Documents pour «Cameroun»

Le bleu blanc rouge de mes cheveux

Josza Anjembe

20min42

À dix-sept ans, Seyna, une adolescente d'origine camerounaise, se passionne pour l'histoire de la France, le pays qui l'a vue naître et dont elle est profondément amoureuse. Son baccalauréat en poche et sa majorité approchant, Seyna n'aspire qu'à une chose : acquérir la nationalité française. Mais son père, Amidou, s'y oppose farouchement.

Croissance des Pygmées Baka / Mission 2011

07min27

Fernando Victor Ramirez Rozzi fait le point avec Laurent Maget, Cinéaste,  sur la mission 2011, cinquième année de ses recherches avec les pygmées Baka du sud-est Cameroun : image / son / montage / réalisation Laurent Maget - CNRS   ,-)

Croissance des pygmées Baka / Mission 2010

Laurent MAGET

07min43

Fernando Victor Ramirez Rozzi_Directeur de Recherche Laboratoire Dynamique de l'évolution humaine UPR 2147-CNRS Alain Froment_Directeur de Recherche Laboratoire Patrimoines locaux et gouvernance - (PaLoc) UMR  208 IRD Développement scientifique détaillé : À l'exeption de deux travaux basés sur l’étude des individus de la naissance à 5 ans, la chronologie de la croissance des Pygmées n'a jamais été documentée. Il est possible de suivre la croissance de l’individu, mais si l'on ne connaît pas son âge exact, on ne sait pas comment évolue chaque étape, c’est à dire l’enfance, l’adolescence, la maturité. Il est clair que des données chronologiques sont obligatoires pour n'importe quelle compréhension de modèle de croissance. À la différence des travaux précédents, nous disposons de la date de naissance des individus étudiés. Des sœurs européennes établies au Bosquet (Cameroun) enregistrent les naissances des pygmées Baka voisins. La collecte des dates de naissance de cette population a commencé très tôt après la fondation de la mission, dans les années 70 donc. Malheureusement, les cahiers dont on dispose ne commencent qu’à la fin 87, car les registres précédents ne nous sont pas parvenus.... Ces registres depuis 1987 nous ont été rendus disponibles, nous permettant de donner un âge précis à chaque enfant. Notre hypothèse est que la croissance chez les pygmées Baka présente des aspects particuliers qui la différencient de celle des groupes voisins et qui expliquent la taille adulte réduite de cette population. Tous les travaux précédents sur les Pygmées se sont concentrés seulement sur un aspect de la croissance méconnaissant l'évidence d'autres disciplines. Or il est indispensable d’intégrer les données anthropologiques à celles de la génétique et de l’endocrinologie pour comprendre la croissance. Dès le début, il fut décidé de développer un projet multidisciplinaire qui incorporerait des aspects médicaux, des aspects biologiques de type biochimique / endocrinologique, des aspects génétiques, et des aspects biométriques, c‘est à dire une approche sur la croissance qui mène à la fois l’établissement de mesures de poids, de taille et de proportion corporelle et d’autre part des mesures d’éruption dentaire et, bien sûr, de combiner le calendrier chronologique fournis par les âges exacts avec les données endocrinologiques, les poids, les tailles, les proportions des enfants et leur âge dentaire. Nos résultats permettront de décrire la croissance chez les pygmées Baka en décrivant la quantité de changement par unité de temps et toute la variation au cours de l’ontogénèse. Ils rendront aussi possible de connaître la durée de la croissance et de préciser les âges auxquels chaque étape de la croissance a lieu. Les résultats endocrinologiques et génétiques montreront les mécanismes responsables de la croissance au niveau moléculaire à chaque étape en précisant l’âge des changements hormonaux. Les rapports entre changements hormonaux et modifications somatiques seront établis. Les standards de croissance ainsi obtenus seront comparés à ceux des populations bantoues voisines des Baka, et à ceux déjà connus des populations européennes. Le suivi de cette population ainsi que de groupes bantous habitant la même région géographique et en ayant une économie de subsistance proche de celle des Baka a commencé en 2007 et se poursuivra pendant 8 ans. Nous sommes donc vraiment dans un projet d’anthropologie biologique, sachant que la vocation première de L’anthropologie biologique est de décrire la diversité dans l’espèce humaine, qu’elle soit sur le plan morphologique ou génétique et, après l’avoir décrite, après l’avoir étudiée, l’expliquer. Donc l’expliquer en terme de sélection naturelle ou en terme de processus sociaux. Communiqué de presse CNRS : Le développement des Pygmées révèle l'importance de la plasticité de la croissance dans l'évolution humaine image-son-montage-réalisation : Laurent Maget

