Midouma (Ogoué Lolo, préfecture de Koulamoutou, Gabon)




Sylvie Lebomin, ethnomusicologue et ethnolinguiste, mène une séance de travail avec un groupe d'informateurs babongo réunis dans le corps de garde, hangar à usages collectifs, profanes et sacrés, du quartier babongo du village de Midouma : d'abord, sur les danses et les musiques  spécifiques (avec fabrication et essais de flûte beka), puis ethnolinguistique, notamment sur les nominations en ibongo des fluides et des déchets corporels.

C'est l'attraction du jour : aussi, de nombreux habitants du quartier, de tous âges, sont présents dans cet espace collectif, certains participant directement à l'enquête, d'autres en spectateurs plus ou moins actifs, parmi ceux-ci quelques nourrissons et très jeunes enfants.

La caméra suit tout particulièrement  deux nourissons et une petite fille de deux/trois ans dont la mère est enceinte, tantôt avec leurs mères, puis lorsque deux d'entre elles se sont absentées, avec les personnes (hommes, femmes, jeunes filles, enfants) qui prennent en charge l'enfant et tentent de maîtriser ses pleurs, par la voix, le regard, le chant, le toucher, les bercements rythmiques.

Au cours de ce document tout l'arsenal des techniques de baisers, bercements, paroles et chants adressés à un nourrisson, aussi bien  propre et replet que sali et affamé sont spontanément présentées : le corps de l'enfant en pleurs devenant un instrument sur lequel sont appliqués les rythmes et les sons du répertoire musical local.

Quant à la petite fille dont la mère est enceinte, bien nourrie, mais très peu souriante, l'observateur suit ses rapports avec sa mère, étrangement distante.