Documents pour «juif»

Voyage dans l'humour juif

De Alex Szalat

1h34min02

Une chaîne de TV demande à un metteur en scène non juif (goy) de réaliser au pied levé, un documentaire sur l’humour juif. Évidemment il n’y connaît rien… Le spectateur est convié à un voyage vers quelques pays de la diaspora juive : France, Pologne, Etats-Unis, Israël. L’occasion de vivre les péripéties graves, drôles, et tendres, de ce metteur en scène préparant un film sur un sujet et un territoire inconnus. Au fil du voyage, ce dernier s’avérera non seulement un bon élève de l’humour juif, mais de surcroît sera gagné par le virus…

Jenny Plocki, rescapée de la rafle du Vel' d'hiv' (2)

30min54

Cette série de 4 petits films consacrée au parcours de Jenny Plocki, rescapée de la rafle du Vel' d'hiv', a été réalisée lors de la remise, par Jenny Plocki, des archives de son compagnon, Jean-René Chauvin, au Centre d'histoire Sociale (CHS). Elle s'appuie beaucoup sur des documents d’archives et extraits d’un double-DVD « Vivre pendant la guerre » (réalisé en 2010 par Claude Lemarquis / Emmanuelle Brabant, et diffusé en un nombre limité d’exemplaires), ainsi que de brefs extraits d’un entretien filmé – que nous a communiqué Jenny Plocki – qui avait été réalisé en 2002 par Sonia Combes et Anne-Marie Pavillard. Ici, cette deuxième partie aborde la période la plus difficile, pour Jenny Plocki. Il s'agit de la période qui a suivi la rafle du 16 juillet 1942. La vie est alors extrêmement dure pour elle. Outre l'absence de nouvelles de ses parents, et le risque d'être arrêtée, tout est interdit aux juifs, interdiction de sortir entre 6 h du soir et 6h du matin, interdiction d'aller dans des commerces (accès autorisé entre 15h et 16h seulement, heure de fermeture de beaucoup de boutiques), interdictions avec le public en général : interdiction des cinémas, des jardins publics, des piscines, des théâtres.

Jenny Plocki, rescapée de la rafle du Vel' d'Hiv' (1)

36min35

Cette série de 4 petits films consacrée au parcours de Jenny Plocki, rescapée de la rafle du Vel' d'hiv', a été réalisée lors de la remise, par Jenny Plocki, des archives de son compagnon, Jean-René Chauvin, au Centre d'histoire Sociale (CHS). Elle s'appuie beaucoup sur des documents d’archives et extraits d’un double-DVD « Vivre pendant la guerre » (réalisé en 2010 par Claude Lemarquis / Emmanuelle Brabant, et diffusé en un nombre limité d’exemplaires), ainsi que de brefs extraits d’un entretien filmé – que nous a communiqué Jenny Plocki – qui avait été réalisé en 2002 par Sonia Combes et Anne-Marie Pavillard. Le premier film-vidéo est un récit, par Jenny Plocki (rescapée à 16 ans de de la rafle du Vel d'Hiv), de la période  de 1940 à 1942, incluant la rafle (durant laquelle elle fut arrêtée, avec ses parents et son frère). Ce récit décrit aussi la façon dont cette adolescente a vécu, dans sa vie quotidienne, toutes les étapes de la politique antisémite de Vichy : déclaration des juifs dans les commissariats, port de l'étoile jaune, interdiction des espaces publics, interdiction du travail...

21, rue de la Boétie

Virginie Linhart

52min03

Ce documentaire raconte la vie du marchand d'art Paul Rosenberg. Cet intime de Picasso, Braque, Matisse, Laurencin, Léger, contribua à former le goût des Américains pour la peinture moderne.

Grâce à son oeil et son flair légendaires, sa galerie parisienne située au 21 rue La Boétie devint l'une des plus importantes d'Europe dans l'entre-deux-guerres. Elle fut réquisitionnée par les nazis qui y installèrent l'Institut d'étude des questions juives, haut lieu de la propagande antisémite.

Après la guerre, le marchand exilé à New York consacrera le reste de sa vie à rechercher ses 400 tableaux disparus. C'est à partir d'un long entretien sonore inédit avec sa petite fille Anne Sinclair, que le film retrace en images d'archives la trajectoire de cet homme d'exception.