El crecimiento en los pigmeos Baka

Laurent MAGET

09min33

Nuestra investigación sobre el crecimiento en los pigmeos Baka de Camerún comprende numerosas disciplinas del nuevo campo que representa la antropología biológica: la genética, la epigenética, la endocrinología y la antropología. Por la primera vez, el estudio del crecimiento en los pigmeos se efectua de forma global integrando el crecimiento corporal y el desarrollo dentario a datos genéticos e información de los factores homonales del crecimiento. Detalle que no es para menos, la edad cronológica es conocida en los individuos estudiados, lo que permite calibrar los resultados para luego ser comparados con los de otras poblaciones. Fernando Victor Ramirez Rozzi Director de Investigation UPR 2147 / CNRS Alain Froment Director de Investigation UMR 208 / IRD Cineasta / Laurent Maget

Parc national du Mbam et Djerem - Mbakaou - Cameroun

Laurent MAGET

07min31

Site du parc national du Mbam et Djérem : Créé en janvier 2000 au centre du Cameroun, il s'étend dans l'Adamaoua, dans une zone comprenant à la fois la forêt pluviale équatoriale (au sud et à l'est) et des zones de savanes de type soudano-guinéen. Le parc couvre 4 200 km2, dont la moitié est constituée de forêt tropicale de plaine, l'autre moitié de savane arborée et de savane boisée. Entre les deux, on observe une large ceinture d'écotone, c'est-à-dire de chevauchement des deux zones contigües. Ce chevauchement apporte au parc national du Mbam et Djerem une très grande diversité d'habitats et donc une grande biodiversité. ---------------------- RAPPORT D'ÉTAPE Équipe : Laurent Maget : Image réalisation montage Joseph Fumtin : son images additionnelles PetitJean (Jean-Grégoire Kayoum ) : Photographe, Chauffeur Lundi 30 août. Levé à 6h, départ tardif de Yaoundé (12h), le véhicule de la FEDEC n’ayant pas été prévu, ni le chauffeur (Gérard) qui a dû se préparer au pied levé. Bac de Betchenga à 14h, nous touchons l’autre rive à...16h 30, puis Ntui à 17h. Arrivée à Yoko 20h. Contact avec David Nzouango (WCS) qui nous rejoint. Ils viennent d’effectuer une “opération coup de poing” conduite par les éco-gardes. Images de nuit du “butin” et de la fouille du camion interpellé. Mardi 31 août. Levés à 5h pour tenter une saisie à 40 km de Yoko, nous rentrons bredouilles à 10h. Images du Mont Fouy. Retour au camp puis itv “express” du Sous-Préfet pressé qui nous accorde “ Une question, Une minute” avant son départ. Soit. Je lui pose une question, puis claironne "coupez !" au bout d'une minute. Il a l'air surpris... Nous partons filmer une formation d’écogardes à l’Atelier de Formation sur le MIST , Yoko. Itv de Hob MBAGA et Cyrille NYEMGA. Départ pour Tibati / Doumé / Semgbe. Mercredi 1 septembre. Briefing de présentation du Parc par Bernard Fosso (WCS). Tournage au rûcher communautaire de Boningting. itv de Joseph ADAMOU, Albert TIDZOUM, Salama BOUBA, apiculteurs. Départ pour le Centre de formation de Myere, proche du Djérem. Simulation d’un départ d’une patrouille d’écogardes. Itv des écogardes : Thierry AMBASS, Boukar SALIOU, Paul-Alain NDJOK, Mohamadou HAMADJODA, André DJOULDE, Jean-Paul NVOUTOUM, Mohamadou ABDOUL KARIMOU, Edgar AMBASSA. Images du barrage et la retenue d’eau de Mbakaou. Jeudi 2 septembre. Levés à 5h. Départ pour le rûcher communautaire de Boningting filmer la récolte du miel. Épique. Puis images du rûcher pilote (PAA/PNMD), itv in situ de David NZOUANGO. Images du rûcher GIC apiculteurs de Mbakaou. Départ pour le Centre de formation de Myere/embarquement sur le Djérem (13 personnes dans le Hors Bord). T ournage au passage à Bétail de Malao. Tournage sur la parcelle permanente de recheche (coopération inter-universitaire). Tournage d’une pêche à l’épervier dans le Djérem avec Aboubakar BABAGNA. Retour à la base. Itv de Benard FOSSO (Directeur PAA/PNMD). Itv de Martin ASSANA, Chef du village de Mbakaou. Séquence musicale dans un quartier de Mbakaou (harpe, chant, percussions) LM-Tibati, le 6 septembre 2010

