Documents pour «mémoire collective»

Matrice Edito

04min11

Est-il possible de comprendre ce qui se passe dans la Mémoire collective si l'on ne prend pas en compte ce qui se passe dans le cerveau des individus ? Comment fonctionnent alors les dynamiques cérébrales de la Mémoire ? Inversement, est-il possible de comprendre ce qui se passe dans le cerveau si l'on ne prend pas en compte l'input du social ? Denis Peschanski, directeur scientifique de la plateforme MATRICE (plateforme technologique incluant 24 partenaires visant à mieux comprendre l'interraction entre Mémoire individuelle et Mémoire collective) vous invite à suivre l'avancement de ce grand équipement, en consultant notamment régulièrement le site : http://www.matricememory.fr

Comment sortir du choc des mémoires ? - Quand l’immigration fait débat #6

Benjamin STORA

1h18min49

Sixième rencontre du cycle Quand l'immigration fait débat avec l'écrivain Alexis Jenni et l'historien Benjamin Stora, à l’occasion de la parution de leur ouvrage commun "Les mémoires dangereuses" (Éditions Albin Michel).  Notre pays doit faire face aujourd'hui à une violence des mémoires. En dépit de l'immense travail accompli par les historiens dans le champ des études postcoloniales depuis une vingtaine d'années, la société française semble encore en difficulté pour transmettre et enseigner son histoire coloniale. En conséquence, nous assistons aujourd'hui à une forme de cloisonnement inédit des mémoires qui prend la forme de la communautarisation du souvenir.  Pour bâtir une histoire partagée et apaisée, même si lourde de contradictions, il est encore nécessaire de revenir sur ce passé colonial qui ne passera qu'à condition d'en prendre la mesure : c'est-à-dire de l'affronter, de le connaître, d'en discuter, de le comprendre.  Face à ses crispations identitaires, pour mieux les décrypter, nous vous proposons un échange entre un romancier et un historien, Alexis Jenni et Benjamin Stora, qui viennent de publier ensemble sur ce sujet "Les mémoires dangereuses" (Éditions Albin Michel).  Leur dialogue vise à mener une bataille culturelle décisive pour sortir de la violence des mémoires et à affronter enfin, par une prise en compte sereine de l'histoire, les enjeux du présent. Ils permettent ainsi de mieux comprendre les tensions culturelles actuelles, d'autant plus fortes depuis les attentats de janvier et novembre 2015.  Le débat sera animé par Alexis Lacroix, essayiste, directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire Marianne.

Le travail des praticiens de la mémoire publique - 1ère Partie: Présentation des intervenants

Christian Amalvi

13min12

1ère Partie: Présentation des intervenants
La table ronde intitulée « Le travail des praticiens de la mémoire publique : l’impact des contraintes matérielles et de la prise en compte du public-cible » s’est tenue le 8 octobre 2015 dans le cadre du colloque interdisciplinaire La Fabrique des mémoires publiques (Université Paul-Valéry, Montpellier, 7-9 octobre 2015). Par « mémoire publique », il faut entendre un mode de rappel d’objets du passé (personnages, événements, œuvres, etc.) où le souvenir est exposé à autrui hors du cadre interindividuel ou familial. Ce partage du souvenir fonde des communautés dans lesquelles chacun est censé s’inscrire. Il y a donc, dans une société, une pluralité de mémoires publiques, dont les rapports avec la mémoire officielle sont complexes.
C’est plus précisément l’impact des impulsions institutionnelles sur la construction de mémoires publiques qui est examiné dans la table-ronde. La réflexion proposée s'appuie sur un dialogue entre diverses disciplines de SHS, mais aussi entre enseignants-chercheurs et professionnels de différents métiers.
La table ronde réunit acteurs et observateurs des acteurs de la mémoire publique : Yasmina Boudhar, muséographe, David Zivie, ancien directeur général adjoint de la mission du centenaire de la Première Guerre Mondiale, les historiens Christian Amalvi (ancien archiviste et conservateur), Laurence de Cock (membre du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire), Charles Heimberg (concepteur d’un plan d’études en Histoire pour l’enseignement secondaire en Suisse) et Frédéric Rousseau (expert scientifique pour plusieurs musées ; auteur de travaux sur la muséologie).
La table ronde s’est efforcée de conserver une approche très concrète des pratiques, en s’appuyant sur diverses études de cas (notamment, mais pas seulement : commémoration de la guerre de 14-18, Mons Memorial Museum, enseignement de la Guerre d’Algérie, production d’ouvrages scientifiques sur la mémoire).
Modératrice : Isabelle David (MCF, Université Paul-Valéry Montpellier 3)