Fernand Halphen (1872-1917), un musicien israélite dans la Grande Guerre

Laure SCHNAPPER

1h44min17

Séminaire dispensé par Laure Schnapper

Jusqu'au dernier : la destruction des juifs d'Europe

Blanche Finger

Soixante-dix ans après la libération du camp d’Auschwitz, ce film en huit volets sur la destruction des Juifs d’Europe a pour ambition d’explorer une histoire qui s’enracine avant même le début du XXe siècle et se déploie aujourd’hui encore. Avec une unique question: comment, et non pourquoi, la « Shoah » a-t-elle pu être pensée, mise en place et exécutée, en Allemagne, mais aussi dans tous les pays occupés par le Reich et collaborationnistes ? Et un parti pris : recadrer le questionnement relatif à la Shoah dans une période où l’on voit simultanément les historiens approfondir leurs investigations et le discours public banaliser l’extermination des Juifs. En raison de sa nature et de son ampleur, le génocide perpétré par le régime nazi contre les Juifs de 1933 à 1945 a profondément marqué l’histoire contemporaine. Notre film va raconter comment la « Solution finale » est née de la volonté qu'eurent des hommes de détruire jusqu'aux cadavres, à la langue et à la mémoire d'autres hommes. Ce génocide - unique dans l'histoire par son caractère systématique - fut l'oeuvre de toute une société moderne et industrielle, mobilisant l’ensemble des secteurs du régime et notamment les élites conservatrices, dont l’appui fut capital pour l’installation de la dictature nazie et l’accomplissement de ses forfaits.

Le dernier des injustes

De Claude Lanzmann

3h30min08

1975. A Rome, Claude Lanzmann filme Benjamin Murmelstein, le dernier Président du Conseil Juif du ghetto de Theresienstadt, seul "doyen des Juifs*" à n’avoir pas été tué durant la guerre.
Rabbin à Vienne, Murmelstein, après l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938, lutta pied à pied avec Eichmann, semaine après semaine, durant sept années, réussissant à faire émigrer 121.000 juifs et à éviter la liquidation du ghetto.
2012. Claude Lanzmann à 87 ans, sans rien masquer du passage du temps sur les hommes, mais montrant la permanence incroyable des lieux, exhume et met en scène ces entretiens de Rome, en revenant à Theresienstadt, la ville « donnée aux juifs par Hitler », « ghetto modèle », ghetto mensonge élu par Adolf Eichmann pour leurrer le monde. On découvre la personnalité extraordinaire de Benjamin Murmelstein : doué d’une intelligence fascinante et d’un courage certain, d’une mémoire sans pareille, formidable conteur ironique, sardonique et vrai.
A travers ces 3 époques, de Nisko à Theresienstadt et de Vienne à Rome, le film éclaire comme jamais auparavant la genèse de la solution finale, démasque le vrai visage d’Eichmann et dévoile sans fard les contradictions sauvages des Conseils Juifs.

Jamais plus Ever again / L'Histoire du peuple juif au XXème siècle (Vol.7)

De Richard Trank

1h11min01

Jamais plus expose sous un jour nouveau les relents actuels d’antisémitisme à travers l’Europe. Ainsi, malgré une baisse de 10 % de la violence globale raciste en 2006, on observe en France une progression de 6% du nombre des menaces et violences antisémites (source : CNCDH). A travers le commentaire de l’acteur oscarisé Kevin Costner, Jamais plus aborde aussi bien le problème des manifestations d’antisémitisme provenant des groupuscules néo-nazis et fondamentalistes islamistes que de la réaction (ou l’absence de réaction) des politiques dans les pays où ces incidents ont lieu : quelle est l’ampleur de ce phénomène ? Quelles sont ses racines ? Y a t’il une réponse politique appropriée ? Jamais plus examine à la loupe des incidents révélateurs sur la situation de l’antisémitisme en Europe : Richard Trank et son équipe ont voyagé à travers la Hollande, la Belgique, la France, l’Allemagne et l’Angleterre pour rencontrer non seulement des victimes, mais aussi des auteurs d’actes antisémites. Il s’intéresse notamment aux attaques contre des synagogues et autres centres communautaires juifs ainsi qu’aux actes de vandalisme contre des maisons et commerces juifs.   Ce film est issu de la collection "Les films du Centre Simon Wiesenthal"

Passeports pour Vittel

Joëlle Novic

53min07

Vittel, ville d'eau de 1856 à nos jours. Vittel, ville camp de 1941 à 1944. Histoire secrète et enfouie que je fais apparaître. Vittel, camp allemand d'internés civils britanniques et américains. Bulle transparente dans l'univers concentrationnaire allemand, camp vitrine qui cache tous les autres. Vittel, camp de l'absurde où des centaines de juifs viennent se jeter dans la gueule du loup en pensant être sauvés. Vittel, jeu de masques, où un juif peut espérer sauver sa peau grâce à un passeport qui cache son étoile jaune. "Passeports pour Vittel" est traversé de vies et de destins de personnages. Des membres de ma famille, Léon et Renée Novic, Yitzhak Katznelson, écrivain rescapé du ghetto de Varsovie. Certains s'en sortiront, d'autres pas. Vittel unique décor du drame. Un retour sur les lieux à la recherche de ce qui a eu lieu. Les lieux les plus anodins portent-ils l'horreur en eux ?