Chronique des Pygmées baka : récolte du copal

02min20

En ce jour de novembre 2015, Kalo Pierre et Djeno partent récolter un peu de copal, la résine du copalier, qu'on utilise traditionnellement comme luminaire, car il brûle lentement en répandant une vive clarté. D'autres arbres que le copalier sont susceptibles de fournir ces résines servant à l'éclairage "Césalpiniacées, 1 Guibourtia demeusei (HARMS) J. LEONARD
• Morphologie -Très grand arbre; tronc droit, cylindrique; écorce gris-cendré; feuille à deux folioles inégales, cor,iaces; fleurs blanches sessiles en panicules; gousses verruqueuses jeunes, lisses à maturité. - Ecologie - De forêt inondée et de bord de fleuve. 2 Tessmannia spp.
• Morphologie - Grands arbres. - Écologie- De forêt, produisant du copal." cf ENCYCLOPÉDIE DES PYGMÉES AKA

Chronique des Pygmées baka : Gustave Slam

Laurent MAGET

02min19

Depuis 2010, l'alcool manufacturé en sachets de 5 cl arrive par palettes entières dans les villages de bord de piste, jusque dans les campements de débardage en forêt. Gustave, jeune Baka chanteur et slameur de Moangue le Bosquet mélangeait le "King Arthur" (5 cl à 43°) à 15 cts d'Euro le sachet (100 F CFA) avec du tramadol venu du Nigéria, un opioïde antalgique fort aux effets secondaires importants, notamment addictifs. Gustave en est mort en novembre 2016.

Chronique des Pygmées baka : Musiciens / Groupe Tibola 2012

Laurent MAGET

01min34

Cette année 2012 est un tournant pour  Tibola, le groupe de musiciens baka de Moangue le Bosquet. Ils élargissent leur répertoire, composent des paroles en français, réunissent des jeunes danseuses et danseurs très "branchés". Ils s'apprêtent à partir faire un grand tour du Cameroun, pour découvrir leur pays. Chanteurs / Musiciens Dankassa Pierre / /Kopka Sylvain/ Yenjo Laurent Danseurs.ses Nguoum Gisèle/   / Ayembe Claire / Limé Brigitte / Mondenga Biken Marc