Le travail des praticiens de la mémoire publique - 2ème Partie: Usages publics de la mémoire

David ZIVIE

46min13

2ème Partie: Usages publics de la mémoire
La table ronde intitulée « Le travail des praticiens de la mémoire publique : l’impact des contraintes matérielles et de la prise en compte du public-cible » s’est tenue le 8 octobre 2015 dans le cadre du colloque interdisciplinaire La Fabrique des mémoires publiques (Université Paul-Valéry, Montpellier, 7-9 octobre 2015). Par « mémoire publique », il faut entendre un mode de rappel d’objets du passé (personnages, événements, œuvres, etc.) où le souvenir est exposé à autrui hors du cadre interindividuel ou familial. Ce partage du souvenir fonde des communautés dans lesquelles chacun est censé s’inscrire. Il y a donc, dans une société, une pluralité de mémoires publiques, dont les rapports avec la mémoire officielle sont complexes.
C’est plus précisément l’impact des impulsions institutionnelles sur la construction de mémoires publiques qui est examiné dans la table-ronde. La réflexion proposée s'appuie sur un dialogue entre diverses disciplines de SHS, mais aussi entre enseignants-chercheurs et professionnels de différents métiers.
La table ronde réunit acteurs et observateurs des acteurs de la mémoire publique : Yasmina Boudhar, muséographe, David Zivie, ancien directeur général adjoint de la mission du centenaire de la Première Guerre Mondiale, les historiens Christian Amalvi (ancien archiviste et conservateur), Laurence de Cock (membre du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire), Charles Heimberg (concepteur d’un plan d’études en Histoire pour l’enseignement secondaire en Suisse) et Frédéric Rousseau (expert scientifique pour plusieurs musées ; auteur de travaux sur la muséologie).
La table ronde s’est efforcée de conserver une approche très concrète des pratiques, en s’appuyant sur diverses études de cas (notamment, mais pas seulement : commémoration de la guerre de 14-18, Mons Memorial Museum, enseignement de la Guerre d’Algérie, production d’ouvrages scientifiques sur la mémoire).
Modératrice : Isabelle David (MCF, Université Paul-Valéry Montpellier 3)

Mémoires collectives en Turquie

Bülent Bilmez

24min54

IFEA
& Tarih Vakfı











Rencontres
d’historiens : Les enjeux de l’histoire en France et en Turquie
mardi
28 février 2012 

AYNALIGEÇİT
ETKİNLİK MERKEZİ 



Meşrutiyet
Caddesi Avrupa Pasajı No:8 Kat:2 


Galatasaray
/ Beyoğlu / İstanbul







Il
s’agit d’une Journée de rencontre et de débat, entre historiens de France et
de Turquie sur "Les enjeux de l'histoire en France et en Turquie",
organisé par l’IFEA en collaboration avec la Fondation de l’Histoire (Tarih
Vakfi). Le but de cette journée est de réunir des historiens des deux pays et
de trouver l'occasion d'échanger nos expériences et questions sur ce qui en
est de la posture de "l'Historien dans la société" aujourd'hui.
Cette première Journée sera ouverte aux historiens-universitaires mais
s’adresse également aux étudiants concernés par ce domaine.


Mémoires collectives en Turquie
Bülent Bilmez

Les enfants de la mémoire

De Gilles Chatelard

49min31

Un minibus roule dans la campagne napolitaine, en route pour Monté Cassino. A son bord des jeunes gens, pour la plupart issus d’un quartier populaire de la région stéphanoise. Ils s’intéressent à un moment historique du passé et vont à la rencontre de l’histoire de leurs grands parents durant la Deuxième Guerre Mondiale. Ils essaient de trouver des réponses à la disparition, dans la mémoire collective, de la participation des anciens combattants coloniaux à la deuxième guerre mondiale : des combattants engagés en Algérie, au Maroc et en Tunisie pour libérer la France alors sous occupation allemande. Auparavant, au travers des récits, des témoignages d’anciens combattants et de fils d’anciens combattants ainsi que de rencontres avec des historiens, ils ont organisé leurs visites des lieux historiques et de mémoires et remonté le temps pour comprendre et s’approprier leur histoire : celle de petit fils et de petites filles de soldats ayant combattus sous le drapeau français pour la libération de la France.