Chronique des Pygmées baka : Musiciens / Groupe Tibola 2010 / 2011

03min07

Dankassa Pierre, jeune Baka,  a fondé un groupe de musique après avoir appris à jouer de la guitare avec un jeunne Allemand. Puis, ils ont fabriqué eux-mêmes leurs guitares. Premier tournage en 2010. " Cette histoire de musique c'est venu...c'est un homme allemand qui nous a appris à jouer de la guitare C'est nous-mêmes qui avons fait les guitares, De mémoire, on a choisi un bois le jenson, pour les cordes nous ne prenons rien que les cables les mêmes que pour la chasse Ça suffit pour faire les sons différents Nous sommes partis nous entraîner en brousse. Nous nous sommes d'abord réunis, deux personnes d'abord. Après avoir fait sortir les sons, nous sommes partis chercher les danseurs et après quand les danseurs sont sortis, nous avons cherché les danseuses. Nous avons mélangé nos connaissances. Alors, ça veut dire " Oh ma petite sœur, viens, on doit danser la musique de Tibola , viens, on doit écouter comment Tibola joue …. / … Là, ça veut dire " ça c'est comment ? Depuis que nous sommes ici, nous sommes toujours maltraités par nos frères Nzimés (villageois Bantous) … / …" Ces jeunes Baka modernes  veulent s'affranchir des étiquetes associées à l'image traditionnelle  de Pygmées, archétypes d'hommes supposés primitifs incapables de comprendre et de  s'adapter à la mondialisation.  Pour de nombreux Occidentaux, mais aussi des Africains, des Baka parlant français, bien habillés et jouant de la guitare ne seraient plus de  "vrais Pygmées"... Images son montage Réalisation >  Laurent Maget / Laboratoire Dynamique de l'évolution humaine

Chronique des Pygmées baka : musiciennes jouant de l'arc à deux cordes

03min13

Campement de Madje. au cours d'une semaine de cueilette, mars 2017 Arc à deux cordes : " Joué autrefois par les femmes restées au campement pendant que les hommes étaient en expédition de chasse. Cet arc féminin, qu’une étude très poussée d’Henri Guillaume et Vincent Dehoux place parmi les arcs multi‑cordes d’Afrique centrale (Dehoux & Guillaume 1995), peut à juste titre être considéré comme un des emblèmes du complexe culturel « pygmée ». Ces auteurs démontrent sa présence chez les Mbuti de l’Ituri (RDC), ainsi que chez les Baka. Dans toutes ces cultures, une seule corde est tendue de manière à former deux segments dont l’un est pincé et l’autre frappé ; une technique de jeu particulière fait intervenir le menton pour raccourcir le segment supérieur horizontal ; l’instrument est pratiqué exclusivement par les femmes." in S. Fürniss : Musiques aka et baka : une parenté de référence Production Image Son Montage Laurent Maget