79 - Les difficultés de la transmission scolaire

ENS-LSH/SCAM

25min00

Le lien Algérie-France dans les programmes d'histoire, les manuels et l'enseignement en France par Françoise Lantheaume (Institut national de recherche pédagogique)
Migrations, cultures et représentations : la pérennité des liens
Quels savoirs transmettre ? session thématique (prés. Benoït Falaise)
Colloque pour une histoire critique et citoyenne - le cas de l'histoire franco-algérienne
L’enseignement de l’histoire en France a eu, depuis le XIXe siècle, un but de socialisation politique des nouvelles générations, orientée par une forme politique, la République, et un espace de référence, l’État-nation, agrandi à l’échelle de l’Empire tant que celui-ci a existé. C’est une socialisation politique prenant appui sur l’inculcation d’un certain nombre de valeurs politiques liées à celles de la démocratie parlementaire. Par le récit qu’il présentait, l’enseignement de l’histoire, présent tout au long de la scolarité, a aidé les générations successives à forger un sentiment d’appartenance à une collectivité définie par sa forme politique, par son espace, par un certain nombre de valeurs, il a été constitutif de ce qu’on peut appeler l’être français. Jusqu’aux années 1950-1960, le bien commun proposé aux jeunes Français allait de soi.
La décolonisation a joué un rôle essentiel dans la remise en cause du montage faisant tenir ensemble un projet politique, un état de la science historique et l’enseignement de l’histoire. En témoignent, l’évolution des programmes d’histoire et des manuels scolaires. Dans les deux cas, entre la période coloniale et la période récente, on ne parle plus de la même façon ni de la même chose.
L’analyse du passage d’un discours de légitimation de la colonisation ne mettant pas en doute la vertu civilisatrice de la colonisation, à une vision plus critique et plus complexe de cette période fait l’objet de la communication. Celle-ci présentera l’évolution des programmes et des manuels scolaires en relation avec l’évolution du contexte de leur production et s’interrogera sur la réalité, les limites, les modalités, et les effets de la « bascule » d’un enseignement collant au projet colonial lié à la construction de l’identité nationale française, à un enseignement capable de distance critique. L’étude de la façon dont l’enseignement de l’histoire en France a construit le traitement d’une question controversée renseigne à la fois sur la nature du lien entre la France et l’Algérie, sur la place de l’enseignement de l’histoire en France, et sur le processus de définition d’un curriculum et des objets qui le supportent. Les pratiques enseignantes sont quant à elles prises dans des contraintes contradictoires, ce qui conduit généralement les enseignants à une attitude de prudence, voire de relativisation, dont les effets seront envisagés.
Equipe technique Directeur de la production: Christophe Porlier, Responsable des moyens techniques: Francis Ouedraogo, Réalisation : Service commun audiovisuel et multimédia : Mathias Chassagneux, Julien Lopez, Son: Xavier comméat, Encodage-Diffusion Web : Jean-Claude Troncard

77 - Le passé franco-algérien dans les manuels algériens d'histoire

ENS-LSH/SCAM

21min50

Migrations, cultures et représentations : la pérennité des liens
Quels savoirs transmettre ? session thématique (prés. Benoït Falaise)
Colloque pour une histoire critique et citoyenne - le cas de l'histoire franco-algérienne
par Lydia Aït Saadi (Institut national des langues et civilisations orientales)
Quand on parle de mémoire « nationale », ce qui vient à l’esprit relève le plus souvent de la grandeur, de la beauté, de l’héroïsme, de la gloire et de l’élan de certaines aspirations ou mouvements collectifs. Cependant, c’est aussi la mémoire des crimes et des violations des Droits de l’Homme de la part de dirigeants ou de tels groupes qu’il conviendrait de ne pas camoufler par un discours béat ou enflammé. C’est pourquoi l’écriture de l’histoire d’une manière générale et sa transmission par la voie officielle que constitue l’école, avec pour principal outil le manuel scolaire d’histoire, représentent un enjeu important dans l’élaboration de la mémoire nationale ou institutionnelle.
C’est ainsi que la sensibilisation des enfants aux questions de leur temps passe par l’apprentissage des bases de leur histoire nationale de manière simple, attrayante, mais rigoureuse. Car il est certain qu’un peuple à qui l’on refuse les connaissances nécessaires pour être un citoyen peut devenir un peuple esclave prêt à s’incliner devant une tyrannie. C’est un procédé bien connu que de vouloir régner sur les esprits par l’obscurantisme. L’absence de référence à un héritage patriotique mène à l’hégémonie totalitaire.
En Algérie, l’étude de l’insurrection de 1954 qui constitue l’élément de référence essentiel du point de vue de l’identité nationale et qui occupe une place privilégiée dans le programme scolaire algérien, semble hésiter entre trois approches, plus ou moins menées à terme. La première présente la guerre de libération comme un fait singulier et fondateur, la deuxième préfère l’insérer aux côtés de l’étude de la période coloniale dans la longue durée - arabo-islamique notamment -, et la troisième, enfin, aborde la guerre de libération comme un fait contemporain qui porte en lui la marque globale de l’histoire du XXe siècle.
Il est important de garder à l’esprit que le manuel est avant tout un instrument de socialisation ; il sert à faire accepter l’ordre en place, à le légitimer à l’occasion, à reproduire la société. Il prépare des citoyens conformes, alignés et intègres. Il développe le respect des institutions, le sentiment d’appartenance ; il moule les consciences et détermine les comportements sociaux, et cela par le biais du récit « vrai » des faits « vrais » qu’il faut savoir et que véhicule le manuel à l’école... Et tout cela au profit de l’idéologie dominante et du pouvoir dominant - au profit de « l’équipe gagnante » du moment. Le manuel d’histoire défend ainsi les intérêts du pouvoir, des gestionnaires du système et la pensée dominante.
Aussi il apparaît qu’en Algérie comme ailleurs les différents régimes qui se sont succédé au pouvoir depuis l’indépendance n’ont eu de cesse de puiser une légitimité dans la guerre de libération nationale en tant que fait fondateur de la nation algérienne moderne. S’il paraît évident que l’État algérien puise dans l’histoire nationale afin de se légitimer, la société algérienne en crise a elle aussi besoin de cette histoire car elle est en quête de normes et de modèles d’identification et cherche à puiser dans son passé sa propre identité. En effet, ce n’est qu’après 132 ans de colonisation et sept ans de guerre d’indépendance que naîtra l’Algérie actuelle. Mais qu’est ce que l’Algérie et d’où vient-elle ? Quels en sont les fondements historiques ? Comment se situe-t-elle dans l’ensemble international ? Et qu’en est-il de la conscience identitaire et du rapport à l’universel ?

C’est à l’histoire comme discipline sociale qu’il appartient d’essayer de répondre à ces questions ; et c’est à l’école de prendre le relais en transmettant ces connaissances historiques qui constituent la mémoire « institutionnelle ». Or, que dit l’école à propos de l’Algérie et de ses rapports avec le monde ? Comment procède-t-elle à cette transmission de mémoire ? Arrive-t-elle à élucider le passé algérien ou alors ne fait-elle qu’imposer un semblant de savoir ou de fausses connaissances ? Finalement quelle histoire est réellement enseignée dans les écoles algériennes ?
Ce travail a pour objet de tenter de répondre à ce type d’interrogations, et cela sur la base de l’outil de transmission de mémoire par excellence, à savoir le manuel scolaire d’histoire. C’est lui qui dispense « le savoir » officiel auquel se réfèrent élèves et enseignants. Les manuels d’histoire, comme en fait ceux de géographie, de littérature, voire ceux de philosophie, d’instruction civique et religieuse, pèsent lourdement - en droit tout au moins - sur la conscience des générations qui passent par le système scolaire.
Equipe technique Directeur de la production: Christophe Porlier, Responsable des moyens techniques: Francis Ouedraogo, Réalisation : Service commun audiovisuel et multimédia : Mathias Chassagneux, Julien Lopez, Son: Xavier comméat, Encodage-Diffusion Web : Jean-Claude Troncard

74 - L’« histoire » idéologique entre révisionnisme nostalgérique et schématismes culpabilisants