Chronique des Pygmées baka : Pygmées Baka, le grand Virage

Laurent MAGET

38min58

De Lomié à Messok, un long ruban de piste s’étend sur plus de 60 km. Grumiers, voitures héroïques, motos... C’est une route. Tout au long, de multiples villages s’ancrent en bordure. L’habitat ici ne sépare pas vraiment la communauté pygmée de la communauté non-pygmée. Ils échangent beaucoup de biens, et même de temps en temps quelques gènes. Partout en fait, la route constitue l’avenir. C’est au bord de la route que circulent les gens. Si l’on a un gibier à vendre, c’est au bord de la route que l’on va se mettre pour attendre qu’une voiture vienne l’acheter. Si on veut envoyer ses enfants à l’école, si on veut aller au dispensaire...Il faut être sur la route. Pourtant, les Pygmées visibles en bord de route ne représentent qu’une fraction de ce qui se passe en réalité. Il y a des portes derrière les maisons, qui s’ouvrent sur la forêt. 5 jours par semaine ils sont en forêt ou dans leurs champs qui sont à l’écart. Dès les années 50, parmi les missionnaires présents dans l’est-Cameroun, le père Ignace Dhellemmes avait porté une attention particulière aux Bakas. À partir de la léproserie de Kouamb à Abong-Mbang où il était affecté, il décide de mettre sur pied un projet pour la promotion de l’agriculture, l’éducation, la santé auprès des populations Baka. Au début des années 70, deux sœurs le rejoignent et fondent un village entièrement Baka à 40 km de Lomié où elles regroupent plusieurs familles. Ce fut le début du village Moangue-le-Bosquet. Des regroupements identiques voient le jour à Nochouam et à Nomedjo entre 25 et 30 km de Lomié. Cette communauté mît sur pied une structure de développement dénommée AAPPEC (activités pour l’auto-promotion des population de l’Est-Cameroun) donnant une place importante à la langue et à la culture Baka. De nos jours AAPPEC compte une soixantaine de centres d’éducation de base où plus de 3000 enfants Baka et Bantous viennent apprendre à lire et à écrire. Pour le volet justice et paix, on leur parle des droits et devoirs du citoyen camerounais à part entière, en les incitant à faire établir des documents officiels, tels que les actes de naissances et les cartes d’identité nationale. Si les exploitations forestières ont commencé de coloniser l’espace depuis plus de cinquante ans, une autre perspective s’annonce, inquiétante : après de longues études d’impact, une mine est en construction avant le démarrage de son exploitation en 2014. Il s’agit d’exploiter le cobalt, le nickel et le manganèse en « tenant dûment compte des risques économiques, sociaux et environnementaux du projet et avec un engagement fort pour le développement durable des communautés touchées. Toutes les activités seront confinées dans les limites autorisées de la mine, où GeoCam a seule le droit de développer jusqu'à 1250 hectares de terres dans les limites des 1645 ha permis. » Même si on consdère que les études d’impact comme la politique de compensation des populations concernées procèdent d’une authentique bonne volonté, cette mine nécessitera la présence de centaines d’ouvriers (plus de 1000) dont la plupart viendront d'ailleurs. Il faudra les nourrir et la demande en « viande de brousse », qui se fait déjà rare, risque de faire disparaître cette ressource naturelle. Venant de loin et sans leur famille, les ouvriers voudront « trouver l’amour », et nous connaissons bien les processus qui aboutissent aux maladies dramatiques qui en résultent. Du micro (recherches sur la croissance) au macro (conjoncture passée, actuelle et à venir), notre film pose davantage de questions qu’il n’en résout. Le Bosquet nous offre une synthèse de la situation des Pygmées en général. Confrontés aux chocs d’une civilisation à laquelle rien ne les à préparé, leur savoir ancestral se dilue. Les scientifiques de nombreuses disciplines s’efforcent d’enregistrer cette connaissance avant qu’elle ne disparaisse. Si Alain Froment comme Fernand connaissent parfaitement leur terrain, plusieurs témoins peuvent nous raconter l’évolution de cette communauté depuis les années 60 (Sœur Albéric, Robert Brisson...). Mais Kalo, Baka de 58 ans, a tout vécu, tout connu et possède la qualité du conteur. Il est l’un de nos personnages essentiels au récit. Des chercheurs à nos hôtes nous balayons un ensemble de problématiques considérables. "Pygmées Baka, le grand virage" se pose à la croisée de mouvements bien distincts et complémentaires. La science en marche et le destin d’une population très réduite de chasseurs cueilleurs que la modernité emporte dans une spirale qui les broient.CAMÉRA SON: Steeve Calvo MONTAGE RÉALISATION : Laurent Maget PRODUCTION :CNRS Images / IRD audiovisuel /  L. Maget, Laboratoire dynamique de l'évolution humaine UPR2147 CNRS Prix du film d'Exploration au Festival International du Film  maritime,  d'Exploration et d'Environnement de Toulon 2013

Chronique des Pygmées baka : la rumeur du sida

Laurent MAGET

02min18

Campement de Meybot, est du Cameroun, à 50 km au sud de Lomié Medou Gaston, alias "En Poudre", est un grand tibola (chanteur). Le tibola est aussi un "blues baka", chants de peine, de nostalgie, de tristesse. Medou Gaston : - Avec ce morceau sur le sida tu sais, il y a quelqu'un, il avait la maladie du sida. Donc voilà pourquoi la moquerie vient sur lui.  Paroles du chant : "Toi n'apporte pas le corps de ton sida ! ta maladie là ! Va là bas !" Donc lui il rentre avec la honte, et il dit "Quoi ? mais mes frères, je suis avec la maladie du sida ? Qui m'a vu avec ça ? Ce n'est pas parce que vous le dites que j'ai la maladie du sida " ACTEUR : Medou Gaston CAMÉRA SON MONTAGE RÉALISATION : Laurent Maget Production : L. Maget, Laboratoire dynamique de l'évolution humaine UPR2147 CNRS