ENS-LSH/SCAM

12min47

par Claude Liauzu (Université Paris 7)
Présentation de Anne Marie Granet-Abisset en l'absence de l'auteur
Migrations, cultures et représentations : la pérennité des liens
Une histoire idéologique : session thématique (prés. Anne-Marie Granet-Abisset)
Colloque pour une histoire critique et citoyenne - le cas de l'histoire franco-algérienne
Cette communication part de la constatation que des entreprises de mémoires se développent dans un climat de guerre et de concurrence victimaire. Ces entreprises à visées idéologiques sont largement relayées et amplifiées par les médias. Faire la critique de cette histoire spectacle, défendre la liberté des historiens envers la politique est nécessaire mais n’est pas suffisant.
Le décalage entre l’histoire universitaire et l’histoire scolaire d’une part et les demandes émanant de la société d’autre part facilitent les OPA sur le passé. Ces problèmes ne sont pas nouveaux, et notre discipline a subi une tension constante entre les exigences de la méthode scientifique et son placement social. C’est un bricolage abrité au sein du roman national qui a tenu lieu de philosophie. Trop courte dans les situations critiques - celle des années 1930 et 1940 où Marc Bloch, le fondateur des Annales puis le citoyen réfléchissant à la « drôle de guerre » et le résistant, s’est distingué, celle des crises de décolonisations où la rupture épistémologique, comme on disait alors, a avorté - cette philosophie est manifestement inadaptée à deux phénomènes : la mondialisation et l’érosion des identités nationales, l’affirmation de spécificités issues du passé colonial et des rapports Nord-Sud.
Cette analyse s’appuiera sur quelques œuvres significatives, en particulier des impostures scientifiques qui sont des révélateurs de cette crise.

Equipe technique Directeur de la production: Christophe Porlier, Responsable des moyens techniques: Francis Ouedraogo, Réalisation : Service commun audiovisuel et multimédia : Mathias Chassagneux, Julien Lopez, Son: Xavier comméat, Encodage-Diffusion Web : Jean-Claude Troncard

72 - Une histoire idéologique ? Existe-t-il une vision pied noir de l'histoire franco-algérienne ?

ENS-LSH/SCAM

19min00

par Yann Scioldo-Zurcher (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales)
Migrations, cultures et représentations : la pérennité des liens
Une histoire idéologique : session thématique (prés. Anne-Marie Granet-Abisset)
Colloque pour une histoire critique et citoyenne - le cas de l'histoire franco-algérienne
Nous savons aujourd’hui que les pieds-noirs ne forment pas une communauté, ni même un groupe homogène, et que plusieurs mémoires, parfois concurrentes, les caractérisent. Pourtant, derrière la multitude, se dégage non seulement une mémoire collective, au sens ou Maurice Halbwachs l’entend, mais aussi une « vision pied-noir de l’histoire franco-algérienne ».
Faite de mythologies coloniales, de sophismes politiques, de justifications a posteriori, de rejets et de victimisation, cette vision est souvent l’unique point de rencontre des associations, voire des rapatriés...Il s’agira donc dans un premier temps de définir cette vision historique, mais au-delà d’une approche convenue, nous proposerons une définition par la négative, et tenterons d’analyser les dénis de mémoire et les refus d’histoire, qui paradoxalement forment cette vision historique particulière. Il s’agira d’historiciser cette vision à partir d’un corpus original d’archives, et de montrer combien elle existait déjà du temps de la colonisation. Plus encore, nous regarderons comment, après l’indépendance de l’Algérie, cette vision fut réintroduite en métropole et confortée par les pouvoirs publics, et notamment le ministère de l’Information, au point de redonner une vie active à des stéréotypes coloniaux qui ont survécu sans difficulté à la colonisation.
Equipe technique Directeur de la production: Christophe Porlier, Responsable des moyens techniques: Francis Ouedraogo, Réalisation : Service commun audiovisuel et multimédia : Mathias Chassagneux, Julien Lopez, Son: Xavier comméat, Encodage-Diffusion Web : Jean-Claude Troncard

Nexus et mémoire collective

Sylvain DELOUVÉE

1h25min03

Ce dernier cours présente les notions de mémoire collective et de nexus à travers une série d'exemples et d'études. Contrairement aux trois cours précédents, il a été réalisé en studio.
Ce cours est environné par un accompagnement pédagogique pour les étudiants en licence 3 de psychologie du Service Universitaire d'Enseignement à Distance (SUED) de l'université Rennes 2.